Une page se tourne, une autre s’écrit

Près de trois semaines après son lancement, le Tour Voile 2026 a définitivement refermé son chapitre dimanche soir. Quelques heures après les dernières régates disputées en rade de Lorient, marins, organisateurs, partenaires et élus se sont retrouvés à la Société Nautique de Larmor-Plage, véritable balcon sur la rade, pour célébrer les vainqueurs de l’épreuve. Au moment de remettre les derniers trophées, le bilan dépassait largement le seul palmarès. Alternant régates inshore et étapes de ralliement, le format a une nouvelle fois démontré toute sa richesse, grâce à des terrains de jeu variés, une hiérarchie restée mouvante jusqu’au bout et des bagarres à tous les étages. Trente-deux courses, 692 milles de ralliement, cinq villes-étapes, une météo souvent complexe et une flotte qui n’a cessé de monter en puissance au fil des jours : autant d’ingrédients qui auront offert un condensé de ce que le Tour Voile sait produire de mieux. Au-delà du sacre de Région Bretagne – CMB Espoir et d’un podium de grande qualité, cette aventure aura surtout rappelé ce qui fait, depuis toujours, l’ADN de l’évènement : un rendez-vous où la performance côtoie l’apprentissage, où les générations se croisent, où la mixité trouve naturellement sa place et où chaque journée de course devient un terrain d’expression autant que de progression. De Cherbourg-en-Cotentin à Larmor-Plage, en passant par Saint-Malo, Plérin et Camaret-sur-Mer, chaque escale a contribué à écrire une nouvelle page d’un événement qui continue de cultiver ce qui le rend unique.

 

Pierre Pouliquen, vice-président de la Région Bretagne :

« Le Tour Voile reflète parfaitement les valeurs que nous défendons en Bretagne. La première d’entre elles, c’est la formation. Depuis des années, nous construisons une véritable filière autour de la course au large, notamment avec le Pôle Finistère de Course au Large à Port-la-Forêt, et le Figaro Beneteau est un formidable support pour permettre aux jeunes marins de progresser avant de franchir de nouvelles étapes. Cette édition l’a une nouvelle fois démontré. Près d’une centaine de concurrents ont participé à l’épreuve, avec une moyenne d’âge d’à peine 25 ans et une présence féminine toujours plus importante. C’est extrêmement encourageant. Ces jeunes seront peut-être les champions de demain, mais, quoi qu’il arrive, ils auront acquis ici une expérience précieuse. Nous sommes également très attachés au double projet, qui permet de concilier études et pratique sportive de haut niveau. Le Tour Voile incarne aussi les transitions auxquelles nous croyons : la transmission entre générations, la progression des jeunes, la place grandissante des femmes, mais aussi une forme de sobriété, avec un support monotype durable comme le Figaro Beneteau 3. Dans ce contexte, voir Région Bretagne – CMB Espoir remporter cette édition est évidemment une grande satisfaction. C’est l’aboutissement d’un travail mené depuis quatorze ans dans le cadre d’un partenariat public-privé que nous avons choisi de poursuivre. Enfin, cette épreuve est aussi une formidable vitrine pour notre territoire. Avec ses 3 000 kilomètres de côtes, la Bretagne offre des plans d’eau exceptionnels, et le Tour Voile contribue pleinement à les faire découvrir. »

 

Stéphane Lohézic, vice-président de Lorient Agglomération :

« Cette arrivée du Tour Voile est une vraie réussite pour notre territoire. Bien sûr, il y a la compétition, qui est d’un très haut niveau, mais il y a aussi tout ce qu’elle représente. Lorient est un territoire profondément tourné vers la voile, l’innovation maritime et les métiers de la mer. Accueillir une épreuve comme celle-ci permet de montrer très concrètement pourquoi nous investissons dans cette filière et tout ce qu’elle apporte en matière d’emplois, de technologies et de développement économique. Le Tour Voile correspond aussi pleinement aux valeurs que nous souhaitons défendre. C’est une compétition exigeante, mais aussi populaire, accessible et conviviale. Cette proximité entre les marins, les partenaires, les bénévoles et le public fait partie de son identité et c’est quelque chose auquel nous sommes très attachés. Enfin, cette épreuve envoie un message fort aux jeunes. Elle montre que Lorient est un territoire où l’on peut venir apprendre, se former, travailler dans les métiers du nautisme, mais aussi construire un projet sportif de haut niveau. Ici, nous voulons être capables d’accueillir aussi bien les talents de demain que les plus grands champions, et le Tour Voile illustre parfaitement cette ambition. »

 

Marianne Rousset, maire de Larmor-Plage :

« J’ai été particulièrement heureuse d’accueillir le Tour Voile pour la première fois en tant que maire de Larmor-Plage. Notre commune entretient un lien très fort avec la mer, la voile et la compétition nautique. Voir cette édition s’achever ici est une vraie fierté. Tout s’est remarquablement bien passé, les équipages sont tous rentrés à bon port, les conditions étaient au rendez-vous et nous avons vécu une très belle fête. C’est aussi une formidable vitrine pour notre commune. Mais ce qui me plaît surtout, c’est que cette réussite est le fruit d’un véritable travail collectif. Nous accueillons cette épreuve avec l’ensemble de nos partenaires, les collectivités, les ports et tous ceux qui se mobilisent pour faire vivre un événement de cette qualité. C’est cette dynamique commune qui fait sa force. Au-delà de la compétition, je suis également très sensible aux valeurs que porte le Tour Voile. Voir près d’une centaine de jeunes marins, avec une moyenne d’âge d’à peine 25 ans, évoluer dans un esprit de mixité, de transmission et de partage est particulièrement inspirant. Ils font preuve d’engagement, de maîtrise, de sens tactique et d’une formidable capacité d’adaptation. Ce sont des valeurs qui nous parlent et que nous souhaitons défendre à Larmor-Plage. »

 

Jean-Luc Denéchau, président de la Fédération Française de Voile :

« Pour le président de la Fédération Française de Voile que je suis, ce Tour Voile coche toutes les cases. Il réunit tout ce que nous souhaitons encourager : un niveau sportif particulièrement relevé, une présence féminine toujours plus forte, de nouveaux marins qui découvrent la course au large et, surtout, une véritable culture de la transmission, où les plus expérimentés naviguent aux côtés de la nouvelle génération. Et puis il y a tout le reste : les sourires, les rencontres, les plans d’eau magnifiques. Au final, près d’une centaine de marins auront vécu une aventure sportive et humaine particulièrement riche. Pour la Fédération, c’est un bilan extrêmement positif, parce que le Tour Voile est bien plus qu’une compétition : c’est un formidable accélérateur d’expérience. Nous voulons maintenant poursuivre cette dynamique en accueillant davantage d’équipages. Dès la prochaine édition, l’épreuve s’enrichira également d’une deuxième division en Grand Surprise, ouverte aux étudiants. L’ambition est claire : leur permettre de découvrir cette épreuve, de s’y former, puis, demain peut-être, de rejoindre à leur tour la filière Figaro Beneteau. Le Tour Voile continuera ainsi à grandir tout en restant fidèle à ce qui fait sa singularité : former, transmettre et donner envie de naviguer. »

 

Marcus Hutchinson, vice-président de la Classe Figaro Beneteau :

« Cette édition est une vraie réussite parce qu’elle a, une nouvelle fois, coché toutes les cases. Sur le plan sportif bien sûr, mais aussi sur ce qui fait l’ADN du Tour Voile : la transmission, la découverte et le partage. Voilà maintenant quatre ans que le Figaro Beneteau 3 a trouvé toute sa place dans cette épreuve, et nous voyons les choses évoluer. Cette année, près d’une centaine de marins ont participé au Tour, dont beaucoup découvraient la course au large. Ils repartent avec une expérience forte, deviennent ensuite de véritables ambassadeurs de la discipline et donnent envie à d’autres de les rejoindre. Ils ont navigué tout l’été le long du littoral français, découvert des plans d’eau magnifiques et vécu une compétition permanente dans une ambiance exceptionnelle. C’est exactement le type d’expérience que nous souhaitons voir vivre aux équipages. Sportivement aussi, cette édition a été très encourageante. La flotte est restée extrêmement homogène et, malgré un classement général qui peut sembler assez net, la bagarre a été permanente sur tous les formats. C’est toute la richesse du Tour Voile : permettre aux équipages de s’exprimer aussi bien en parcours construits, en côtiers qu’en ralliements. C’est aussi le reflet du programme que nous proposons toute l’année en Figaro Beneteau 3, en solitaire, en double comme en équipage, dont le Tour Voile constitue naturellement l’un des temps forts. Pour la suite, il faut continuer à faire grandir cette dynamique. Les résultats commencent à apparaître après plusieurs années de travail. Avec l’arrivée des étudiants dès la prochaine édition et la création d’une deuxième division qui leur sera dédiée, le Tour Voile va encore s’ouvrir à de nouveaux profils. C’est une étape importante pour poursuivre son développement. »

 

Mathieu Sarrot et Emmanuel Bachellerie, co-fondateurs d’Ultim Sailing, organisateurs du Tour Voile :

« Au départ, nous avons forcément ressenti un peu de frustration avec une flotte moins importante qu’espéré. Mais ce sentiment a vite laissé place à beaucoup de satisfaction. Certains équipages étaient là pour gagner, d’autres avant tout pour progresser. Chacun est venu avec ses propres objectifs. Mais le constat est le même : entre la première et la dernière journée, la progression de l’ensemble de la flotte est spectaculaire. C’est sans doute notre plus grande satisfaction. Nous retiendrons aussi le formidable état d’esprit qui a régné tout au long de l’épreuve. Les régates ont été très disputées, mais toujours dans le respect, avec une génération de Figaristes qui vit et navigue très bien ensemble. Le programme a été particulièrement varié. Même si le vent nous a parfois fait défaut, notre priorité n’a jamais été d’enchaîner les manches à tout prix, mais d’offrir un maximum de temps de navigation dans de bonnes conditions, sans jamais compromettre la sécurité ni la récupération des équipages. Les villes hôtes ont, elles aussi, largement contribué à la réussite de cette édition. Partout, nous avons reçu un accueil formidable et découvert des plans d’eau remarquables. Au fond, le Tour Voile, c’est aussi une invitation au voyage. Cette édition laisse également entrevoir de belles perspectives. À Cherbourg, il y a une réelle volonté de poursuivre l’aventure et de continuer à mettre en valeur les ports du Cotentin. Les échanges ont aussi été très positifs à Saint-Malo, Saint-Brieuc, Camaret et Lorient doublé d’un dialogue et d’un soutien avec la Région Bretagne tout à fait exceptionnel. En quatre éditions, nous commençons à voir se dessiner de vrais marqueurs. C’est une base solide pour la suite. »