Ce vendredi, les dix équipages engagés dans le Tour Voile 2021 disputent un ralliement entre Saint-Vaast-la-Hougue et Diélette. C’est l’occasion de découvrir ou de redécouvrir une zone de navigation à la fois superbe, variée, technique et formatrice. 

« Quand on apprend à naviguer dans le Cotentin, on peut naviguer partout. » C’est une phrase que l’on entend souvent dans la bouche de celles et ceux qui se sont formés à la voile autour des 250 kilomètres de côte de cette péninsule. Il est vrai que le Cotentin offre des plans d’eau très formateurs.

Les plus forts courants d’Europe

À l’extrémité Sud-Ouest du Cotentin, le raz Blanchard est situé entre la pointe de la Hague et l’île anglo-normande d’Aurigny. Le raz Blanchard est très délicat à négocier en période de vives-eaux et il faut bien calculer son timing pour le franchir. « C’est ici qu’on trouve les courants les plus forts d’Europe. Par forts coefficients de marée, il peut facilement y avoir 8 nœuds de courant », explique le Cherbourgeois Pierrick Letouzé (membre de l’équipage Helvetia Blue by Normandy Elite Team) qui connaît parfaitement la zone et rappelle qu’un raz peut en cacher un autre : « Tout le monde parle du raz Blanchard mais il ne faut pas oublier le raz de Barfleur (à l’extrémité nord-est du Cotentin) où il y a aussi beaucoup de courant. Il est très sympa à passer avec notamment le grand phare de Gatteville. » Naviguer dans des courants si puissants se révèle très technique et permet de développer de solides compétences, d’autant que le vent souffle souvent fort dans le Cotentin. « Il a de quoi s’amuser. Je suis bien content d’avoir appris à naviguer à Cherbourg. Quand j’arrive sur des plans d’eau où il y a du courant et des hauts fonds, je sais comment m’y prendre », se réjouit Pierrick Letouzé.

Un terrain de jeu varié, une porte d’entrée vers les îles anglo-normandes et la Bretagne

Autour du Cotentin, on peut explorer des zones bien moins complexes que le raz Blanchard, notamment sur la côte Est. « La navigation est beaucoup plus cool, il n’y a pas beaucoup de courant. On peut profiter de l’île Tatihou et des îles Saint-Marcouf, s’arrêter à Saint-Vaast-la-Hougue qui est un port d’escale important pour ceux qui veulent monter vers les Pays-Bas ou la Belgique », précise Guillaume Evrard, chargé du nautisme pour l’office de tourisme du Cotentin. En bateau autour du Cotentin, on découvre des paysages variés et préservés. Sur la côte Ouest, de belles escales sont possibles à Diélette, Barneville-Carteret (un port qui a doublé sa capacité d’accueil cette année), Port-Bail ou encore Granville plus au sud. Le Cotentin est aussi un bon point de départ pour explorer les îles anglo-normandes (Aurigny, Jersey, Guernesey, etc.) ou partir en croisière autour de la Bretagne.

La rade de Cherbourg, un havre de paix

Sur la côte Nord du Cotentin, Cherbourg est une ville dynamique, animée. « La grande rade offre une grande zone abritée, quelles que soient les conditions météo. On peut naviguer toute l’année sans se poser de questions, même quand il y a tempête au large. Autre avantage de Cherbourg : on peut sortir du port tout le temps, sans problématique de porte ou d’écluse », souligne Pierrick Letouzé.

 

 

 

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