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Actualités

TOUR VOILE 2018 : 17 jours d’adrénaline et de confrontation sans répit

Le 2 décembre 2017

UN DEPLOIEMENT INEDIT ET AMBITIEUX POUR 2018

Quatre années après la révolution de format sportif et fort du succès de cette nouvelle formule, le Tour Voile va encore plus loin en 2018 avec un déploiement inédit et ambitieux.

Le sport sera au cœur de l’événement grâce à une épreuve plus courte et plus impactante : 7 Actes et 15 journées de course contre 9 Actes et 18 journées précédemment.

A terre, l’accueil du public a été repensé pour mettre à l’honneur les skippers et la compétition. Le village animations sera remplacé par un dispositif mobile : la BASE du Tour Voile, implantée face à la mer pour suivre les courses.

LE PARCOURS 2018

Comme chaque année, le Tour Voile visitera les plus belles côtes françaises et fera escale sur des plages parmi les plus iconiques de notre littoral.

Pour la 32ème fois en 40 ans, la plage de Malo-les-Bains à Dunkerque accueillera le Grand Départ pour trois jours de compétition. Deux étapes normandes sont ensuite au programme : Dieppe qui promet un magnifique raid côtier devant les falaises de la Côte d’Albâtre et Barneville-Carteret, à portée d’étraves des îles anglo-normandes et notamment de Jersey.

Pour l’étape bretonne, direction le Golfe du Morbihan. Le Tour Voile fera escale à Baden, en face de l’île aux Moines pour deux jours de courses dans un écrin exceptionnel avant de filer en Méditerranée. A Gruissan tout d’abord, le pays du vent, où l’ensemble du paddock sera positionné sur la plage des chalets. A Hyères ensuite, les Diam24od évolueront dans un décor de rêve entre Porquerolles, Port Cros et l’île du Levant avant de rejoindre Nice pour le 7ème et dernier Acte. Le Tour Voile s’achèvera dans la baie des Anges et offrira un magnifique spectacle au public, face à la Promenade des Anglais.

 

LES NOUVEAUTES DU TOUR VOILE 2018

Dans cette volonté de replacer le sportif au cœur de l’événement, les journées de prologue et de postlogue seront remplacées par des journées de Stades Nautiques.

Ainsi à Dunkerque, pas de round d’observation, les skippers entreront directement dans le vif du sujet avec un Grand Départ 100% Stades Nautiques durant les trois jours de compétition.

A Nice, l’Acte Final se jouera sur deux journées de Stades Nautiques. La Super Finale aura lieu dimanche 22 juillet et couronnera les marins les plus complets au terme d’une épreuve intense et sans répit.

 

UNE TRENTAINE DE TEAMS AU RENDEZ-VOUS

Les inscriptions pour le Tour Voile 2018 sont ouvertes depuis le début de la semaine. Quarante places sont disponibles pour cette édition 2018.

SAVE THE DATE – 2 décembre 2017 : Présentation du Tour Voile 2018

Le 23 novembre 2017

Samedi 2 décembre, au Salon Nautic de Paris, les équipes du Tour Voile et les grands acteurs de la voile seront réunis pour découvrir le Tour Voile 2018. 

Quel sera le parcours de cette 41ème édition ? 

Réponse samedi 2 décembre à 11h au Nautic !

Damien Seguin et Damien Iehl : « Une victoire d’équipe »

Le 31 juillet 2017

Entretien avec les vainqueurs du 40ème Tour de France à la Voile

Sacrés Damien(s) ! Toujours placés, jamais dépassés, les expérimentés Damien Seguin et Damien Iehl ont ajouté une belle ligne à leurs palmarès déjà bien fourni en remportant le Tour de France à la Voile 2017, sur le Diam 24 Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains (avec Benjamin Amiot et François Morvan).

 

Damien Seguin, vous avez terminé 19e du Tour de France à la Voile en 2015 et 2016. Cette année, vous gagnez. Comment expliquez-vous cette fulgurante progression ?

Damien Seguin : « Le projet est complètement différent même si on navigue sous les mêmes couleurs. Pour les deux premières participations, l’objectif était de faire de la communication autour de l’association Des Pieds et Des Mains. Cela a été une réussite. Mais cette année, nous nous sommes engagés avec un objectif de performance. On a tout revu, du plafond au sous-sol ! L’équipage a été complètement renouvelé et nous avons mis en place des entraînements dès le mois de février. Le budget était plus élevé, le bateau neuf. Force est de constater que ça a très bien marché ! » 

Ce succès est d’autant plus beau que le niveau global du Tour était sans doute meilleur cette année qu’en 2015 et 2016… 

Damien S. : « Exactement. Dès le début de saison, il est apparu que nous serions une dizaine de teams à pouvoir prétendre au podium sur le Tour. Au départ à Dunkerque, nous nous sommes fixés comme objectif de finir dans le Top 5. Dès le début, on a vu qu’on serait dans les clous. Nous avons pris les commandes du Tour à Marseille puis on a réussi à gagner à la veille de la Super Finale de Nice : le scénario parfait. » 

La régularité a-t-elle été la clé de ce succès ?

Damien S. : « Oui, sur le Tour de France la régularité paye souvent. Notre équipage est le seul à s’être qualifié pour toutes les Finales de Stades Nautiques, notre pire place a été 11e (lors du Raid Côtier aux Sables d’Olonne, NDR). On a profité des défaillances des autres. De notre côté, nous avons toujours été placés, sans prendre trop de risque, et en gérant bien le matériel. Notre super équipe technique a bien géré les choses à terre. »

Damien Iehl : « C’est effectivement une victoire d’équipe. Pratiquement la moitié du Tour se joue à terre, ça pèse lourd dans la balance. Avec notre petite équipe de huit personnes, nous avons vraiment réussi à mélanger les talents et à être performants tous ensemble. Il y avait une super ambiance. Chacun savait ce qu’il avait à faire, et l’a bien fait. On pouvait compter les uns sur les autres. Nous avons réussi à gérer une certaine stabilité mentale pour être toujours dans le coup et ne pas avoir de trous. Notre équipage n’était pas jeune et cette expérience a été précieuse dans une épreuve aussi longue, où il faut être capable de rester toujours concentré. Résultat : on a fait moins d’erreurs que les autres et on a gagné. » 

Damien Seguin, il s’agit de votre première victoire en équipage !

Damien S. : « Oui, et elle a donc une saveur particulière. C’était un gros challenge pour un vrai solitaire comme moi qui est habitué à prendre les décisions seul. Je sentais qu’à ce stade de ma carrière, j’avais besoin de développer cette notion de partage. Naviguer avec Damien (Iehl), Benjamin (Amiot) et François (Morvan) m’a rendu plus fort. Je sors meilleur de ce Tour que je n’y suis arrivé. » 

Ce sacre est aussi une très bonne nouvelle pour l’association Des Pieds et Des Mains…
Damien S.
 : « Effectivement. Le fait de gagner une épreuve si relevée rajoute de la crédibilité au message qu’on veut passer : la mer appartient à tout le monde, on peut aller naviguer quelque soit son handicap, pour du loisir ou de la compétition. A cinq mains sur un bateau (Damien est né sans main gauche, NDR), on a réussi à être meilleurs que ceux qui en avaient six ! » 

Damien Iehl, vous aviez déjà remporté trois fois le Tour de France en monocoque. Que représente cette première victoire en multi ?

« C’est une belle revanche car pour la première année du Diam 24, en 2015, mon équipage était en tête à Gruissan mais nous avons perdu le Tour pour 3 points. En 2016,  j’avais perdu la 2e place lors de la Super Finale de Nice. J’avais à cœur de faire une belle performance cette année, je ressentais un goût d’inachevé. Le niveau était si relevé que prétendre gagner aurait été prématuré. Je voulais au minimum le podium. Cette victoire est une grande satisfaction. C’est mon quatrième podium consécutif dans le Tour. »  

Vous verra-t-on en juillet 2018 pour conserver votre titre ?
Damien S. :
« Une page se tourne avec ce Tour. J’aime cette épreuve, et il n’est pas impossible qu’on me revoit l’année prochaine mais avec un projet différent. »
Damien I. : « Sportivement, médiatiquement, en terme d’organisation, le Tour est une superbe épreuve et je prendrai plaisir à y revenir, toujours en mettant en avant l’aspect sportif. » 

Quels sont vos autres projets personnels ?
Damien I. :
« J’ai en tête de beaux projets à l’étranger en match-racing en catamaran, sur le World Tour ou encore en GC32, des catamarans volants à foils. »
Damien S : « Je suis en train de monter un beau projet pour le Vendée Globe 2020. Je vais essayer de participer à la Transat Jacques Vabre en fin d’année en Class40 puis à la Route du Rhum 2018 en IMOCA. Il y a une belle histoire à raconter avec un autre partenaire. Cette victoire dans le Tour de France à la Voile va être un super tremplin. »

 

Une 40ème Rugissante !

Le 30 juillet 2017

Le Tour de France à la Voile 2017 touche à sa fin et l’heure est aux premiers bilans sportifs, après le sacre de Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains devant Trésors de Tahiti et Beijaflore. Avant le Grand Départ à Dunkerque, le 7 juillet, marins et observateurs étaient unanimes pour annoncer une édition attrayante, haletante, avec un plateau relevé et homogène. Ils n’ont pas été déçus. Compétition acharnée, retournements de situations successifs, suspens à tous les étages, surprises, déceptions, confirmations… Retour en chiffres sur une 40ème édition d’exception.

1
équipage est resté sur le podium du classement Général du premier au dernier jour du Tour, Trésors de Tahiti.

 

2
Le nombre de victoires de Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains (Raid Côtier du Grau du Roi – Port Camargue et Super Finale de Nice). A titre de comparaison, les tenants du titre de Lorina Limonade avaient gagné 10 courses l’an dernier ! L’équipage mené par Damien Seguin et Damien Iehl n’est pas celui qui a remporté le plus d’épreuves (Team SFS et Lorina Limonade – Golfe du Morbihan ont fait mieux, et Beijaflore a fait aussi bien). Mais Fondation FDJ a pourtant bien gagné le Tour au Général. La régularité a été récompensée pour le seul team à avoir accédé aux neuf Finales des Stades Nautiques, et dont la pire performance dans ce Tour a été une 11e place, quand ses principaux concurrents ont déploré de gros ratés.

 

2
En remportant le Tour avec Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains, après ses trois victoires en monocoque (en 2003, 2004, 2011), Damien Iehl devient le deuxième marin à avoir remporté l’épreuve en monocoque puis en multicoque, après Thierry Douillard.

 

3
Le nombre de « Black Flag » (départs volés sous la règle éliminatoire du pavillon) noir infligés au Team SFS en Finales de Stades Nautiques, dont un en Super Finale à Nice. Ces points perdus en route ont coûté très cher au moment de faire les comptes. Le démâtage de Roses a également fait mal. Grand animateur du Tour, mais trop irrégulier, SFS a vu ses légitimes ambitions de victoire réduites à néant, et a même manqué le podium d’un point…

 

3
équipages ont subi des démâtages : Team Maverick SSR aux Sables d’Olonne, Team SFS à Roses et Dunkerque Voile à Nice.

 

6
Le nombre de victoires de Team SFS. C’est l’équipage qui a gagné le plus de* courses cette année.

7
teams différents ont au moins gagné une épreuve : Team SFS (6 victoires), Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan (3 victoires), Trésors de Tahiti (2 victoires), Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains (2 victoires), Beijaflore (2 victoires), Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan (1 victoire) et Vivacar.fr CEFIM (1 victoire).

 

8
points séparent les teams classés entre la 2e et la 5e place au classement Général final. Si Trésors de Tahiti et Beijaflore sont montés sur le podium, Team SFS et Team Oman Sail sont passés tout près des trois premières places. Tout s’est joué lors de l’incroyable Super Finale de Nice.

 

9
villes ont accueilli la 40ème édition du Tour de France à la Voile : Dunkerque, Fécamp, Jullouville, Arzon – Port du Crouesty, Les Sables d’Olonne, Roses (Espagne), Le Grau du Roi Port Camargue, Marseille et Nice.

 

12
points d’écart entre les deux premiers Amateurs : Homkia / Les Sables d’Olonne Agglomération et Team Installux Aluminium. La dernière journée en Stade Nautique a été décisive pour les départager.

 

13
équipages ont décroché au moins un podium. Les 11 premiers au classement Général mais aussi deux belles surprises : Pays de l’Or Pink Lady Hérault (3e du Raid Côtier du Grau du Roi Port Camargue) et Batistyl IBA (3e du Raid de Roses).

 

17

Le nombre de courses disputées (8 Raids Côtiers et 9 Stades Nautiques). Seul le Raid Côtier de Marseille a été annulé en raison d’un Mistral déchaîné. Pour le reste, les conditions météo ont été très favorables et contrastées avec du petit temps, du vent médium et de la bonne brise. Il fallait être complet et performer dans tous les types de temps pour briller dans cette 40ème édition.

 

29

points d’écart entre le  vainqueur Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains et son dauphin Trésors de Tahiti. L’an dernier, l’ultra dominateur Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan l’avait emporté avec un matelas beaucoup plus confortable : 64 points. Cette fois, ce n’est qu’en Méditerranée que la situation s’est vraiment décantée tout en haut du classement.


29

Diam 24 étaient en lice dans le Tour de France à la Voile (dont 8 équipages « Amateurs » et 6 teams « Jeunes »). Du premier au dernier, chacun a pu trouver de la confrontation et ressort de cette compétition en ayant la sensation d’avoir vécu une expérience très enrichissante.


48
départs de courses en Stades Nautiques ont été donnés (39 courses qualificatives, 8 Finales, 1 Super Finale). 

165
Le nombre (énorme !) de points d’avance du Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan sur son premier poursuivant dans le classement Jeunes, Ville de Genève – CER 2. Avec une victoire dans le Raid Côtier de Fécamp, puis trois 2e places, cet équipage de 20 ans de moyenne d’âge a joué dans la cour des grands. Le Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan a même décroché sur le fil son ticket pour la Super Finale de Nice, et terminé 8e du classement Général. C’est LA bonne surprise de ce Tour.



Un Super Final

Le 29 juillet 2017

Clap de fin sur le 40ème Tour de France à la Voile

Le 40ème Tour de France à la Voile a livré son verdict ce samedi à Nice, avec en apothéose une Super Finale réunissant les huit premiers du classement Général. Déjà assuré de la victoire dans le Tour, l’équipage de Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains a parfaitement joué le jeu en remportant cette manche décisive disputée dans des conditions superbes. Les deux autres places sur le podium étaient très chères et ce sont finalement Trésors de Tahiti et Beijaflore qui s’emparent des 2e et 3e places d'une édition 2017 qui restera dans les mémoires. Plus tôt dans la journée, les 21 autres teams, répartis en deux groupes, ont régaté pour les places d’honneur. En Amateurs, Homkia / Les Sables d’Olonne Agglomération a résisté à la pression du Team Installux Aluminium et remporté le Tour dans sa catégorie.

Vent de 12 à 15 nœuds, mer belle, grand soleil, chaleur, cadre sublime devant la promenade des Anglais… Tous les ingrédients étaient réunis ce samedi à Nice pour nous offrir une dernière journée à l’image de cette 40ème édition du Tour : superbe ! Les Stades Nautiques niçois étaient un peu particuliers puisque les équipages étaient répartis en trois groupes, en fonction du classement Général d’hier soir : les huit premiers dans le Rond Or, les onze bateaux suivants dans le Rond Argent et les dix derniers dans le Rond Bronze. Les points comptaient double pour l’ensemble des concurrents. Si tous les teams avaient à cœur de finir sur une bonne note, il y avait deux enjeux principaux pour cette ultime journée : les places sur le podium au Général et le duel pour la victoire en Amateurs.

Une Super Finale de folie !

Le groupe Or réunissait donc la crème de la crème de cette 40ème édition très relevée. A 15h50, les huit leaders ont pris part à la fameuse Super Finale, leur seule et unique course du jour. Si Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains avait déjà assuré sa victoire dans le Tour après le Raid Côtier d’hier, pas moins de cinq équipages pouvaient encore espérer monter sur le podium au Général : Team SFS (719 points), Trésors de Tahiti (712 points), Beijaflore (708 points), Team Oman Sail (708 points) et Team Lorina Limonade - Golfe du Morbihan (703 points). Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan et Vivacar.fr CEFIM complétaient ce plateau de choix.
La tension était palpable juste avant le départ de cette Super Finale qui a débuté par un coup de tonnerre : la disqualification du Team SFS pour avoir volé le départ ! Sept bateaux pouvaient encore espérer la victoire. Il est rapidement apparu que malgré son sacre assuré au Général, Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains allait jouer le jeu à fond pour finir en apothéose.

Les rebondissements ont été nombreux, les changements de leaders incessants et le suspens énorme. C’est finalement Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains qui l’a emporté avec à bord Damien Seguin, Benjamin Amiot et François Morvan. 2e aujourd’hui, Beijaflore a réalisé une superbe opération et accroché sur le fil la 3e place sur le podium au Général. Une performance remarquable pour cet équipage discret à terre mais ultra efficace en mer. Trésors de Tahiti est passé par tous les états émotionnels dans la Super Finale. Pénalisé par le Jury, 7e à la première marque, l’équipage de Teva Plichart est resté mobilisé pour grappiller des places et terminer 3e aujourd’hui. Les Tahitiens montent sur la deuxième marche du podium au Général !

La déception est en revanche énorme pour le Team SFS qui, en volant le départ, a dû se contenter de la 8e et dernière place. C’est la double peine pour Sofian Bouvet et ses hommes qui manquent le podium au classement Général pour… 1 point ! Le Team Oman Sail complète le Top 5 du Tour de France à la Voile 2017.  

Suspens total pour la victoire en Amateurs

Plus tôt dans la journée, les autres Diam 24 ont eux aussi régaté. Dans le groupe Bronze, on retrouvait les bateaux classés entre la 20e place et la 29e. Quatre manches ont été disputées et c’est l’équipage de Be.Brussells - Caraïbos qui a tiré son épingle du jeu et ainsi terminé le Tour de belle manière.

Les Diam 24 situés de la 9e place à la 19e étaient dans le groupe Argent. Parmi eux, les deux leaders du classement Amateurs : Homkia / Les Sables d’Olonne Agglomération et Team Installux Aluminium. Avec 6 points de retard ce matin, Installux Aluminium devait impérativement terminer trois places devant Homkia / Les Sables d’Olonne Agglomération pour espérer l’emporter. Là aussi, quatre manches ont été lancées. Malgré la pression, le team des Sables d’Olonne est resté très solide, s’offrant même le luxe de remporter la dernière manche de son groupe. Homkia / Les Sables d’Olonne Agglomération a ainsi remporté le Tour dans la catégorie Amateurs. Team Installux Aluminium et Dunkerque Voile montent sur le podium. Dans ce groupe Argent, la victoire est revenue aujourd’hui à Cheminées Poujoulat devant Pays de l’Or Pink Lady Hérault et Dunkerque Voile.

Du côté du classement Jeunes by Finagaz, derrière l’intouchable Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan (par ailleurs 8e du classement Général), Ville de Genève - CER 2 et Team Natixis - YC Saint Lunaire ont conservé aujourd’hui les deux places restantes sur le podium. 

Le Prix Finagaz de la Super Combativité attribué au Team Installux Aluminium

Le Jury présidé par Michel Desjoyeaux, double vainqueur du Vendée Globe, a décerné le Prix Finagaz de la Super Combativité à l’équipage de Team Installux Aluminium qui s’est battu jusqu’aux derniers bords pour décrocher la victoire en Amateurs. C’est Cheminées Poujoulat qui a remporté le Prix de la Combativité pour l’Acte de Nice.




Nice, Acte 9, Scène 2 : Super Finale, mode d’emploi

Le 29 juillet 2017

Ce samedi marque la dernière journée du 40ème Tour de France à la Voile. Les Stades Nautiques de Nice sont un peu particuliers puisque les équipages ont été répartis en trois groupes, en fonction du classement Général d’hier soir. La journée débutera par les courses des groupes Bronze et Argent. En apothéose, les huit premiers du Général prendront le départ de la Super Finale (départ à 15h50), seule et unique course du groupe Or qui permettra de savoir qui complètera le podium derrière Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains. Pour tout le monde, les points comptent double aujourd’hui !

Dans le groupe Bronze, on retrouvera les bateaux classés entre la 20e place et la 29e. Les Diam 24 situés de la 9e place à la 19e place seront dans le groupe Argent. La journée débutera avec les courses de ces deux groupes, de 10h45 à 14h40. Jusqu’à six courses pourront être lancées dans chacun de ces deux ronds, mais compte tenu des conditions météo légères du jour, il est peu probable qu’autant de départs soient donnés.

Les huit premiers du classement Général sont dans le groupe Or. Conformément aux instructions de course, « les bateaux assignés dans le groupe Or seront classés devant ceux assignés dans le groupe Argent, qui seront eux-mêmes classés devant ceux assignés dans le groupe Bronze. »

Le podium ne se jouera donc exclusivement que dans ce groupe or où les points seront également doublés.

Le vainqueur du groupe or gagnera 100 points, le 2e 98 points, le 3e 96 points et ainsi de suite. Le vainqueur du groupe Argent terminera 9e de la journée et empochera donc 84 points. Le vainqueur du groupe Bronze décrochera la 20e place, soit 62 points.

Groupe Argent : Matchs pour la victoire en Amateurs
Dans le groupe Argent, on surveillera la lutte pour la victoire dans le classement Amateurs entre Homkia / Les Sables d’Olonne Agglomération et Team Installux Aluminium. Pour le moment, les Sablais ont 6 points d’avance. Tout reste possible : s’il termine trois places devant Homkia, Installux l’emportera en Amateurs !

Le podium au Général en jeu dans la Super Finale
Le points d’orgue de la journée sera la Super Finale, à 15h50, seule et unique course du groupe Or (durée : 25 minutes environ). Si Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains a déjà assuré sa victoire dans le Tour, les autres places sur le podium sont très accrochées et cinq équipages peuvent encore espérer monter sur la deuxième ou la troisième marche : Team SFS (719 points), Trésors de Tahiti (712 points), Beijaflore (708 points), Team Oman Sail (708 points) et Team Lorina Limonade - Golfe du Morbihan (703 points). Dernière information qui a son importance : les égalités au Classement Général du Tour de France à la Voile 2017 seront départagées par le résultat de cette dernière journée de course en Stades Nautiques.

Victoire de Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains

Le 28 juillet 2017

En terminant ce vendredi à la 3e place du Raid Côtier de Nice, Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains a assuré sa victoire dans la 40ème édition Tour de France à la Voile, à la veille de la fin de l’épreuve. Solides, très réguliers aux avant-postes depuis le Grand Départ de Dunkerque le 7 juillet dernier, Damien Seguin, Damien Iehl, Benjamin Amiot et François Morvan n’ont pas tremblé au moment de parachever leur succès. Vainqueur du parcours du jour, Team SFS reste 2e au Général mais absolument rien n’est joué car cinq équipages peuvent encore prétendre au podium. Demain, place au dernier jour de compétition pour la Super Finale qui réunira les huit premiers du classement Général et comptera double. Si le gagnant du Tour 2017 est connu, bien d’autres matchs dans le match seront à suivre…

Compte tenu de l’homogénéité du niveau de cette 40ème édition, on se doutait que tout se jouerait lors du neuvième et dernier Acte à Nice. Les amateurs de suspens se frottaient les mains, et ils ne sont pas déçus ! C’est finalement le Raid Côtier disputé ce vendredi dans la magnifique Baie des Anges qui a été décisif pour le vainqueur du Tour 2017.

Sacrés Damien(s) !

Les calculatrices étaient de sortie ce matin pour l’équipage de Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains. Avec 20 points d’avance sur son dauphin Team SFS, le leader du Tour devait terminer dans les six premiers aujourd’hui pour rester maître de son destin et assurer sa victoire dans cette 40ème édition. Il ne fallait surtout pas crier victoire trop tôt car bien des équipages sont tombés de haut dans cette baie des Anges que le Tour de France à la Voile sillonne pour la septième fois de son histoire.

Dans des conditions légères, et donc usantes nerveusement, Damien Seguin, Damien Iehl et Benjamin Amiot ont parfaitement su résister à la pression. De bout en bout aux avant-postes du Raid Côtier, ils ont réalisé une course solide, pleine de maîtrise, à l’image de leur prestation dans ce Tour de France à Voile. En terminant à la 3e place, ils ont décroché leur septième podium en 16 courses. S’ils n’ont remporté qu’une épreuve (contre six pour le Team SFS), les hommes de la Fondation FDJ n’ont jamais fait pire qu’une 11e place et c’est leur régularité qui a été récompensée.
Deux fois 19e du Tour sous les mêmes couleurs, en 2015 et 2016, Damien Seguin franchit une grande marche en ajoutant une ligne à son palmarès déjà bien fourni avec notamment deux titres paralympiques et des participations aux plus grandes courses au large. Né sans main gauche, Damien avait à cœur de démontrer une nouvelle fois que le handicap n’est pas un frein à l’immersion dans le milieu sportif des valides, y compris au plus haut niveau. Objectif réussi !

Cette grande victoire n’aurait sans doute pas été possible sans l’intégration dans l’équipage de Damien Iehl, l’un des meilleurs spécialistes mondiaux du match-race, déjà vainqueur à trois reprises du Tour de France à la Voile à l’époque où l’épreuve se disputait encore en monocoque (en 2003, 2004 et 2011) et deux fois sur le podium en Diam 24 (en 2015 et 2016). Benjamin Amiot, expert du catamaran de sport, décroche quant à lui son premier sacre sur le Tour. Un autre marin a contribué à ce succès : il s’agit de François Morvan qui est venu renforcer le team pour les Actes de Fécamp, Jullouville et Arzon. A noter que François avait gagné le Tour avec Spindrift pour la première du Diam 24 en 2015. Un grand bravo à ces quatre marins qui ont réussi à toujours performer dans une édition où ils ont rencontré tous les types de conditions météo.

Le podium se jouera en Super Finale  demain !

Leader quasiment de bout en bout du Raid Côtier de Nice, le Team SFS a tout donné pour maintenir le suspens. Et c’est avec panache qu’il a décroché sa sixième victoire. SFS conserve donc sa 2e place au Général mais sans créer un écart décisif car les principaux adversaires ont eux aussi été solides aujourd’hui. Trésors de Tahiti a terminé 2e, Team Oman Sail 4e, Beijaflore 6e et Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan 7e.

Ce soir, Team SFS a 7 points d’avance sur Trésors de Tahiti. Les Tahitiens conservent leur très chère place sur le podium mais restent sous pression : Beijaflore et Team Oman Sail ne sont qu’à 4 points derrière, tandis que Lorina Limonade – Golfe du Morbihan est à seulement 9 points !
Demain, la Super Finale réunira les huit premiers du classement Général et cette ultime course comptera double ! Absolument rien n’est joué pour les 2e et 3e places et cinq équipages peuvent encore prétendre au podium.

Les dernières places pour cette Super Finale ont été très disputées. 9e au classement Général ce matin, le Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan a sorti le grand jeu en terminant 5e du Raid. Dans le même temps, son adversaire direct Cheminées Poujoulat a joué de malchance en subissant une collision avec le Diam 24 Team Occitanie Sud de France. Bernard Stamm et ses équipiers ont tout tenté pour finir la course, en vain, car un flotteur se remplissait d’eau. Ce soir, la déception est grande pour cet équipage… 12e aujourd’hui, c’est Vivacar.fr CEFIM qui a décroché le dernier ticket pour la Super Finale.

Amateurs : Dunkerque Voile démâte, Homkia / Les Sables d’Olonne Agglomération et Team Installux Aluminium se disputeront la victoire demain

Ce soir, le vainqueur du classement Amateurs n’est pas encore connu et la situation est très serrée entre les deux équipages de tête. Homkia / Les Sables d’Olonne Agglomération n’a que 6 points d’avance sur Team Installux Aluminium. Tout se jouera demain dans le Rond Argent. Dunkerque Voile, 3e au Général, a vu ses espoirs de victoire réduits à néant en étant victime aujourd’hui d’un cruel démâtage, alors que les Nordistes occupaient une jolie 8e place dans le Raid. Mais ils sont assurés de conserver leur 3e place du classement Amateurs demain.

Demain, place au Finales !
Demain, les équipages seront répartis en trois groupes, en fonction de leur position dans le classement Général. Le « Rond Bronze » réunira les Diam 24 classés de la 20e place à la 29e. Les bateaux situés de la 9e place à la 19e seront dans le « Rond Argent ». Puis, en guise d’apothéose, les huit meilleurs équipages de cette édition prendront part à la Super Finale, prévue à 15h40.


RÉACTIONS DES MARINS 

Damien Seguin (Fondation FDJ Des Pieds et Des Mains) :
« Je voudrais remercier Damien (Iehl), Benjamin (Amiot), François (Morvan) et toute mon équipe technique. C’est une belle victoire collective. Nous sommes arrivés soudés sur le Tour et nous avons monté notre niveau de jeu au fur et à mesure. Nous avons été réguliers sur l’eau, sans subir de problème matériel. C’est une édition très relevée, avec une énorme bataille entre les 10 premiers de la flotte. Cette victoire sur le Tour a une saveur particulière car c’est mon premier titre en équipage. Quand je me suis lancé dans cette aventure, c’était un très gros challenge. »

Benjamin Amiot (Fondation FDJ Des Pieds et Des Mains) : « Nous n'avons pas cassé la baraque sur toutes les étapes mais nous sommes restés réguliers. C’est une force. Nous allons aborder la Super Finale en étant beaucoup plus cool, mais en essayant quand même de faire une belle course. Si on peut être devant, on ne va pas se priver ! »

Sofian Bouvet (Team SFS) : « Félicitations à Fondation FDJ - Des Pieds et Des Mains ! Ils ont été plus constants que nous. Nous avons le plus de victoires sur ce Tour mais nous avons perdu beaucoup de points à d’autres moments. Je suis quand même content de nos performances car c’est mon premier Tour. Le support est nouveau pour nous. Cela fait six mois à peine que l’on navigue dessus. L’objectif sera de défendre la deuxième place demain. » 

Teva Plichart (Trésors de Tahiti) : « On ne venait pas ici pour viser la victoire. Mais il est vrai que quand on était leaders au Général, on s’est permis de rêver et c’est peut-être ce rêve qui nous a trahi… L’équipage le plus régulier a gagné. Les 2e et 3e places vont se jouer demain sur une seule course. Nous allons nous battre jusqu’au bout ! 


Nice, Acte 9, Scène 1 : Un dernier Raid Côtier aux multiples enjeux

Le 28 juillet 2017

C’est dans des conditions très légères (2 à 5 nœuds) et donc usantes nerveusement que les 29 équipages du Tour de France à la Voile vont prendre ce vendredi le départ, à 12h30, de l’ultime Raid Côtier de cette 40ème édition. Lutte pour la victoire et le podium, places pour accéder à la Super Finale de demain, leadership dans le classement Amateurs… Cette avant-dernière journée ne manque pas d’enjeux !

En fonction du scénario du Raid Côtier du jour, il est possible que l’on connaisse dès ce soir l’identité du vainqueur du 40ème Tour de France à la Voile. Pour cela, il faudrait que Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains figure en bonne position par rapport à ses principaux poursuivants, à commencer par le Team SFS (à 20 points ce matin) qui compte bien entendu maintenir le suspens jusqu’à la Super Finale de demain. Il va falloir sortir les calculatrices aujourd'hui !

La lutte pour le podium va être passionnante à suivre : ce matin, Trésors de Tahiti (3e), Beijaflore (4e), Team Oman Sail (5e) et Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan (6e) se tiennent en… 4 points !

On surveillera également le match entre Vivacar.fr CEFIM, Cheminées Poujoulat et Team Lorina Mojito – du Morbihan pour décrocher la 8e et dernière place qualificative pour la Super Finale de demain (qui comptera double). Il y a seulement 6 points d’écart entre ces trois équipages.

Autre match indécis : celui pour la victoire en Amateurs entre Homkia / Les Sables d’Olonne Agglomération et Team Installux Aluminium. 

En raison des conditions météo très faibles, le comité de course a opté pour un parcours de 25 milles, qui pourra éventuellement être raccourci. Le signal d’avertissement sera donné à 12h30, pour une arrivée des premiers prévue aux alentours de 16h.

 

Réactions des trois premiers au classement Général :

Damien Iehl (Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains) : « Si on est trop stressé ou sur la retenue on risque de ne pas bien naviguer. Si on est dans le paquet de tête du Raid, ça commencera à sentir bon pour nous… Mais il reste beaucoup de points à distribuer ! J’ai déjà gagné le Tour à trois reprises, j’espère revivre ces belles émotions cette année. »

Sofian Bouvet (Team SFS) : « Nous avons fait des erreurs dans ce Tour et nous allons essayer de naviguer proprement aujourd’hui. On comptera les points ce soir avant la Super Finale ! »

Teva Plichart (Trésors de Tahiti) : « Nous avons eu une grosse dose de stress quand on avait le spi bleu du leader au Général. Depuis deux Actes, nous sommes sur une pente descendante et nous avons à cœur de bien finir ce Tour. Depuis Dunkerque nous ne sommes jamais sortis du podium et nous espérons y rester jusqu’à demain soir. Contenu



Faites vos jeux !

Le 27 juillet 2017

En terminant 3e des Stades Nautiques de Marseille ce jeudi, derrière Beijaflore et Vivacar.fr CEFIM, Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains a réalisé une superbe opération et conforté sa place de leader au Général. En ne se qualifiant pas pour la Finale du jour, Team SFS, Trésors de Tahiti et Team Oman Sail ont grillé un nouveau joker et auront du mal à revenir… Ce soir, le Tour reprend la route vers Nice pour (déjà !) le dernier Acte de cette 40ème édition. Le final s’annonce haletant car les six premiers équipages se tiennent en à peine 30 points et les places sur le podium seront très disputées (4 points d’écart entre le 3e et le 6e !). Du côté des Amateurs, le match est totalement relancé à l’issue de l’Acte marseillais… Ultra dominateur dans le classement Jeunes, encore Finaliste aujourd’hui, le Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan a depuis hier officiellement Tour gagné !

Les conditions étaient aujourd’hui idéales sur le majestueux plan d’eau de la rade de Marseille, avec un vent d’Ouest de 15 à 18 nœuds. Après l’annulation du Raid Côtier d’hier en raison d’un Mistral trop violent pour régater en sécurité, les 29 équipages étaient en forme, et impatients de reprendre la compétition. Ces avant-derniers Stades Nautiques du 40ème Tour de France à la Voile ne manquaient pas d’enjeux et les teams n’avaient pas le droit à l’erreur. Dans les deux groupes de qualification, les Diam 24 ont pris part à cinq courses de qualification riches en rebondissements. Les places en Finale valaient très cher…

Groupe jaune : les tenants du titre au top, Team SFS out, l’incroyable come-back du Team Lorina Mojito !

Très réguliers aux avant-postes, les tenants du titre du Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan ont terminé en tête du groupe jaune. Pour un peu, on se serait cru sur le Tour 2016, quand cet équipage dominait sans partage… Vivacar.fr CEFIM s’est emparé de la 2e place de ce groupe et s’est brillamment qualifié pour sa cinquième Finale. Très belle performance également du Team Installux Aluminium (classement Amateurs) qui a terminé 3e. La lutte pour le 4e ticket pour la finale a été épique entre le Team SFS, 2e du classement Général, et Lorina Mojito – Golfe du Morbihan, déjà assuré de remporter le classement Jeunes. Après un départ volé et donc une disqualification lors de la première course, les « Mojito boys » étaient en feu dans les manches suivantes : deux victoires, deux 2e places ! En terminant 13e de la dernière course qualificative, le Team SFS a fait les frais de ce come-back tonitruant.

Groupe bleu : ça passe pour Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains, ça casse pour Trésors de Tahiti et Team Oman Sail

Dans le groupe bleu, Beijaflore a brillé et terminé en tête à l’issue des cinq manches qualificatives (avec deux victoires à la clé). Après une première course très moyenne (9e place), les leaders de Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains ont bien rectifié le tir dans les suivantes. C’est également passé pour Coved-Paprec qui a ainsi accédé à sa quatrième Finale de suite : une belle montée en puissance pour Aurélien Ducroz et ses équipiers. Comme dans le groupe jaune, la dernière place qualificative s’est jouée à rien et c’est le Team Occitanie Sud de France qui a décroché le précieux sésame avec seulement deux points d’avance sur Cheminées Poujoulat et sur Team Oman Sail (qui manque la Finale pour la troisième fois de suite !), et cinq points sur Trésors de Tahiti. Coup de chapeau au Team Occitanie Sud de Frabce qui a ainsi su résister à la pression de trois ténors du Tour. 

La Finale : trois « Black Flag », un finish haletant

Pour la Finale marseillaise, on retrouvait six membres du Top 10 au Général : Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains (seul équipage à s’être qualifié pour toutes les Finales cette année), Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan, Beijaflore, Vivacar.fr CEFIM, Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan et Coved-Paprec. Les deux surprises sont venues de Team Installux Aluminium et Team Occitanie Sud de France, deux équipages qui n’y avaient pas accédé depuis Dunkerque, lors du tout premier Acte.

Le départ était très chaud et trois bateaux ont coupé la ligne trop tôt et ont donc été disqualifiés : Coved-Paprec, Team Installux Aluminium et Team Occitanie Sud de France. Cinq Diam 24 se sont donc disputés la victoire et un beau duel s’est engagé entre Beijaflore et Vivacar.fr CEFIM. Ces deux teams ont creusé l’écart et ont tenu en haleine les spectateurs jusqu’à la dernière marque qu’ils ont enroulé bord à bord, avant d’engager un sprint final vers la ligne d’arrivée, dont Beijaflore est sorti vainqueur. Valentin Bellet, Guillaume Pirouelle et Jason Saunders ont décroché leur deuxième victoire après les Stades Nautiques de Fécamp. Vivarcar.fr CEFIM (avec à bord Olivier Backès, un local de l’étape) a terminé 2e devant Fondation FDJ et les deux bateaux du Team Lorina.

La situation se décante à deux jours de la Super Finale à Nice…

En voyant ses trois principaux adversaires manquer la Finale, Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains réalise une très bonne opération et conforte sa place de leader au Général avec désormais 20 points d’avance sur Team SFS. L’équipe de Damien Seguin et Damien Iehl a pris une belle option sur la victoire. Derrière, la lutte pour le podium promet beaucoup de suspens. Trésors de Tahiti (3e), Beijaflore (4e), Team Oman Sail (5e) et Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan (6e) se tiennent en à peine 4 points ! Il reste deux journées de compétition à Nice : un Raid Côtier demain et des Stades Nautiques qui compteront double samedi. Les huit premiers au Général demain soir participeront à la Super Finale. On surveillera la lutte entre Cheminées Poujoulat (actuel 8e) et Team Lorina Mojito (9e à 5 points).

Match totalement relancé en Amateurs !

Si le vainqueur du classement Jeunes est déjà connu (Team Lorina Mojito), la situation est beaucoup plus incertaine chez les Amateurs. Le leader Homkia / Les Sables d’Olonne Agglomération, a vécu une journée compliquée, terminée à une décevante 26e place. Grâce à son accession en Finale, et malgré sa disqualification, le Team Installux Aluminium revient fort ! 8e de la journée, les hommes de Charles Hainneville reviennent à 2 petits points de la première place. Dunkerque Voile complète le podium provisoire des Amateurs.

RÉACTIONS DES MARINS

Damien Iehl (Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains) : « C’est une superbe opération pour nous. Nous avons réussi à atteindre la Finale quand nos trois poursuivants au Général ont explosé. 20 points, c’est une belle avance, nous sommes en très bonne voie. Mais il reste deux courses dans du petit temps. Il va falloir rester calme dans ces conditions compliquées. »

Guillaume Pirouelle (Beijaflore) : « On a eu de belles conditions sur l'eau, les gars ont fait un super boulot, Jason (Saunders) à la tactique et Romain (Bellet) aux réglages. On a été présents toute la journée alors que ça a été vraiment dur, nous avons vu des équipages qui étaient aux avant-postes au Général en difficulté et on a su en profiter. Cela fait un moment qu'on voit que les résultats vont être serrés jusqu'à la fin pour les places sur le podium. Entre les deux premières manches, pendant les exercices de départ, on n'a pas vu Toulon Provence Méditerranée, on était tribord et eux bâbord devant nous, nous étions à pleine vitesse, il y a eu un petit accrochage. Ils ont été pénalisés sur la journée et ont dû rentrer à terre pour changer leur flotteur, nous sommes vraiment désolés pour ça. »

Matthieu Souben (Vivacar.fr CEFIM) : « La régate pour la victoire en Finale a été incroyable contre Beijaflore, avec beaucoup de changements de leaders. C’est pour vivre de tels moments qu’on fait de la voile. Ils ont gagné, bravo à eux ! Nous sommes ravis de cette 2e place. Demain le Raid Côtier se disputera dans du petit temps, il faudra rester bien concentrés. Si tout se passe bien nous serons en Super Finale à Nice samedi.

Marseille, Acte 8, Scène 2 : Les avant-derniers Stades Nautiques !

Le 27 juillet 2017

Le fort Mistral qui a causé hier l’annulation du Raid Côtier s’est bien assagi à Marseille. Ce jeudi, les 29 équipages vont donc pouvoir prendre part aux Stades Nautiques de l’Acte 8 du 40ème du Tour de France à la Voile. La phase de qualification débutera dès 11h15, pour une Finale prévue aux alentours de 15h45.

Changement d’ambiance ce matin à Marseille. Le Mistral qui soufflait très fort hier s’est franchement calmé la nuit dernière. Il n’y a donc aucun souci pour la tenue des régates de la journée (voir les prévisions météo ci-dessous). Reposés après l’annulation du Raid Côtier, les régatiers sont d’attaque pour ces avant-derniers Stades Nautiques du Tour. La phase de qualification se déroulera de 11h15 à 15h. Le groupe jaune regroupe 15 équipages, tandis que les 14 autres teams sont dans le groupe bleu. Pour rappel, les quatre premiers de chaque groupe décrocheront leur ticket pour la Finale du jour qui sera diffusée en Live de 15h30 à 16h30 sur www.tourvoile.fr.

Ce matin, les quatre premiers au classement Général (Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains, Team SFS, Trésors de Tahiti et Team Oman Sail) se tiennent en 20 points. Pour ces équipages, rester aux portes de la Finale du jour coûterait très cher alors qu’il ne reste plus que trois jours de compétition… Ce soir, le Tour mettra cap sur Nice, où se déroulera le grand final de cette 40ème édition.

Prévisions météo pour le jeudi 27 juillet à Marseille (source : Météo France) :

Temps : Ciel clair, température atteignant les 30 degrés avec le Mistral qui s’essouffle.
Vent : Nord-Ouest 6-10 nœuds revenant Ouest en fin de matinée 14-18 nœuds.

 

Le Mistral dicte sa loi

Le 26 juillet 2017

Fort mistral ce mercredi à Marseille, Raid Côtier annulé

Le vent soufflait trop fort pour la bonne tenue du Raid Côtier prévu ce mercredi à Marseille, cadre de l'Acte 8 du Tour de France à la Voile. Le comité de course a ainsi pris la sage décision de privilégier la sécurité en ne lançant pas les 29 équipages dans ces conditions délicates. Le Mistral nous a donc privé aujourd'hui d'un spectacle magistral… Mais qu'on se rassure : la compétition reprendra ses droits demain avec des Stades Nautiques qui devraient se tenir dans une météo beaucoup plus favorable. Ultra dominateur dans le classement Jeunes, le Team Lorina Mojito - Golfe du Morbihan a aujourd'hui officiellement Tour gagné !

Le mistral soufflait fort ce matin dans la rade de Marseille et, observant la mer blanche depuis le Village du Tour de France à la Voile, les marins se montraient sceptiques quant à la possibilité de disputer un Raid Côtier dans ces conditions (vent moyen de 23 à 28 nœuds, rafales jusqu’à 35 nœuds).

« Nous sommes clairement au-delà de la limite… »

C’est finalement à 11h, lors du briefing skippers, que le directeur de course Christophe Gaumont a confirmé l’annulation de la manche du jour : « Les relevés effectués ce matin sur l’eau confirment les prévisions et le Mistral ne va pas mollir avant la fin d’après-midi voire la soirée. Nous sommes clairement au-delà de la limite de vent acceptable. Avec les Diam 24 nous avons la possibilité de prendre un ris à partir de 20 nœuds. Mais dès 25 nœuds, quand la mer se forme, ce n’est plus raisonnable de naviguer. Les bateaux enfourneraient à l’abattée, les équipages seraient en survie on ne parlerait plus forcément de sport. De plus, en lançant un Raid Côtier, on éparpillerait les bateaux dans la rade, ce ne serait pas du tout raisonnable. »

Les marins ont salué ce choix dicté par la raison, à l’instar de Bernard Stamm, le skipper de Cheminées Poujoulat : « Le comité de course a la responsabilité donc il prend forcément les bonnes décisions ! Que les coureurs aient envie ou non de courir importe peu. Je comprends que le directeur de course ne souhaite pas prendre de risques. On est là pour régater, pas pour casser les bateaux ! »   

Demain, Météo France prévoit une nette amélioration de la situation avec un vent de Nord-Ouest de 15 à 20 nœuds revenant Ouest en mollissant (10-15 nœuds) à la mi-journée. Les Stades Nautiques de Marseille s’annoncent donc sous les meilleurs auspices ! La phase de qualification débutera dès 11h15.

Le Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan a déjà Tour gagné en Jeunes

Avec l’annulation du Raid Côtier de Marseille, le Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan est mathématiquement vainqueur de la 40ème édition du Tour de France à la Voile dans le classement Jeunes by Finagaz. Doté d’une très confortable avance de 121 points sur son dauphin Toulon Provence Méditerranée, l’équipage mené par Solune Robert et Riwan Perron ne peut quoi qu’il arrive plus être rattrapé.

La revanche est belle pour ces marins qui avaient manqué la victoire d’un souffle l’an dernier, battus lors de l’ultime régate par le Team France Jeune.

« Finir premiers en Jeunes était notre objectif principal sur ce Tour et nous sommes heureux de ce résultat », se réjouit Solune Robert. « Il y a eu moins de match que l’an dernier. Nous avons beaucoup navigué en avant-saison et acquis plus d’expérience que nos adversaires. On ne va pas s’arrêter là et désormais nous visons une belle place au classement Général. Nous allons nous concentrer pour intégrer la Super Finale à Nice samedi (qui réunira les huit premiers au classement Général, NDR). »

RÉCATIONS DES MARINS AU POINT PRESSE CE MATIN

Olivier Backès (Coved-Paprec) : « Le Raid Côtier organisé l’an dernier à Marseille avait beaucoup plu à tous les équipages et nous avions hâte de remettre ça. Malheureusement la météo est trop compliquée aujourd’hui. Il y a généralement trois jours de Mistral par mois en été et on tombe sur ce mauvais créneau. Mais demain nous aurons de très belles conditions avec une fin de Mistral et une petite brise thermique associée, ça va être parfait ! »

Damien Iehl (Fondation FDJ - Des Pieds et Des Mains) : « Notre première place récompense une belle navigation, sans se mettre trop de pression, en nous occupant de nos performances. Le fait d’être leader rajoute un peu de pression, nous étions les chasseurs et maintenant nous sommes les chassés. »

Sofian Bouvet (Team SFS) : « La stratégie pour reconquérir la première place ? S’occuper de nous, ne pas trop regarder les adversaires, éviter de faire des grosses bêtises et continuer à bien naviguer comme nous avons su le faire depuis le début ! »

Thierry Douillard (Team Oman Sail) : « Sur un Tour de France, il y a des hauts et des bas pour tout le monde. Lors des Stades Nautiques à Roses, nous avons manqué la Finale d’un rien. Puis l’Acte du Grau du Roi n’a pas été une réussite. Cela fait partie du jeu, ce n’est pas un drame et on ne va pas non plus tout remettre à plat. Avec le projet Oman Sail, nous avons atteint un super niveau mais nous visons encore plus haut. Aujourd’hui l’objectif c’est le podium au Général. Six équipages se battent pour ces trois places. »

Contenu




Dernières joutes en Méditerranée

Le 25 juillet 2017

En raison du fort Mistral annoncé pour demain, mercredi 26 juillet, le programme des courses a été modifié. Le Raid Côtier de l’Acte 8 sera lancé à 13h30. L’arrivée se jouera en rade de Marseille aux environs de 16h.

Le sprint final est bel et bien lancé dans le 40ème Tour de France à la Voile alors qu’il ne reste plus que deux Actes, à Marseille et à Nice, pour départager les équipages. Très accrochée, la lutte pour la victoire finale est loin d’être la seule à suivre à quatre jours d’un dénouement particulièrement incertain. Tour d’horizon des matchs à surveiller…

Qui succèdera au Team Lorina Limonade Golfe du Morbihan ?
L’an dernier, avant d’attaquer les deux derniers Actes en Méditerranée (Hyères et Nice), la victoire semblait déjà promise au Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan. L’équipage de Quentin Delapierre et Matthieu Salomon avait en effet 55 points d’avance sur ses premiers poursuivants. Changement de scénario cette année puisque les neuf premiers du classement Général by Yanmar se tiennent en 51 points. Le leader Fondation FDJ - Des Pieds et Des Mains n’a qu’un matelas de 14 points d’avance sur son dauphin, le Team SFS, et de 16 points sur Trésors de Tahiti, 3e. Les rebondissements étant quasiment quotidiens dans cette 40ème édition d’exception, le jeu reste très ouvert pour la victoire finale, d’autant que les points compteront double samedi à Nice, pour l’ultime journée en Stades Nautiques.

Qui montera sur le podium ?

Le Team Oman Sail est au pied du podium après un Acte au Grau du Roi Port Camargue qui n’a pas été à la hauteur de ses espérances. Mais cette équipe cosmopolite reste dans le match, avec seulement 4 points de retard sur Trésors de Tahiti. Tout est encore possible pour les Omanais qui sont aussi sous la menace de Lorina Limonade – Golfe du Morbihan et Beijaflore, respectivement 5e et 6e à égalité de points. Ces deux équipages n’ont pas dit leur dernier mot et, à 12 points de la 3ème place, ils sont parfaitement en mesure de monter sur le podium. 

Le Top 5 et le Top 10
Seulement 23 points séparent le 5e du 9e au Général. Cinq équipages restent donc des prétendants aux belles places d’honneur : Lorina Limonade – Golfe du Morbihan, Beijaflore, Cheminées Poujoulat, Vivacar.fr CEFIM et Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan. On suivra aussi la bagarre pour entrer dans le Top 10 qui concerne Coved-Paprec (actuellement 10e) et Team Occitanie Sud de France (11e à 13 points de Coved-Paprec).

Du match du côté des Amateurs
Dans le classement Amateurs, trois bateaux dominent la concurrence. L’équipage d’Homkia / Les Sables d’Olonne Agglomération n’a pas quitté la tête depuis l’Acte 3 à Jullouville. Bien inspirés dans les Raids Côtiers (8e à Jullouville, 5e aux Sables d’Olonne puis au Grau du Roi Port Camargue), Emeric Dary et ses hommes ne doivent toutefois pas crier victoire trop tôt car le Team Installux Aluminium reste en embuscade, à 18 points derrière, prêts à exploiter la moindre défaillance des leaders amateurs. On note aussi la belle « remontada » de Dukerque Voile, 3e de ce classement Amateurs, qui a réalisé un superbe Acte au Grau du Roi Port Camargue : 7e du Raid Côtier et 5e des Stades Nautiques. Les Nordistes sont à 20 points du Team Installux mais s’ils poursuivent sur cette lancée, ils pourraient bien constituer une réelle menace… Au pied du podium, on note que trois équipages se tiennent en 16 points : BE.Brussels Caraïbos, Techneau et Helvetia Purple By Normandy Elite Team.


Classement Jeunes by Finagaz : la victoire tend les bras aux « Mojito boys », lutte accrochée pour le podium

Le Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan est l’une des bonnes surprises de ce Tour de France à la Voile. Dans le Top 10 au Général, cet équipage de 20 ans de moyenne d’âge domine sans partage le classement Jeunes by Finagaz, avec 121 points d’avance sur son dauphin Toulon Provence Méditerranée ! Solune Robert, Riwan Perron et leurs équipiers sont en très bonne posture et, sauf coups de théâtre successifs, ils conserveront le leadership jusqu’à Nice. Les places sur le podium vont être chères. Seulement 19 points séparent le 2e du 5e : Toulon Provence Méditerranée (2e), Ville de Genève – CER 2 (3e), Team Natixis – YC Saint Lunaire (4e) et Helvetia Blue By Normandy Elite Team (5e) peuvent tous espérer intégrer le Top 3 à l’issue de l’Acte de Nice. 

Jouer les victoires d’étape…
Comme au Tour de France cycliste, les teams situés en deuxième partie de tableau comptent sur des coups d’éclats, comme l’a fait Pays de l’Or Pink Lady Hérault dimanche dernier en terminant 2e du Raid Côtier au Grau du Roi Port Camargue.
Pour le moment, 14 épreuves ont été disputées (7 Raids Côtiers et 7 Stades Nautiques) et on a vu sept lauréats différents : Team SFS (5 victoires), Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan (3 victoires), Trésors de Tahiti (2 victoires), Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains (1 victoire), Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan (1 victoire), Beijaflore (1 victoire) et Vivacar.fr CEFIM (1 victoire). Sur les 29 équipages, 13 sont montés au moins une fois sur le podium d’une épreuve. Les autres espèrent également connaître cette joie…

Franck Citeau : « Dynamiser l’entraînement au haut niveau en Méditerranée »

Le 25 juillet 2017

Pas moins de sept équipages engagés dans le 40e Tour de France à la Voile ont fait leurs gammes l’hiver dernier au Centre d’Entraînement Méditerranée (CEM) de la Grande Motte, devenu une place forte pour les Diam 24. A l’occasion de l’Acte 7 au Grau du Roi Port Camargue, nous avons rencontré Franck Citeau, coach du CEM et entraîneur national de l’équipe de voile olympique (Nacra17).

 

Franck, peux-tu nous présenter le Centre d’Entraînement Méditerranée et ses principaux objectifs ?

« Le CEM de la Grande Motte a été créé en 2003 à l’initiative du navigateur Kito de Pavant. Il a pour objectif le développement et la gestion en Méditerranée d’un centre d’entraînement de haut niveau. A l’origine le fond de commerce était la course au large, principalement le Figaro. Mais nous nous orientons de plus en plus vers d’autres supports. Le bateau du Tour de France à La Voile (le Diam 24), tous comme les entraînement hivernaux de l’Equipe de France de Nacra 17, font ainsi partie des activités du CEM. » 

Quels équipages se sont entraînés au Centre d’Entraînement Méditerranée pour préparer l’échéance du Tour de France à la Voile 2017 ?

« L’hiver dernier, sept bateaux sont venus régulièrement avant de s’engager sur la saison des régates en Atlantique. Nous avons encadré les équipages suivants : Team SFS, Toulon Provence Méditerranée, les deux bateaux du CER Genève, Beijaflore, Pays de l’Or Pink Lady Hérault et Team Occitanie Sud de France. Nous sommes assez fiers que pour une fois la migration se soit faite dans ce sens, de l’Atlantique vers la Méditerranée ! D’autant que nous entrainions des Diam 24 pour la première fois. Nous avons organisé 60 jours d’entraînement. » 

« Travailler les manœuvres, répéter les fondamentaux » 

En quoi ont consisté ces sessions ?

« Nous avons principalement travaillé l’exercice des Stades Nautiques. Les parcours construits permettent en effet de travailler les manœuvres, de répéter les fondamentaux pour bien maîtriser le support. Comme tous les trimarans, les Diam 24 virent mal, ceux qui maîtrisent les relances et sont capables de prendre l’avantage sur les transitions sont quasiment sûrs de briller. Nous n’avons pas oublié de travailler les Raids Côtiers. A la fin des entraînements, on sillonnait la baie d’Aigues-Mortes pour repérer le parcours. Nous mettions en place des groupes de niveau. Par exemple, Toulon Provence Méditerranée et les Suisses ont dégrossi le travail ensemble. Mais nous avons aussi organisé des navigations tous ensemble. Cela a permis à des amateurs de côtoyer des équipages super professionnels. »

On imagine que le plan d’eau de la baie d’Aigues-Mortes a contribué à faire venir les équipages…
« Effectivement. Le terrain de jeu est superbe, avec beaucoup de variations au niveau du vent et un soleil quasiment toujours présent. Protégé des grands coups de Mistral, le plan d’eau reste presque toujours praticable. Les conditions sont exceptionnelles pour s’entraîner l’hiver. D’ailleurs, sur les 60 jours d’entraînement en Diam 24, nous n’en avons annulé que deux. »

 

« Accueillir encore plus de Diam 24 »

Quelles sont les pistes d’évolutions pour les prochaines préparations au Tour de France ?

« Pour préparer le prochain Tour de France à la Voile, nous voulons accueillir encore plus de Diam 24 car nous commençons à avoir un réel savoir-faire. En ouvrant toujours les entraînements à des vainqueurs potentiels, mais aussi à des amateurs désireux de progresser au contact des leaders de série. Plus globalement, j’aimerais que l’on arrive à dynamiser l’entraînement au haut niveau dans toute la Méditerranée et pas seulement en baie d’Aigues-Mortes. Il n’y a pas de raison pour que la façade atlantique soit la seule à se développer. » 

Comment juges-tu les performances des équipages avec lesquels tu as travaillé ?
« Team SFS avait annoncé un projet capable de gagner le Tour, et ils tiennent promesse. Les planètes ne se sont pas toujours alignées pour eux mais ils sont très solides et n’ont pas dit leur dernier mot. Beijaflore fait aussi un beau Tour mais l’équipage manque un peu de maturité, et c’est normal car ils découvrent l’exercice pour la plupart. Pays de l’Or Pink Lady Hérault et Team Occitanie Sud de France font de bonnes prestations. Toulon Provence Méditerranée est sans doute le team qui me surprend le plus : ils sont arrivés ici avec peu d’expérience et ils ont bien progressé. Ils sont intéressants à suivre dans leur démarche, leur façon de naviguer, les prises de risques… Ville de Genève – CER 2 est dans la même phase de progression. » 

Comment juges-tu le passage du Tour au Grau du Roi
« C’est génial ! C’est juste en face de la Grande Motte, dans la même baie. Cela permet de créer une vraie dynamique dans la région. Le passage du Tour, c’est la cerise sur le gâteau, cela concrétise le travail de l’hiver dernier. On se battra pour qu’il y ait des Actes dans le coin les prochaines années. »

 

Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains, nouveau leader du Tour !

Le 24 juillet 2017

C’était le Grau show ce lundi pour les Stades Nautiques de l’Acte 7 du Tour ! Dans des conditions musclées, les 29 équipages ont pris part à des régates intenses, accrochées et ultra spectaculaires au Grau du Roi Port Camargue. Et pour ne rien gâcher, la journée a été une nouvelle fois pleine de rebondissements, et ponctuée par une Finale de rêve, remportée par Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan. Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains et Cheminées Poujoulat ont complété le podium du jour. Ce soir, le Tour de France à la Voile a un nouveau leader : Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains devance Team SFS et Trésors de Tahiti. Ces Stades Nautiques ont été cauchemardesques pour les anciens leaders tahitiens, 26e de la journée… Les teams ont encore deux Actes pour se départager. Reprise des régates mercredi avec un Raid Côtier à Marseille.

Ce lundi était sans nul doute la journée la plus ventée de cette 40ème édition du Tour de France à la Voile. Face à ces conditions soutenues, et pour ne pas lancer les Diam 24 dans le plus fort du coup de vent, le comité de course a avancé le programme sportif de la journée, puis imposé aux équipages de naviguer avec un ris dans la grand-voile.


Grand spectacle dans la Tramontane
La phase de qualification a débuté dès 10h30 dans un vent d’Ouest/Nord-Ouest de 15 à 20 nœuds. A 11h, les « ventilateurs » se sont allumés d’un coup (25 à 30 nœuds et davantage dans les claques), la mer a commencé à blanchir et à se creuser. Dans ces conditions toniques, physiques et humides, les équipages ont offert un superbe spectacle. La ligne d’arrivée des parcours était mouillée à quelques mètres du Village du Tour de France à la Voile, pour le plus grand bonheur des spectateurs massés sur la digue qui ont pu profiter pleinement du show. Les teams de tête ont été impressionnants de maîtrise. Désormais parfaitement rôdés à l’exercice, ils exécutaient des manœuvres fluides, rapides. A noter que dans cette délicate navigation, plusieurs équipiers sont tombés à l’eau, heureusement sans gravité.  


Prime à la régularité
Dans le groupe bleu, trois équipages ont été très réguliers durant les qualifications : Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan (deux victoires et une 3e place), Beijaflore (trois fois 2e) et Cheminées Poujoulat (une victoire et deux 3e places). Les amateurs de Dunkerque Voile ont également été très inspirés. Comme à Roses, Team Oman Sail (3e au Général ce matin) a encore manqué la Finale d’un rien, avec seulement 3 points de retard sur la 4e place qualificative. 

Dans le groupe jaune, trois équipages différents ont remporté les trois manches : Fondation FDJ – Des pieds et Des Mains, Team SFS et Team Installux Aluminium. Parmi les grands perdants de cette poule, Vivacar.fr CEFIM (seulement 9e) et le Team Occitanie Sud de France qui est passé à un point de la Finale.

Journée cauchemardesque pour Trésors de Tahiti
Mais la plus grande déception est venue des leaders de Trésors de Tahiti qui ont loupé leur première Finale en sept Actes. Pire encore, ils terminent à la 26e place de ces Stades Nautiques et perdent donc beaucoup de points dans la bataille. 5e de la première manche, ils ont été pénalisés par le jury plusieurs fois dans la deuxième, avant de voler le départ de la dernière… L’Acte 7 ne restera pas un beau souvenir pour les Tahitiens, déjà 9e du Raid hier, qui savaient avant même la Finale du jour qu’ils perdraient ce soir leur gennaker bleu de leader du Classement Général.

 

Une Finale de rêve avec des habitués et un petit nouveau combatif
Parmi les huit qualifiés pour la Finale, sept avaient déjà participé à de multiples reprises à cette course décisive lors des six Actes précédents : Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains, Team SFS, Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan, Beijaflore, Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan, Cheminées Poujoulat et Coved-Paprec. Et il y avait aussi un invité surprise : les amateurs de Dunkerque Voile.

Les huit finalistes ont tous pris un bon départ, les plus incisifs sur la ligne étant Beijaflore et Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains. A la première porte sous le vent, ces deux équipages offraient une superbe bataille, bord à bord. Un troisième larron, Lorina Limonade – Golfe du Morbihan, s’est mêlé à la bataille et a pris la tête à l’issue du premier bord de près, juste devant Beijaflore qui a malheureusement déploré un souci de gennaker qui l’a fait dégringoler de la 2e à la dernière place…
Les leaders bretons du Team Lorina Limonade - Golfe du Morbihan ont ensuite été intouchables, dans ces conditions soutenues qu’ils affectionnent tant. Déjà 3e du Raid côtier hier, ils ont décroché avec brio leur troisième victoire sur ce Tour après le doublé de Jullouville. Conscients de faire quoi qu’il arrive un très bon coup au Général, les hommes de la Fondation FDJ n’ont pas pris de risques inconsidérés et ont sécurisé leur 2e place. La lutte pour le podium a été très accrochée entre Team SFS et Cheminées Poujoulat, à l’avantage de ce dernier équipage qui a décroché son premier podium dans cette édition. Grand coup de chapeau à Dunkerque Voile qui termine 5e, avec à bord Clément Meister, Timothée Deplasse et Arthur Meurisse qui font un beau come-back dans le classement Amateurs. Déjà 7e du Raid Côtier hier, les Nordistes étaient décidément très en forme au Grau du Roi Port Camargue. Ils réalisent leur meilleur Acte depuis le début du Tour et sont récompensés par le Prix Finagaz de la Combativité.

Un Top 5 chamboulé, deux Actes pour se départager
Cette deuxième journée de l’Acte 7 a rebattu les cartes au Classement Général. La grosse info du jour, c’est la prise de pouvoir du Diam 24 Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains, mené par Damien Seguin et Damien Iehl. Le Team SFS, en forme au Grau du Roi Port Camargue, est ce soir 2e au Général devant Trésors de Tahiti, l’ancien leader, qui reste sous la menace du Team Oman Sail. La lutte pour le Top 5 est on ne peut plus serrée : Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan et Beijaflore sont à égalité de points. Le suspense reste entier alors qu’il ne reste que deux Actes, à Marseille et Nice. Tout pourrait bien se jouer lors de la toute dernière journée…

RÉACTIONS DES MARINS

Quentin Delapierre (Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan) : « Notre mot d’ordre depuis Dunkerque est de prendre du plaisir, de retrouver de bonnes sensations. A Roses, nous avions fait de belles qualifications de Stades Nautiques avant de prendre un « black flag ». Cette fois, dans les mêmes conditions de vent fort, on s’est juré de ne pas voler le départ, quitte à partir en retrait. Depuis le début du Tour, certains points nous chagrinent et aujourd’hui tout allait bien ! Cette édition est hyper disputée. Le vainqueur à Nice se sera battu corps et âme… »

Damien Seguin (Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains) : « La place de leader ne change pas notre stratégie. Les aléas de la course ont fait que Trésors de Tahiti a pris du retard aujourd’hui. Mais une telle mésaventure peut nous arriver aussi, alors prudence… C’est celui qui fera le moins d’erreurs qui gagnera à Nice. En espérant que ce soit nous ! En tout cas la petite pause de demain va faire du bien. »

Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) : « C’est notre premier podium ! Pour l'instant nous n'avions pas encore pu profiter du fait d'être en Finale, aujourd'hui c'était beaucoup mieux. La Finale était tonique. Pendant l'avant saison nous étions plus à l'aise sur les Raids Côtiers, et puis Kinou (Jean-Christophe Mourniac) a réussi à prendre de bons départs. On s'était fixé d'être dans les cinq premiers au Général, on s'accroche on essaye de ne pas faire de grosses bêtises qui risqueraient de nous pénaliser. Pour l'instant, nous arrivons à être réguliers donc c'est pas mal ! »

Teva Plichart (Trésors de Tahiti) : « C’est une journée catastrophe pour nous ! On ne peut pas revenir en arrière donc on regarde devant, on se projette sur les prochains Actes à Marseille et à Nice. On quitte le poste de chassé pour prendre celui de chasseur et cela va nous permettre d’avoir moins de pression. »



Le Grau du Roi Port Camargue, Acte 7, Scène 2 : Stades Nautiques dans la Tram’ !

Le 24 juillet 2017

La fameuse Tramontane est au rendez-vous et les Stades Nautiques de l’Acte 7 du Tour de France à la Voile s’annoncent spectaculaires pour les observateurs et physiques pour les navigateurs. Pour éviter le plus fort du coup de vent, le programme sportif de la journée a été avancé : la phase de qualification débutera dès 10h15 et la Finale du Jour se déroulera à partir de 14h30.


La baie d’Aigues-Mortes offre aujourd’hui un programme copieux aux 29 équipages du 40ème Tour de France à la Voile. « Aujourd’hui nous avons une situation typique de tramontane avec du vent d’Ouest-Nord/Ouest assez fort (15-20 nœuds), qui va se renforcer en milieu de journée (20-25 nœuds), avec des rafales possibles à 35 nœuds », explique Christophe Gaumont, le directeur de course. En conséquence, le programme de la journée a été avancé. La phase de qualification se déroulera de 10h15 à 13h15. La Finale réunissant les huit meilleurs teams de la journée est prévue à partir de 14h30.

Ce matin, les régatiers semblaient impatients d’en découdre dans ces conditions de vent fort qui imposeront toutefois de naviguer avec prudence pour éviter la casse. « La prise de risque n’est pas à l’ordre du jour », confirme Christophe Gaumont.

Confirmations et belles surprises en baie d’Aigues-Mortes

Le 23 juillet 2017

C’est encore dans des conditions excellentes que les 29 équipages du Tour de France à la Voile ont assuré le show lors du Raid Côtier de l’Acte 7, au Grau du Roi Port Camargue. Le redoutable Team SFS a décroché sa cinquième victoire dans cette 40e édition, devant les locaux de Pays de l’Or Pink Lady Hérault et les Bretons du Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan. On note aussi les belles performances des amateurs d’Homkia / Les Sables d’Olonne Agglomération et de Dunkerque Voile, respectivement 5e et 7e du parcours du jour. 9e du Raid, Trésors de Tahiti reste leader au Général devant Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains et Team Oman Sail. Mais absolument rien n’est joué : le sprint final est lancé et les équipages n’ont plus que cinq épreuves pour se départager (deux Raid Côtiers et trois Stades Nautiques) !

Les jours se suivent et se ressemblent dans le Tour de France à la Voile, du moins au niveau de la météo, encore parfaite aujourd’hui pour le Raid Côtier au Grau du Roi Port Camargue. Après un Acte 6 exceptionnel à Roses, vendredi et samedi, ils ont encore navigué aujourd’hui sur un formidable terrain de jeu, la baie d’Aigues-Mortes, dans 15 à 20 nœuds de vent et sous un grand soleil. Les marins de cette 40ème édition sont décidément gâtés… 

Patience et impatience…

La situation météorologique a pourtant mis un peu de temps à se décanter aujourd’hui et la patience était de rigueur. Un peu paresseux en ce dimanche, le vent ne s’est établi qu’en début d’après-midi et le comité de course a pu lancer les 29 Diam 24, impatients d’en découdre, peut-être même trop : la première procédure de départ s’est soldée par un rappel général. Le deuxième départ a été le bon pour l’ensemble de la flotte. Pays de l’Or Pink Lady Hérault et Team SFS ont rapidement pris les devants. A noter que ces deux équipages ont fait leurs gammes dans la baie d’Aigues-Mortes l’hiver dernier, avec le Centre d’Entraînement de Méditerranée  (CEM) de la Grande-Motte.

SFS, team à réaction

Le Team SFS a fini par prendre les commandes du Raid côtier. Et en général, quand ce scénario se produit, il est très difficile à rattraper ! Cela s’est encore confirmé car, après deux heures de course, Sofian Bouvet et ses hommes ont coupé la ligne d’arrivée avec une avance confortable sur tous leurs poursuivants. Le Team SFS en voit décidément de toutes les couleurs pour sa première participation au Tour. Il remporte aujourd’hui sa cinquième victoire (en 13 épreuves), et ce deux jours après le malencontreux démâtage survenu lors du Raid Côtier de Roses. Si les Actes d’Arzon et de Roses sont clairement à oublier, ce team a pour le reste été impressionnant de régularité (9 podiums !)…

Pays de l’Or Pink Lady Hérault : la belle surprise

19e au classement Général ce matin, Pays de l’Or Pink Lady Hérault comptait sur sa parfaite connaissance du plan d’eau pour faire un beau Raid. L’équipage mixte mené par Alexia Barrier et Sophie de Turckheim a effectivement réalisé une superbe course, menaçant le Team SFS et résistant aux assauts des autres ténors du Tour. Cette navigation sans faute a été récompensée par une 2e place qui permet à cette équipe de se rapprocher de son objectif : terminer dans le Top 15 au Général à Nice. Déception en revanche pour l’autre équipage local, Team Occitanie Sud de France, seulement 16e aujourd’hui…

Les bons coups de Lorina Limonade, Fondation FDJ – des Pieds et Des Mains et Beijaflore ; Trésors de Tahiti et Team Oman Sail limitent la casse

Les tenants du titre du Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan ont complété le podium. Déjà 2e du Raid de Roses, l’équipe de Quentin Delapierre et Matthieu Salomon est bien dans le coup en Méditerranée. Au pied du podium du Raid Côtier, on trouve Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains qui conforte sa 2e place au Général et grappille de précieux points sur le leader, Trésors de Tahiti. Partis en milieu de flotte, les Tahitiens ont gagné des places pour franchir la ligne d’arrivée en 9e position, juste devant le 3e au Général, Team Oman Sail.
On note également la bonne performance de Beijaflore. Après un podium dans les Stades Nautiques hier à Roses, Valentin Bellet, Guillaume Pirouelle et Valentin Sipan ont terminé 6e du Raid aujourd’hui. Ils conservent leur place dans le Top 5 et on peut compter sur eux pour se battre jusqu’au bout pour la conserver, tout en regardant plus en avant du classement…

Les amateurs au top !

Deux équipes d’amateurs étaient en grande forme ce dimanche, à commencer par Homkia / Les Sables d’Olonne Agglomération, avec à bord Emeric Dary, Paul Melot et Joris Cocaud : comme aux Sables d’Olonne, ils ont terminé 5e du Raid ! Dunkerque Voile a également été très inspiré en baie d’Aigues-Mortes : Arthur Meurisse, Jean Boulogne et Quentin Wallerich ont décroché la 7e place.

Vers un final haletant…

Décidément plein de surprises, le Team SFS relance le suspens. Tous les espoirs sont encore permis pour cet équipage qui pointe en 4e position du classement Général, à 20 points des leaders Trésors de Tahiti, et à 1 point derrière Oman Sail, 3e. Des Tahitiens qui restent également sous la menace de leur dauphin Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains (à 8 points).
La lutte pour la 5e place est également haletante : Beijaflore tient pour le moment la corde mais Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan et Vivacar.fr CEFIM restent menaçants…

Réactions des marins :

Sofian Bouvet, skipper de Team SFS : « C’est bien cette victoire mais ce qui est dommage, c’est qu’à chaque fois, c’est le lendemain d’un problème ou d’une casse… Notre démâtage il y a deux jours a été un coup dur et pouvoir réagir de cette manière, c’est top. Après Arzon, on s’était dit qu’il fallait être le plus constant possible et c’était ce qu’on était en train de faire avant la casse de Roses. C’était décevant d’avoir ce problème, mais nous allons essayer d’être solides jusqu’à Nice. »

Sophie de Turckheim (Pays de l’Or Pink Lady Hérault) : « On frappe fort d’entrée à domicile ! Nous avions les crocs ce matin en partant, on s'est entrainé ici cet hiver, le bateau est dans ses eaux. Nous avons pris un super départ avec SFS, notre partenaire d'entraînement. On a bataillé tous les deux en creusant l’écart avec les poursuivants. Puis nous avons fait une petite erreur à une bouée qui a coûté la première place. D'habitude, nous sommes plus à l'aise en Stades Nautiques, on a déjà fait quelques beaux résultats depuis le début du Tour. Il s'est avéré que peut être à force d'en faire on finit par progresser et le résultat est là. Demain, nous serons à fond sur les Stades Nautiques, il va y avoir de la brise selon la météo, et nous aimons ça. On a hâte de continuer à grappiller des places ! »

Kevin Péponnet, équipier de Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan : « C’était super venté dès le début. Les bords étaient assez serrés, assez près du vent, notamment ceux sous gennaker. Du coup, il fallait tout le temps tirer dessus et être au rappel à fond. On essaye de décharger Quentin (Delapierre) qui barre souvent depuis le début du Tour et qui peut accumuler de la fatigue. On s’est senti tout de suite à l’aise et on s’est entendu sur les réglages. Demain, il va y avoir du vent. Ce sera le retour de Quentin mais il sera frais donc ça peut faire mal. »

Le Grau du Roi Port Camargue, Acte 7, Scène 1 : Raid Côtier en baie d’Aigues-Mortes

Le 23 juillet 2017

Après deux journées exceptionnelles à Roses, vendredi et samedi, les 29 équipages du Tour de France à la Voile ont à peine le temps de se remettre de leurs émotions. Ils enchaînent et se retrouvent dès ce dimanche pour l’Acte 7, au Grau du Roi Port Camargue. Le programme du jour : un Raid Côtier de 42 milles en baie d’Aigues-Mortes.

Ce dimanche, les 29 Diam 24 vont prendre part au septième Raid Côtier de cette 40ème édition. Les précédents ont été remportés par Team SFS (Dunkerque et les Sables d’Olonne), Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan (Fécamp), Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan (Jullouville), Vivacar.fr CEFIM (Arzon – Port du Crouesty) et Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains (Roses).
Le comité de course propose aujourd’hui un Raid de 42 milles en baie d’Aigues-Mortes avec, comme d’habitude, un certain nombre de possibilités de réduction du parcours. Départ à 12h30, pour une arrivée prévue entre 15h30 et 16h30. 

Prévision pour la journée du dimanche 23 juillet au Grau du Roi Port Camargue (source : Météo France) :
Temps :
Beau temps, soleil bien présent, températures atteignant les 31 degrés et 42 degrés en ressenties.
Vent : Variable faible 1/3 nœuds le matin s’orientant Sud-Ouest à la mi-journée en fraîchissant progressivement jusqu’à 15/20 nœuds, rafales possibles jusqu’à 25 nœuds.

 

Réactions des marins avant le Raid Côtier de l’Acte 7 :

Alexia Barrier (Pays de l’Or Pink Lady Hérault) : « Je connais bien le quartier car je m’entraîne depuis des années à côté d’ici, au Centre d’Entraînement de Méditerranée, en Figaro mais aussi avec l’équipage du Diam 24. C’est un plan d’eau typiquement méditerranéen avec pas mal de surprises, comme les bancs de sable le long de la plage de l’Espiguette. Ca peut être rigolo ! Les courants ne sont pas non plus à négliger. »

Sophie de Turckheim (Pays de l’Or Pink Lady Hérault) : « Notre équipage est mixte avec trois filles et deux garçons. C’est intéressant car nous sommes complémentaires, nous avons différentes manières d’appréhender la compétition, de préparer les manches, de gérer la logistique à terre. Nous sommes aujourd’hui 19e au classement Général et les points sont assez serrés avec ceux de devant. Notre objectif est de grappiller ces quelques places. »

Swan Bezile (Toulon Provence Méditerranée) : « Avant la Méditerranée nous étions dans une phase de découverte mais nous sommes plutôt bien entrés dans la compétition. Nous connaissons beaucoup mieux la Méditerranée. A Roses, il y a eu des hauts des bas. Les Suisses de Ville de Genève – CER 2 sont 1 point devant nous au classement Jeunes et nous espérons les mettre derrière nous avant la fin du Tour ! »

Victor Casas (Ville de Genève – CER 2) : « Cette année nous n’avions pas vraiment d’ambitions sportives concrètes. L’objectif était d’engranger de l’expérience pour les années futures. On se retrouve dans le Top 3 des Jeunes, ce qui est très bien. Maintenant, nous visons aussi le Top 15 au Général. »

Billy Besson (Team Occitanie Sud de France) : « Je sens une grosse évolution par rapport à mon expérience sur le Tour il y a deux ans. Dix à douze bateaux sont vraiment bien préparés. On le ressent sur l’eau, les bagarres ne sont pas les mêmes. J’espère que nous parviendrons à nous qualifier pour une Finale de Stades Nautiques avant la fin de cette édition ! »

Kito de Pavant (team manager du Team Occitanie Sud de France) : « Cette édition du Tour est très sympa à suivre, avec de la bagarre à tous les étages. Le Team Occitanie a encore quelques jours pour entrer dans le Top 10 au Général. Cet équipage est capable de faire des étincelles ! »

 

Sereins, les Tahitiens !

Le 22 juillet 2017

L’Acte 6 à Roses a tenu toutes ses promesses ! Après un Raid Côtier hallucinant hier, les 29 équipages du Tour de France à la Voile ont pris part ce samedi à de spectaculaires Stades Nautiques, dans des conditions idylliques. Et c’est dans une vingtaine de nœuds qu’a été lancée la Finale du jour, marquée par la disqualification de deux ténors et la victoire tout en maîtrise de Trésors de Tahiti devant Vivacar.fr CEFIM et Beijaflore. Au classement Général, les Tahitiens réalisent un bon coup et confortent leur leadership devant Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains et Team Oman Sail. Tout ce beau monde se retrouvera dès demain au Grau du Roi Port Camargue, pour l’Acte 7 de cette 40ème édition à suspens.

La vie en Roses

Après l’incroyable Raid Côtier d’hier et ses multiples rebondissements, on attendait beaucoup des Stades Nautiques de Roses, d’autant plus qu’une belle brise thermique était annoncée. A bord de leurs véloces trimarans de 7,50 mètres de long, les équipages ont effectivement offert un joli show à l’occasion de ces régates courtes, au contact, disputées au plus près du rivage. Sur le plan d’eau catalan, on a souvent vu les Diam 24 naviguer sur une patte, avec aussi quelques jolis plantés d’étraves sous gennaker.

Vent soutenu, douceur toute méditerranéenne, mer belle : les régatiers ne sont pas prêts d’oublier cette journée disputée dans des conditions idylliques.

Phase de qualification : come-back de Fondation FDJ Des Pieds et Des Mains, désillusion pour les Omanais
La phase de qualification a débuté à 11h45. Comme d’habitude, les 29 Diam 24 étaient répartis en deux groupes. La brise thermique a rapidement pris de la consistance, rendant les phases de départ particulièrement tendues. Certains ont d’ailleurs été trop gourmands. Lors des deux premières courses du jour, pas moins de huit équipages ont volé le départ dont le vainqueur du Raid Côtier d’hier (et 2e au Général), Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains, mais aussi le Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan, 5e au Général avant ces Stades Nautiques. Ils ont ainsi fait les frais de la redoutable règle du départ sous Pavillon noir : tout équipage qui passe la ligne trop tôt se voit immédiatement disqualifié de la course en cours. Une mésaventure qui complique sérieusement la donne pour atteindre la Finale et oblige à une belle régularité dans les manches de qualification suivantes…

Les équipages ont tous disputé cinq courses de qualification. Dans le groupe jaune, trois équipages ont remporté des manches : Vivacar.fr CEFIM (deux fois), Cheminées Poujoulat (deux fois également) et Team SFS. Grosse désillusion pour le Team Oman Sail, 3e au classement Général, qui a loupé la qualification pour la Finale en terminant un petit point derrière Team SFS et Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains. Dans le groupe bleu, le Team Lorina Limonade - Golfe du Morbihan était en grande forme et a réalisé un triplé. Trésors de Tahiti et Team Lorina Mojito - Golfe du Morbihan ont remporté les autres manches de qualification.

Coup de tonnerre en Finale !

La Finale du jour réunissait un plateau de choix : Trésors de Tahiti, Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains, Team SFS, Beijaflore, Team Lorina Limonade - Golfe du Morbihan, Vivacar.fr CEFIM, Cheminées Poujoulat, et Coved-Paprec. Les ténors ont pour la plupart tenu leur rang : mis à part Coved-Paprec (11e), tous les qualifiés faisaient partie du Top 10 au classement Général ce matin. Disputée dans une vingtaine de nœuds de vent, la Finale a commencé par un coup de tonnerre puisque deux bateaux ont volé le départ, et pas des moindres : les tenants du titre de Lorina Limonade Golfe du Morbihan et le Team SFS, qui avait déjà réalisé cette erreur lors de la Finale de l’Acte 4 à Arzon… L’équipage de Trésors de Tahiti a en revanche pris le départ dans un timing excellent. Teva Plichart, Pierre Pennec et Manutea Mahai ont rapidement creusé l’écart, filant vers une victoire qui semblait inéluctable tant ils faisaient preuve de sérénité et de maîtrise.

Les Tahitiens ont effectivement coupé la ligne d’arrivée en première position. Bis repetita pour cet équipage, déjà vainqueur des Stades Nautiques l’an dernier à Roses. La contre-performance d’hier (11e du Raid Côtier) est bel et bien oubliée. La lutte pour la suite du podium a en revanche été acharnée avec de nombreux changements au classement tout au long de la Finale. Vivacar.fr CEFIM et Beijaflore ont terminé respectivement 2e et 3e. Ces deux équipages décrochent chacun leur troisième podium dans ce Tour.

Un classement Général très ouvert
Au Général, Trésors de Tahiti conforte son leadership avec désormais 13 points d’avance sur Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains (6e de la Finale) et 18 points sur Team Oman Sail. Le Team SFS reste 4e tandis qu’une formidable bataille se met en place plus en arrière : de Beijaflore, 5e, à Cheminées Poujoulat, 9e, cinq équipages se tiennent en 11 points !

Chez les Jeunes, le Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan, bien qu’ayant manqué la Finale aujourd’hui, écrase la concurrence avec plus de 100 points d’avance sur son dauphin, Ville de Genève – CER 2 !

Du côté des amateurs, Homkia / Les Sables d’Olonne Agglomération quitte Roses en tête du classement, devant Team Installux Aluminium et Dunkerque Voile.

On enchaîne !

Les marins du 40e Tour de France à la Voile ont bouclé les deux tiers de l’épreuve. Six Actes ont été disputés et il leur en reste trois pour se départager. Ce soir, le Tour de France à la Voile rallie Le Grau du Roi Port Camargue, où débutera dès demain l’Acte 7 avec un Raid Côtier. Suivront les Stades Nautiques lundi. La caravane du Tour se rendra ensuite à Marseille (26 et 27 juillet) puis à Nice (28, 29, 30 juillet).

Batistyl IBA remporte le prix Finagaz de la combativité pour l’Acte 6
Formidable 3e du Raid Côtier, en résistant aux assauts d’équipages ultra affûtés, l’équipage mené par Cyrille Legloahec a réalisé une grande performance hier. Dans les Stades Nautiques du jour, Batistyl IBA a terminé 5e de son groupe de qualification, et 10e de la journée. Arrivé 20e à Roses, l’équipe fait un saut de cinq places au classement Général en repartant 15e. Le jury du Prix Finagaz de la Combativité présidé par Michel Desjoyeaux a choisi de saluer l’abnégation de l’équipage sur l’Acte catalan. 

Réactions des marins :

Teva Plichart (Trésors de Tahiti) :  « L’année dernière à Roses, nous avions fait un Côtier difficile avant de gagner les Stades Nautiques. C’est la même configuration cette année donc nous sommes vraiment contents. SFS et Lorina Limonade étaient trop pressés de partir en Finale. Nous gagnons 5 points sur FDJ aujourd’hui, on ne crache pas dessus. Avant le départ, on s’est dit : « « on y va à fond, on va les éclater ! » Et cela a payé. »

Matthieu Souben (Vicacar.fr CEFIM) : « Tout s'est bien passé, nous avons bien su tout analyser dès le départ. Il y a des jours où ça sourit et nous en avons profité. Notre seul petit regret en Finale, c’est de ne pas avoir pris un bon départ. Nous sommes passés derniers à la dernière bouée et il a fallu remonter toute la flotte. Après deux mauvaises journées de suite, les troupes sont remotivées ! »

Valentin Bellet (Beijaflore) : « Nous n’avions pas atteint de Finale depuis Fécamp et nous sommes très heureux de notre 3e place. Le départ a été un peu laborieux mais nous avons réussi à remonter. Avec un tour de plus on aurait peut-être pu dépasser Vivacar.fr CEFIM. Nous sommes cinq dans notre équipage et nous préférons tous quand il y a du vent fort ! »

 

 

 

Roses, Acte 6, Scène 2 : Stades Nautiques dans le thermique

Le 22 juillet 2017

Après le renversant Raid Côtier d'hier, les 29 équipages du Tour de France à la Voile se retrouvent aujourd'hui pour la deuxième journée de compétition à Roses (Espagne). Au programme, des Stades Nautiques dans un régime de brise thermique qui va monter au fur et à mesure de la journée. La Finale du jour promet un joli spectacle avec un vent qui devrait souffler à une vingtaine de nœuds.

Mer d'huile et calme plat ce matin à Roses pour la deuxième journée de l'Acte 6 du Tour du 40e Tour de France à la Voile. Mais qu'on se rassure, tous les ingrédients sont réunis pour l'établissement d'une bonne brise thermique dans la journée, comme l'explique le directeur de course Christophe Gaumont : « Petit à petit le vent va s'établir de secteur Sud quand la température va chauffer sur terre. Cela va provoquer une évaporation et une cellule de brise thermique. Faible au début pour les phases de qualification, le vent devrait monter assez fort jusqu'à la Finale où il pourrait atteindre environ 20 nœuds, avec des rafales. »

Les équipages vont donc naviguer dans des vents de 5 à 20 nœuds aujourd'hui. Pour cette journée complète, ils devront être capables de réagir au niveau des réglages en fonction de la force de la brise. La phase de qualification débutera à 11h45. La Finale, qui regroupera les huit meilleurs teams de la journée, sera diffusée en Live de 15h30 à 16h30 sur www.tourvoile.fr.

Ce matin, seulement 10 points séparent les trois premiers au classement Général : Trésors de Tahiti, Fondation FDJ - Des Pieds et Des Mains et Team Oman Sail. Les tickets pour la Finale vont être chers et, à l'issue de cette journée, il est bien possible que ce trio de tête évolue…

Coups de théâtre à Roses !

Le 21 juillet 2017

Début de course catastrophique du leader du classement Général Trésors de Tahiti avant une spectaculaire remontée, démâtage de son dauphin le Team SFS, performances inattendues, fin de course haletante, classement Général chamboulé… Le premier Raid Côtier disputé par les 29 Diam 24 en Méditerranée, ce vendredi à Roses, a été pour le moins animé. Et c’est finalement Fondation FDJ – Des Pieds et des Mains qui l’a emporté d’un souffle devant Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan et l’équipage de Batistyl IBA, qui réalise la surprise du jour. 11e du Raid, l’équipage de Trésors de Tahiti reste en tête du 40ème Tour de France à la Voile devant Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains et Team Oman Sail. Ces trois leaders se tiennent en à peine 10 points !


La compétition a repris ses droits ce vendredi à Roses, en Espagne, où se dispute l’Acte 6 du 40ème Tour de France à la Voile, et le premier en Méditerranée, un terrain de jeu à la fois attendu et redouté par les marins. Le menu était copieux avec un Raid Côtier disputé dans des conditions très méditerranéennes, c’est-à-dire une météo changeante et de nombreux effets locaux… Ce matin, marins et observateurs étaient unanimes pour dire que ce parcours pouvait potentiellement redistribuer les cartes, et ils n’ont pas été déçus. Retour sur une journée riche en rebondissements.

Reprise sportive !

Reposés et motivés à l’idée d’attaquer la deuxième grande partie du Tour, les 29 équipages ont eu droit à une entame tonique ! Peu avant 13h, le comité de course a en effet lancé les Diam 24 pendant un gros grain. Et c’est sous une pluie battante et un bon flux de Nord-Est que les teams ont effectué le premier bord de près vers la bouée de dégagement. Puis ils se sont lancés dans un magnifique bord de portant à près de 20 nœuds dans la baie de Roses. Clairement plus à l’aise dans les conditions soutenues, les hommes du Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan ont rapidement pris les commandes de la flotte. Après une heure de course, les tenants du titre avaient déjà une belle avance sur leurs premiers poursuivants : Batistyl IBA, Team SFS, Cheminées Poujoulat et Toulon Provence Méditerranée.

Option risquée pour Trésors de Tahiti, démâtage de SFS !

Le leader Trésors de Tahiti était très loin de ce paquet de tête. Teva Plichart et ses hommes ont en effet tenté une option stratégique risquée en partant très au large sur le premier long bord de portant quand tous les autres concurrents, à l’exception de Techneau, restaient proches de la côte. Ce choix n’a absolument pas payé et les Tahitiens ont dégringolé à la 28e place ! Alors 3e, le Team SFS semblait très bien parti pour réaliser un gros coup et terminer la journée tout en haut du classement Général. C’est alors qu’est survenu un nouveau coup de théâtre lorsque Sofian Bouvet, Noé Delpech et Achille Nebout ont démâté lors d’un empannage ! A noter qu’il s’agit du deuxième démâtage de cette 40ème édition après celui des Britanniques du Team Maverick SSR lors du Raid Côtier des Sables d’Olonne. Heureusement, personne n’a été blessé à bord du Diam 24 aux couleurs de SFS et le bateau a pu être remorqué jusqu’à la plage de Roses. Le Team a donc terminé dernier de ce Raid Côtier. C’est forcément une très mauvaise nouvelle pour cet équipage, d’autant que les principaux concurrents, à l’exception des Tahitiens, ont tenu leur rang. 

Un finish hallucinant !

Tout en maîtrise, creusant l’écart marque après marque, le Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan était en très bonne posture pour décrocher une troisième victoire dans ce Tour après le doublé Raid Côtier-Stades Nautiques à Jullouville. Mais en toute fin de course, dans un vent évanescent, le groupe de tête s’est resserré et le final a été incroyable avec un bon coup de Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains qui est revenu à la hauteur du Team Lorina Limonade Golfe du Morbihan. Ces deux équipages ont livré un finish incroyable, bord à bord, à la recherche de la moindre risée. L’incertitude demeurait jusqu’aux derniers mètres et c’est finalement Fondation FDJ Des Pieds et Des Mains qui est sorti vainqueur de ce duel stressant. Damien Seguin, Damien Iehl et Benjamin Amiot ont décroché leur première victoire dans ce Tour. Sept équipages différents ont remporté les onze épreuves disputées jusqu’à présent.

Le podium de ce Raid espagnol est complété par le surprenant équipage de  Batistyl IBA, 20e au Général ce matin. Cyrille Legloahec, Emile Amoros et Lucas Rual ont aujourd’hui joué dans la cour des grands et entament de la meilleure des manières la Méditerranée. Ils gagnent ce soir quatre places au classement Général. Team Oman Sail et Cheminées Poujoulat ont respectivement terminé 4e et 5e du Raid. Derrière, on note de belles surprises : les jeunes de Ville de Genève – CER 2 et de Toulon Provence Méditerranée ont terminé dans le Top 10, tout comme les amateurs de Dunkerque Voile.

Un classement général chamboulé

Leader du Tour après les cinq premiers Actes, Trésors de Tahiti s’est fait une belle frayeur aujourd’hui et a frôlé la correctionnelle. Mais en parallèle du démâtage de Team SFS, Teva Plichart et ses hommes ont entamé une impressionnante remontée, passant de la 28e place à la 11e. Il restent ce soir leader au classement Général avec seulement 8 points d’avance sur Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains et 10 points sur Team Oman Sail.

Grand perdant la journée, le Team SFS dégringole à la 4e place, à 21 points des leaders. C’est un coup dur pour cet équipage qui se faisait une joie de retrouver son jardin méditerranéen. Très régulier, les jeunes du Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan, 6e aujourd’hui, font leur entrée dans le Top 5 au Général, tout en survolant le classement Jeunes.

RÉACTIONS DES MARINS

Damien Seguin (Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains) : « C'est notre première victoire de ce Tour de France à la Voile, et j'espère que ça ne sera pas la dernière ! C'était tendu mais nous avons fait le décalage assez tôt sous le vent sur les derniers bords. Nous faisons un beau rapproché au classement Général. Mais rien n’est acquis, il va falloir rester concentrés jusqu'à la fin. »

 

Quentin Delapierre (Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan) : « La victoire s'est jouée à une longueur, mais nous avons fait un super Raid, en retrouvant de bonnes sensations. Nous avons disposé d’une bonne avance qui a fondu dans la baie de Roses. Il se passe toujours des choses bizarres ici avec les montagnes, et nous avons eu moins de vent que nos poursuivants. Nous avons quand même réussi à enrouler la dernière bouée en tête puis à contrôler un paquet de trois-quatre bateaux au-dessus de nous. Mais FDJ a fait un coup par-dessous. Bravo à eux ! »

 

Cyrille Legloahec (Batistyl IBA) : « On ne s’attendait pas à finir dans les trois premiers car nous débutons. Nous avons manqué de réussite sur le début de Tour mais nous sommes convaincus que nous pouvons obtenir des beaux résultats plus souvent. C'est une belle opération pour nous, on peut imaginer finir dans les 15 premiers au Général si la Méditerranée se passe bien. »

 

Teva Plichart (Trésors de Tahiti) : « C’était une option extrême car on savait qu’un vent du large pouvait rentrer. C’était bien au début mais sur la fin du premier bord, le grain qui est passé a changé la donne… Le groupe a pu partir et nous étions avant-dernier. C’était très mal parti ! A l’arrivée, nous ne savions pas que SFS avait démâté. Nous nous sommes battus pour revenir de cette 29e place à la 11e. Cela nous fait de la peine pour eux car ce n’est pas comme ça qu’on aurait voulu rester devant ce soir… C’était un petit rappel à l’ordre aujourd’hui. »

 

Lionel Péan (manager du Team SFS) : « C’est a priori un lashing de hauban qui est parti. Le mât a basculé tranquillement sur le côté dans un empannage. Il n’y a pas de gros dégâts à bord. L’équipe va tout vérifier ce soir et on va remâter pour être sur la ligne de départ demain. Ils étaient très motivés, d’ailleurs ils étaient bien placés quand le démâtage est survenu. Il y a de l’adversité dans notre histoire… un peu trop à mon goût. Mais il y a encore de beaux matchs à venir. »

 

Roses, Acte 6, Jour 1 : Premier Raid en Méd’ !

Le 21 juillet 2017

La compétition reprend ses droits pour les 29 équipages du Tour de France à la Voile qui attaquent ce vendredi le premier des quatre Actes méditerranéens de cette 40ème édition. Au programme : un Raid Côtier de 43 milles (avec possibilités de réduction) au départ et à l’arrivée de Roses, en Espagne. Départ prévu à 12h30.

Après un transfert routier depuis les Sables d’Olonne (mercredi) et une journée de repos et de montage des bateaux (hier), les choses sérieuses reprennent à Roses, où se déroule l’Acte 6 du 40e Tour de France à la Voile. Comme d’habitude, le premier jour de l’Acte consiste en un Raid Côtier.

« La météo du jour est incertaine et les sources contradictoires. Nous avons opté pour un Raid de 43 milles avec un certain de nombre de possibilités de réduire la distance de ce parcours », explique Christophe Gaumont, le directeur de course. S’ils effectuent la totalité du parcours, les 29 Diam 24 iront contourner les îles Mèdes, avec un superbe spectacle en perspective !

Quoi qu’il arrive, cette navigation dans la baie de Roses promet de belles images, et du suspens. Bien difficile de dire qui sera leader du classement Général ce soir car le leader Trésors de Tahiti n’a que 2 petits points d’avance sur son dauphin, le Team SFS, fin connaisseur des spécificités de la Méditerranée… 

Prévisions météorologiques pour le vendredi 21 juillet à Roses (source : Météo France)

Temps : Peu nuageux, température 24/26 degrés, ressenti jusqu’à 35 degrés.
Vent : Variable faible de secteur Nord/Nord-Ouest dominant 4/7 nœuds, virant secteur Est puis Sud-Est 8/13 nœuds en milieu d’après-midi.
Mer : Peu agitée 0.4/0.6 m

 

 

Début demain du grand final méditerranéen

Le 20 juillet 2017

Un deuxième Tour dans le Tour va commencer… Après le transfert routier depuis les Sables d’Olonne hier, les 29 équipages et leurs Diam 24 sont arrivés à bon port à Roses, en Espagne. Les marins profitent ce jeudi d’une journée de repos salvatrice après une première partie de Tour de France à la Voile très intense en Mer du Nord, en Manche et en Atlantique. Dès demain, le rythme va à nouveau sérieusement s’accélérer avec un Raid Côtier dans la baie de Roses qui lancera de belle manière le final méditerranéen. Après l’Espagne, les trois derniers Actes se dérouleront au Grau du Roi Port Camargue, à Marseille et à Nice, où le Tour livrera son verdict dans très exactement dix jours.


hangement de décor pour la caravane du 40ème Tour de France à la Voile qui a quitté la Vendée et les Sables d’Olonne pour s’installer à Roses. Cité balnéaire catalane située à une trentaine de kilomètres de la frontière franco-espagnole, Roses accueille pour la 7ème fois l’épreuve estivale.

Check-up des bateaux, éventuelles réparations, repos…

Pas de course au programme ce jeudi, au grand soulagement des équipages qui n’ont pas ménagé leurs efforts, à terre comme en mer, depuis le premier Raid Côtier de Dunkerque le 7 juillet. Ce matin, il y avait tout de même de l’activité sur le paddock, autour des Diam 24 encore démontés. « C’est du repos sans l’être », explique Gwen Gbick, du projet Team Occitanie Sud de France, heureux de retrouver les plans d’eau méditerranéens. « Les navigants récupèrent après une première partie de Tour très exigeante physiquement. Mais les équipes techniques sont au boulot car les bateaux ont été très sollicités et il faut faire une bonne vérification du matériel avant d’attaquer la dernière ligne droite. »
Du côté des équipages amateurs, forcément moins structurés, certains navigants étaient sur le pont ce matin, à l’instar de ceux de Techneau. « Nous avons fait huit heures de route hier et le bateau est sale donc nous commençons par nettoyer les coques », explique Aurélien Fernandez, tacticien et numéro 1 sur Techneau. « Nous profitons aussi de cette journée off pour réparer l’un des flotteurs, endommagé suite à un accrochage sur une bouée en ferraille lors des Stades Nautiques des Sables d’Olonne. Mais cet après-midi nous allons prendre du temps pour nous pour renforcer la cohésion d’équipage, aller à la plage... Avant d’entrer à nouveau pleinement dans la régate à partir de ce soir, en préparant le parcours du Raid Côtier de Roses. » C’est à partir de 17h30 aujourd’hui que les Diam 24 seront assemblés.

Encore dix jours de suspense…

Demain, la compétition reprendra ses droits. Après le Raid Côtier, les équipages prendront part aux Stades Nautiques samedi, toujours en terres catalanes. Après les Cinq premiers Actes, bien malin qui prétend connaître l’issue de cette 40ème édition. Avec 468 points, le leader Trésors de Tahiti n’a que 2 points d’avance sur son dauphin du Team SFS, grand spécialiste de la Méditerranée. Respectivement 3e et 4e, Team Oman Sail et Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains restent en embuscade. Et les poursuivants, à commencer par Vivacar.fr CEFIM mais aussi Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan comptent bien jouer les trouble-fêtes. Dans dix jours, à Nice, on saura qui inscrira son nom au palmarès de la 40ème édition du Tour de France à la Voile. Il reste huit épreuves pour départager les teams : quatre Raids Côtiers et quatre Stades Nautiques. Et il y a fort à parier que le suspense perdurera jusqu’aux ultimes régates…

Premier bilan après la Mer du Nord, la Manche et l’Atlantique

Le 19 juillet 2017

Les 29 équipages du Tour de France à la Voile font route ce mercredi vers Roses (Espagne), où ils prendront une journée de repos demain, avant la reprise des courses vendredi avec un Raid Côtier. Cette pause bienvenue avant le final méditerranéen est aussi l’occasion de dresser un premier bilan de cette 40ème édition après les cinq Actes en Mer du Nord (Dunkerque), en Manche (Fécamp et Jullouville) puis en Atlantique (Arzon – Port du Crouesty et Les Sables d’Olonne). Sportivement, il y a des confirmations, des surprises, des déceptions, des coups d’éclats et des coups durs, mais surtout beaucoup de suspense !

On s’attendait à une très belle 40ème édition du Tour avec une participation record en Diam 24, des marins de très haut niveau venus de divers horizons, des équipages de mieux en mieux préparés et un parcours attractif. Après les cinq premiers Actes en Mer du Nord, en Manche et en Atlantique, et avant ceux en Méditerranée (Roses, Le Grau du Roi Port Camargue, Marseille et Nice), il apparaît que ce cru 2017 tient toutes ses promesses.

Un plateau sportif homogène et relevé

L’an dernier, le Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan avait dominé le Tour sans partage et disposait d’une avance confortable avant d’aborder la Méditerranée. Cet équipage était clairement au-dessus du lot. La donne est bien différente cette année car leurs adversaires se sont beaucoup mieux préparés, passant énormément de temps sur l’eau en avant-saison. Une dizaine de teams semblaient très affûtés et en mesure de jouer une place sur le podium avant le Grand Départ de Dunkerque. « La concurrence est très élevée, nous sommes nombreux à pouvoir prétendre au haut du tableau », confirme Sofian Bouvet, skipper du Team SFS, qui va retrouver en Méditerranée son terrain de jeu favori. « On peut très vite perdre des points car les adversaires profitent de la moindre erreur ou défaillance. Interdiction de se relâcher, il faut constamment rester vigilant ! »

Dix épreuves, six vainqueurs

Depuis le coup d’envoi du 40ème Tour de France à la Voile le vendredi 7 juillet à Dunkerque, dix épreuves ont été disputées (cinq Raids Côtiers et cinq Stades Nautiques). Deux équipages ont décroché plusieurs victoires : Team SFS (4 victoires) et Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan (2 victoires). Les autres lauréats sont Trésors de Tahiti, Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan, Beijaflore et Vivacar.fr CEFIM. 

Un suspense haletant pour la victoire finale et le podium

Après les cinq Actes en Manche et en Atlantique, les deux premiers au classement Général sont quasiment à égalité puisque Trésors de Tahiti a seulement 2 points d’avance sur le Team SFS. Absolument rien n’est joué, surtout quand on connaît la complexité de la navigation en Méditerranée…« Le bilan est très positif pour nous car nous sommes leaders sans prendre de risques, sans attaquer inutilement, sans surjouer… Nous avons progressé dans tous les niveaux de jeu, aussi bien sur l’eau qu’à terre », se réjouit Pierre Pennec, équipier sur Trésors de Tahiti. « Avec Team SFS, nous avons creusé un petit écart sur les 3e et 4e au classement Général. En Méditerranée les points peuvent voler dans tous les sens, il est donc intéressant de disposer de cette avance. » Le suspense pour la victoire finale reste entier, d’autant que d’autres équipages n’ont pas dit leur dernier mot. A 17 points des leaders tahitiens, le Team Oman Sail est 3e au Général, talonné par Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains, seulement un point derrière !

Des hauts et des bas pour les tenants du titre

L’équipage du Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan a-t-il ressenti la pression du favori qui doit défendre son titre ? Toujours est-il que l’équipage mené par Quentin Delapierre et Matthieu Salomon a complètement loupé son début de Tour à Dunkerque, avec notamment une 29e et dernière place en Stades Nautiques qui les a tout de suite mis dans le dur. Ils ont ensuite réagi à Fécamp (deux fois 4e) et surtout à Jullouville avec un superbe doublé. Mais ils ont replongé lors d’un Raid Côtier très décevant aux Sables d’Olonne (21e place). Trop irréguliers pour jouer les tous premiers rôles, les « Limonadiers » sont 8e au classement Général, à 45 points des leaders de Trésors de Tahiti, et à 28 points du podium. « Ce n’est pas du tout ce que nous avions imaginé en avant saison. Mentalement, c’est très dur », confie Bruno Mourniac, l’un des équipiers. « Les premiers sont très loin donc ça ne sert à rien de penser à eux. Nous avons envie de retrouver le niveau que nous avons pu avoir sur l’édition 2016. Nous restons vraiment déterminés pour remonter tout ce que nous pouvons au classement général. Finir dans les 5 c’est bien, finir dans les 3 c’est encore mieux. »

Team Oman Sail au top des équipages internationaux 

Sept équipages internationaux prennent part à cette 40ème édition. Et c’est sans surprise le très professionnel et soudé Team Oman Sail qui s’en sort le mieux, avec une 3e place au Général. « Nous naviguons mieux maintenant qu’au début du Tour et nous sommes très satisfaits de nos performances même si nous pouvons faire encore mieux en terme de vitesse. En Méditerranée, nous allons faire notre maximum pour recoller aux deux premiers », explique Stevie Morrison. Un autre équipage cosmopolite, New Territories, a réalisé quelques bons coups, décrochant deux places en Finale des Stades Nautiques (à Dunkerque et Arzon) mais il manque de régularité et occupe le milieu du tableau au classement Général (14e place). Du côté des Suisses, Ville de Genève – CER 2 est 17e (et 4e du classement Jeunes) tandis que leurs aînés de Ville de Genève – CER 1 occupent une 22e place en-deçà de leurs espérances. Les Belges de BE.Brussels Caraïbos sont 23e, les Britanniques du Team Maverick SSR 26e.

Chez les Jeunes, les « Mojito Boys » au top !

C’est la bonne surprise de cette première partie de Tour : l’équipage de Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan, 20 ans de moyenne d’âge, attaque la Méditerranée en 6e position du classement Général. Chez les Jeunes, ils écrasent la concurrence avec 86 points d’avance sur leur dauphin, Toulon Provence Méditerranée. On retiendra leur formidable victoire dans le Raid Côtier de Fécamp. Ils ont aussi décroché trois fois la 2e place en Stades Nautiques (à Fécamp, à Arzon – Port du Crouesty et aux Sables d’Olonne). Les petits jeunes du Team Lorina Mojito jouent dans la cour des grands et se payent au passage le luxe d’être devant le Team Limonade. Et ce n’est peut-être que le début. « Je suis sûr qu’on peut encore aller enquiquiner les leaders. Nous sommes dans une bonne dynamique ! », prévient Solune Robert.

Homkia / Les Sables d’Olonne Agglomération et Team Installux Aluminium dominateurs chez les Amateurs

Après dix courses, Homkia / Les Sables d’Olonne Agglomération domine le classement Amateurs. Cet équipage a profité de l’Acte 5 à domicile pour grappiller des points, décrochant une très belle 5e place sur le Raid Côtier. En dix épreuves, Homkia / Les Sables d’Olonne Agglomération a obtenu quatre places dans le Top 10. Cette belle régularité permet à Emeric Dary et ses hommes de disposer d’un matelas de 12 points d’avance sur Team Installux Aluminium. Ces deux équipages ont fait le break sur le 3e, Dunkerque Voile. 

Des matchs à tous les étages

A tous les niveaux du classement, les équipages veulent gagner des places ou consolider leur positionnement. Ainsi, Vivacar.fr CEFIM, actuellement 5e, espère continuer dans cette voie. « Nous sommes dans la fenêtre de tir. Nous avons réalisé de beaux Raids Côtiers et décroché une victoire à Arzon à la maison. Les teams de devant s’échappent un peu mais le jeu se resserre pour une place dans le Top 5 à Nice. »

D’autres équipes se fixent des objectifs moins ambitieux, conscientes que les dix premières places sont réservées aux teams les mieux préparés. Skipper de Pays de l’Or Pink Lady Hérault, Sophie de Turckheim vise ainsi une place dans le Top 15 : « Après des débuts difficiles à Dunkerque, le temps de se caler, nous avons progressé tout du long. Aujourd’hui nous sommes 18e au Général, et il nous reste la Méditerranée pour dépasser quelques concurrents… »



Deuxième doublé du Team SFS, vainqueur des Stades Nautiques aux Sables d’Olonne

Le 18 juillet 2017

Ce mardi aux Sables d’Olonne, les 29 équipages du Tour de France à la Voile ont enchaîné les régates à un rythme effréné, à l’occasion de Stades Nautiques physiques. Pas moins de cinq courses de qualification ont été disputées dans chacun des deux groupes. Comme hier lors du Raid Côtier, c’est le Team SFS qui a dominé les débats et remporté la Finale du jour devant Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan et Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains. En réalisant son deuxième doublé après celui de Dunkerque, le Team SFS a parfaitement relevé la tête après l’Acte cauchemardesque d’Arzon – Port du Crouesty. L’écart avec le leader au classement Général, Trésors de Tahiti, se réduit : seulement 2 points de retard ce soir ! Demain, la journée sera consacrée au transfert routier vers Roses, en Espagne, cadre de l’Acte 6 de la 40ème édition du Tour. Puis jeudi, les marins profiteront d’un repos bien mérité. Les régates reprendront donc vendredi avec un Raid Côtier, le premier en Méditerranée.

Après une telle journée, on se dit que le Tour de France à la Voile mérite son appellation de « Grand Show Nautique ». Ce mardi, les régatiers se sont régalés et le public des Sables d’Olonne a pu profiter pleinement du spectacle des Stades Nautiques, visible depuis la grande plage avec une ligne d’arrivée mouillée à quelques dizaines de mètres à peine du rivage.

La journée ne manquait pas d’enjeux. Ce matin, seulement 5 points séparaient les deux premiers au classement Général, Trésors de Tahiti et Team SFS. La lutte pour la 3e place était également serrée puisque trois équipages se tenaient en 6 points : Team Oman Sail (3e), Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains (4e)  et Vivacar.fr CEFIM (5e). Plus en arrière du classement, d’autres matchs à distance mettaient aux prises différents équipages pour les places d’honneur.

Phase de qualification : les teams Lorina en feu, suspense dans le groupe bleu

Le rythme de la phase qualificative  a été soutenu : dans chacun des deux groupes, cinq manches de qualification ont été lancées. Comme toujours dans le Tour, la régularité s’est révélée la clé de la réussite. Il ne fallait pas se démobiliser après un résultat décevant mais aussi ne pas se reposer sur ses lauriers après une belle course. Les équipages ont disputé leurs trois premières manches dans des conditions toniques, avec une bonne brise de Sud-Est. Puis, comme prévu, le vent a molli en prenant du Sud, pour les deux dernières manches de qualification.

Dans le groupe jaune, Team Lorina Limonade - Golfe du Morbihan, très en forme dans la brise, a remporté trois victoires. Leurs jeunes compères de Team Lorina Mojito - Golfe du Morbihan ont eux aussi gagné une régate, tout comme les locaux d’Homkia / Les Sables d’Olonne Agglomération qui n’ont pas décroché leur place en Finale mais peuvent tout de même se réjouir de cette victoire. Dans le groupe bleu, il y a eu quatre vainqueurs différents : Trésors de Tahiti, Team Installux Aluminium, Vivacar.fr CEFIM et Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains (deux victoires).

Une Finale de haut vol avec six « habitués » et deux nouveaux venus

Le plateau de la Finale du jour était alléchant avec les quatre premiers du classement Général (Team SFS, Trésors de Tahiti, Team Oman Sail et Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains), les deux teams Lorina – Golfe du Morbihan (Limonade et Mojito) et aussi deux équipages qui ont décroché aujourd’hui leur première place en Finale (Coved-Paprec et Toulon Provence Méditerranée). Rappelons que pour cette course décisive, tous les compteurs étaient remis à zéro. Un équipage sorti vainqueur de son groupe de qualification pouvait donc très bien finir dernier de cette Finale. La dure loi du Tour…

C’est à 16h que les huit finalistes ont été libérés dans un vent de plus en plus faible et instable. Superbe départ du Team SFS qui a franchi la première marque en tête avec déjà une belle avance sur Team Lorina Mojito - Golfe du Morbihan et Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains. Début de Finale décevant en revanche pour Trésors de Tahiti, 6e à cette première marque.

Carton plein pour le Team SFS aux Sables d’Olonne !

Très à l’aise dans le petit temps depuis le début du Tour, le Team SFS a réalisé un sans-faute dans cette Finale qui a duré une vingtaine de minutes. Les adversaires n’ont rien pu faire et les hommes de Sofian Bouvet ont décroché leur deuxième victoire aux Sables d’Olonne, après celle acquise hier dans le Raid Côtier. Les petits jeunes du Team Lorina Mojito - Golfe du Morbihan, décidément très impressionnants, se sont emparés de la 2e place. Le finish pour la 3e place a été très chaud et c’est Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains qui est monté sur le podium, juste devant Trésors de Tahiti (auteur d’une belle remontée) et Team Oman Sail.

Au classement Général, les solides Tahitiens restent leaders mais avec deux tous petits points d’avance sur le Team SFS. Autant dire que le suspense reste entier avant les quatre Actes en Méditerranée. Le Team Oman Sail est ce soir 3e au Général, mais Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains n’est qu’à un point !

Après dix courses, Homkia / Les Sables d’Olonne Agglomération domine le classement Amateurs. Du côté des Jeunes, les « Mojito Boys », par ailleurs 6e au Général, dominent haut la main…
Demain, les 29 teams prendront la route vers Roses, en Espagne, où se disputera l’Acte 6 du Tour 2017. Les régates reprendront vendredi, avec le premier Raid Côtier méditerranéen.

Coved-Paprec remporte le Prix Finagaz de la Combativité

Coved-Paprec a réalisé un bel Acte aux Sables d’Olonne en décrochant une place dans le Top 10 du Raid Côtier hier et, surtout, en accédant pour la première fois à une Finale de Stades Nautiques aujourd’hui. Le jury de spécialistes présidé par Michel Desjoyeaux a donc décerné le Prix Finagaz de la Combativité à l’équipage mené par Aurélien Ducroz.

Bernard Stamm : Revoir les Sables et performer

Le 18 juillet 2017

S’il est un marin du Tour qui connaît parfaitement les Sables d’Olonne, c’est bien Bernard Stamm. Le Suisse, skipper du Diam 24 Cheminées Poujoulat, a en effet pris trois fois le départ du Vendée Globe. Il revient donc dans le port vendéen dans un contexte très différent, à l’occasion de sa troisième participation consécutive au Tour de France à la Voile, avec de vraies ambitions de résultats. A mi-parcours du Tour, son équipage occupe la 7e place.

L’Acte 5 du 40ème Tour de France à la Voile a une saveur particulière pour Bernard Stamm. Les Sables d’Olonne sont en effet le théâtre du Vendée Globe, le mythique tour du monde en solitaire et sans escale auquel Bernard a participé à trois reprises (en 2000-2001, 2008-2009 et 2012-2013). Le skipper suisse a ici vécu certaines de ses plus belles émotions sportives, et probablement de sa vie d’homme.

« J’ai l’impression de très bien connaître l’endroit même si j’ai plus l’habitude de venir aux Sables au mois de novembre qu’au mois de juillet ! », explique-t-il. « J’ai de superbes souvenirs ici, et des moins bons car le Vendée Globe ne s’est pas toujours bien terminé pour moi (deux abandons et un tour bouclé en 88 jours, mais hors course, NDR)… C’est forcément un pincement au cœur de sortir et de rentrer de ce port. J’ai toujours une pensée particulière en empruntant ce fameux chenal. »

« Le niveau du Tour est monté d’un cran cette année »

Si Bernard revient aux Sables d’Olonne au cœur de l’été, c’est donc pour participer au Tour de France à la Voile new look, comme en 2015 (avec déjà un passage aux Sables) et en 2016. Si la météo est bien différente de celle du mois de novembre, le support l’est également. Le skipper de Cheminées Poujoulat a ainsi troqué le 60 pieds IMOCA, un monocoque de 18,28 mètres de long dédié au grand large, pour le Diam 24, un petit trimaran de 7,25 mètres pour des régates à la journée.

Comme beaucoup de marins et d’analystes, Stamm constate que le plateau de cette 40ème édition du Tour de France à la Voile est particulièrement relevé. « Le niveau est monté d’un cran. L’an dernier, trois ou quatre équipes étaient bien au-dessus du lot. Pour cette édition, les teams ont beaucoup travaillé et ça se voit ! Dix à douze équipages sont en mesure de jouer le haut du tableau. Il y a moins d’écarts que l’année passée, les places sont plus chères à gagner. »

Un bilan mitigé à mi-parcours du Tour

22e du classement général en 2015 et 12e en 2016, Bernard Stamm revient avec des ambitions sportives à la hausse puisqu’il vise cette fois une place dans le Top 5. Pour se donner toutes les chances d’y parvenir, il s’est entouré de deux nouveaux équipiers chevronnés : Jean-Christophe Mourniac (2e du Tour l’an passé) et Gwen Riou. L’organisation du bord a également changé car contrairement aux deux années précédentes, Bernard n’est pas à la barre, laissant ce rôle à Jean-Christophe Mourniac.

A mi-parcours du Tour, Cheminées Poujoulat est 7e au classement Général, à 15 points du 5e, Vivacar.fr CEFIM. La place dans le Top 5 est donc encore tout à fait jouable. « Notre bilan est un peu mitigé et nous manquons parfois de réussite, notamment dans l’exercice des Stades Nautiques », analyse Bernard Stamm. « Nous réalisons souvent de bonnes qualifications et nous accédons à la Finale, ce qui est très bien. Mais nous avons alors du mal à concrétiser dans cette Finale et à marquer beaucoup de points. Nous sommes réguliers, dans le match, on se bat avec les meilleurs mais il nous manque un petit quelque chose pour accrocher les toutes premières places. Dans la suite du Tour, nous devrons être capables de sortir les bonnes performances dans les manches cruciales. »

 

Acte 5, Scène 2 : Les Sables d’Olonne, Stades Nautiques toniques !

Le 18 juillet 2017

Après le Raid Côtier d’hier, les 29 équipages du Tour de France à la Voile s’apprêtent à disputer des Stades Nautiques devant la plage des Sables d’Olonne. Dans un vent plus établi, les régates promettent un joli spectacle.


C’est dans des conditions météo plus stables et soutenues qu’hier (lire ci-dessous) que les 29 équipages vont prendre part aux cinquièmes Stades Nautiques de ce 40ème Tour de France à la Voile (après ceux de Dunkerque, Fécamp, Jullouville et Arzon – Port du Crouesty). Cinq à six manches de qualification devraient pouvoir être disputées, avant la Finale qui réunira les huit meilleurs teams de la journée (les quatre premiers du groupe jaune et les quatre premiers du groupe bleu).

La phase de qualification des Stades Nautiques débutera à 11h45. La Finale de cette journée sera diffusée en Live de 15h30 à 16h30 sur www.tourvoile.fr.

On saura alors qui succèdera à Team SFS, Beijaflore, Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan et Trésors de Tahiti, les quatre vainqueurs des précédents Stades Nautiques.
La journée s’annonce spectaculaire et intéressante, notamment en haut du classement. Ce matin, seulement 5 points séparent les deux premiers au classement Général, Trésors de Tahiti et Team SFS. La lutte pour la 3e place est également serrée puis trois équipages se tiennent en 6 points : Team Oman Sail (3e), Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains (4e)  et Vivacar.fr CEFIM (5e).

 

Prévisions météo pour la journée du mardi 18 juillet aux Sables d’Olonne :

Temps : Très nuageux avec risques d’ondées orageuses ce matin, devenant peu nuageux à la mi journée.

Vent : Sud-Est 12-17 nœuds avec rafales possibles jusqu’à 30 nœuds sous ondées mollissant 6-10 nœuds en cours d’après-midi en virant au secteur Sud.
Mer : Peu agitée 0.8-1,2 m.

La révolte de Team SFS, vainqueur implacable du Raid Côtier aux Sables d’Olonne

Le 17 juillet 2017

Ce lundi aux Sables d’Olonne, théâtre de l’Acte 5 du 40ème Tour de France à la Voile, les Diam 24 ont pris part à un Raid Côtier dans des conditions une nouvelle fois délicates avec un vent de terre changeant, très perturbant pour les navigants. Belle réaction du Team SFS qui a dominé sans contestation la course du jour et ainsi oublié l’Acte manqué d’Arzon. Deuxièmes aujourd’hui, les hommes de Trésors de Tahiti restent leaders au Classement Général, devant Team SFS et Team Oman Sail. A noter les belles performances de Team Occitanie Sud de France (avec Billy Besson à la barre), 3e, de Beijaflore, 4e, et aussi des locaux d’Homkia / Les Sables d’Olonne Agglomération, 5e aujourd’hui et plus que jamais leaders du classement Amateurs. Ce soir, les 29 équipages sont tout juste à mi-parcours du Tour.

C’est aux alentours de 11h ce matin que les 29 équipages ont quitté le mythique ponton du Vendée Globe à Port-Olona, avant d’embouquer le non moins fameux chenal qu’empruntent tous les quatre ans les marins engagés dans le tour du monde en solitaire…Pour les Diam 24, le parcours du jour était bien plus court : un Raid Côtier d’une trentaine de milles (sur la route théorique) avec parfois des passages au plus près de la plage, bondée en ce mois de juillet. De nombreux spectateurs ont ainsi pu profiter du spectacle.

Team Maverick SSR victime d’un démâtage, les deux leaders au Général prennent vite l’avantage…
Le départ a été donné comme prévu aux alentours de 12h30. Mauvaise nouvelle pour le Team Maverick SSR qui a été victime d’un démâtage. Pas de blessé à bord heureusement et le Diam 24 britannique a été remorqué sans encombre vers le port. Seulement 28 bateaux ont donc pris part à ce Raid qui a débuté par un délicat bord de près, dans des conditions aléatoires avec des grosses sautes de vent. A la bouée de dégagement, le Top 5 était le suivant : Team Occitanie Sud de France, Team Oman Sail, Trésors de Tahiti, BE. Brussels Caraïbos et Team SFS qui s’est vite remis dans le match malgré un très mauvais départ (collision avec le bateau viseur).

Un duel entre les deux premiers au classement Général s’est ensuite mis en place, avec d’abord un avantage pour les Tahitiens. Mais lors d’un grand bord de portant vers Port-Bourgenay, Team SFS s’est emparé des commandes de la flotte, pour ne plus jamais les quitter…

Le cavalier seul de Team SFS, d’autres matchs dans le match

De fait, tout au long de ce Raid Côtier de plus de 3h30, le Team SFS n’a eu de cesse de creuser l’écart sur Trésors de Tahiti et les autres. Si les Tahitiens, auréolés de leur joli gennaker bleu de leader au Général, ont fait de solides deuxièmes aujourd’hui, la lutte a été plus intense pour compléter le podium et le Top 5 entre Team Occitanie Sud de France, Beijaflore et Homkia / Les Sables d’Olonne Agglomération.

Dans les petits airs instables, il était possible de gagner et de perdre des places très rapidement. Les équipages n’avaient pas un instant de répit, devant s’adapter en permanence pour tirer le maximum de leur trimaran et négocier les molles et les changements de direction du vent.
C’est peu après 16h que le Team SFS de Sofian Bouvet, Noé Delpech et Achille Nebout a franchi la ligne d’arrivée en vainqueur implacable, avec près de dix minutes d’avance sur son premier poursuivant, Trésors de Tahiti ! Les jours se suivent et ne se ressemblent pas pour le Team SFS qui a oublié l’affront d’Arzon et décroche sa troisième victoire après son doublé à Dunkerque.

C’est finalement Team Occitanie Sud de France qui s’est emparé de la 3e place, avec à la barre un certain Billy Besson, multiple champion du monde en Nacra 17. Beijaflore a terminé au pied du podium, comme lors du Raid Côtier de Jullouville. Très motivé à domicile, l’équipage amateur du Diam 24 Homkia / Les Sables d’Olonne Agglomération réalise une très jolie performance en empochant la 5e place, devant des ténors du Tour. La pression de naviguer « à la maison » a été positive pour l’équipage mené par Emeric Dary. La déception est grande en revanche pour les tenants du titre, Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan, qui ont loupé une porte en fin de parcours et ont terminé 21e… A noter que sept équipages n’ont pas franchi la ligne d’arrivée à temps et ont été classés DNF. Pour eux aussi, la journée est à oublier. 

Trésors de Tahiti reste tout en haut du classement Général, grosse bataille pour le podium

Pas de changement majeur au classement Général by Yanmar suite à ce Raid même si Team SFS grappille un petit point sur les leaders de Trésors de Tahiti qui ont donc désormais 5 points d’avance. La bataille pour la 3e place au Général est tout aussi intense. 6e du Raid Côtier des Sables, Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains a repris 2 points à Team Oman Sail, 8e. Les Omanais restent 3e du Tour mais avec seulement un avantage de 3 points sur l’équipage de Damien Seguin et Damien Iehl.

Du côté des Amateurs, c’est Homkia / Les Sables d’Olonne Agglomération qui fait une très belle opération et conforte son leadership. Chez les Jeunes, le Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan, 9e de la course du jour, garde sa première place.

Ce soir, neuf épreuves ont été disputées (cinq Raids Côtiers et quatre Stades Nautiques) et il reste … neuf épreuves ! Vous l’aurez compris, les teams sont tout juste à mi-parcours de cette 40ème édition. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’issue reste incertaine… Demain, les Diam 24 prendront part à l’exercice des Stades Nautiques devant la plage des Sables d’Olonne.

 

Réactions des skippers

Le 17 juillet 2017

Achille Nebout (Team SFS) : « Cela fait plaisir de remporter une troisième victoire dans ce Tour et de relever la tête après la mésaventure de l’Acte d’Arzon. Nous avions à cœur de réagir. On savait qu’il y avait plus de vent près de la côte et on a suivi cette stratégie toute la journée. Je crois que c’est la première fois que je gagne une course avec autant d’avance ! C’est bon pour la confiance ! »

Teva Plichart (Trésors de Tahiti) : « C’est une bonne journée pour nous. Nous perdons 1 point sur SFS mais ce n’est pas grave. Et nous gagnons du terrain sur les autres poursuivants. Ce qui est pris n’est plus à prendre et nous allons continuer à naviguer avec le plus de régularité possible. »

Billy Besson (Team Occitanie Sud de France) : « C’était un Raid Côtier difficile avec un vent changeant tout du long, ce qui a créé beaucoup de rebondissements. Dans ces conditions, la pression est maximum et les nerfs à vif ! Nous décrochons un beau résultat aujourd’hui mais demain est un autre jour. »

Thierry Douillard (Team Oman Sail) : « La journée a été compliquée, usante, stressante, exténuante... Ce sont les conditions les plus difficiles. Nous avons pris un joli départ mais on n’a pas réussi à s’échapper avec Team SFS et Trésors de Tahiti. J’ai loupé une risée et on n’a jamais revu les leaders. Nous nous sommes retrouvés dans la meute, avec très peu de vent. Je ne suis pas content de la journée. Mais on limite les dégâts avec une 8e place. »

Les Sables d’Olonne, Acte 5, Scène 1 : Raid Côtier dans une météo incertaine

Le 17 juillet 2017

C’est sur le mythique ponton du Vendée Globe qu’étaient amarrés ce matin les 29 Diam 24 du Tour de France à la Voile. C’est en effet la ville des Sables d’Olonne qui est le théâtre de l’Acte 5 de cette 40ème édition. Ce lundi, les équipages vont prendre part à un Raid Côtier pour lequel les conditions s’annoncent une nouvelle fois incertaines, et donc complexes. Il va falloir avoir les nerfs solides…

Comme hier pour les Stades Nautiques d’Arzon, le vent s’annonce capricieux ce lundi pour le Raid Côtier des Sables d’Olonne, pour ce premier jour de l’Acte 5 du Tour. « La situation est vraiment compliquée avec un vent de Nord-Est qui va entrer en lutte avec la brise thermique qui va se mettre en place cet après-midi. De très nombreux paramètres entrent en compte et il est très difficile de prévoir quand et dans quelle direction le vent va s’établir », explique Christophe Gaumont, le directeur de course. Compte tenu de cette incertitude, deux parcours sont possibles : un de 43 milles et un autre de 20 milles. En fonction de ses observations sur le plan d’eau, le Comité choisira le plus adapté, pour un départ prévu à 12h30.

Les 29 équipages s’attendent donc à une journée compliquée mentalement, d’autant plus qu’il va falloir composer avec la chaleur. « Il y aura des moments sans vent, il va falloir attraper les bonnes risées, être opportunistes et bien regarder le plan d’eau », résume Cyrille Legloahec, skipper de Batistyl-IBA.

Réactions des skippers avant le Raid Côtier :

Emeric Dary (Homkia / Les Sables d’Olonne Agglomération) : « Pour notre équipe c’est fort en émotions d’être aux Sables d’Olonne. Nous avons tous appris à naviguer ici. C’est un grand plaisir de régater à domicile même si cela ajoute un peu de pression. Depuis le début du Tour, on se débrouille bien sur les Raids Côtiers mais c’est un peu plus compliqué en Stades Nautiques. Nous avons à cœur d’accroitre notre avance en tête du classement Amateurs. »

Alexandre Molina (Charente Maritime Sailing) : « Notre projet a été lancé en février dernier et nous participons au Tour pour essayer de jouer dans la cour des grands. Les quatre premiers Actes ont été difficiles, nous n’avions pas beaucoup d’expérience sur le Diam 24. Les entraînements ont été limités car nous sommes tous étudiants. Sur l’eau le niveau est très relevé. On apprend beaucoup… » 

Cyrille Legloahec (Batistyl IBA) : « Je connaissais le Tour en monocoque mais je découvre cette formule en Diam 24 qui est vraiment positive pour l’épreuve et pour le monde de la voile en général. Ce nouveau format est idéal pour vendre le projet à des partenaires, c’est aussi un plus pour le public qui peut suivre le spectacle. Pour moi qui sors de 25 ans d’habitable, c’est une énorme remise en question. Pour composer mon équipage, je me suis entouré de jeunes qui viennent de la voile légère. »

L’équipage de Trésors de Tahiti relance le match !

Le 16 juillet 2017

C’est sous un soleil radieux et dans un vent capricieux que les 29 équipages du Tour de France à la Voile ont pris part ce dimanche aux Stades Nautiques d’Arzon – Port du Crouesty, en baie de Quiberon. Deuxième du Raid Côtier hier et brillant vainqueurs des Stades Nautiques aujourd’hui, Trésors de Tahiti remporte haut la main l’Acte 4 du Tour. La journée est à oublier pour le Team SFS qui a volé le départ de la Finale puis a écopé de 9 points de pénalité (infraction à la règle d’utilisation du kit de mouillage). Trésors de Tahiti est ce soir le nouveau leader, avec 6 points d’avance sur Team SFS. Le match est totalement relancé ! Respectivement 3e et 4e au Général, Team Oman Sail et Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains restent en embuscade. Pas le temps de souffler pour les marins qui quittent ce soir la Bretagne pour rejoindre les Sables d’Olonne en Vendée, cadre dès demain de l’Acte 5 de cette passionnante et indécise 40ème édition.

Vent léger, grand soleil, chaleur… Pour un peu, on pouvait croire aujourd’hui que le Tour de France à la Voile était déjà installé en Méditerranée ! Et pourtant, c’est bien dans la magnifique baie de Quiberon que les 29 Diam 24 ont pris part ce dimanche aux spectaculaires et indécis Stades Nautiques. Ils ont plus précisément régaté devant la plage du Fogeo, à la sortie du Golfe du Morbihan, une zone réputée pour ses forts courants.

Phase de qualification : six courses, cinq vainqueurs

Les conditions du jour étaient pour le moins compliquées. En cause : un conflit entre le vent synoptique et la brise thermique. Les équipages ont donc dû composer avec des vents faibles et changeants, avec parfois de grandes zones de molle dans lesquelles il ne fallait absolument pas se faire piéger. Il s’agissait au contraire d’exploiter la moindre risée.

Dans la phase de qualification, les Diam 24 étaient comme de coutume répartis en deux groupes (jaune et bleu). Les équipages ont tous pris part à trois courses. Preuve de l’homogénéité de ce Tour de France à la Voile, cinq bateaux différents ont remporté les six régates qualificatives : Cheminées Poujoulat, Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan et New Territories dans le groupe jaune ; Team Occitanie Sud de France et Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains (seul double vainqueur du jour) dans le groupe bleu. Le Comité de Course a ensuite suspendu les débats en attendant le retour du vent. Les Diam 24 n’ont finalement pas pu disputer de quatrième régate de qualification et quelques ténors sont restés aux portes de la Finale. C’est notamment le cas des locaux de Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan, tenants du titre, qui ont terminé 5e de leur groupe.

La Finale : peu de vent, beaucoup de rebondissements !

Pour le reste, on a retrouvé en Finale sept des dix premiers au classement Général avant cette journée de Stades Nautiques, dont l’inévitable Team SFS. D’autres favoris n’ont pas manqué le rendez-vous : Trésors de Tahiti, Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains, Team Oman Sail, Vivacar.fr CEFIM (vainqueur hier du Raid Côtier d’Arzon),Cheminées Poujoulat, Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan. La seule surprise est venue de New Territories. 19e au Général ce matin, cet équipage cosmopolite (trois nationalités à bord) a décroché son deuxième ticket pour une Finale de Stades Nautiques (après l’Acte de Dunkerque).
Dans un vent toujours faiblard, la Finale du jour a commencé par un coup de théâtre : trop pressés, les hommes du Team SFS ont volé le départ et se sont immédiatement fait disqualifier ! Ils terminent donc derniers de la Finale et 8e de la journée. Après leur 10e place hier dans le Raid Côtier, l’Acte d’Arzon – Port du Crouesty est clairement à oublier…
Crédité du meilleur départ, Trésors de Tahiti a d’emblée pris les commandes de cette manche décisive, suivi de très près par les petits jeunes de Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan. Ces deux bateaux ont rapidement fait le break sur le reste de la flotte. S’est alors engagé un passionnant chassé-croisé et ce sont finalement les Tahitiens emmenés par Teva Plichart qui sont sortis vainqueurs de ce match-race accroché. Impressionnants de maturité malgré leur jeunesse (20 ans de moyenne d’âge), les « Mojito boys » peuvent être fiers de leur 2e place. La lutte pour la 3e place de cette finale a également été intense entre New Territories, Vivacar.fr CEFIM et Team Oman Sail. Derniers à la première marque, les Omanais ont réalisé une formidable remontée et ils ont accroché une place sur le podium aujourd’hui.

Team SFS perd son leadership au profit de Trésors de Tahiti

L’Acte d’Arzon – Port du Crouesty a rabattu les cartes au classement général. Suite à une infraction à la règle d’utilisation du kit de mouillage, le Team SFS mené par Sofian Bouvet a été sanctionné ce soir par le jury international. Il prend 9 points de pénalités et perd donc la tête du classement général qu’il occupait depuis Dunkerque. C’est donc Trésors de Tahiti qui monte sur la plus haute marche du podium. Après l’instruction du jury international, SFS se retrouve à la 2ème place à 6 points du nouveau leader. 

Team Oman Sail pique de son côté la 3e place à Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains, mais pour seulement 2 points. Vivacar.fr CEFIM complète le Top 5.

Chez les Amateurs, aucun des trois leaders n’a accédé à la Finale et le trio de tête reste inchangé : Homkia / Les Sables d’Olonne Agglomération, Team Installux Aluminium (à 4 points) et Dunkerque Voile. Chez les jeunes, le Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan réalise la bonne opération et conforte sa place de leader, bien loin devant Team Natixis – Yacht Club de Saint-Lunaire et Ville de Genève – CER 2.

La caravane du Tour quitte la Bretagne et prend à nouveau la route ce soir, cap sur les Sables d’Olonne, le mythique port du Vendée Globe. Comme de coutume, les 29 équipages prendront part à un Raid Côtier demain. Puis, après-demain, ce sera le retour du grand show des Stades Nautiques.

RÉACTIONS DES SKIPPERS

Le 16 juillet 2017

Teva Plichart (Trésors de Tahiti) : « C’est une belle victoire, nous ressentons beaucoup de bonheur ce soir. Les phases de qualification ont été tendues avec des vents très variables. En Finale le vent était un peu plus stable et nous avons su sortir un super départ et garder le léger ascendant que nous avons réussi à prendre sur Lorina Mojito. Team SFS nous a fait un petit cadeau en volant le départ. Tout est relancé au classement général, cela promet une belle bagarre pour la suite de la compétition. Mais on ne s’enflamme pas, il reste cinq Actes et notre objectif reste de finir le Tour sur le podium. »

Louis Flament (Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan) : « Aujourd’hui, nous avions le potentiel pour revenir sur la flotte. Nous allions vite surtout au portant. Nous voulions bien faire sur cette finale. On fait une super journée. On nous dit souvent que notre principal défaut est notre jeunesse. Nous sommes assez irréguliers surtout sur les raids. Mais plus ça va aller, plus nous allons corriger ces petits moments un peu difficiles. J’espère que jusqu’au bout, nous allons talonner les premiers. » 

Mathieu Richard (Team Oman Sail) : « Nous sommes plutôt réguliers depuis le début du Tour, avec souvent des places dans le Top 5, et cela paye au classement Général. Cette régularité est l’une des forces d’Oman Sail et nous espérons poursuivre sur cette voie dès les Sables d’Olonne. C’est une bonne période pour nous. »

Acte 4, scène 2 : Place aux Stades Nautiques d’Arzon – Port du Crouesty

Le 16 juillet 2017

Après le Raid d’hier autour d’Houat, les 29 équipages du Tour de France à la Voile s’apprêtent à disputer des Stades Nautiques devant la plage du Fogeo. Suite à sa première victoire hier, le team Vivacar.fr Cefim mené par Matthieu Souben aura à cœur de renouveler l’exploit dans ses eaux. Depuis le début du Tour, seuls deux équipages ont réussi le doublé (victoire sur le Raid suivi d’une victoire sur les Stades Nautiques). Team SFS à Dunkerque s’est imposé sur l’ensemble de l’Acte alors que Lorina Limonade – Golfe du Morbihan a raflé l’Acte 2 de Jullouville.

La journée devrait s’enchainer à un rythme rapide dans un vent d’Est Nord Est de 10 à 12 nœuds.  Au classement général, Sofian Bouvet et son équipage mènent toujours la flotte avec 11 points d’avance sur Trésors de Tahiti et 19 points d’avance sur Fondation FDJ - Des Pieds et Des Mains.

La Finale de cette journée de Stades Nautiques sera diffusée en Live de 15h30 à 16h30 sur www.tourvoile.fr

REACTIONS DES SKIPPERS

Le 15 juillet 2017

Noé Delpech, équipier de Team SFS :
« C’était la plus mauvaise journée depuis le début du Tour. C’est dur à encaisser. On allait un peu moins vite surtout sur la première partie de la course. Après on n’a pas très bien joué tactiquement ; On a essayé de prendre des risques pour se remettre dans le match. Cette prise de risques n’a pas payé. Ca fait vite double sanction. On a ensuite continué à attaquer et ça ne passait pas tout le temps. Au final, cela fait quelque chose de moyen. Ce n’est pas catastrophique encore mais ce n’est pas terrible non plus. On essayera de faire mieux les prochains jours. »

Matthieu Souben, skipper de Vivacar.com Cefim :
« La première victoire fait toujours du bien. C’est super de débloquer le compteur. On vit cette victoire à la maison car on a tous grandi dans cette baie de Quiberon. Le parcours a été compliqué. On s’est battu du début à la fin. Il y a eu une première attaque que nous avons lancée au début de la baie de Quiberon. On a eu la chance d’enrouler Houat trois longueurs devant Tahiti et on a conservé ces trois longueurs jusqu’à la fin. Ça a été de la régate au contact. C’est toujours stressant d’avoir un équipage derrière soi mais c’est aussi pour ces moments-là qu’on fait de la voile. Pouvoir l’emporter ici, c’est fabuleux. La concurrence est relevée. Il y a un beau deuxième, un beau troisième. Ne pas gagner avec beaucoup de marge, c’est stressant pendant tout le parcours mais à la fin, la joie est décuplée. Le sourire n’est pas près de nous quitter ! »

Corentin Horeau, équipier de Lorina Limonade – Golfe du Morbihan :
« C’était génial, nous connaissons bien ce coin, d’ici à Houat, surtout un samedi c’est un peu la route incontournable de tous les plaisanciers, c’était sympa d’évoluer dans notre baie. C’était un beau raid, nous sommes partis avec beaucoup de pression ce matin parce que les deux skippers n’étaient pas à bord on avait choisi une configuration d’équipage différente pour que les skippers se reposent. L’équipe a super bien navigué, Kévin a pris un super départ, ce n’était pas facile pour lui car ce n’était pas le barreur numéro 1 et avec Bruno ils ont fait marcher le bateau à fond ! »

 

Teva Plichart, skipper de Trésors de Tahiti :
« Nous sommes partis très très mal, et on s’en est sortis très très bien, nous aurions pu avoir deux opportunités de doubler Vivacar, mais on n’a pas réussi à les concrétiser. Nous finissons deuxième, c’est une très bonne opération au classement général donc on est très contents ! »

Victoire à domicile pour Vivacar.fr Cefim

Le 15 juillet 2017

Incroyable remontée de Trésors de Tahiti après un départ volé

Après un superbe Acte 3 à Jullouville, les 29 équipages sont arrivés à Arzon – Port du Crouesty dans la soirée hier. 17 ans après son dernier passage dans le port morbihannais, le Tour a fêté ces retrouvailles sous le soleil. Mer plate et brise thermique se renforçant au fil de la journée pour atteindre une douzaine de nœuds… Les conditions étaient idéales pour ce nouveau décor de rêve. Sur le raid de 36 milles, les bateaux sont allés contourner l’île de Houat dans le sens inverse des aiguilles d’une montre et ont dû gérer le passage des Béniguets et le fameux rocher de la Vieille. Un raid superbe, très tactique et disputé au contact. Aux commandes de la flotte très rapidement, Vivacar.fr Cefim a su déjouer les pièges de la baie de Quiberon et signe sa première victoire sur l’édition 2017.

Avantage aux locaux
Les Diam 24 se sont élancés à 12h30 dans une brise légère. Trop pressés d’en découdre, quatre teams (Fondation FDJ Des Pieds et Des Mains, Cheminées Poujoulat, Natixis YC Saint-Lunaire, Trésors de Tahiti) ont volé le départ et ont donc dû réparer avant de pouvoir s’engager vers la cardinale Sud Méaban, première marque à contourner. La clé de la journée résidait dans la capacité des équipages à gérer l’installation de la brise thermique et à jouer avec les courants surtout dans la première traversée… Les fins connaisseurs de la baie partaient donc avec un avantage important sur leurs adversaires.
A la première marque de parcours, ce sont d’ailleurs les locaux de Lorina Limonade – Golfe du Morbihan, qui prennent les commandes devant Beijaflore, Oman Sail et Coved Paprec. Mais dès les Béniguets, ce sont d’autres « enfants » de la Baie qui s’emparent de la tête. Vivacar.fr Cefim mené par Matthieu Souben, Didier Le Vourc’h et Fred Moreau, soit un équipage 100% local, s’installe à la première place juste devant Trésors de Tahiti, auteur d’un incroyable retour après son départ volé. Jusqu’à la ligne d’arrivée mouillée devant la plage du Fogeo, Souben et sa bande auront su résister aux assauts d’un quatuor composé du bateau tahitien, de l’équipage de Lorina Limonade – Golfe du Morbihan, de Coved Paprec et de Beijaflore. C’est une très belle victoire du trio pour lequel le meilleur résultat avait été jusqu’alors une troisième place lors du Raid de Dunkerque. « La première victoire fait toujours du bien. C’est super de débloquer le compteur. Ça a été de la régate au contact. Pouvoir l’emporter ici, c’est fabuleux. La concurrence est relevée. Ne pas gagner avec beaucoup de marge, c’est stressant pendant tout le parcours mais à la fin, la joie est décuplée. Le sourire n’est pas près de nous quitter ! » commentait Matthieu Souben, la ligne tout juste franchie.
Après cette victoire, Vivacar.fr Cefim se classe 5ème du classement général. Trésors de Tahiti réalise lui aussi une belle opération et prend la deuxième place du général au détriment de Fondation FDJ Des Pieds et Des Mains, 11ème aujourd’hui. Quant à Lorina Limonade – Golfe du Morbihan, 3ème aujourd’hui,  il renoue définitivement avec ses places habituelles et grappille peu à peu des points au général. Il est 7ème ce soir.

Une journée à oublier pour SFS
Le trio Bouvet / Delpech / Germain a mangé son pain noir aujourd’hui dès le coup d’envoi de la course du jour. Partis sur la gauche du plan d’eau, les hommes de SFS passent 15ème à Béniguet. Durant les trois heures et demie de ce raid, ils n’auront cessé d’appliquer ce qu’ils savent faire depuis le début de ce Tour de France à la Voile tout en tentant des coups pour combler leur retard. Mais impossible pour les leaders du général de recoller à la tête de flotte. Ils remontent cependant cinq places grâce à leur bonne vitesse et à leur maitrise du bateau et terminent ce raid à la 10ème place. C’est le plus mauvais résultat de l’équipage qui avait jusqu’à présent assuré une régularité exceptionnelle tant sur les Raids Côtiers que lors des Stades Nautiques. Leur avance en points leur permet toutefois de maintenir leur première place au classement général. « C’est dur à encaisser. On allait un peu moins vite surtout sur la première partie de la course. Après on n’a pas très bien joué tactiquement. On a essayé de prendre des risques pour se remettre dans le match. Cette prise de risques n’a pas payé. Ca fait vite double sanction. Ce n’est pas catastrophique encore mais ce n’est pas terrible non plus. On essaiera de faire mieux les prochains jours » expliquait Noé Delpech après l’arrivée du raid où était venu le saluer, en planche, le champion d’Europe Louis Giard.

Du côté des amateurs, Homkia / Les sables d’Olonne Agglomération termine 23ème aujourd’hui mais garde la tête du classement Amateurs. Chez les jeunes, Lorina Mojito – Golfe du Morbihan se classe 16ème du raid et se maintient en tête du classement Jeunes by Finagaz.

Demain, les équipages disputeront des Stades Nautiques juste devant la plage du Fogeo. Premier signal d’avertissement à 11h45.   




Acte 4 scène 1 : Coup d’envoi à Arzon

Le 15 juillet 2017

Les équipages du Tour de France à la Voile sont arrivés dans la nuit à Arzon à l’entrée du Golfe du Morbihan. L’Acte 4 va débuter aujourd’hui par un parcours côtier qui mènera la flotte vers l’île d’Houat. Le vent était faible ce matin sur le terre-plein du Port du Crouesty où les équipes finissaient de préparer leurs Diam 24. Mais le soleil déjà bien présent laissait espérer un régime de brise pour cet après-midi. Le vent pourrait atteindre jusqu’à 15 nœuds d’ouest. 

Deux parcours possibles ont été présentés aux équipes au briefing de 9h ce matin. Le plus long (36 milles) emmène les monotypes autour de l’île d’Houat avec retour vers le Crouesty en laissant l’île des Meaban à bâbord. Le plus court (30 milles) les fait virer contourner le fameux rocher de la Vieille.  Le choix du parcours sera annoncé sur l’eau en fonction de la météo observée sur site par les équipes nautiques. Le départ du raid est programmé à 12h30.

Les locaux de l’étape, les deux équipages de Lorina – Golfe du Morbihan sont évidemment très attendus sur cet Acte. La Baie de Quiberon est leur jardin, ils en connaissent les pièges. « Nous avons la rage, on en envie de revenir et de se battre. On s’accroche. SFS est en bonne posture pour faire une super course mais il sait que derrière lui, il y a des morts de faim » expliquait Quentin Delapierre ce matin au point presse. Titouan Sessa, co-skipper de Team Natixis YC Saint Lunaire, qui se bat au classement jeunes face à Lorina Mojito – Golfe du Morbihan, va quant à lui tout donner pour ne pas laisser échapper ceux qui jouent à domicile. « Nous avons un peu de retard sur Solune Robert et Riwan Perron. On essaye de les coller au maximum et si un jour ils font une erreur, on sera derrière. La place sera à nous. Pour l’instant, elle est à eux mais on s’accroche ».  

La remontada de Lorina Limonade – Golfe du Morbihan

Le 14 juillet 2017

Team SFS toujours leader du classement général by Yanmar

Depuis le début de ce Tour de France à la Voile, les Stades Nautiques n’ont pas déçu côté spectacle et compétition. Et aujourd’hui à Jullouville, les conditions étaient une nouvelle fois idéales. Vent de Nord-Ouest d’une quinzaine de nœuds établis, une mer formée avec des creux d’un mètre… Les Diam 24 ont assuré un show magique devant la plage de Jullouville. Dans ces conditions musclées, les équipages les plus aguerris ont réussi à sortir du lot. La journée physique et intense a été remportée par Lorina Limonade – Golfe du Morbihan. L’équipage de Quentin Delapierre et Matthieu Salomon réalise le doublé après sa victoire sur le Raid Côtier d’hier. Oman Sail se classe 2ème et Fondation FDJ Des Pieds et Des Mains, 3ème. Team SFS reste leader du classement général by Yanmar.

Une météo sans faute note à Jullouville
En arrivant sur le village du Tour de France à la Voile à 9h ce matin, les équipages s’attendaient à disputer une journée tonique. Et c’est donc sans surprise que les Diam 24 ont pu affoler les compteurs pour le plus grand plaisir des centaines de personnes venues admirer le spectacle ! Le vent soutenu a même contraint la direction de course à imposer un maximum de prudence aux équipages en les obligeant à naviguer avec un ris dans la Grand-voile lors des trois premières courses de la journée. Comme lors du Raid, les conditions météo en Normandie étaient donc rêvées pour disputer les Stades Nautiques du jour. Les plus exigeants diront juste qu’il manquait une pointe de soleil pour que le tableau soit parfait...
Mais s’il est une leçon à retenir de cet Acte 3 à Jullouville, c’est que le jeu s’intensifie de jour en jour sur ce Tour 2017. Sur les dix courses de qualifications disputées aujourd’hui (5 pour le groupe jaune et 5 pour le groupe bleu), six équipages différents ont réussi à remporter au moins une victoire : Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains (deux victoires), Cheminées Poujoulat (une victoire), Lorina Limonade – Golfe du Morbihan (deux victoires), Lorina Mojito – Golfe du Morbihan (deux victoires), Pays de l’Or Pink Lady Hérault (une victoire) et Oman Sail (deux victoires). Cela brasse dans les classements et le jeu est définitivement ouvert.

En Finale, des habitués et un nouveau    
Sept des huit bateaux qualifiés en finale étaient déjà présents pour disputer celle de Fécamp. La surprise est venue de l’équipage Pays de l’Or Pink Lady Hérault mené par Sophie de Turckheim, Romain Bellet et Pieter Tack. Vainqueur d’une course de qualification, le trio qui s’entraine au CEM de la Grande Motte a assuré une journée régulière et a réussi à se hisser en finale pour la première fois au détriment de Beijaflore, vainqueur des Stades Nautiques de Fécamp. L’engagement de l’équipage a d’ailleurs été salué par Michel Desjoyeaux et le jury du Prix Finagaz de la Combativité. Le Team remporte le Prix ce soir à Jullouville.  
Au départ de cette finale lancée à 15h50, Team SFS et Lorina Mojito – Golfe du Morbihan ont pris un très mauvais départ tandis que Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains partait très vite vers la première bouée au vent. Dans ces conditions météo, l’équipage de Damien Seguin (Damien Iehl,  Benjamin Amiot et François Morvan à bord aujourd’hui) a impressionné par sa maitrise du bateau. Très souvent dans les bons coups depuis le lancement du Tour, le team qui a passé beaucoup de temps sur l’eau cette année a définitivement monté son niveau de jeu mais laisse échapper la victoire sur la finale en raison d’une erreur de manœuvre du gennaker au passage d’une porte sous le vent. Le bateau Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains termine finalement 3ème et se maintient à la deuxième place du classement général. 

Lorina Limonade – Golfe du Morbihan, le doublé
Après leur superbe victoire sur le raid côtier d’hier, les hommes de Lorina Limonade – Golfe du Morbihan s’imposent une nouvelle fois aujourd’hui. Réguliers lors des phases de qualifications, auteurs d’un bon départ sur la finale, Quentin Delapierre et Matthieu Salomon semblent avoir définitivement chassés les démons dunkerquois. Les vainqueurs du Tour 2017 aiment quand le vent est au rendez-vous et quand les étraves de leur Diam 24 fument… Pas question donc de passer à côté de ces Stades Nautiques. S’ils avouent prendre les journées une par une depuis Dunkerque et ne pas trop regarder le classement général, il y a fort à parier que l’Acte normand remette des bulles dans la limonade comme le racontait leur équipe à terre à l’issue de la finale du jour. Le duo Delapierre / Salomon et leurs équipiers Kevin Péponnet, Bruno Mourniac et Corentin Horeau gagnent trois places au général sur cet Acte. Ils vont arriver à Arzon, leur terrain de jeu, à la 7ème place du classement général by Yanmar.
SFS préserve son leadership au général malgré une finale en demi-teinte aujourd’hui, 5ème… soit leur plus mauvais résultat depuis le départ de Dunkerque. Sofian Bouvet et son équipage continuent pour l’instant de garder leur joker en main. Les Omanais sont eux aussi dans le coup. Deuxième de la finale, le team mené par Thierry Douillard est ce soir 4ème au général.     

Coup dur pour Batistyl IBA
Lors de la quatrième manche du jour, le Team Batistyl mené par Cyrille Legloahec a subi une collision avec Ville de Genève CER 1. L’équipage n’a pu terminer la course 4 et n’a pas pu prendre le départ de la dernière course du jour.  Les dégâts sont importants et le bateau a pris l’eau suite au choc et au trou généré dans le flotteur tribord. Le compte à rebours est donc lancé pour Batistyl qui doit changer de flotteur pour pouvoir prendre part dès demain au Raid Côtier d’Arzon.

Les 29 équipages s’apprêtent à démonter ce soir les bateaux sur la plage de Jullouville pour rejoindre Arzon – Port du Crouesty. Dès demain à 12h30, ils s’élanceront pour un Raid Côtier dans le Golfe du Morbihan cadre de l’Acte 4 du Tour de France à la Voile.




Place aux Stades Nautiques de Jullouville

Le 14 juillet 2017

Après le raid côtier remporté hier par Lorina Limonade - Golfe du Morbihan, les 29 équipages ont attaqué tôt ce matin le deuxième jour de l'Acte de Jullouville. C'est à 9h30 que les premiers Diam 24 ont été mis à l'eau. Et à 11h30, ce sera le premier signal d'avertissement pour le groupe bleu. Les phases de qualifications de ces Stades Nautiques se dérouleront jusqu'à 15h00. A l'issue de ces courses disputées dans un vent de nord ouest de 10 à 13 nœuds, les quatre premiers du groupe bleu et les quatre premiers du groupe jaune pourront accéder à la finale. Avec une marée haute à 11h18, le comité de course a prévu de mouiller un parcours au plus près de la grande plage de Jullouville. De quoi ravir les spectateurs prévus nombreux en ce jour de fête nationale.

Lorina Limonade – Golfe du Morbihan en plein dans le mille à Jullouville

Le 13 juillet 2017

Lorina Limonade – Golfe du Morbihan remporte le raid côtier de Jullo

C’est en arrivant hier à Jullouville que les 29 équipages ont découvert le majestueux cadre de l’Acte 3 du Tour de France à la Voile. Si l’immense plage de sable qui s’étend au Sud jusque Carolles-Plage est plus habituée à accueillir des chevaux de trot que des coques de Diam 24, elle était aujourd’hui comme un décor de cinéma pour la flotte du Tour de France à la Voile. C’est la première fois que le paddock du Tour se déploie au pied des typiques cabines de plage normandes. Et pour une première, l’essai est déjà transformé. Il faut dire que voir les trimarans évoluer dans la Baie du Mont Saint Michel est un spectacle unique ! Les monotypes ont disputé aujourd’hui un raid d’une quarantaine de milles d’une beauté à couper le souffle. A l’issue de ce grand triangle parcouru entre Jullouville, l’archipel de Chausey et le Mont Saint-Michel, c’est Lorina Limonade – Golfe du Morbihan qui s’impose magistralement. Team SFS termine 2ème et Coved Paprec, 3ème.

Incertitude à la mise à l’eau pour un scénario idéal au final.
Dès 8h50 ce matin, les premiers Diam 24 ont été mis à l’eau pour rejoindre la zone de départ située juste devant la plage. Sur le paddock, l’incertitude se lisait sur les lèvres et dans les regards. Difficile en effet de savoir précisément à quelle sauce météo allaient être mangés les équipages… Depuis la veille, les fichiers n’étaient pas accordés et les observations sur zone ce matin étaient peu engageantes. « C’est Jullou as usual » plaisantait le local de l’étape Benoit Daval, skipper de Techneau. « Je crois qu’il faudra être ouvert un peu à tout aujourd’hui. C’est  une journée P’tits Suisses, c’est parfait pour nous » renchérissait Elodie Jane Mettraux. 

Les vents erratiques du matin laissaient en effet présager un raid long et particulièrement difficile pour les nerfs des équipages. Christophe Gaumont, le directeur de course, avait même annoncé lors du briefing du matin la possibilité de raccourcir le parcours. Au final, c’est un scénario idéal qui s’est présenté aux équipages avec un vent au rendez-vous très rapidement après le coup d’envoi du côtier. Partis à 12h15 dans 6 nœuds, les teams ont pu profiter dans l’après-midi d’un vent au 300 (Nord Ouest) atteignant 13-14 nœuds avec le thermique.

Team Coved mené par Aurélien Ducroz, auteur d’un superbe départ s’empare rapidement de la tête de flotte pour progresser bâbord amure vers le phare de Granville. Il est le premier à se présenter à la bouée mouillée au pied du phare, première marque de parcours. S’en suit un long bord de près pour gagner l’archipel de Chausey. Toujours aux avant-postes, Coved Paprec maitrise les assauts de ses adversaires et enroule une nouvelle fois en tête  la bouée mouillée devant l’archipel normand suivi par Beijaflore et Team SFS. Le vent qui s’installe peu à peu (13 nœuds au passage de Chausey) lève un léger clapot. Sous gennaker, la flotte commence à se disperser sur le plan d’eau par petits groupes. Les principaux adversaires d’Aurélien Ducroz jouent les décalages et les écarts s’étirent fortement pour atteindre une vingtaine de milles en latéral. « Nous avons fait la moitié du raid en tête. Au portant, Lorina Limonade – Golfe du Morbihan part à terre. SFS et Beijaflore partent à droite. A un moment donné, tu ne sais plus qui tu vas contrôler. La majorité de la flotte partait à droite. On a laissé Lorina tout seul pour contrôler les autres. C’est un peu le jeu » décrivait Aurélien Ducroz à son retour à terre.
C’est dans la descente entre Chausey et le Mont Saint Michel que Lorina Limonade – Golfe du Morbihan et Team SFS prennent l’ascendant sur Coved Paprec. Quentin Delapierre, Bruno Mourniac et Kevin Péponnet se présentent en tête à la dernière marque de parcours devant Granville et filent en route directe vers la ligne d’arrivée positionnée juste devant la plage. Les Limonadiers s’imposent sur ce troisième raid du Tour de France à la Voile devant Team SFS, 2ème et Coved Paprec, 3ème.

Le rebond de Lorina Limonade – Golfe du Morbihan.
Les vainqueurs en titre du Tour de France à la Voile signent à Jullouville leur première victoire de l’édition 2017 à 15h54 après près de quatre heures de bataille intense. A la tactique, Kévin Péponnet a enchainé les bons choix. Le trio morbihannais, 6ème à la bouée de dégagement, n’a eu de cesse de remonter la flotte malgré une vitesse pas toujours au rendez-vous. Une victoire qui devrait rebooster les hommes menés par le duo Salomon / Delapierre. Ceux qui ont survolé l’épreuve l’an dernier ont en effet réalisé une entrée très difficile dans la compétition. « Ils étaient les chassés l’an dernier, ils deviennent les chasseurs. Aujourd’hui, ils montrent qu’ils peuvent être aussi de bons chasseurs » commente Hervé Gautier qui accompagne le team Lorina – Golfe du Morbihan sur la partie météo. Dès la ligne d’arrivée franchie, Quentin Delapierre affichait un large sourire et expliquait avoir enfin retrouvé de bonnes sensations : « On s’est éclaté sur le dernier bord de portant car on a retrouvé le bateau qu’on a l’habitude de manœuvrer. C’est une victoire qui fait du bien, je pense qu’à terre ils doivent être comme des fous. L’arrivée c’est le soulagement, ça fait plaisir. Mais ça reste dans le combat, on n’est pas complétement satisfait. Il faut qu’on trouve des solutions. La victoire n’est plus entre nos mains, on essaye d’en gagner un maximum, de rester soudés. Quoi qu’il arrive, c’est une super équipe et on fera tout ce qu’on peut pour finir le plus haut possible à Nice ». Après cette victoire, Lorina Limonade – Golfe du Morbihan se classe 9ème du classement général by Yanmar.

Du côté du Team SFS, Sofian Bouvet, Gaulthier Germain et Noé Delpech continuent d’épater par leur maitrise. Incroyablement réguliers, ils s’offrent aujourd’hui en Normandie leur 5ème podium de ce Tour de France à la Voile ! Vainqueurs du raid côtier à Dunkerque, ils avaient terminé 2ème du raid fécampois. Pas une place au-delà de la troisième… Ils sont définitivement les hommes forts de ce début de tour et s’installent confortablement en tête du classement général by Yanmar.
Pour Aurélien Ducroz, qui a mené la flotte pendant la moitié du raid, la journée est à marquer d’une pierre blanche même si la victoire lui échappe de peu. « On a eu un début de tour difficile. C’est top de voir qu’on marche en vitesse, qu’on est capable de tenir les mecs de devant, d’être avec eux. C’est une super journée. C’est un nouveau départ pour nous sur ce tour » commente le skipper de Coved Paprec qui gagne des points au général et se rapproche du Top Ten (11ème ce soir).

Chez les amateurs, Homkia / Les Sables d’Olonne Agglomération fait un très bon raid. 8ème à l’arrivée, ils sont en tête du classement Amateurs et distancent Installux Aluminium, 17ème aujourd’hui. Chez les jeunes, Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan, 11ème du raid,  sont leaders du classement Jeunes by Finagaz et pointent à la 7ème place du général.

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Le cosmopolite New Territories conquis par le Tour de France à la Voile

Le 13 juillet 2017

Basé à Barcelone, l’équipage de New Territories est sans nul doute le plus cosmopolite de l’édition 2017 du Tour de France à la Voile. On compte trois nationalités à bord du Diam 24 battant pavillon espagnol : portugaise avec Hugo Rocha, le skipper, espagnole avec   Ruben Castells et Fran Palacios et russe avec Pavel Savenko et Alexey Semenov, le propriétaire.

S’ils sont peu connus en France, les palmarès des équipiers de New Territories sont pourtant impressionnants ! Sous les couleurs de New Territories, ils ont déjà été sacrés champions du monde de J80 et l’an dernier, ils ont glané un nouveau titre mondial lors d’un championnat de SB20 particulièrement venté à Cascais, au Portugal, dans les eaux d’Hugo Rocha. Après cette victoire, l’équipage a eu envie de se lancer à la recherche d’un nouveau défi. 

J’avais fait le Tour il y a neuf ans en Mumm 30 avec un équipage marseillais. Et j’ai tout de suite adoré l’événement. Je m’étais toujours dit que j’y reviendrai ” explique Rocha qui est aussi monté sur la troisième marche du podium des JO d’Atlanta en 470.


J’ai proposé à notre propriétaire de faire le Tour. Il a bien aimé l’idée et nous voilà ! Nous avons beaucoup à apprendre. Nous n’avons pas eu beaucoup de temps pour nous entraîner. On a navigué 30 jours à Barcelone mais seuls et nous avons pu faire une régate d’avant-saison en France. Donc on peut dire que nous sommes vraiment là pour apprendre.” 

La plupart des membres de l’équipage sont issus de bateaux beaucoup plus gros que le Diam 24. Semenov et Rocha se sont rencontrés après que le Russe ait fait l’acquisition d’un Grand Soleil. Quant à Castell et Palacios, ils naviguent habituellement en GP42 ; Palacio a aussi disputé la Barcelona World Race à bord de Central Lechera Asturianas.

Hormis à la barre, le Diam 24 est relativement physique. C’est du boulot ! Mais nous avons été agréablement surpris par nos performances en ce début de Tour. Nous sommes capables de prendre de bons départs et de bien nous battre sur les Stades Nautiques même si ce format de course est assez nouveau pour nous. »

Le Tour est exactement ce à quoi je m’attendais. C’est génial ! Toute l’équipe de l’organisation est composée de personnes assez jeunes. L’événement est vraiment réussi. Mais nous sommes une toute petite équipe ; Nous n’avons pas de préparateur, on fait tout nous-mêmes. L’année prochaine, on reviendra et on va travailler dur pour revenir plus fort.” 
On est satisfait de la manière dont nous avons navigué depuis le début. On progresse chaque jour. C’est super d’être ici à Jullouville, de découvrir à chaque fois un nouveau plan d’eau, et de naviguer sur un raid côtier différent à chaque Acte. On adore !” 

New Territories occupe pour l’instant la 14ème place au classement général.

Acte 3, Scène 1 : Petit temps dans la Baie du Mont Saint-Michel

Le 13 juillet 2017

Pour ce premier passage à Jullouville, l’une des plus grandes plages de la Manche, le vent s’annonce rare… Entre 5 et 8 nœuds d’Est sont annoncés par les fichiers au départ du raid programmé à 11h30. Mais les équipages ont bon espoir de voir le vent se renforcer au cours de la journée en passant au nord ouest pour 7 à 12 nœuds.

C’est « Jullou as usual » plaisantait Benoit Daval, skipper de Techneau et local de l’étape. « Je crois qu’il faudra être ouvert un peu à tout aujourd’hui. C’est  une journée P’tits Suisses, c’est parfait pour nous » renchérissait Elodie Jane Mettraux.
Bernard Stamm, skipper de Cheminées Poujoulat, était quant à lui impressionné par le cadre dans lequel va se dérouler ce 3ème Acte du Tour de France à la Voile. Prêt à tirer le meilleur de ces conditions erratiques, le Suisse sait que chaque point compte et qu’il doit encore monter son niveau de jeu. « C’est superbe ici. Il n’y a  pas beaucoup de vent. J’espère qu’on va avoir un peu de vent. Depuis ce début de tour, c’est pas mal car nous arrivons à rester réguliers. On arrive à aller en finale mais par contre, on ne profite pas de cette finale. Nous avons du mal à changer de mode quand on est en finale. On doit prendre plus de risques et pour l’instant nous n’y arrivons pas. Le niveau a vraiment monté. Les équipes ont beaucoup travaillé et ça se voit ! ».

Pour ce raid côtier, Christophe Gaumont le directeur de course, s’est laissé la possibilité d’adapter le parcours en fonction des conditions. 45 milles au plus long, 23 milles au plus court. S’ils effectuent l’ensemble du parcours prévu, les équipages iront d’abord virer une bouée mouillée devant Chausey puis une autre devant le Mont Saint Michel avant de revenir vers Jullouville et d’effectuer une ultime boucle entre Granville et la grande plage de sable où est installé le village du Tour de France à la Voile.

Souffler pour mieux réattaquer

Le 12 juillet 2017

Les Diam 24 bien arrivés à Jullouville

Après les deux premiers Actes du Tour de France à la Voile, les équipages ont ralenti le rythme aujourd’hui pour cette première journée de repos. Un break très apprécié après Fécamp où les Teams ont enchainé un raid long de trois heures et disputé dans des conditions de vent toniques (lundi) et un stade nautique avec cinq courses de qualification et une Finale hier. Pour profiter au mieux de la journée, chaque équipage a sa méthode.

Se préparer pour le raid de demain
Certains ont préféré rester dormir hier soir à Fécamp tandis que les autres ont fait le choix de prendre directement la route vers Jullouville, cadre, à partir de demain, du troisième Acte du Tour. Siestes, footing, piscine voire golf pour certains… Tous ont mis à profit la journée pour souffler sans toutefois se couper trop de la régate. Car demain c’est un raid exceptionnel qui attend les équipages; un parcours côtier entre Chausey, le Mont Saint Michel et Jullouville. Les tacticiens ont travaillé cet après-midi sur la navigation pour ce troisième raid côtier qui devrait mettre les nerfs des équipages à vif. Peu de vent et pas mal de courant sont le combo infernal qui se présente pour demain dès 11h30.

Sur le paddock installé sur la grande plage normande, certains affutaient leurs armes cet après-midi et pansaient les quelques plaies apparues hier à Fécamp.  « L’équipage a un peu de travail à faire sur le bateau suite à un petit choc hier donc la journée va être utile pour réparer » explique Emeric Dary, skipper de Homkia / Les Sables d’Olonne Agglomération. Les Sablais qui ont réalisé deux bons raids depuis le début de ce Tour (7 et 10) sont deuxièmes du classement amateur à égalité de points avec Team Installux Aluminium. Pour eux, l’objectif à Jullouville est très clair : « Sur ce début de tour, nous avons fait de très bons raids mais nous avons vraiment foiré nos stades nautiques avec des départs prématurés. Donc on a déjà un peu grillé des cartouches. L’enjeu sur Jullouville sera de faire bien à la fois sur le raid côtier et sur les stades nautiques » continue le skipper.

Même son de cloche du côté de Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains. L’équipage mené par Damien Seguin a réalisé une très belle entame de la compétition (ils sont actuellement deuxièmes du classement général by Yanmar, ndlr)  et sait que la route est longue jusque Nice. Pas question donc de relâcher la pression comme l’explique le co-skipper Damien Iehl : « Nous avons prévu de faire un peu de bricolage sur le bateau pour être nickel pour repartir demain. Et puis, nous avons aussi programmé un briefing aujourd’hui avec toute l’équipe pour parler de planning. Nous sommes plutôt satisfaits de notre début de tour mais nous restons concentrés car nous savons que tout peut aller très vite dans un sens comme dans un autre. Ça fait du bien de pouvoir récupérer aujourd’hui même si nous sommes bien organisés, bien calés et que nous sommes pleine balle ! »  

 

ILS ONT DIT

Le 12 juillet 2017

Emeric Dary, skipper de Homkia / Les Sables d’Olonne Agglomération :
« L’équipage a un peu de travail à faire sur le bateau suite à un petit choc hier donc la journée va être utile pour réparer. Sur ce début de tour, nous avons fait de très bons raids mais nous avons vraiment foiré nos stades nautiques avec des départs prématurés. Donc on a déjà un peu grillé des cartouches. L’enjeu sur Jullouville sera de faire bien à la fois sur le raid côtier et sur les stades nautiques. » 

Damiel Iehl, co-skipper de Fondation FDJ / Des Pieds et Des Mains :
« Nous avons prévu de faire un peu de bricolage sur le bateau pour être nickel pour repartir demain. Et puis, nous avons aussi programmé un briefing aujourd’hui avec toute l’équipe pour parler de planning. Nous sommes plutôt satisfaits de notre début de tour mais nous restons concentrés car nous savons que tout peut aller très vite dans un sens comme dans un autre. Ça fait du bien de pouvoir récupérer aujourd’hui même si nous sommes bien organisés, bien calés et que nous sommes pleine balle ! »  

La Normandie fièrement représentée

Le 12 juillet 2017

Deux équipages normands en lice sur le Tour

Deux équipages normands prennent part à la 40ème édition du Tour de France à la Voile. L’un est 100 % féminin (Helvetia Purple By Normandy Elite Team), l’autre est composé de jeunes marins (Helvetia Blue By Normandy Elite Team). A l’occasion du début de l’Acte 3 à Jullouville, rencontre avec les protagonistes de ces projets normands qui comptent bien briller à domicile…

Sur les 29 équipages en lice dans le Tour de France à la Voile 2017, deux arborent les couleurs de la Normandie. Ces participations s’insèrent dans un projet plus large, Normandy Elite Team, dont Cédric Château, le directeur sportif, explique les objectifs : « Il s’agit d’une équipe qui rassemble les meilleurs marins de Normandie, issus de filières différentes : la course au large, le match-race, les régates en flotte, l’olympisme… C’est avant tout un projet de formation, mais aussi d’échanges et de mise en réseau des navigateurs normands. Paradoxalement, ils pratiquent la même discipline mais il y a très peu de contacts entre les marins des différentes spécialités de la voile. Nous voulons qu’ils apprennent à se connaître, qu’ils partagent leurs compétences et qu’ils naviguent ensemble. »

« Le Tour pour créer une expérience commune en multicoque »

L’engagement du projet Normandy Elite Team dans le Tour de France à la Voile n’est pas nouveau et des équipages normands prenaient déjà part à l’épreuve quand elle se disputait encore en monocoque. L’objectif était alors de former des jeunes aux supports de la course au large. « Avec l’arrivée du Diam 24, nous nous sommes posés la question de poursuivre ou non notre engagement dans l’épreuve », confie Cédric Château. « Mais nous n’avons pas hésité longtemps car le multi c’est l’avenir. La nouvelle formule du Tour offre l’occasion de rassembler nos jeunes et de créer une expérience commune en multicoque. »

Deux équipages pour mutualiser les compétences

A bord de l’un des deux bateaux alignés par le Normandy Elite Team, on trouve le seul équipage 100 % féminin de la 40ème édition du Tour : Helvetia Purple By Normandy Elite Team, qui concourt dans le classement Amateurs. « La société évolue, il y a de la parité partout. Mais nous sommes vraiment en retard dans le monde de la voile. Engager un équipage de filles nous semble primordial, car plus les partenaires s’engageront dans cette voie, plus les différences se réduiront », souligne le directeur sportif.

« D’un point de vue sportif, notre ambition est de nous rapprocher du podium dans notre catégorie », explique de son côté Pauline Courtois, skipper du Diam 24 féminin. « Le projet s’est formé assez tard, et nous n’avons pas forcément eu beaucoup de temps pour naviguer ensemble. Nous avons donc une belle marge de progression. » Pour mener à bien son objectif de montée en puissance, Pauline est accompagnée de Sophonie Affagard, Albine de la Valette, Maelenn Lemaître, Jeanne Courtois, Jennifer Poret, Margot Vennin et Marie Zugolaro. L’autre équipage normand (Helvetia Blue by Normandie Elite Team) est 100 % masculin, et composé de jeunes. « Nous avons pour objectif d’aller chercher une victoire dans le classement Jeunes et de terminer vers la 15e place au Général », annonce Aurélien Pierroz, le skipper. Pour sa première participation à l’épreuve estivale, Aurélien est accompagné de Victor Migraine, Sébastien Riot, Mathieu Corruble et Pierre Michel.

C’est bien connu : s’entraîner de concert permet de se tirer vers le haut et de progresser ensemble. « Naviguer à deux équipages, c’est l’occasion de mutualiser pas mal de choses, d’échanger des informations, d’optimiser les bateaux et de partager les connaissances », précise Pauline Courtois. Cette mise en commun est d’autant plus importante que les projets en Diam 24 ne constituent pas les activités principales des navigants. Ainsi, Pauline Courtois et Aurélien Pierroz pratiquent le match-race à très haut niveau. « Nous devons donc avoir une capacité à apprendre très vite et à relever rapidement le niveau pour espérer jouer les classements dans le Tour », note Cédric Château. 

« Fiers de porter les couleurs de la Normandie »
Les deux teams normands sont forcément impatients d’en découdre « à domicile », sur le plan d’eau de Jullouville, théâtre de l’Acte 3 du Tour de France à la Voile 2017. Pauline Courtois : « Normande d’adoption depuis peu, je suis fière de porter les couleurs de la région qui nous soutient et nous donne les moyens de mener à bien ce projet sur le Tour. » Normand pur jus, comme tous les autres membres de son équipage, Aurélien  Pierroz est ravi de la localisation géographique des Actes 2 et 3 du Tour cru 2017 : « Nous faisons tous de la voile en Normandie depuis tout petit. Dès l’Optimist, nous avons participé à des compétitions à Fécamp, et cela a continué dans les autres séries. C’est toujours un plaisir de naviguer à la maison. Nous espérons profiter de notre bonne connaissance du plan d’eau pour performer. » Voilà les concurrents prévenus…

 

 

Transfert Fécamp – Jullouville

Le 12 juillet 2017

Journée de repos pour les Teams

La plupart des Teams ont quitté Fécamp hier en fin d’après-midi pour rejoindre Jullouville où se déroulera l’Acte 3, à partir de jeudi. 

Pas de course au programme aujourd’hui, les équipages vont en profiter pour se reposer après les deux premiers Actes disputés sur un rythme effréné. Ils pourront accéder au paddock à partir de 15h pour débuter le montage de leur bateau. 

Demain, nous devrions assister à l’un des raids les plus spectaculaires de ce Tour de France à la Voile 2017 autour du Mont Saint-Michel.

Beijaflore Sailing brille sur ses terres

Le 11 juillet 2017

Beijaflore Sailing vainqueur des Stades Nautiques

Une fois encore la magie a opéré à Fécamp. Les 29 Diam 24 ont exploité à 100% le magnifique écrin que constitue le terrain de jeu bordé par les majestueuses falaises de craie et l’immense plage de galets. Toute la journée, ils ont offert aux nombreux Fécampois venus les saluer une chorégraphie époustouflante. Départs aux pieds des falaises de la côte d’Albâtre, bords de portant ultra-rapides, passages de bouée serrés, manœuvres enchainées et arrivées au ras de la plage…L’engagement des équipages sur ce Tour de France à la Voile est sans relâche !

Après le raid harassant d’hier, la journée a été une nouvelle fois intense. Cinq courses de qualifications ont été disputées pour tous et une Finale pour les huit meilleurs de la journée (les quatre premiers du groupe A et les quatre premiers du groupe B). Beijaflore Sailing remporte brillamment la Finale du jour. Lorina Mojito – Golfe du Morbihan poursuit sur sa lancée. Deuxième aujourd’hui, les jeunes menés par Solune Robert remportent l’Acte de Fécamp. Quant à SFS, réglé comme un métronome, il a une nouvelle fois été impressionnant de maitrise. En terminant 3ème de la finale, l’équipage mené par Sofian Bouvet conserve son leadership au général.

L’olympisme en force
Dans un vent variable en force (15 nœuds d’ouest en début d’après-midi faiblissant pour atteindre 5 nœuds durant la Finale), les équipages ont dû tenir le rythme et gérer l’influence de l’important courant traversier. Prendre les meilleurs départs, faire les bons choix tactiques et gérer le plus finement possible les voiles et l’équilibre du Diam 24 ne laissent que peu de répit aux équipiers durant les Stades Nautiques où s’enchainent les courses courtes de 12 à 15 minutes… Et à ce jeu, les marins issus de l’olympisme se taillent la part du lion. Beijaflore Sailing a animé de très belle manière la journée en remportant trois courses de qualification. Après un départ canon lors de la Finale, l’équipage n’a rien lâché pour s’imposer avec une très belle avance devant la plage à 16h20 précisément. Le Diam 24 mené par le havrais Valentin Bellet rassemble à son bord des spécialistes de la voile légère comme Guillaume Pirouelle et Valentin Sipan, issus du 470 ou le néo-zélandais Jason Saunders (26 ans et déjà deux participations aux Jeux Olympiques à son actif)  et semble s’installer de mieux en mieux dans cette discipline exigeante du Stade Nautique. La victoire du jour propulse Beijaflore Sailing à la 5ème place du classement général by Yanmar. SFS, équipage lui aussi à forte composante olympique impressionne par sa régularité (1, 1, 2, 3 sur les deux premiers Actes) et cela paye au général. 3ème aujourd’hui lors de la Finale, Sofian Bouvet et ses équipiers protègent leur place de leader du classement général. Ils devancent Fondation FDF – Des Pieds et Des Mains, mené par le double champion paralympique Damien Seguin qui fait lui aussi en entrée très remarquée dans cette édition 2017. Trésors de Tahiti skippé par Teva Plichart qui a choisi de s’entourer, pour la deuxième année consécutive de Pierre Pennec (4ème des JO de Sydney en Tornado) est troisième au général.  

Des batailles prometteuses
La Finale des Stades Nautiques de Fécamp a rassemblé huit bateaux dont trois seulement avaient déjà disputé la Finale de l’Acte 1 (SFS, Cheminées Poujoulat, FDJ Des Pieds et Des Mains) ; preuve s’il en fallait que le niveau de ce Tour de France à la Voile est particulièrement relevé ! Si le tenant du titre Lorina Limonade – Golfe du Morbihan s’était rapidement installé en patron de l’épreuve l’année dernière, le scénario semble se dessiner différemment cette année. SFS a remporté de façon remarquable les premiers Stades Nautiques et le Raid Côtier de Dunkerque et creuse son avance ce soir (13 points d’avance sur Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains). Mais la victoire de Lorina Mojito – Golfe du Morbihan hier puis celle de Beijaflore Sailing aujourd’hui viennent rebattre les cartes et  laissent ouverte la possibilité de voir les vainqueurs se succéder jusqu’à Nice dans une bataille qui s’annonce haletante. 

Solides Lorina Mojito – Golfe du Morbihan
Les jeunes viennent donc se mêler aux professionnels en tête de course. Avec leurs 20 ans de moyenne d’âge, les Morbihannais menés par Solune Robert et Riwan Perron n’ont pas froid aux yeux et viennent sans complexe perturber les leaders du classement général. Vainqueurs du Raid Côtier hier, ils remportent deux courses de qualification aujourd’hui et disputent leur première Finale de Stades Nautiques de cette édition 2017. Après une bataille intense avec Beijaflore Sailing lors de la Finale des Stades Nautiques, Lorina Mojito – Golfe du Morbihan signe une très belle 2ème place et remporte l’Acte de Fécamp ! L’équipage quitte ce deuxième Acte du Tour de France à la Voile à la 7ème place du général et garde le spi rose du leader du classement Jeunes by Finagaz. Solune et son équipe ne rêvaient probablement pas mieux qu’une telle entrée en matière. Du côté des amateurs, Team Installux Aluminium qui n’a pas réussi à se qualifier aujourd’hui pour la Finale, prend toutefois la tête du classement à égalité de points avec Homkia / Les Sables d’Olonne Agglomération.
        
Le Prix Finagaz de la Combativité à New Territories
Le double vainqueur du Vendée Globe, Michel Desjoyeaux était présent aujourd’hui à Fécamp. Le skipper qui connait parfaitement la Baie de Somme pour y avoir souvent disputé des Grands Prix ORMA (multicoque de 60 pieds) était venu à la rencontre des équipages dont il va juger jusqu’à Nice la capacité à faire preuve de combativité. Entouré de quatre spécialistes de la voile, « Mich Desj » a la difficile tâche de désigner à l’issue de chaque Acte l’équipage vainqueur du Prix Finagaz de la Combativité. Si Dunkerque Voile a été honoré à Dunkerque lors de l’Acte 1, c’est cette fois l’équipage espagnol d’Hugo Rocha qui a reçu le Prix. « Ce Prix Finagaz de la Combativité récompense l’équipage qui s’est le plus battu suite à un problème technique, à un mauvais départ, un problème à terre. Nous avons décidé d’attribuer le Prix Finagaz de la Combativité aujourd’hui à l’équipage espagnol mené par Hugo Rocha parce qu’il s’est particulièrement bien battu. Ils remportent même une course. Malheureusement ils sont contraints à l’abandon lors de la dernière manche suite à une collision durant laquelle ils cassent leur safran. Nous les encourageons à réparer et à revenir plus forts encore à Jullouville » a expliqué Michel Desjoyeaux, Président du Jury.  

Une bonne partie des équipages s’apprête à quitter Fécamp dès ce soir pour rejoindre Jullouville où se déroulera à partir de jeudi l’Acte 3. Les autres feront la route demain. Chacun tente déjà d’adapter au mieux sa logistique et son rythme à terre pour gérer la fatigue d’une épreuve qui se déroule sur un rythme effréné.

Acte 2, scène 2 : Décor exceptionnel pour les Stades Nautiques de Fécamp

Le 11 juillet 2017


Les 29 équipages étaient réunis ce matin dès 8h45 sur le Village pour le briefing. Ciel gris et pluie fine, le décor semble planté pour la journée. Mais la grande plage de galets et les superbes falaises de la Côte d’Albâtre, même sans soleil, constituent un écrin exceptionnel pour les stades nautiques du jour. C’est à 11h45 et dans un vent de sud-ouest pour 8 à 12 nœuds que s’élancera le premier groupe (pour les phases de qualification, la flotte est divisée en deux groupes) suivi dans la foulée du deuxième groupe.

Jusque 15h10, les courses courtes d’une vingtaine de minutes s’enchaineront et c’est à l’issue de ces qualifications que nous connaitrons les huit teams qui auront gagné leur ticket pour accéder à la Finale.
Avant d’aborder cette deuxième journée de course fécampoise, le Team SFS de Sofian Bouvet mène le bal au classement général tandis que Homkia / Les Sables d’Olonne Agglomération et Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan arboreront respectivement le spi vert du leader amateur et le spi rose du leader du classement jeunes. Finale à suivre en direct dès 15h30 sur le site internet de la course www.tourvoile.fr avec aux commentaires Michel Desjoyeaux et Paul Meilhat !  

Fécamp le bonheur !

Le 10 juillet 2017

Voilà une journée qui restera dans les mémoires des régatiers. Ce lundi à Fécamp, cadre de l’Acte 2 du 40ème Tour de France à la Voile, les 29 équipages ont pris part à un Raid Côtier le long de la côte d’Albâtre, les hautes falaises crayeuses offrant un arrière-plan grandiose. Dans des conditions soutenues, les marins ont pu exploiter tout le potentiel des Diam 24 et aligner d’impressionnantes vitesses. Les jeunes de Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan ont créé une belle surprise en remportant brillamment la manche, devant Team SFS et Beijaflore. Pas de changement au classement Général ce soir : Team SFS devance Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains et Trésors de Tahiti.

En quelques jours, les 29 équipages engagés dans le 40ème Tour de France à la Voile en ont déjà vu de toutes les couleurs ! Après les conditions estivales rencontrées à Dunkerque, théâtre de l’Acte 1, ils ont ce lundi navigué dans un vent bien plus soutenu, avec un bon flux d’Ouest de 15 à 20 nœuds qui leur a permis de lâcher les chevaux et de faire fumer les étraves des véloces Diam 24, particulièrement grisants dans ce type de temps. Très technique à Dunkerque, la navigation s’est révélée physique (et humide !) aujourd’hui et tous les marins avaient les traits tirés en regagnant la terre.

 

Louvoyage jusqu’à Etretat, folle cavalcade au portant, à nouveau louvoyage…

C’est à 12h45, devant le port de Fécamp, que le comité de course a libéré les 29 bolides impatients d’en découdre. Lancés à pleine vitesse, tous les équipages ont pris un bon départ et il n’y a pas eu de rappel général, ni individuel. Le premier tronçon du parcours a consisté en un louvoyage jusqu’à une bouée mouillée au pied des mythiques falaises d’Etretat. Les équipages ont donc tiré des bords, virant parfois tout près du rivage et offrant un magnifique spectacle, surtout quand le soleil perçait. Mais ils n’avaient pas vraiment le temps d’observer le paysage car la régate, au contact, se révélait tendue, avec parfois des croisements chauds…

Une fois la bouée d’Etretat virée, les Diam 24 se sont engagés dans une folle cavalcade au portant à plus de 15 nœuds de moyenne, avec des pointes de vitesse à près de 20 nœuds dans les surfs. Pour finir, les marins ont à nouveau eu droit à une remontée au près… On le voit, ce Raid Côtier le long de la côte d’Albâtre a été très complet, et exigeant pour les hommes et les femmes engagés, mais aussi pour le matériel. Les Britanniques du Team Maverick en ont fait les frais : ils ont dû rentrer au port après avoir tordu le système d'attache de safran.

 

Grande victoire pour les jeunes du Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan, Team SFS toujours impressionnant

Les jeunes du Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan ont été les grands animateurs de ce Raid Côtier, dont ils ont rapidement occupé les avant-postes, dès la première remontée au près. Ils ont ensuite su résister aux assauts de la meute lancée à leurs trousses. En franchissant les premiers la ligne d’arrivée devant Fécamp, Solune Robert, Riwan Perron et Tim Mourniac ont réalisé un bel exploit, grâce à une course menée de main de maître durant plus de trois heures. Cerise sur le gâteau : c’est sous un grand soleil qu’ils ont signé leur première victoire sur le Tour. Ils font leur entrée dans le Top 10 au Général (8e place) et, surtout, prennent la tête du classement Jeunes. Décidément à l’aise dans tous les types de temps, c’est Team SFS qui s’est emparé de la 2e place. Après ses deux victoires à Dunkerque, c’est clairement l’équipage à battre ! Sofian Bouvet et ses équipiers consolident leur place de leader au classement Général.
Après un premier Acte quelque peu décevant à Dunkerque, qui ne reflétait pas le potentiel de l’équipage, Beijaflore a parfaitement réagi aujourd’hui, terminant à une 3e place bienvenue. Les voilà bien dans le rythme ! Très déçus par leur prestation à Dunkerque (21e place), les tenants du titre de Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan ont remis les pendules à l’heure. Après un début de Raid prudent, les « Limonadiers » ont mis le turbo pour grappiller des places et effectuer une intéressante remontée. Ils font un bond au Général (11e). C’est l’équipage de Cheminées Poujoulat, mené par Bernard Stamm, qui a complété le Top 5 aujourd’hui. Après une bonne nuit de sommeil, les 29 équipages se retrouveront demain pour une journée de Stades Nautiques qui s’annonce encore tonique...

 

Acte 2, Scène 1 : Fécamp dans le vent !

Le 10 juillet 2017

Changement de décor pour le Tour de France à la Voile qui, après Dunkerque, s’installe à Fécamp pour l’Acte 2 de cette 40ème édition. Au programme ce lundi, un Raid Côtier de 38 milles le long de la superbe côte d’Albâtre, l’un des fleurons du littoral normand, avec ses fameuses falaises crayeuses. Grand spectacle en perspective, d’autant plus que le vent est au rendez-vous… Départ prévu à 12h30. 

Les 29 équipages du 40e Tour de France à la Voile ont posé leurs valises à Fécamp où ils s’apprêtent à disputer un Raid Côtier de 38 milles le long de la côte d’Albâtre, avec notamment un passage très attendu devant les falaises d’Etretat. « Nous avons tous hâte d’y aller et de faire de superbes surfs au portant ! », s’enthousiasme Pauline Courtois, skipper de l’un des deux équipages normands, Helvetia Purple By Normandy Elite Team.

Les teams ont pu tirer un premier bilan à l’issue de l’Acte 1 à Dunkerque. Les bateaux de tête vont tenter de confirmer tandis que ceux n’ayant pas rempli leurs objectifs dans le Nord tenteront de rectifier le tir… On surveillera notamment avec attention la performance du tenant  du titre, Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan, 21e au classement Général… 

Bulletin météo du jour

Après trois jours de navigation dans des conditions estivales à Dunkerque, l’ambiance va être différente aujourd’hui.

Temps : Nuageux devenant peu nuageux au fil de la journée.
Température : 19-21 degrés.
Vent d’Ouest fraichissant en fin de matinée (15 nœuds), rafales possible jusqu’à 20-23 nœuds dans l’après-midi.

Mer : Belle à peu agitée 0.3 à 0.5 m.

Réactions avant le Raid Côtier de Fécamp :

Pauline Courtois (Helvetia Purple By Normandy Elite Team) :
« Nous sommes prêtes à repartir après la collision survenue hier. L’équipière blessée va bien, le bateau n’a pas subi beaucoup de dégâts. Nous sommes heureuses de naviguer à Fécamp car nous nous entraînons près d’ici, au Havre. » 

Aurélien Pierroz (Helvetia Blue By Normandy Elite Team) : « Nous connaissons bien le plan d’eau, c’est forcément un avantage. Ceci dit, chaque jour est différent, on ne va pas forcément sortir une tactique que nous seuls connaissons ! » 

Valentin Bellet (Beijaflore) : « Le plan d’eau de Fécamp est particulièrement technique. Sur Beijaflore, nous avons adapté l’équipage en conséquence avec notre meilleur navigateur et un excellent barreur, en la personne de Guillaume Pirouelle, qui connaît bien la région. »

Le doublé pour SFS, grand vainqueur de l’Acte 1 à Dunkerque !

Le 9 juillet 2017

Le 40ème Tour de France à la Voile est entré dans le dur ! Ce dimanche à Dunkerque, les 29 équipages ont pris part aux premiers Stades Nautiques qui n’ont pas manqué de rebondissements. Réunissant les huit meilleurs équipages des phases de qualification, la Finale du jour a été remportée par Team SFS (déjà vainqueur du Raid Côtier) devant Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains et Team Occitanie Sud de France. La journée est clairement à oublier pour les tenants du titre du Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan qui ont enchaîné les mésaventures, dont une violente collision avec Helvetia Purple By Normandy Elite Team. L’une des navigatrices de l’équipage normand, Sophonie Affagard, a été blessée, heureusement sans gravité (blessure à l’épaule). Ce soir, le classement général est dominé par Team SFS devant Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains et Trésors de Tahiti. La caravane du Tour prend désormais la direction de Fécamp, où débutera dès demain l’Acte 2.

Les premiers Stades Nautiques du 40ème Tour de France à la Voile ont tenu toutes leurs promesses avec des rebondissements, des surprises (bonnes et mauvaises) et des régates accrochées et spectaculaires, disputées au plus près du rivage de Malo-les-Bains, qui revendique le statut de « plus belle plage du Nord ». La phase de qualification des Stades Nautiques a débuté à 11h15. Comme de coutume, les 29 bateaux ont été divisés en deux groupes (nommés A et B), selon une règle de répartition établie à partir du classement Général. Les conditions étaient à nouveau estivales avec un franc soleil, une mer belle et un vent léger qui s’est bien renforcé dans l’après-midi.

Redoutable Pavillon noir…

Dans les Stades Nautiques, une règle redoutée de tous prévaut : les départs se font sous Pavillon noir. Concrètement, tout équipage qui passe la ligne trop tôt se voit immédiatement disqualifié de la régate. C’est tout l’art des départs de ces régates en Stades Nautiques : il faut attaquer… mais pas trop ! Etant donné la qualité et l’homogénéité du plateau, une disqualification sur l’une des manches rend très compliqué l’accès à la Finale du jour. Dès leur première manche, plusieurs équipages se sont fait piéger, et pas des moindres : le tenant du titre Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan mais aussi Coved-Paprec et Beijaflore. De fait, aucun des Diam 24 pénalisés par cette règle du départ sous Pavillon noir n’a pu atteindre la Finale…

Violente collision entre Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan et Helvetia Purple By Normandy Elite Team !

Forcément attendu au tournant, surtout après sa décevante 9e place dans le Raid Côtier vendredi, le Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan a passé une journée pour le moins compliquée… Après la disqualification dans la première manche de qualification, les « Limonadiers » sont, dans la deuxième, entrés en collision avec le seul team 100 % féminin du Tour : Helvetia Purple By Normandy Elite Team. Dans ce choc violent, l’une des équipières, Sophonie Affagard, a été blessée. Rapidement rapatriée, elle a été prise en charge dans l’hôpital le plus proche. Plus de peur que de mal heureusement pour la navigatrice qui s’en fort finalement avec une légère blessure à l’épaule.

La casse n’a été que matérielle pour le Team Lorina - Golfe du Morbihan avec un flotteur endommagé qui a pu être remplacé sur la plage, grâce à une belle solidarité des autres teams. Les tenants du titre ont ainsi pu prendre part à leur troisième course… avant d’être à nouveau disqualifiés ! Ils ont sauvé l’honneur dans leur quatrième et dernière manche, en terminant 2e. 29e et derniers de la journée, ils pointent ce soir en 21e position du classement Général. Piqués au vif, nul doute qu’ils sauront rapidement réagir.  

La Finale du jour : Team SFS avec méthode…

Les concurrents des deux groupes ont chacun disputé quatre courses. A l’issue de cette phase de qualification, les quatre premiers teams du groupe A étaient, dans l’ordre : Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains, Team SFS, Team Installux Aluminium et les Espagnols de New Territories. Quant aux quatre premiers du Groupe B, il s’agissait de Cheminées Poujoulat, Trésors de Tahiti, Helvetia Blue By Normandy Elite Team (les seuls Jeunes qualifiés pour la Finale) et Team Occitanie Sud de France. Ces huit équipages ont décroché leur ticket pour la Finale du jour, où les compteurs ont été remis à zéro. La tension était forcément palpable avant cette manche décisive pour le classement du jour, disputée dans des conditions parfaites avec un vent de Nord-Est d’une douzaine de nœuds. Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains et Team Occitanie Sud de France ont pris le meilleur départ, enroulant en tête la bouée de dégagement. Mais ces deux équipages n’ont rien pu faire face au retour canon du Team SFS. Après un départ conservateur mais efficace, l’équipage mené par Sofian Bouvet a grappillé les places, tout en maîtrise, avant de couper la ligne d’arrivée en tête. Carton plein pour le Team SFS qui avait déjà remporté le Raid Côtier et s’impose donc magistralement dans l’Acte 1.
A noter que le Team Dunkerque Voile remporte le premier Prix Finagaz de la Combativité. Le jury, présidé par Michel Desjoyeaux a choisi de récompenser l’équipage amateur mené par Clément Meister pour leur très bon raid côtier et les excellents départs pris aujourd’hui lors des Stades Nautiques.

Ce soir, le Tour prend la route en direction de Fécamp, théâtre de l’Acte 2 du Tour de France à la Voile.



ILS ONT DIT

Le 9 juillet 2017

Réactions à l’issue de la journée

Sofian Bouvet (Team SFS) : « On ne s’attendait pas à remporter le Raid Côtier puis les Stades Nautiques ici à Dunkerque, c’est une belle surprise ! Nous savourons ces victoires mais nous savons aussi que la compétition ne fait que débuter, la route est encore longue… Beaucoup de favoris sont passés au travers aujourd’hui et c’est justement ce que nous voulons éviter, quitte parfois à jouer la prudence sur certains départs puis à récupérer des places derrière. C’est du gagne-petit mais, à mes yeux, il est très important de procéder ainsi. »

Damien Seguin (Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains) : « C’est un très bon début de Tour pour nous avec la 2e place au Général. Nous savions que nous pourrions rivaliser avec les meilleurs équipages et cela se confirme. Le Raid Côtier comme les Stades Nautiques se sont vraiment bien passés. Nous avons un bel équipage de quatre navigants cette année, avec tous beaucoup d’expérience. Nous avons clairement du potentiel. »

Pierre Leboucher (Team Occitanie Sud de France) : « C’était une superbe Finale avec de très bonnes conditions. Nous avons pris un départ canon mais nous avons subi différentes attaques. Il était difficile de toutes les contrer. Nous terminons finalement 3e et cela nous va très bien. Nous sommes ravis de notre début de Tour. La 10e place dans le Raid Côtier était honorable. Dans le Tour, la régularité paye et il ne faut surtout pas se trouer dans l’un des Actes. »

Clément Meister (Dunkerque Voile) : « Nous sommes très contents d’avoir reçu ce prix de la combativité, un peu surpris ! On souhaitait remporter cette année au moins un prix. Je pense qu’il nous a été attribué surtout parce qu’avant-hier nous n’avions rien lâché sur le Raid Côtier, on a tenté des options plus osées que les autres, c’est peut-être ça qui a fait pencher la balance.

Aujourd’hui nous n’avons pas été forcément très performants, on arrive à être très combatifs sur les départs peut être un peu trop ce qui justifie qu’on les ait raté deux fois. »

Dunkerque, Acte 1, Scène 2 : Les premiers Stades Nautiques du Tour !

Le 9 juillet 2017

C’est une journée intense qui attend les 29 équipages engagés dans le 40e Tour de France à la Voile. Ce dimanche marque en effet le début du périlleux et spectaculaire exercice des Stades Nautiques, au plus près du public. Ce seront les derniers bords à Dunkerque avant de prendre la route vers Fécamp.

La phase de qualification des Stades Nautiques débutera à 11h15. Les 29 bateaux ont été divisés en deux groupes (nommés A et B). Les régates courtes (une quinzaine de minutes) et au contact vont s’enchaîner. Chaque groupe pourra disputer jusqu’à six courses de qualification. A l’issue de cette phase de qualification, les quatre premiers du Groupe A et les quatre premiers du Groupe B seront sélectionnés pour la Finale du jour, prévue à 15h45. Les compteurs seront remis à zéro et le vainqueur de la Finale remportera la journée et empochera 50 points. Le 2e gagnera 49 points, le 3e 48 points, et ainsi de suite… Côté météo, on attend encore des conditions estivales à Dunkerque, avec un beau soleil et un vent de 5 à 8 nœuds forcissant dans l’après-midi (9 à 13 noeuds). Ne ratez rien de cette finale retransmise en direct sur le site à partir de 15h30 ! 

Exhibition et prise d’informations

Le 8 juillet 2017

Navigations prudentes pour cette journée d’exhibition

Ce samedi à Dunkerque, les 29 Diam 24 se sont affrontés sur le deuxième grand exercice du Tour de France à la Voile : les Stades Nautiques. Cette deuxième journée de la 40ème édition, dédiée aux régates d’exhibition, a permis d’embarquer des invités pour leur faire découvrir les sensations qu’apporte le Diam 24.
Les équipages naviguaient donc sans pression mais ils en ont profité pour se chauffer et engranger de précieuses informations pour la suite de la compétition. Les leaders sont donc les mêmes qu’hier soir : SFS (classement Général), Toulon Provence Méditerranée (classement Jeunes) et Homkia / Les Sables d’Olonne Agglomération (classement Amateurs). Demain dimanche, pour la dernière journée à Dunkerque, les Stades Nautiques seront cette fois comptabilisés.

En début de journée, les conditions météo étaient un peu moins légères qu’hier, pour un tour de chauffe dans le délicat exercice des Stades Nautiques. Coque au vent qui se lève, dérive qui siffle, vitesses à deux chiffres : ce n’était pas encore la folle cavalcade, mais les 29 équipages en lice dans le 40e Tour de France à la Voile ont pu accélérer le rythme. Avant que le vent ne faiblisse, rendant à nouveau la navigation technique... Sorte de répétition générale, ces régates d’exhibition ont aussi offert à des invités l’opportunité d’embarquer à bord des Diam 24 pour vivre de l’intérieur toute l’intensité des régates en Stades Nautiques, des départs compacts aux passages de bouées sportifs, en passant par les grisants bords sous gennaker… Pour rappel, les Stades Nautiques, ce sont des régates autour de bouées, d’une vingtaine de minutes à peine, très tendues et accrochées, et au plus près du public.

Réviser les gammes… avec prudence !

Grâce à ces régates comptant pour du beurre, les marins ont pu se mettre dans le bain de ces parcours intenses où la moindre erreur se paie cash. « Une telle journée est intéressante pour rôder l’équipage. Nous jouons le jeu, bien sûr, mais nous naviguons tout de même avec prudence car il serait dommage de casser du matériel juste avant la reprise de la compétition demain », confiait entre deux manches Maxime Blondeau, skipper de Toulon Provence Méditerranée, équipage qui arbore le gennaker rose du leader au classement Jeunes, grâce à sa bonne prestation dans le Raid Côtier organisé hier (8e place au Général). Dès 11h45 demain, les 29 équipages se retrouveront pour les « vrais » Stades Nautiques. Entre 15h30 et 16h30, les huit meilleurs teams de la journée prendront part à la Finale. Au départ de cette course, les compteurs seront remis à zéro, et ce sera très chaud !

ILS ONT DIT

Le 8 juillet 2017

Réactions à l’issue de la journée d’exhibition

Benoît Daval, skipper de Techneau (3e du classement Amateurs et 16e au Général) : « Nous sommes amateurs et cela faisait plusieurs semaines que nous n’avions pas disputé de Stades Nautiques. Cette journée a permis de reprendre nos repères et de retrouver des sensations. Nous avons bien optimisé ces régates, avec de bons résultats à la clé. Comme tous les autres Diam 24, nous avons navigué un peu plus « relax » que d’habitude. Demain, ce ne sera pas la même ambiance et tout le monde sera à fond ! Pour le moment nous avons navigué dans du petit temps. Or les Diam 24 ne sont pas faciles à mener dans ces conditions. Mais on ne perd rien pour attendre car les navigations plus musclées ne manqueront pas d’arriver ! »

Paul Normand, régleur sur Homkia / Les Sables d’Olonne Agglomération (leader du classement Amateurs et 7e au Général) : « Pour nous, chaque journée de navigation est bonne à prendre. Nous avons pu identifier les points positifs mais aussi ceux à améliorer. Nous avons hâte de retrouver la compétition dès demain ! Hier nous avons fait une journée très correcte avec de belles options tactiques. Nous avions aujourd’hui le gennaker vert du leader du classement Amateurs. Nous allons essayer de garder ce gennak jusqu’à Nice. Et pourquoi pas le remplacer par le bleu (attribué au leader du classement Général, NDR). Mais ça, c’est une autre histoire ! »

Nelson Mettraux, skipper de Ville de Genève – CER 1 (12e au classement Général) : « Les premières manches étaient plus sympas que les dernières, avec un peu plus d’air. Nous avons abordé cette journée comme un entraînement grandeur nature. Nous avons identifié ce qu’il nous manquait pour occuper les avant-postes. Il reste du travail mais nous allons essayer de nous améliorer tout au long du Tour. »

Paul Meilhat : Du Vendée Globe au Tour de France à la Voile…

Le 8 juillet 2017

En enrôlant Paul Meilhat, l’équipage de Vivacar.fr CEFIM s’est offert un joker de luxe pour les trois premiers Actes du Tour de France à la Voile (Dunkerque, Fécamp, Jullouville). Au départ du dernier Vendée Globe à bord de SMA, Paul prépare la prochaine édition du tour du monde en solitaire et sans escale, en 2020. En participant au Tour 2017 en Diam24, un support radicalement différent de l’IMOCA, le jeune skipper vient chercher un peu d’air frais et une expérience instructive en équipage.

Cette année encore, le Tour de France à la Voile séduit des marins venus d’horizons divers. Parmi eux, des coureurs au large de renom, à l’instar de Paul Meilhat qui revient à ses premières amours en s’alignant sur le Tour. Paul vient en effet de la voile légère et des séries olympiques, notamment du Laser et du très exigeant 49er. Il a également plusieurs participations au Tour à son actif, à l’époque où l’épreuve se disputait sur des Farr30 puis des M34. Après être passé avec succès par la case Figaro, Paul a ensuite intégré le prestigieux circuit IMOCA, avec le Vendée Globe 2016-2017 en ligne de mire, à bord de SMA (l’ex Macif de François Gabart vainqueur du Vendée en 2012-2013). La course de Paul a été remarquable et il était en 3e position quand il a subi une avarie rédhibitoire en plein océan Pacifique : une fissure de 40 centimètres sur le vérin de quille, une pièce électronique qui permet la gestion de la bascule de la quille.

Parrain de Trésors de Tahiti mais équipier sur Vivacar.fr CEFIM…

La déception fut énorme pour Paul Meilhat qui a dû se détourner vers Tahiti avec son bateau blessé. En guise de consolation, il a reçu un formidable accueil de la population locale. A tel point qu’il est depuis devenu parrain du Diam 24 Trésors de Tahiti, skippé par Teva Plichart. « C’est un beau cadeau que m’a fait Trésors de Tahiti, c’est la première fois que je suis parrain d’un bateau, c’est très émouvant », explique Paul. Mais c’est avec un autre équipage qu’il prend part au Tour de France à la Voile cette année : Vivacar.fr CEFIM. « C’est avant tout une histoire de rencontres », raconte Paul. « Nous nous sommes rapprochés car le Diam 24 Vivacar.fr CEFIM est loué à Mer Agitée (Ecurie du course au large de Michel Desjoyeaux dans laquelle est intégrée le projet SMA, ndlr). Et je connais bien Daniel et Matthieu Souben, mais aussi Fred Moreau. Après deux années à ne faire que de l’IMOCA pour préparer le Vendée Globe, j’avais besoin et envie de diversifier ma pratique, de chercher un mode de fonctionnement différent. Mon IMOCA SMA étant actuellement en chantier, j’ai le temps de faire autre chose. Venir chercher des nouvelles compétences pour échanger avec un équipage en Diam 24 me semblait une belle opportunité. Aujourd’hui, il n’y a rien de mieux que de réfléchir collectivement sur un monotype. Le Tour, c’est toujours le top du top de la navigation en équipage en France, voire à l’international. »

« Une bouffée d’air pur »

Avec cette première participation en Diam 24, Paul Meilhat découvre un nouveau format. C’est aussi l’une de ses premières expériences en multi. Mais grâce à son passé de pur régatier, il ne se sent pas perdu dans les régates en Diam 24. « On se rapproche des entrainements et des compétitions que l’on connaît en voile olympique », dit-il. « Tout se joue sur des détails. Malheureusement je n’ai pas passé assez d’heures sur l’eau avant le Tour, mais les réflexes reviennent vite. Et je peux faire profiter à l’équipage de mon expérience pour les Raids Côtiers. De mon côté, j’ai beaucoup à apprendre auprès de ces spécialistes du multi. Il y a beaucoup d’éléments à assimiler en peu de temps. En tout cas, je suis ravi de revenir me confronter à la jeune génération. C’est une bouffée d’air pur. »

 


Une victoire tout en finesse pour Team SFS

Le 7 juillet 2017

Team SFS remporte le premier Raid Côtier du Tour à Dunkerque

Les 29 équipages en lice dans le 40ème Tour de France à la Voile ont vécu une journée d’ouverture très technique ce vendredi 7 juillet à Dunkerque. Forts courants, bancs de sable, épaves : les écueils étaient nombreux et le léger vent d’Ouest demandait aux marins de naviguer finement le long des dunes de Flandre. A ce petit jeu, c’est le Team SFS de Sofian Bouvet qui s’en est le mieux sorti, remportant le Raid Côtier au terme d’un formidable duel avec Trésors de Tahiti. Vivacar.fr CEFIM complète le podium du jour. Chez les amateurs, Homkia / Les Sables d’Olonne Agglomération occupe le haut du tableau tandis que le classement Jeunes est ce soir dominé par Toulon Provence Méditerranée.

Courant fort et vent faible pour la première journée du Tour de France à la Voile 2017 : les marins devaient avoir les nerfs solides, surtout les tacticiens ! Si les conditions estivales étaient très confortables pour les observateurs, elles l’étaient donc beaucoup moins pour les régatiers. La météo, très calme, exigeait en effet une attention de tous les instants. Il fallait prendre garde à la répartition des poids à bord, être fin à la barre et aux réglages, rester à l’affût de la moindre risée et faire les bons choix stratégiques. La moindre erreur faisait perdre de précieuses longueurs.

C’est à 12h30 qu’a été donné le coup d’envoi du premier Raid Côtier de cette 40ème édition du Tour. Les marins avaient hâte d’en découdre, certains un peu trop, à l’instar de Cheminées Poujoulat et des Espagnols de New Territories, qui ont volé le départ et ont dû franchir à nouveau la ligne. Tout un symbole, c’est le team de Dunkerque Voile, fin connaisseur des effets de site locaux, qui a pris le meilleur départ. Mais assez rapidement, trois équipages se sont détachés, et pas des moindres : Trésors de Tahiti, Team SFS et Vivacar.fr CEFIM.

Team SFS l’emporte d’un souffle devant Trésors de Tahiti et Vivacar.fr CEFIM
Puis un duel s’est mis en place en avant de la flotte. Tout au long de la régate, les Tahitiens ont mis une pression d’enfer sur les leaders de Team SFS avec Sofian Bouvet à la barre, accompagné de Noé Delpech et Achille Nebout. Tout en contrôle, ces jeunes talentueux ont su s’accrocher et résister aux assauts de leurs dauphins tahitiens, remportant brillamment ce Raid Côtier. Coup d’essai, coup de maître pour le Team SFS qui participe pour la première fois au Tour et ne cache pas ses hautes ambitions. Deuxièmes aujourd’hui, les Tahitiens emmenés par Teva Plichart entament donc de bien belle manière leur deuxième Tour de France à la Voile (ils avaient terminé 14e du premier Raid côtier en 2016). Avec une meilleure préparation et le renfort de Quentin Ponroy, cet équipage affiche une cohésion et une sérénité qui leurs permettent de viser le haut du tableau, comme le prouve leur résultat du jour. A la 3e place, on retrouve l’équipage de Vivacar.fr CEFIM qui a tout tenté pour revenir sur Trésors de Tahiti, en vain. Mais la 3e marche du podium satisfait pleinement ce team qui profite notamment de la présence à bord (jusqu’à Jullouville) de Paul Meilhat, qui a participé au dernier Vendée Globe sur SMA, et prendra part au prochain en 2020.

Fondation FDJ – Des Pieds et des Mains et Team Oman Sail dans le Top 5, les tenants du titre 9e  
Si le trio de tête s’est assez rapidement dessiné, plusieurs équipages se sont battus pour les places dans le Top 5. C’est finalement l’équipage de Fondation FDJ – Des Pieds et des Mains, emmené par le double champion paralympique Damien Seguin, qui a terminé au pied du podium. Premier équipage international aujourd’hui, le team Oman Sail s’est de son côté emparé de la 5e place. Ultra dominateurs l’an dernier, les tenants du titre de Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan ont dû se contenter de la 9e place. Ils ont manqué leur entame, contournant la première marque à une très inhabituelle 17e place, avant d’entamer une remontée dont ils ont le secret. Même si le résultat n’est pas à la hauteur de leurs espérances, ils ont limité les dégâts.

Du côté des amateurs, le podium est composé d’Homkia / Les Sables d’Olonne Agglomération, Dunkerque Voile et Techneau. Chez les jeunes, le trio de tête est composé de Toulon Provence Méditerranée, Ville de Genève – CER 2 et Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan.

Demain, les 29 Diam 24 participeront à une journée d’exhibition qui ne sera pas comptabilisée dans le classement. Les équipages en profiteront pour continuer à prendre leurs marques dans le deuxième grand exercice du Tour : les fameux Stades Nautiques.

ILS ONT DIT

Le 7 juillet 2017

Réactions des trois premiers à l’arrivée du Raid Côtier - Acte 1

 Sofian Bouvet (Team SFS) : « Nous savions que nous étions à l’aise dans le petit temps, la victoire du jour confirme notre bon niveau de jeu. Tout s’est bien passé pour nous et le résultat final nous ravit. Avec les Tahitiens, nous avons jusqu’au bout livré un beau combat. C’est aussi grâce à eux que nous sommes restés 100 % concentrés jusqu’à la ligne d’arrivée. La course a été longue, environ 4 heures, et je faisais parfois des blagues pour détendre l’atmosphère. Maintenant, place aux régates en Stade Nautique. Nous aimons cet exercice sur des petits parcours. Mais d’autres se débrouillent aussi très bien. Affaire à suivre ! »

Teva Plichart (Trésors de Tahiti) : « Je suis très fier de mon équipage qui est resté décontracté malgré des conditions difficiles nerveusement. Nous avions une bonne communication à bord avec Quentin (Ponroy) et Pierre (Pennec). SFS a été très bon. Nous avons attaqué à fond, mais impossible de les passer ! L’an dernier, nous avions très mal commencé le Tour par manque d’entraînement et de cohésion. Aujourd’hui, on se sent à l’aise, sereins. C’est important d’être devant aujourd’hui, mais le Tour est une longue épreuve… »

Matthieu Souben (Vivacar.fr CEFIM) : « Ce matin, on aurait signé tout de suite pour cette 3e place ! C’est une belle journée pour nous qui nous met dans une dynamique positive. Nous n’avons rien à envier aux grosses équipes, même s’il reste des points à travailler. C’est notre première participation sous ces couleurs mais chacun dans l’équipe a déjà participé plusieurs fois au Tour. L’équipe est composée de personnes qui viennent d’horizons très différents mais chacun est spécialiste dans son domaine. Pour nous, l’objectif final c’est le Top 5. » 

Dunkerque, Acte 1, Scène 1 : Un Raid Côtier très technique

Le 7 juillet 2017

C’est par un Raid Côtier que débutera ce vendredi à Dunkerque le 40ème Tour de France à la Voile. Compte tenu des conditions météo légères prévues ce jour, le comité de course a logiquement décidé de lancer les 29 Diam 24 en lice sur le Raid Côtier n°2, c’est-à-dire le plus court (16 milles). Départ à 12h30 !

Les 29 équipages du le Tour de France à la Voile s’attendent à une journée piégeuse à souhait. « C’est un plan d’eau sur lequel il faut se méfier du courant et des bancs de sable et de quelques épaves. Nous devrons naviguer avec vigilance dans cette zone », explique Clément Meister, skipper de Dunkerque Voile, le team local, qui espère profiter de sa parfaite connaissance des lieux pour briller à domicile. 

Dans les petits airs, une navigation très technique est à prévoir. « La météo est incertaine car les différents modèles ne s’accordent pas », souligne Christophe Gaumont, le Président du comité de course. « Mais globalement, on s’attend à un vent d’Ouest de 7 à12 nœuds, mollissant à la mi-journée jusqu’à devenir très calme. » Pour jouer la sécurité et ne pas envoyer les Diam 24 sur un parcours trop long, le comité de course a opté pour un parcours de 16 milles nautiques au départ et à l’arrivée de Dunkerque, avec une rapide incursion le long des côtes belges.

Pour leur entrée en matière, les équipages sont gonflés à bloc et tous ont à cœur de débuter l’épreuve par un beau résultat et ainsi entrer dans une spirale positive.

 

J-1 à Dunkerque, la mythique épreuve estivale fête sa 40ème édition !

Le 6 juillet 2017

Lancement aujourd'hui de la 40ème édition du Tour de France à la Voile

C’est aujourd'hui, vendredi 7 juillet, que sera donné le coup d’envoi du Tour de France à la Voile 2017.
Faisant preuve d’une fidélité renouvelée d’année en année, la ville de Dunkerque accueille pour la 31ème fois le Grand Départ en 40 éditions. Créé en 1978 par Bernard Decré, le Tour de France à la Voile affiche une longévité dont peu d’autres événements sportifs peuvent se targuer. Tout au long de son histoire, l’épreuve a su se réinventer, aussi bien au niveau des supports que du format de course. Cette édition 2017 s’annonce très prometteuse avec un record de participation en Diam 24 : 29 bateaux au départ (contre 24 l’an dernier). A la quantité s’ajoute la qualité avec des équipages de haut vol. Le Team Lorina Limonade-Golfe du Morbihan aura fort à faire pour conserver son titre…

C’est de nouveau l’effervescence à Dunkerque, à la veille du coup d’envoi de la 40ème édition du Tour de France à la Voile. Tout au long de la journée, les 29 équipages en lice se sont affairés pour régler les ultimes préparatifs sur leurs Diam 24 respectifs. Beaucoup en ont même profité pour réaliser une dernière navigation-test. Rien ne doit être laissé au hasard pour espérer performer dans cet attractif cru 2017 dont le niveau s’annonce très relevé. Les marins en lice sont tous très motivés et impatients que la grande confrontation estivale commence enfin. Ils ne vont pas faire de vieux os ce soir, afin d’entamer en pleine forme la Grande Boucle qui les mènera jusqu’à Nice.

Dunkerque et le Tour de France à la Voile : un lien unique

La ville de Dunkerque accueille pour la 32ème fois le Tour de France à la Voile, et pour la 31ème fois le Grand Départ. Voilà qui permet de mettre en avant une ville et une côte qui ne manquent pas d’attraits. « Comme chaque année, nous sommes heureux d'accueillir le départ de la 40ème édition du Tour de France à la Voile », déclare Patrice Vergriete, Maire de Dunkerque. « Cette épreuve constitue un temps fort de l'animation de la station balnéaire de Malo-les-bains, la plus belle plage du Nord ! Au-delà du côté festif, le Tour de France à la Voile est également une formidable école de formation pour les jeunes marins. Là encore, nous ne sommes pas en reste, puisqu'un équipage dunkerquois (Dunkerque Voile, skipper : Clément Meister, NDR) est engagé dans la compétition et nous leur souhaitons bon vent ! »

Président de la Fédération Française de Voile et fidèle à la région où il réside toujours, Nicolas Hénard se réjouit également de la fidélité de Dunkerque : « Dunkerque a une vraie culture maritime, et c’est LE port de plaisance du Nord de la France et aussi un centre d’entraînement important pour la course au large et le kite. Dunkerque met un point d’honneur à accueillir le Grand Départ, c’est devenu une tradition. »

Le Tour : une exceptionnelle longévité et une capacité à se réinventer

Le Tour de France à la Voile fête donc cette année son 40ème anniversaire. « C’est l’épreuve incontournable de la voile française », souligne Michel Desjoyeaux, double vainqueur du Vendée Globe – entre autres. « C’est une course formatrice, très intense et qui a fait naviguer beaucoup de marins. Le niveau et l’intensité du Tour en font une référence. C’est pour cela que les navigateurs y viennent et y reviennent. »

Créateur du Tour de France à la Voile en 1978, Bernard Decré se réjouit forcément de la belle longévité de « son » événement : « J’ai lancé le Tour de France à la Voile seul, sans grands moyens, mais avec une passion immense, conscient que la foi renverse des montagnes. Faire le tour de nos côtes en voilier est une formidable école et une belle leçon de vie. En créant le Tour, j’espérais qu’il s’inscrive dans la durée. Je suis ravi qu’A.S.O. ait repris le flambeau, en conservant la monotypie. » 

Bertrand Pacé, multiple vainqueur du Tour de France à la Voile et originaire de Dunkerque, fait lui aussi l’éloge d’une compétition qui a formé les plus grands : « Le concept du Tour a changé ces dernières années mais un élément reste commun : le très haut niveau sportif. La mixité entre professionnels, amateurs et jeunes fait aussi la richesse du Tour. »

Le succès du Tour tient également en partie à sa capacité à se renouveler et à s’adapter à son époque, aussi bien au niveau du support que du format de course. Ainsi, l’arrivée en 2015 du Diam 24 (un trimaran de 7,25 mètres de long) a donné un grand coup de jeune à l’épreuve. Il s’agit du huitième support utilisé pour le Tour, et du premier multicoque. « Le passage au Diam 24 était pour moi une évidence. Il fallait ramener les bateaux vers les spectateurs et donc naviguer plus proche des côtes », estime Michel Desjoyeaux.

Directeur du Tour de France à la Voile, Jean-Baptiste Durier croit fortement au potentiel de l’événement : « Le Tour est déjà un monument de la voile française. Nous espérons qu’il deviendra bientôt une référence nautique internationale. » Exceptionnelle, événementielle, cette 40ème édition réunit tous les ingrédients pour mener à bien cette haute ambition. 

Un plateau sportif homogène et relevé pour la 40ème édition

Le cru 2017 réunit un plateau magnifique. Pas moins de 29 équipages commenceront à en découdre dès demain – un record en Diam 24. Parmi eux, six équipes internationales, dont certaines de très haut niveau. Et c’est aussi dans l’ADN du Tour que de réunir des marins venus de divers horizons (coureurs au large, athlètes olympiques et paralympique, jeunes talents…), tous attirés par la nouvelle dimension de l’événement. Jusqu’au 30 juillet à Nice, les équipages se rendront coup pour coup.

La lutte pour le podium s’annonce féroce avec des teams toujours mieux préparés. Matthieu Salomon, co-skipper de Team Lorina-Golfe du Morbihan avec Quentin Delapierre, et vainqueur de l’édition 2016 sait qu’il aura fort à faire pour réaliser le doublé : « Le niveau est plus homogène que l’an dernier. L’édition 2017 va être relevée car on a vu différents équipages faire de très belles prestations dans les courses d’avant-saison. Il y aura beaucoup de concurrence avec des équipages aussi affûtés que nous, même si nous espérons avoir encore une longueur d’avance. On s’attend à une très belle édition, intéressante à suivre. Selon moi, une dizaine d’équipages peut prétendre au podium ! »

Le plateau de la 40ème édition en chiffres

- 29 équipages
- 6 pays représentés : France (22 équipages, dont un venu de Tahiti), Suisse (3 équipages), Belgique (1 équipage), Espagne (1 équipage), Grande-Bretagne (1 équipage), Oman (1 équipage)
- 3 classements : Général (15 équipages), Amateur (7 équipages) et Jeune (7 équipages)




Tour de France à la Voile 2017 : record de participation

Le 9 mai 2017

Un record de participation en Diam 24

Depuis 2015 et son passage du monocoque au vif multicoque qu'est le Diam 24, jamais le Tour n'a connu un tel engouement. Ce sont à ce jour 31 Teams qui ont confirmé leur participation ; d'autres projets sont en cours de finalisation. C'est donc une flotte exceptionnelle qui sera réunie pour fêter la 40ème édition du Tour de France à la Voile. 

Sur la ligne de départ, le 7 juillet à Dunkerque, des grands noms de la course au large qui rejoignent les rangs du Tour à l'image de Paul Meilhat et qui reviennent comme Kito de Pavant ou Bernard Stamm. Les athlètes olympiques et paralympique signent également leur retour en force : Damien Seguin, double champion paralympique et skipper de Team Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains, Sofian Bouvet avec le Team SFS (7ème des J.O. de Rio en 470), Billy Besson avec Team Occitanie - Sud de France (quadruple champion du monde en Nacra 17), Manon Audinet, Félix Pruvot, Sophie de Turckheim, Pierre Leboucher, Noé Delpech (5ème des J.O. de Rio en 49er) ou encore Jason Saunders, le Néo-Zélandais. 

En effet, attirés par la nouvelle dynamique du Tour de France à la Voile, les Teams et équipiers internationaux sont de plus en plus présents. Ainsi, ce sont sept nationalités différentes qui seront réunies en juillet : Belges, Suisses, Omanais, Espagnols, Polonais, Britanniques et bien sûr, Français de métropole et des Dom-Tom avec la  Guadeloupe et Tahiti. 

A noter également, une belle participation féminine avec le retour de Pauline Courtois et son équipage 100% féminin Helvetia by Normandy Elite Team et d'Elodie-Jane Mettraux qui, après la dernière Volvo Ocean Race à bord de Team SCA, revient à ses premières amours en tant que project manager des deux Teams Ville de Genève – CER. 

« Une des richesses du Tour, c'est son plateau hétérogène composé de régatiers expérimentés mais aussi de jeunes et d'amateurs » confie Sofian Bouvet, skipper du Team SFS. « Cette régate c'est la rencontre de marins de milieux différents, du multicoque à la course au large en passant par l'olympisme. Cela donne de belles choses : un plateau hyper riche avec plein d'approches différentes et un niveau élevé. » 

A l'image de l'avant-saison qui a vu des régates engagées, le Tour 2017 s'annonce relevé. De l'avis de tous, les Teams sont particulièrement préparés et prêts encore plus tôt comme l'explique Quentin Delapierre, skipper du Team Lorina Limonade - Golfe du Morbihan et vainqueur du Tour de France à la Voile 2016 : « Le plateau va être dense pour cette 40ème édition avec des Teams structurés et le retour des athlètes olympiques. »

 

Un format de course validé 

Après la révolution du format sportif en 2016, l’année 2017 sera celle de la confirmation. Alternance de Stades Nautiques et de Raids Côtiers, pavillon noir, finale,… la formule a fait ses preuves et a enthousiasmé les Teams.

Quelques évolutions sont à noter comme le passage des finales de Stades Nautiques de 6 à 8 Diam 24. « Cela ouvre le jeu » confie Quentin Delapierre. « C’est une bonne nouvelle pour les outsiders. À l’avant, il va falloir se battre pour garder sa place car il y aura plus de risques de terminer en seconde partie de tableau. » 

Les prétendants à la victoire s’annoncent en effet nombreux et ont déjà animé le haut du tableau lors du Grand Prix Atlantique, du Spi Ouest France ou du Grand Prix Guyader à l’image de Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains, Omansail, Team SFS ou encore Beijaflore sailing. Le Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan, grand animateur lui aussi de l’avant-saison, sait qu’il aura fort à faire s’il veut garder son titre, acquis de façon impériale en 2016. 

 

Le Village Animations, une véritable expérience pour le spectateur

Pour cette 40ème édition, le Village du Tour de France à la Voile a été repensé pour placer le spectateur au cœur de la régate.

Ainsi, parmi les nouveautés, la Zone spectateurs au cœur du Village : toutes les 30 minutes, un Point Course aura lieu depuis cet espace avec une liaison live entre l’animateur et un commentateur embarqué, pour avoir les dernières actus des régates et tout comprendre aux stratégies de course.

La Quotidienne, l’émission TV du Tour sera enregistrée tous les jours en public et en direct entre 15h30 et 16h30 en présence d’intervenants de renom avant d’être rediffusée le lendemain à 11h sur La Chaine l’Equipe. Les Groupes France Télévision et Canal Plus se feront eux aussi le relais des plus belles images du Tour de France à la Voile 2017. 

Du côté des animations, un Diam 24 entièrement décoré aux couleurs de la Fondation FDJ sera exposé au cœur du Village, avec des présentations pédagogiques et une animation sailing grinder. Inspiré des IMOCA, les bateaux du Vendée Globe, l’Accromât représentera un vrai challenge pour les spectateurs qui devront monter à plus de 16 mètres de haut grâce au système de l’olivette.

Tour de France à la Voile 2017, la 40ème

Le 3 décembre 2016

2017 : 40ème édition du Tour de France à la Voile !

En 1978, Bernard Decré créait le Tour de France à la Voile qui, pour sa première édition, avait caboté sur le Canal du Midi pour rejoindre la Méditerranée. Pendant près de 40 ans, les grands noms de la voile se sont succédé sur cette épreuve mythique. Eric Tabarly, Michel Desjoyeaux, Jean-Pierre Dick, Isabelle Autissier et plus récemment  Franck Cammas, François Gabart, Armel Le Cléac’h ou encore Loïck Peyron ont participé à la notoriété et au développement de l’une des plus grandes épreuves sportives estivales.

Huit bateaux officiels ont fait l’histoire du Tour depuis 1978, avec une ligne intangible : la monotypie. Sur le Tour de France à la Voile, ce sont les marins, et non pas les bateaux, qui font la différence.

Cinq nouveaux Actes pour 2017

Cette année encore, le Tour de France à la Voile fera escale sur les plus belles côtes françaises. Après une édition 2016 à forte consonance méditerranéenne, le parcours 2017 fera la part belle au Nord et à l’Ouest. Deux escales normandes sont au programme : à Fécamp d’abord puis à Jullouville, et sa grande plage, qui accueillera pour la 1ère fois le Tour de France à la Voile. La Manche, deuxième département littoral de France, sera donc à l’honneur. Cette grande première est possible grâce au Diam 24 qui permet désormais de déployer des Paddocks techniques directement sur les plages, en plus des accueils traditionnels au Port. A noter que le clou de l’Acte de Jullouville sera un raid côtier inédit dans la baie du Mont Saint-Michel !


Puis direction la Bretagne et la sortie du Golfe du Morbihan avec Arzon et le port du Crouesty et un côtier qui se déroulera en baie de Quiberon. La caravane estivale prendra ensuite ses quartiers aux Sables d’Olonne, port mythique du Vendée Globe, avant de filer en Méditerranée. Le Tour de France à la Voile retrouvera Le Grau du Roi-Port Camargue qui l’accueille pour la 12ème fois.

Les autres actes de ce Tour 2016 étaient déjà villes hôtes l’an dernier : Dunkerque (Grand départ pour la 31ème fois !), Roses, Marseille et Nice, qui accueillera la Grande Arrivée pour la quatrième fois consécutive.

Un plateau étoffé et hétéroclite

C’est ce qui fait la richesse du Tour et cela sera encore vrai cette année : professionnels et amateurs, marins expérimentés du monde de la course au large, de l’olympisme ou du match racing et jeunes talents de la voile, tous seront réunis pour fêter cette 40ème édition. Les inscriptions ne sont ouvertes que depuis lundi dernier mais déjà les dossiers sont nombreux. On peut s’attendre en 2017 à un record de participation en Diam 24.

Dominant sans partage le Tour l’été dernier, le Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan (Quentin Delapierre et Matthieu Salomon) viendra remettre son titre en jeu avec, à ses côtés, l’équipage amateur Lorina Mojito – Golfe du Morbihan. Le CER de Genève, mené par Elodie-Jane Mettraux fera son grand retour avec deux bateaux en compétition et signera sa 30ème participation au Tour de France à la Voile. Le COYCH de Hyères associé au Yacht Club de Toulon ainsi que la SNBSM reviendront également disputer l’épreuve estivale.

Toujours plus tourné vers l’international, le Tour de France à la Voile accueillera le Team anglais de Piers Hugh Smith et le duo polonais formé par Piotr Weltrowski et Filip Walczak. Ceux qui avaient profité du tour à terre l’an dernier pour engendrer des connaissances sur l’épreuve seront cette fois sur l’eau pour défendre les couleurs de la Pologne.

Récemment double médaillé d’or aux Jeux Paralympiques, Damien Seguin courra à nouveau sous les couleurs de la Fondation FDJ.

Coureurs au large de renom, Kito de Pavant et Bernard Stamm ont également annoncé leur participation au Tour de France à la Voile 2017. Notons enfin la présence de Sofian Bouvet (7ème des JO de Rio en 470). Il sera pour la première fois barreur d’un Team sur le Tour, le Team SFS qui aura pour manager, Lionel Péan (vainqueur notamment de la Whitbread, ex-Volvo Ocean Race en 1986). 

Une formule sportive confirmée

Après la révolution du Diam 24 en 2014 et les évolutions du format sportif en 2016, cette 40ème édition sera celle de la confirmation. Alternance de raids côtiers et de stades nautiques, départs sous pavillon noir, Super Finale, la nouvelle formule du Tour a fait ses preuves l’an dernier. Plébiscitée par les équipages, elle sera renouvelée à l’identique cette année.

A noter : la création d’un classement féminin pour les Teams 100% féminins afin d’améliorer la mise en avant de ces équipages et de soutenir la présence des femmes sur le Tour de France à la Voile.

ILS L'ONT DIT

Jean-Baptiste Durier, Directeur du Tour de France à la Voile :

 
« Nous allons fêter la 40ème édition du Tour de France à la Voile. Nous sommes très fiers de cet héritage. Nous avons choisi en 2015 de réinventer le Tour, de le faire évoluer vers la voile du futur, plus rapide, plus spectaculaire et plus proche du public dans la lignée de la Coupe de l’America. Cette nouvelle formule a été largement plébiscitée par tous les acteurs de l’écosystème du Tour : coureurs, sponsors, medias et bien sûr le public très nombreux à nous retrouver au moins de juillet. De Dunkerque à Nice, nous attendons en 2017 des centaines de milliers de spectateurs pour rencontrer les équipages et suivre la trentaine de bateau qui offrira un show nautique extraordinaire ! »

 

Matthieu Salomon & Quentin Delapierre, Lorina Limonade-Golfe du Morbihan, vainqueurs en 2016

« Après notre victoire en 2016, nous remettons tout à plat. Il y a des superbes équipes qui vont arriver sur ce bel événement alors nous repartons tous à zéro. Il va falloir se remettre au travail pour essayer de faire aussi bien voire un petit peu mieux ! »

 

Bernard Faucon, conseiller communautaire en charge du nautisme à la Communauté Urbaine de Dunkerque

« Dunkerque et ses bateaux ont remporté trois Tour de France à la Voile grâce à des marins issus de la filière Dunkerque Nautisme qui forme des navigateurs de génération en génération. Notre ambition est de former des jeunes qui intégreront ensuite les équipages du Tour de France à la Voile.

L’histoire de Dunkerque et du Tour de France à la Voile, c’est un record de longévité avec 32 étapes accueillies ! Merci à A.S.O de nous convier une fois encore le départ de ce bel événement. »

 

Christian Estrosi, Président de la Métropole Nice Côte d’Azur

« Ce qu’il y a d’extraordinaire avec le Tour de France à la Voile, c’est cette capacité à se remettre en cause, à faire en sorte qu’ici, au cœur de ce que nous avons de plus beau en matière d’industrie nautique, cet événement soit un véritable laboratoire avec cette nouvelle génération de multicoques. Cela permet au public d’assister à un spectacle extraordinaire, et notamment dans la Baie des Anges.

Nous sommes très fiers qu’A.S.O nous ait encore une fois accordé sa confiance pour organiser l’ultime Acte du Tour de France à la Voile 2017. »

2017 : Les inscriptions sont ouvertes !

Le 28 novembre 2016

Rendez-vous le 3 décembre au Nautic pour la révélation du parcours !

Du 7 au 30 juillet, le Tour de France à la Voile sera de retour sur le littoral français.

La grande boucle estivale promet déjà une 40ème édition mémorable avec la participation de teams expérimentés, ayant fait leurs preuves en 2016 mais aussi la révélation de jeunes talents de la voile. 

Les inscriptions sont ouvertes : rendez-vous dans l’Espace Teams

Retrouvez-nous samedi 3 décembre à 11h au Salon Nautique de Paris, sur Facebook et Twitter @TourVoile, pour découvrir le parcours de la 40ème édition.

9 voitures pour les gagnants du Grand Jeu du Tour de France à la voile by Triominos !

Le 24 octobre 2016

Un formulaire glissé dans une urne, un tirage au sort, et neuf voitures gagnées pour les participants du Grand Jeu du Tour de France à la Voile by Triominos ! 

Ce dimanche à l’occasion du salon Kidexpo, le Tour de France à la Voile et son partenaire Goliath ont remis les clés des Renault Twingo aux 8 heureux gagnants. Ils avaient participé aux tirages au sort organisés en juillet sur le village du Tour de France à la Voile lors de chaque Acte. 

Le gagnant de la neuvième voiture, mise en jeu sur le salon Kidexpo, a été tiré au sort aujourd’hui à 15h. Il s'agit de Anjatiana LAURET.

 

Philippe Bernard, Directeur Général de Goliath France

« Cela fait maintenant deux ans que nous sommes partenaires du Tour de France à la Voile et nous sommes montés en puissance cette année en offrant une Renault Twingo lors de chaque Acte. Aujourd’hui, dans le jeu de société, l’important est de se retrouver en famille, entre générations pour partager des moments de convivialité. C’est pourquoi nous avons voulu nous rapprocher des familles en participant à un événement comme le Tour de France à la Voile. Merci à tous d’avoir participé au Grand Jeu du Tour de France à la Voile by Triominos cet été et bravo aux gagnants ! »

 

Madame Huet, gagnante d’une Renault Twingo à Hyères

«C’est ma fille, Manon, qui a joué au Grand Jeu du Tour de France à la Voile by Triominos alors qu’elle était en vacances chez mes parents à Roscoff. Ils ont visité le Village pour participer aux différentes activités et animations. Manon a participé au tirage au sort et a remporté une voiture ! Je n’y croyais pas vraiment quand elle me l’a annoncé au téléphone ! Nous avons rarement de la chance aux jeux mais là, c’est une très bonne nouvelle ! Nous n’avons pas des cadeaux comme ça tous les jours !»

Fêtez avec nous la 40ème édition !

Le 30 septembre 2016

Partagez vos anecdotes et meilleurs souvenirs du Tour

En 2017, nous fêterons la 40ème édition du Tour de France à la Voile. Une année d’exception qui inscrit l’épreuve dans l’histoire de la voile française et internationale. 

Depuis près de 40 ans, le Tour de France à la Voile a vu passer des générations de marins, des plus expérimentés aux jeunes talents qui se sont révélés et se révèlent encore lors de l’événement estival. 

Fêtez avec nous cet anniversaire en partageant vos anecdotes mais aussi vos photos et vidéos.

Faites-vous connaître !
Partagez vos anecdotes et vos meilleurs souvenirs du Tour de France à la Voile

Participez en cliquant sur ce lien

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On refait le Tour

Le 31 juillet 2016

Du triomphe de Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan à l’efficacité du « black flag », voici en 9 points, comme autant d’Actes, ce qu’il faut retenir de cette édition 2016 du Tour de France à la Voile.  


Tour de France Voile 2016, Hyeres le 27 Juillet 2016
Photo © Jean Marie Liot / ASO
Tour de France Voile 2016, Hyeres le 27 Juillet 2016 Photo © Jean Marie Liot / ASO - Jean Marie Liot / ASO

1 – Lorina, le pack de 10  
18, c’est le total de points que Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan a laissé en cours de route. Les vainqueurs du Tour 2016 ont été notés 882 sur 900 en 17 courses disputées, dont la dernière qui comptait double, soit environ 98% de réussite. Les Morbihannais ont remporté 10 courses, terminé trois fois deuxièmes, deux fois troisièmes et deux fois sixièmes – leur pire classement. Leur secret ? Un talent évident qui, déjà, avait fait d’eux, l’an dernier, les 4e du classement général et les vainqueurs du classement amateur ; l’apport de Quentin Ponroy, expert voilier qui a apporté des réglages au millimètre ; la préservation du groupe de navigants, ainsi qu’un budget de fonctionnement qui leur a permis de s’entraîner bien plus que les autres tout au long de l’hiver. S’ils ont juré revenir sur le Tour 2017, ces champions mériteraient qu’on leur confie aussi d’autres destinées. 

 
2 – Le jackpot de Kinou  
La copie rendue par Jean-Christophe Mourniac, son fils Tim (18 ans) et les équipiers permanents (Pierre-Yves Durand, Valentin Bellet) ou intermittents (Corentin Horeau) est d’une régularité impressionnante. Il aura certes manqué une victoire à « Kinou » et les siens pour parachever leur œuvre, mais l’équipage qui a terminé cinq fois à la deuxième place a bien mérité cette deuxième marche du podium. Maître du suspense, Grandeur Nature Véranda a renversé la situation, qui était favorable à Crédit Mutuel de Bretagne, sur l’unique manche de stade nautique du groupe Or, dans laquelle les six premiers du classement général s’affrontaient. Avec panache, pile au bon moment, et devant ses supporters.  

 
3 – Aurélien Ducroz se décarcasse  
Que dire du double champion du monde de ski freeride, 4e de ce Tour de France sinon qu’il élève à chaque sortie son niveau de performance tout en restant d’une humilité délicieuse ? En Laurent Voiron et Olivier Backès, deux spécialistes des multicoques olympiques, Aurélien Ducroz a trouvé deux mentors qui le nourrissent de leur expertise à chaque navigation. Le montagnard qui rêve de Vendée Globe profite à plein de l’expérience que lui offre le Tour. Le plus sur cette performance aura sans doute été de naviguer à trois, tout au long du Tour, à l’exception de l’Acte de Marseille, où Eric Péron est venu réaliser une pige pour laisser le temps au genou droit de son skipper de se reposer. Team Coved a également remporté le Prix de la Super Combativité by Finagaz. 
 
 
4 – Les coureurs au large tiennent la cadence  
Privé de 60 pieds Imoca cette année, Bernard Stamm est venu disputer son deuxième Tour de France à la Voile en Diam 24. Il faut reconnaître au Suisse de Brest une sacrée humilité : ce n’était pas si simple, pour une légende de la course au large, d’accepter de ramasser quelques bouées la première année. Cheminées Poujoulat termine 13e, cette année : il a indéniablement progressé. Le mieux classé est bien entendu Nicolas Troussel (Crédit Mutuel de Bretagne), 3e du Tour et qui, avec son équipe a réalisé un début de Tour idéal, avec trois victoires, dont deux à Roscoff… avant de marquer le coup et de devoir assimiler que Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan était totalement intouchable.  
Mentions bien : Corentin Horeau qui, une fois son opération d’un ménisque digérée, a apporté un plus évident à Grandeur Nature Véranda en Méditerranée. Du flair, de la hargne, une vision du plan d’eau… autant de qualités louées par Jean-Christophe Mourniac. Belle pige également d’Eric Péron à bord de Team Coved en l’absence du skipper.  

 
5 – Un peloton jeune 
 
Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan a 24 ans de moyenne d’âge ; Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan doit en avoir deux de moins, comme Team France Jeune, Helvetia Blue by Normandy Elite Team ou encore Dunkerque Voile et Marie et ses frères. Malgré le changement de bateau, malgré le changement de format, le Tour de France à la Voile reste bel et bien une formidable école de la voile pour les meilleurs jeunes de notre nation.  

 
6 – On allait oublier  
L’excellente 6e place d’Installux Aluminium avec, à la barre, Charles Hainneville. Sans trop faire de bruit, l’équipe où seul Malo Bessec est professionnel a toujours été bien placée, terminant même 4e de la Course Or samedi. Une belle réussite pour cet équipage normand.  
 
7 – Le succès de la Super Finale et du black flag  
Quatre règles novatrices ont été posées cette année : le principe de la Super Finale, à 6 bateaux ; la Super journée de finale, scindant la flotte en trois groupes sur le stade nautique ; la règle du black flag, ou l’élimination de la manche de tout bateau qui anticiperait le départ et, enfin, la fin des « redress » ou compensations pour un bateau impacté par un concurrent. Ces règles ont apporté ce qui était attendu : du suspense, du spectacle, de la lisibilité et des émotions, foi de Michel Desjoyeaux, dont le cœur a battu lors de la course Or qui, samedi, a distribué les places sur le podium.  

 
8 – Le bilan de Jean-Baptiste Durier  
Le directeur du Tour de France à la Voile pose son regard sur cette édition. 
A lire ci-dessous 

 
9 – Les chiffres  
24 équipages  
102 courses dont  
9 raids 
61 qualifications 
8 Super Finales 
23 Insides partenaires.  
59 black flags  

« On a créé de l’émotion »

Le 31 juillet 2016

Interview de Jean-Baptiste Durier

Spontanéité des résultats, lisibilité de l’événement, courses emplies d’émotions… Cette édition a, pour Jean-Baptiste Durier, le Directeur du Tour de France à la Voile, rempli les objectifs fixés.

Que faut-il retenir de cette édition ?  
Jean-Baptiste Durier, Directeur du Tour de France à la Voile : « Ce qui a marqué ce Tour, avant tout, c’est que nous avons frotté nos convictions à la réalité de trois semaines de course. Nous sommes depuis toujours convaincus qu’il faut rapprocher la voile de ses spectateurs et nous n’avons pas cessé de tester des solutions pour rendre la voile plus lisible pour les publics à qui nous nous adressons. Les « black flags », la fin des règles de « redress » et les Super Finales permettent de rendre les choses plus simples et plus directes. A la fin de la finale de l’Euro 2016 de foot, les commentateurs n’ont pas renvoyé l’antenne en disant que le Portugal avait sans doute gagné mais qu’il fallait attendre le jury pour en être sûr. La spontanéité du résultat est une donnée essentielle sur laquelle nous avons travaillé et, à l’usage, il apparaît que ce n’est pas fondamentalement antisportif.  
 
Le corollaire de la spontanéité, c’est l’émotion ?  
J.-B. D. : C’est un des bienfaits, avec l’intensité du spectacle. Que le vainqueur de la Super Finale, disputée à 6 bateaux, soit celui qui coupe la ligne d’arrivée est d’une grande clarté et même les plus réticents se sont très vite pris au jeu, même lorsque ça a tourné en leur défaveur. Les marins vivent avec force ces courses, et j’ai vu des joies très belles, comme celle de Team Coved hier, Trésors de Tahiti lors de sa victoire à Roses lors du stade nautique, ou la qualification de Pays de l’Or – Hérault. Tout le monde y trouve son compte de belles émotions. Tous ces changements sont parfois compliqués à admettre pour les marins, mais ils ont bien compris que, ce qui nous intéresse, c’est de développer la puissance de leur sport, de leur art, et que ça passe par une médiatisation renforcée. On travaille ensemble, on est sur la bonne voie, même s’il reste encore énormément à faire. 
 
La production télévisuelle était au cœur du Tour, cette année. Pour quel objectif ?  
J.-B. D. : On ne cache pas une seconde que notre volonté est de proposer une heure de live, de 15h30 à 16h30 dès l’an prochain ou dans deux ans. Le Tour de France à la Voile a une place à prendre en broadcast, j’en suis convaincu. Cela créera aussi de la valeur pour la voile, cela aidera les marins à trouver des sponsors et c’est un sport qui peut être aimé du plus grand nombre. Il n’est pas l’heure des bilans, il y a sans doute des choses à développer en éditorial et en technique, mais on a montré des choses intéressantes. Un immense merci à Christophe Gaumont, le directeur sportif – et à son équipe - qui a su trouver les moyens de répondre à ce créneau horaire sans jamais dévaloriser le pan sportif.  

Ce qui est encourageant, c’est que beaucoup de jeunes navigateurs ont participé à ce Tour.  
J.-B. D. : Ceux qui pensaient qu’avec le passage du Tour sur Diam24, c’était la fin de la formation des jeunes marins doivent être ravis de constater que cette édition a été animée par les jeunes. Le numéro exceptionnel des deux bateaux de Team Lorina – Golfe du Morbihan, la fraîcheur de Tim Mourniac, le talent de Team France Jeune, Installux Aluminium, Marie et ses frères, Dunkerque Voile, Dynamique Homkia et bien d’autres ont beaucoup apporté à ce Tour. De jeunes talents se sont révélés et la victoire d’une équipe qui a 24 ans de moyenne d’âge démontre, si c’était nécessaire de le faire, que la France a un vivier de superbes navigateurs. Il a aussi réuni des spécialistes de match racing, de la course au large, du F18, des champions d’Europe de J80… Je pense qu’on se souviendra, quand Quentin Delapierre, Matthieu Salomon et leur équipe brillera en GC32 ou ailleurs, qu’ils ont gagné le Tour. Il n’y a peut-être plus d’étapes de ralliement comme avant, mais les raids côtiers en sont un concentré : il faut connaître les courants, comprendre le vent, estimer la navigation en flotte, et puis Nicolas Troussel, Corentin Horeau, Eric Péron et Bernard Stamm ont fait bien mieux que de la figuration sur ce Tour. Preuve que ce Tour, s’il a beaucoup changé, n’a pas renié sa vocation ».

Le tour d’honneur des limonadiers

Le 30 juillet 2016

Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan a parachevé son triomphe à Nice, samedi, en prenant la deuxième place de la Super Finale d’un stade nautique remporté par Aurélien Ducroz et Team Coved. Grandeur Nature Véranda coiffe Crédit Mutuel de Bretagne dans la course – haletante – à la deuxième place du Tour 2016. Chez les amateurs et jeunes, c’est Team France Jeune qui s’impose.

Tour de France Voile 2016, Nice le 30 Juillet 2016.Journée de finales
Photo © Jean Marie Liot / ASO
Tour de France Voile 2016, Nice le 30 Juillet 2016.Journée de finales Photo © Jean Marie Liot / ASO - Jean Marie Liot / ASO

 

Testé pour la première fois dans l’histoire du Tour de France à la Voile, le principe de la journée en or a fait ses preuves. Quel match, pardon, quels matches puisqu’il y eut plusieurs bras de fer entre les six équipages qui se sont partagé les honneurs de l’ultime régate du groupe Or !  
 
La victoire de Team Coved  
 
Le premier était bien sûr celui pour la victoire du jour, que Team Coved a remporté en allant chercher au fond de son intime conviction les moyens de limiter les empannages dans le tout petit temps. Derniers sur la ligne de départ, Aurélien Ducroz, Olivier Backès et Laurent Voiron ont tiré au maximum leur dernier bord pour se caler en ligne directe vers l’arrivée et s’épargner des manœuvres fatales au reste de la flotte. En 80 mètres, de la bouée noire à laisser à bâbord à la ligne d’arrivée, les Montagnards sont passés de la 5e à la 1re place, pour s’imposer devant Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan et Grandeur Nature Véranda. Team Coved venait alors d’assurer sans frémir sa quatrième place au classement général final, s’emparant également du prix Finagaz de la Super  Combativité, remis par Michel Desjoyeaux. 
 

Grandeur Nature Véranda d’un souffle  
 
Jean-Christophe Mourniac, qui savait que CMB allait, avec Mathieu Richard à son bord, mener le combat façon match-racing, a choisi de se caler derrière son rival sur la ligne de départ, histoire de ne pas se faire pousser en dehors de la ligne. Le reste se joue à la porte sous le vent : un bord assumé, un brin de réussite et une petite erreur de Crédit Mutuel de Bretagne : voici le cocktail parfait pour remporter la deuxième place du Tour 2016. Le bord gagnant, c’est la grande transversale au près qu’ont tiré Jean-Christophe Mourniac, Tim le fiston prodige et Pierre-Yves Durand et qui leur a permis de remonter de la 6e place, à la bouée sous le vent, à la deuxième à la bouée au vent. Une ruse de « coKinou » renforcée par le fait que, un peu collés à la piste, les hommes de Crédit Mutuel de Bretagne n’ont pas eu d’autre choix que virer pour éviter d’entrer dans la zone d’exclusion des 300 mètres. Grandeur Nature Véranda n’avait alors plus qu’à descendre en marquant Nicolas Troussel, Fred Guilmin et Mathieu Richard pour remonter sur la deuxième marche du podium promise à celui qui devançait l’autre. 
 
 
Limonade impériale  
 
Il était acté depuis Hyères que Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan allait remporter le Tour de France 2016. Mathématiquement sacrés deux jours avant l’arrivée, les Morbihannais auront eu le goût exquis de ne pas relâcher leur seuil d’exigence jusqu’à la fin. Deuxièmes de cette Super Finale, ces grands espoirs de la voile française ont remporté le raid côtier de Nice, vendredi, et ont pris la deuxième place du stade nautique, ce samedi, après être passés près d’un énième succès. Au final, Quentin Delapierre, Matthieu Salomon, Quentin Ponroy, Kevin Péponnet et Bruno Mourniac ont remporté 10 des 17 courses courues sur cette édition ; ils n’ont jamais fait pire que 6e, et ils ont cumulé 882 points sur 900 possibles, quand leurs dauphins en ont additionné 818. Vertigineux. 
 

Team France Jeune, la belle promesse  
 
Les jeunes talents de Team France Jeune ont pris le meilleur sur Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan, samedi, pour s’emparer au moment le plus opportun de la victoire du classement Jeunes et Amateurs. Une victoire sur le fil, puisque conquise le dernier jour lors des deux manches courues par le groupe réunissant les bateaux classés de 7 à 16.  Ce fut finalement assez simple car les « Mojito boys » ont un peu raté leur sortie. Dans le tout petit vent de sud qui n’a jamais sorti la baie des Anges de sa torpeur estivale, les Morbihanais ont terminé 9e (sur 9) de la première régate, avant d’anticiper un départ et de se faire éliminer par le terrible « black flag » dans la seconde. De leur côté, les protégés de Groupama Team France ont rendu une copie quasi parfaite, en prenant deux fois la deuxième place derrière Cardinal-FenêtréA lors de la première, et Trésors de Tahiti pour la seconde.

ILS ONT DIT

Le 30 juillet 2016

Aurélien Ducroz, skipper de Team Coved:
« On finit en beauté par une victoire, quel immense plaisir !
C’est la cerise sur le gâteau, car Notre Tour était déjà réussi, avec cette quatrième place au classement général, bien au-delà de mes objectifs de l’année. Je pensais très élevé notre objectif de terminer dans le Top 5, mais on s’est accroché, tous les trois, avec Olivier Backès et Laurent Voiron, et avec le coup de main d’Eric Péron quand j’ai dû laisser reposer mon genou. On est parti en faisant notre course, sans tenir compte des autres qui disputaient leurs propres matches. Il fallait simplement qu’on maîtrise Oman Airports. Sur le dernier portant, on décide d’aller à fond à droite, tandis que tout le monde « jybait », sans que je sache trop pourquoi, mais on a insisté dans notre option, qui était de limiter le nombre de manœuvres. Elles coûtaient trop cher dans ce tout petit vent. Je suis très content des progrès d’un Tour à l’autre : je commence à servir à quelque chose à bord (rires). Je voulais revenir sur le Tour, pour apprendre, et j’ai appris, aux côtés d’Olivier et de Laurent qui partagent toutes les infos avec moi, qui m’expliquent tout. Faire le Tour avec ces deux supers marins et supers coaches a été un privilège. Quant au prix Prix Finagaz de la Super Combativité, j’en suis très fier. On est une petite équipe face à des beaucoup plus gros. Une équipe qui s’est d’abord battue pour prendre le départ du Tour et qui s’est battue pendant le Tour. Cest une belle reconnaissance. Ça me touche que ce soit Michel Desjoyeaux qui me remette ce Prix : il m’a beaucoup aidé, il y a quelques années, en bateau. Ça fait des années que je me bats pour progresser. »

Jean-Christophe Mourniac, Grandeur Nature Véranda :
« Pour nous, ce Tour est réussi depuis hier soir parce qu’on était déjà sur le podium. Mais cette finale Or sera inoubliable, et si on avait voulu écrire le scénario, on n’aurait pas fait mieux. Cela s’est passé exactement comme on pouvait l’imaginer. Team Lorina Limonade Golfe du Morbihan a écrasé cette édition. Ce sont des jeunes très talentueux. Ils se sont donné tous les moyens pour gagner le Tour, ils sont super entraînés, ils ont parfaitement préparé leur bateau. Ils étaient quasiment intouchables dès le début. Ce sont des jeunes qui ont un avenir très prometteur au plus haut niveau. Je ne peux que les féliciter. On est ravi pour eux ». 

 

Fred Guilmin, Crédit Mutuel de Bretagne :
«
Ça s’est joué sur un coup du sort que Nicolas (Troussel) a du mal à digérer. On avait bien l’intention d’aller loin, comme l’a fait Grandeur Nature Véranda, sur le bord de près qui nous permettait de remonter à la porte au vent… Mais on a eu un tout petit peu moins de vent, ce qui nous a envoyés vers la zone d’exclusion des 300 mètres (qui protège la baignade). A l’inverse, Kinou (Jean-Christophe Mourniac) a touché un tout petit peu plus de vent, ce qui lui a permis d’éviter la bouée de la zone. C’est une grosse déception, parce qu’on venait sur le Tour avec l’intention de l’emporter. Puis, en Méditerranée, on a compris qu’il fallait viser la deuxième place, tant les « Lorina » avaient d’avance. Et on rétrograde encore d’une place, ce qui est particulièrement désagréable. Il faut laisser le temps passer sur tout ça avant de réaliser que finir sur le podium est quand même une jolie réussite ».  

Kevin Péponnet, Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan :
« Il va falloir un peu de temps pour réaliser qu’on a gagné, mais on est déjà particulièrement heureux. Ça me rappelle ce qu’on a vécu l’an dernier en remportant le classement amateur et en terminant 4e de l’édition 2015, ce qui était déjà un tour de force pour nous. Cette année, on a réalisé quelque chose d’impressionnant au niveau comptable, et on s’est appliqué jusqu’au bout à ne pas changer notre façon de naviguer, à chaque manche, jour après jour. L’image qui va me rester en tête, c’est très certainement les instants qui ont suivi la Super Finale, à Hyères. Sur le bateau de mon oncle (Thierry Péponnet, champion olympique de 470 à Séoul 1988), il y avait tous nos partenaires et les familles. Tout ce monde qui se jette à l’eau, qui fonce vers nous pour partager notre bonheur, c’était grand». 

 

Michel Desjoyeaux, ambassadeur du Prix Finagaz de la Combativité : 
« Aurélien Ducroz, Olivier Backès et Laurent Voiron ont failli aujourd’hui perdre leur 4e place sur une Super Finale très disputée, avec beaucoup de renversements de situations. C’est un équipage aguerri, certes, mais c’est quasiment le seul équipage qui n’a pas fait de rotations. Ils se sont battus jusqu’au bout. Même aujourd’hui, il y avait des choses à faire et des places à perdre. Ils ont décidé de crocher dedans. Avec l’ensemble du jury, nous avions décidé Team Coved serait le Super Combatif Finagaz avant même le départ de la Super Finale. Et, lorsque nous les avons vus franchir la ligne d’arrivée en tête, cela n’a fait que confirmer le choix que nous avions déjà fait. Ce sont des gens qui se battent jusqu’au bout et c’est ça qu’on aime chez Finagaz ! » 

Tour 2016, un finish en or !

Le 30 juillet 2016

Ce samedi de finales à Nice a livré son verdict. Si Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihané était certain de remporter le Tour de France à la Voile 2016, Grandeur Nature Véranda a coiffé au poteau Crédit Mutuel de Bretagne pour la deuxième place. Dans le petit temps, Team France Jeune remporte le classement Jeunes et Amateurs aux dépens de Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan.

Tour de France à la Voile 2016, étape de Nice, le 30 juillet 2016. Crédit photo : Jean-Marie LIOT / ASO
Tour de France à la Voile 2016, étape de Nice, le 30 juillet 2016. Crédit photo : Jean-Marie LIOT / ASO - Jean-Marie LIOT / ASO

 

Jour de finales !

Le 30 juillet 2016

Le Tour tire ses derniers bords en ce samedi, dans la baie des Anges, lors d’un dernier stade nautique qui, quoi qu’il arrive, sera marqué par la consécration du Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan, en tête du Tour depuis Dunkerque.

Tour de France Voile 2016, Nice le 29 Juillet 2016.Raid cotier.
Photo © Jean Marie Liot / ASO
Tour de France Voile 2016, Nice le 29 Juillet 2016.Raid cotier. Photo © Jean Marie Liot / ASO - Jean Marie Liot / ASO


Le programme :  

Le format de cette journée de finales est différent. La flotte est répartie en trois groupes distincts. Dans le groupe Or, les 6 premiers du classement établi hier après le raid côtier ; dans le groupe Argent, les 9 suivants et, dans le groupe Bronze, les 9 derniers. Les 6 premiers sont ainsi assurés de terminer entre les places de 1 à 6, reste à savoir dans quel ordre, les points comptant double aujourd’hui. Il en est de même pour les deux groupes Argent et Bronze.  
 
Ces deux ronds disputeront autant de manches que possible (à concurrence de 6) entre 11h30 et 14h45. Le classement général final sera établi sur leurs résultats du jour, de 17e à 24e pour les « Bronze », de 7e à 16e pour les « Argent ».  
 
Le groupe Or, lui, ne disputera qu’une seule et unique manche de finale à partir de 15h45. 
 
La météo :  
 
Limpide sur le papier, le programme risque de souffrir de la légèreté de l’air qui souffle sur Nice. Le vent de sud qui peine à se lever sous le plafond nuageux apporté par le vent d’est, hier, devrait rester mollasson tout au long de la journée : il soufflera entre 5 et 8 nœuds dans l’après-midi.  

Les matches :  
 
- Pour le titre, c’est acquis depuis Hyères pour Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan  
- Pour la deuxième place, il est acté qu’elle se jouera entre Crédit Mutuel de Bretagne et Grandeur Nature Véranda, que seul un point sépare. Et, comme tout point comptera double aujourd’hui, on aura un vainqueur.  
- Pour arracher la 4e place, que Team Coved détient avec 10 points d’avance, il faudra que Oman Airports by Oman Sail remporte la Super Finale Or et voit les hommes d’Aurélien Ducroz terminer en 6e position.  
- Versés dans le groupe Argent, Team France Jeune a 8 points de retard sur Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan, leader du classement Jeunes et Amateurs. Pour s’imposer, la poussinière de Groupama Team France devra mettre quatre bateaux entre elle et les Morbihanais 

Le bon coup d’Oman Airports

Le 29 juillet 2016

Si Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan a poursuivi son festival, le raid côtier de Nice était aussi la dernière chance de prendre place dans le groupe Or avant une journée de stade nautique qui comptera double (Super Finale). 3e du raid, Oman Airports by Oman Sail a expulsé le seul équipage amateur qui pouvait encore y prétendre.  

Tour de France Voile 2016, Nice le 29 Juillet 2016.Raid cotier.
Photo © Jean Marie Liot / ASO
Tour de France Voile 2016, Nice le 29 Juillet 2016.Raid cotier. Photo © Jean Marie Liot / ASO - Jean Marie Liot / ASO

Ce matin, le Tour de France à la Voile a rendu hommage aux victimes de l’attentat du 14 juillet. Dans le jardin Albert 1er, où a été improvisé un mémorial, les équipages et l’organisation sont venus se recueillir au milieu des fleurs et des peluches déposées là depuis quinze jours. « Touchés au plus profond du cœur », comme l’a souligné Jean-Chistophe Mourniac (lire par ailleurs), les navigateurs du Tour arboreront jusqu’à dimanche des flammes noires dans leurs haubans, matérialisant ainsi l’expression de leur forte émotion.  
 
Une journée à fort enjeu 

Sur l’eau, le dernier raid côtier de cette édition devait livrer son verdict. A l’issue de celui-ci devait en effet être déterminée la composition des trois groupes qui navigueront séparément en stade nautique demain. Dans le groupe Or, les six premiers du classement ; les neuf suivants seront réunis dans le groupe Argent et les neuf autres équipages dans le groupe Bronze.  

Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan a signé sa 10e victoire en 16 courses en devançant d’une grosse minute Trésors de Tahiti, barré par Pierre Pennec – qui avait connu l’enfer et perdu le Tour 2015 au même endroit l’an dernier, en terminant 14e. Cette deuxième place n’a pas suffi à compenser la journée noire qu’ont connue les Tahitiens hier dans le stade nautique de Hyères. 19e après avoir été disqualifiés d’une manche pour un refus de priorité, et contraints à ne pas courir la suivante, le temps de réparer, les hommes de Téva Plichart ont perdu l’occasion de figurer dans le Top 6 du Tour.  
 
Oman signe le jackpot du jour  
 
La belle opération du jour est à mettre à l’actif de Oman Airports by Oman Sail, 7e avant le départ du raid et qui, grâce à sa 3e place dans la Baie des Anges et à la 9e place de Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan, avec qui il était à égalité de points, arrache son ticket pour le groupe des leaders.  

Depuis deux semaines, Grandeur Nature Véranda et Crédit Mutuel de Bretagne ne se lâchent plus… et ça n’a guère changé aujourd’hui : 4e, Jean-Christophe Mourniac et les siens ont repris un point sur Nicolas Troussel et ses match-racers. Les deux teams se retrouveront effectivement demain pour une journée qui aura tout d’une compétition de match-racing 

Reversé dans le groupe Argent suite à sa 9e place dans le raid, Team Lorina Mojito est toujours leader du classement Jeunes et Amateurs, même si Team France Jeune a terminé 4e. 8 points séparent les deux équipes à l’aube d’une journée qui compte double.  
 
Le samedi, comment ça marche ?  
Trois groupes ont été constitués, en vertu du classement.  
 
Groupe Bronze - Les 9 derniers du classement : 24 - Columbus Café – IDTGV ; 23 – Marie et ses frères ; 22 – Helvetia Purple by Normandy Elite Team ; 21 – Be.Brussels ; 20 – Dunkerque Voile ; 19 – Fondation FDJ – Des pieds et des mains ; 18 – Techneau ; 17 – EMCC by Normandy Elite Team.  
 
Groupe Argent - Les 9 qui les précèdent : 16 – Pays de l’Or – Hérault ; 15 – Réel PGO – Réseau Entreprendre ; 14 – Helvetia Blue by Normandy Elite Team ; 13 – Cheminées Poujoulat ; 12 – Dynamique Homkia ; 11 Natixis – Défi YC Saint-Lunaire ; 10 – Cardinal-FenêtréA ; 9 – Team France Jeune ; 8 – Trésors de Tahiti ; 7 – Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan.  
 
Ces deux groupes courront autant de manches que possible et les points attribués ce samedi compteront double.  
 
Groupe Or - Les 6 premiers 6Installux Aluminium ; 5 – Oman Airports by Oman Sail ; 4 – Team Coved ; 3 – Crédit Mutuel de Bretagne ; 2 – Grandeur Nature Véranda ; 1 – Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan.  
 
Le groupe Or disputera, à 15h30, une seule manche, dont les points seront doublés. Elle déterminera non pas le vainqueur du Tour, déjà connu depuis Hyères, mais la composition du podium.   

ILS ONT DIT

Le 29 juillet 2016

Quentin Delapierre, co-skipper de Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan :
« 
On est content de poursuivre avec la même exigence, même si on a déjà gagné le Tour. On prend un bon départ, puis Quentin Ponroy nous fait tirer des bords parfaits. Comme on était un peu derrière, on a vu l’option payante prise par Pierre Pennec, qui nous met bien 200 mètres avec Trésors de Tahiti dans la descente vers la bouée de Cap-Ferrat. Quentin a bien retenu la leçon et a pris la même route quand on y est repassé, et c’était le coup gagnant. C’est bien de réussir à rester aussi impliqué et, de toute façon, si on s’investissait à moitié, on se ferait taper sur les doigts ».  

Teva Plichart, skipper de Trésors de Tahiti :
« 
C’est beaucoup mieux qu’hier, c’est une belle satisfaction d’avoir su redresser la barre sur ce plan d’eau généralement peu venté, mais qui était navigable aujourd’hui. Mais il reste l’énorme déception de ne pas accéder à la Super Finale et au groupe Or, demain, après notre stade nautique de Hyères, où connaît une grosse collision qui nous fait perdre tant de points. Si on ne vit pas cette collision, on est dans le groupe Or demain… C’est le sport et ça n’enlève rien du fait qu’on a vécu un très beau Tour de France.  Nous serons là l’an prochain et nous avons déjà une idée de ce que nous pouvons améliorer sur l’eau, et en amont de la course ». 
 
Pierre Leboucher, barreur d Oman Aiports by Oman Sail :
« L’objectif
était de rentrer dans les six du groupe Or pour demain. On a réussi, c’est donc une super journée. Mathématiquement, nous étions plusieurs à pouvoir y accéder et ce n’était pas gagné, il a fallu se battre. Je pense que, dans les moments importants où il faut être présent, Stevie et moi avons l’expérience pour supporter la pression. On s’est bien amusé sur l’eau et c’était super de passer la bouée de dégagement en tête. Mais l’objectif n’était pas de gagner, mais de contrôler nos adversaires ».  


Le Tour se recueille

Le 29 juillet 2016

Ce matin, le Tour de France à la Voile est venu se recueillir au Mémorial dressé dans le jardin Albert 1er. L’organisation et les équipages entouraient les représentants de la Ville de Nice, dont José Cobos, délégué aux événements sportifs, qui voit en le Tour « une petite évasion ».  

Tour de France Voile 2016, Nice le 29 Juillet 2016. Cérémonie d'hommage aux victimes de l'attentat du 14 juillet dernier.
Photo © Jean Marie Liot / ASO
Tour de France Voile 2016, Nice le 29 Juillet 2016. Cérémonie d'hommage aux victimes de l'attentat du 14 juillet dernier. Photo © Jean Marie Liot / ASO - Jean Marie Liot / ASO

ILS ONT DIT 

Jean-Baptiste Durier, Directeur du Tour de France à la Voile :
« C’est extrêmement particulier pour le Tour de France à la Voile de venir à Nice. Les autorités nous ont manifesté leur volonté de maintenir l’arrivée du Tour uniquement dans son aspect sportif, sans le volet populaire et nous adhérons à cette prise d
e position sans aucune réserve. 
Pour tout le monde, la vie reprend, à petits pas, et nous avons avançons avec le devoir d’être sobres et dignes. Ces trois jours de présence à Nice du Tour seront marqués par beaucoup d’enjeux sportifs, mais aussi par notre volonté de nous recueillir, de rendre hommage aux victimes et de manifester notre soutien à leurs proches. 
Nice et Amaury Sport Organisation ont toujours été très proches et ce lien s’est encore renforcé. Comme tous les Français, comme tous les humains, les gens qui composent la caravane du Tour de France à la Voile sont particulièrement touchés par les événements ». 
 
José Cobos, adjoint au Maire de Nice, délégué aux événements sportifs et à la fondation en faveur du sport et de la culture :
« Je voudrais remercier Amaury Sport Organisation pour sa compréhension lorsqu
e nous avons choisi le maintien de l’événement sportif, le premier à survenir après l’attentat du 14 juillet. 
Depuis 2008, Nice est une ville sportive, selon la volonté de son Maire, et, à travers le Tour de France à la Voile, nous montrons que nous avons le devoir de continuer à vivre. Nous sommes très touchés, il faut lever la tête et continuer la route. On n’a même pas pu apprécier tous les bienfaits de l’Euro 2016, dont certains matches se sont déroulés dans notre ville. Tout le monde a conscience des difficultés que nous traversons et, même s’il est bien difficile de sourire, le Tour de France à la Voile nous offre une petite évasion ».  

Jean-Christophe Mourniac, skipper de Grandeur Nature Véranda :
« Forcément, nous sommes hyper touchés. Le climat dans la ville est très particulier et on est marqué au plus profond du
coeur, comme on l’a été lorsque Paris a été meurtrie. On est là parce que la vie continue et parce que nous portons les valeurs du sport qui restent essentielles dans ces moments difficiles. C’est difficile pour nous aussi, qui pensons à chaque instant aux familles touchées et aux Niçois depuis le 14 juillet. Mais il faut continuer à vivre, des gens se promènent, discutent ou rigolent sur la Promenade des Anglais, d’autres courent, c’est comme ça. Il faut avancer ».  

Nicolas Troussel, skipper de Crédit Mutuel de Bretagne :
« On a senti dès notre arrivée le poids du drame sur la ville, et on est marqué par ce qu’il s’est passé ici, sur la Promenade des Anglais, et on pense très fort aux victimes et à leurs familles. C’est particulièrement émouvant. On court, mais on n’oublie pas toutes ces victimes. On pense à eux ».
 

Nice, Acte 9 scène 1

Le 29 juillet 2016

Raid côtier à partir de 12H45

Si le vainqueur du Tour de France à la Voile 2016, Nicolas Troussel (Crédit Mutuel de Bretagne) et Jean-Christophe Mourniac (Grandeur Nature Véranda) vont se livrer à une lutte sans merci pour la conquête de la deuxième place. L’autre match marquant opposera Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan à Team France Jeune pour la conquête du titre Jeunes et amateurs.


Le programme :
Départ du raid côtier à 12h45
Arrivée à partir de 15h45

Le parcours :
30 milles nautiques sont annoncés. Départ au large de la Promenade des Anglais, côté est, avec comme points de passage le Cap Ferrat et l’aéroport de Nice, à l’opposé. Deux pièges locaux à éviter : le passage des ferries vers la Corse, nombreux en cette période, et la zone de l’aéroport.

La météo :
Beau temps légèrement couvert. Vent faible en matinée qui se renforcera à 7-11 nœuds dans l’après-midi.

ILS ONT DIT

Nicolas Troussel, skipper de Crédit Mutuel de Bretagne :
« On a senti dès notre arrivée le poids du drame sur la ville, et on est marqué par ce qu’il s’est passé ici, sur la Promenade des Anglais, et on pense très fort aux victimes et à leurs familles. C’est particulièrement émouvant. On court, mais on n’oublie pas toutes ces victimes. On pense à eux ».

Matthieu Salomon, co-skipper de Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan :

« On a passé une nuit comme toutes les autres nuits : on a monté le bateau et on est allé se coucher. On est super content de conclure ainsi quand on monte projet comme celui-ci, avec pas mal de pression sur toute la saison, mais aussi pas mal d’envie. Pour tout ça, la victoire est encore plus gratifiante. On va aborder cette étape comme toutes les autres : il faut que tout le Tour, jusqu’au bout, soit disputé de la même manière, avec la même équité sportive. Si on se retire du combat sportif, on fera perdre un peu de sa saveur au Tour ».

Solune Robert, co-skipper de Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan :
« On est super fier d’eux (l’autre équipe de Team Lorina) : les gars ont fait un travail remarquable. Il reste deux courses sur lesquelles on doit se centrer sur nous. Nous avons 13 points d’avance sur Team France Jeune, il va falloir rester très concentré sur l’événement pour l’emporter ».

Nicolas Troussel, skipper de Crédit Mutuel de Bretagne :
« Tout va se jouer sur les deux dernières journées, sur plan d’eau peu venté. On est content d’avoir fait deux belles journées à Hyères et d’avoir repris cette belle deuxième place. Mais tout peut tourner rapidement dans cette baie de Nice. On va poursuivre cette bagarre qui est belle depuis longtemps maintenant. Je félicite encore le Team Lorina Limonade, qui a fait du bon boulot, comme Mojito et Team France Jeune ».

Jean-Christophe Mourniac, skipper de Grandeur Nature Véranda :
« Je préférerais être devant, car il reste deux journées. L’objectif est le podium mais, si on peut rester collé à Nicolas et l’affronter en match race samedi, ça sera terrible ! Mais il a deux super pointures du match racing à bord, avec Damien Iehl et Mathieu Richard, qui est sans doute le plus fort de notre pays dans cet exercice. C’est un jeu, on va lâcher les watts sur la première journée, et puis que le meilleur gagne ! On aime la voile pour ses émotions, et celles qui vont venir les deux prochains jours seront fortes, c’est un régal. Je rends hommage à Quentin (Delapierre) et Matthieu (Salomon) qui ont constitué une formidable équipe. Elle va aller très loin si elle reste soudée. Je les vois, oui, vraiment très loin. Il doivent rester unis, croire en eux et j’espère que les partenaires sauront les accompagner parce qu’ils peuvent apporter des choses extraordinaires pour la voile française. Leur Tour, c’était vraiment du très haut niveau ».




ILS ONT DIT

Le 28 juillet 2016

Matthieu Salomon, co-skipper de Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan :
« On réalise ce qu’on était en passe de faire : gagner avant la dernière journée du Tour de France. Et c’est
un petit plus qui rend l’histoire encore plus belle. On est fou de joie. Ce qu’on a mis sur pieds avec Quentin à l’issue du Tour 2015, en termes de fonctionnement, a mené à cette victoire. On a choisi de fonctionner différemment de l’an dernier, et c’était manifestement la bonne décision. On a déjà envie de faire durer le plaisir, parce qu’on ne sait pas si on aura l’occasion de revivre ça avec le même groupe dans l’avenir. On a été pro ? On a beaucoup travaillé sur la rigueur, chacun est responsable d’un poste dans l’organisation, ce qui nous a permis de nous sentir investis à chaque instant. Toutes ces petites choses ont créé une dynamique hyper positive en termes d’investissement, et nous a aidés à bien faire. On gagne devant des stars comme Nicolas Troussel, qui nous a fait rêver sur la Solitaire. Il y a quelques années, on caressait le rêve de courir un jour à ses côtés, et on se retrouve à gagner devant lui, Thierry Douillard et d’autres stars de la voile. On a toujours su protéger les valeurs qui ont formé notre groupe, ça a payé. Vraiment, notre victoire n’est pas volée. " 

Quentin Ponroy, Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan :
« Je courais avec
Groupama l’an dernier, et on avait perdu le Tour juste à la fin. Je suis revenu pour le gagner, et c’est fait. Je navigue avec les gars depuis longtemps mais je m’étais dit qu’il fallait vraiment être avec eux cette année ! (rires). Je crois que les forces de notre équipe sont la jeunesse, la fougue, la cohésion et la solidarité. Cela fait déjà des années qu’on navigue ensemble». 

Bruno Mourniac, Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan :
« 
La domination est visible au niveau des points mais, sur l’eau, on s’est battu pour décrocher cette victoire. On a été régulier et on a gagné pas mal d’étapes parce qu’on n’a rien lâché, on était à fond tout le temps. C’est génial de gagner le Tour à Hyères ».  

Nicolas Troussel, skipper Crédit Mutuel de Bretagne :
« 
Après quelques étapes difficiles, on est reparti dans le bon sens avec un très bon Acte, à Hyères. Le Team Crédit Mutuel est reparti de l’avant et j’espère qu’on va bien finir ce Tour. Tous les jours on essaie de progresser, de s’améliorer, et de corriger les petites choses qui n’ont pas fonctionné. La machine s’était un peu enrayée, on a beaucoup débriefé ces derniers jours. On est toujours resté soudé. Il y a une très bonne ambiance entre l’équipe à terre et l’équipe en mer, et je crois que c’est ce qui nous permet de rebondir de belle manière. On navigue plus relâché et c’est encourageant pour le dernier Acte de Nice. On a très envie de bien terminer ce Tour, mais la baie de Nice n’est jamais facile avec des vents faibles. On repart du bon pied et c’est l’essentiel. Quant à Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan, bravo à l’équipe, qui a très bien navigué toute la saison, qui ne s’est jamais désunie et qui a fait très peu d’erreurs. On n’était pas loin, à Roscoff, puis on a décroché. Ils ont eu la force mentale de dominer sur l’eau, mais de résister aussi aux pressions extérieures, à la nouveauté des médias… Ils ont tout fait très bien ».  

Solune Robert, co-skipper de Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan :
«
Il reste encore à confirmer demain, mais si on réussit à être dans les six au classement général, on sera vraiment satisfait. On commence à retrouver un bon élan. Il n’y a que le stadium de Marseille où on prend un « black flag » au départ mais, pour le reste, on fait une belle fin de Méditerranée. On est content de nous et on va essayer de continuer sur cette lancée. On essaie d’être plus prudents sur les départs parce que les disqualifications peuvent coûter cher. Demain, pour le raid à Nice, nous avons un Niçois à bord, Gautier Germain. On va s’arracher pour faire un beau raid et être tranquille le dernier jour».  

 

Le Tour 2016 a son patron !

Le 28 juillet 2016

Sacrés Morbihanais !

Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan a remporté le stade nautique de Hyères, mais il a surtout assuré sa victoire dans le Tour de France à la Voile, alors qu’il reste deux courses à disputer. Un sacre magistral pour cette équipe qui avait remporté le classement amateur l’an dernier.  

Tour de France à la Voile 2016, étape de Hyères, le 28 juillet 2016. Crédit photo : Morgan BOVE / ASO
Tour de France à la Voile 2016, étape de Hyères, le 28 juillet 2016. Crédit photo : Morgan BOVE / ASO - Morgan Bove / ASO

Il ne faisait plus aucun doute que Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan allait remporter ce Tour de France à la Voile 2016. Restait à soigner la manière, et c’est bien à ça que les Limonadiers se sont employés toute la journée. 6e de la première régate de qualification, les Morbihannais ont ensuite enchaîné quatre victoires, avant de dominer la Super Finale.  
 
S’ils sont assurés de remporter le Tour, c’est que leur avance au classement général, de 54 points avant cette journée de Stade Nautique, est ce soir de 56 points et que, à deux journées de la fin, il ne peut plus rien leur arriver.  
 
Du suspense pour deux jours  
 
Il reste du suspense à tous les étages, à commencer par la lutte pour la deuxième place que se livrent Grandeur Nature Véranda et Crédit Mutuel de Bretagne. En retard de deux points ce matin, les hommes de Nicolas Troussel sont repassés devant en terminant deuxièmes du stade nautique, tandis que Grandeur Nature Véranda finissait cinquième. Le coup le plus dur encaissé ce jour, c’est celui qu’a pris Trésors de Tahiti, devancé par tous les autres candidats au Top 5 final. 19e ce jour après avoir été disqualifiés d’une manche, puis contraints à ne pas prendre le départ sur la suivante, le temps de réparer les dégâts d’une collision avec Helvetia Blue by Normandy Elite Team, les Tahitiens sont désormais 8e du général. Team France Jeune, privé de Super Finale, termine 12e et voit son principal rival pour la victoire du Classement Jeunes et Amateurs, Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan, prendre 13 points d’avance après sa 3e place, jeudi. 

Nice, l’émotion du Tour

Le 28 juillet 2016

C’est à Nice que le Tour de France à la Voile connaîtra son épilogue, de vendredi à dimanche. Un Acte empreint d’émotion et de recueillement.  

Les autorités locales ayant communiqué à l’organisation leur volonté de maintenir l’arrivée du Tour à Nice, l’événement mettra le cap sur la Baie des Anges dès ce soir. Le raid côtier, vendredi, le stade nautique, samedi et le postlogue de dimanche auront donc bien lieu, comme prévu. En revanche, et en plein accord avec la Ville, la dimension festive et populaire de l’événement -village animations, caravane publicitaire, zone spectateurs, pôle plage- sera bien entendu supprimée, comme une évidence, pour une arrivée dont les maîtres-mots seront sobriété et dignité. 
 
L’émotion est particulièrement profonde au sein de la famille du Tour de France à la Voile, qui viendra se recueillir vendredi matin devant le Mémorial dressé sur la Promenade des Anglais, pour rendre hommage aux victimes de l’attentat du 14 juillet. Les équipages et l’organisation y déposeront des fleurs blanches.  
 
Une flamme noire envoyée dans les haubans pendant toute l’arrivée, en mer comme à terre, symbolisera la peine partagée par tous les marins du Tour et leur profonde affection pour les victimes de l’attentat et leurs proches. 

"Plus qu'une bande de copains"

Le 28 juillet 2016

Entretien avec Quentin Delapierre

Quentin Delapierre avait encore, à la sortie du podium, cette flamme volontaire qui anime son regard depuis le début du Tour de France à la Voile. Le co-skipper de Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan salue l’investissement de cette bande de copains qui a su affronter ses vérités pour gagner le Tour 2016.  

Tour de France à la Voile 2016, étape de Marseille, le 24 juillet 2016. Crédit photo : Morgan BOVE / ASO
Tour de France à la Voile 2016, étape de Marseille, le 24 juillet 2016. Crédit photo : Morgan BOVE / ASO - Morgan Bove / ASO

Que signifie cette victoire un an après votre succès au classement amateur du Tour de France 2015 ?

Quentin Delapierre, co-skipper de Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan : « Après notre victoire en amateur l’an dernier, on avait à cœur de ne pas rater notre entrée dans le monde de la voile professionnelle.  Avec Matthieu, on a su instaurer une ambiance, des règles, des valeurs, qui nous ont portées tout au long du Tour.

Vous êtes apparus particulièrement pros, de bout en bout…

Q. D. : On est super content parce qu’on a bien travaillé, tout le monde s’est investi à plein et pas que sur l’eau. Certes, on s’est particulièrement bien entraîné, plus de dix semaines depuis le début de la saison, mais on a eu la même rigueur à terre. C’est pour tout ce travail que je pense qu’on a réussi notre entrée dans la carrière professionnelle de marin. On a évolué avec un environnement d’une incroyable qualité, des gens exceptionnels qui ont couru les jeux Olympiques ou qui ont eu un rôle de coaches en Coupe de l’America, et j’ai vraiment envie de les remercier parce qu’ils nous ont portés vers cette victoire.

Gagner deux jours avant la fin du Tour prouve que vous aviez de la marge sur la flotte ?

Q. D. : Parce qu’on a gagné des courses en avant-saison, on savait qu’on avait une petite marge sur les autres bateaux leaders, mais il restait à la préserver et à l’exploiter. Sur le Tour,  on savait qu’il nous fallait une marge sur la concurrence avant d’arriver en Méditerranée, et Crédit Mutuel de Bretagne nous a rendu la vie complexe jusqu’à Baden. Nicolas Troussel et son équipe ne perdaient pas beaucoup de points, ils ont gagné deux fois à Roscoff et, à Baden, on a redoublé d’efforts pour créer un break. Il était hors de question de lâcher quoi que ce soit, à quelque moment que ce soit. Et la concurrence a lâché avant nous.


Battre Nicolas Troussel, Thierry Douillard, Pierre Leboucher et bien d’autres noms de la voile en rajoute à votre plaisir ?

Q. D. : En face de nous, il y avait des marins au palmarès monstrueux, des grands noms de ce sport. Le fait qu’on les ait battus est flatteur, mais ils sont les stars et, nous, nous ne sommes pas grand-chose encore.

Vous avez gagné d’entrée de jeu et remporté 9 courses sur 15 courues à ce jour. La victoire appelle la victoire ? 

Q. D. : Ça a bien failli mal commencer : on aurait tout aussi bien finir derniers de la finale du Stade nautique de Dunkerque, le deuxième jour de course, mais on remonte la flotte et on gagne. Le soir, on s’est pris un « brin » par Philippe Mourniac, notre coach. Honnêtement, on aurait pu se retrouver dans un tout autre état d’esprit à ce moment-là, mais ça nous a soudés.

Le Team Lorina, avec ses deux bateaux et sa présence forte sur le Tour vous a portés 

Q.D. : Une spirale très positive s’est installée notamment avec les partenaires. Lorina ne nous a jamais lâchés d’un pas, Jean-Pierre Barjon (le PDG de Lorina) nous a appelés tous les jours, pour nous féliciter quand on gagnait, pour nous encourager sinon. Vannes Agglo était aussi derrière nous et toutes ces énergies se sont cumulées derrière nous en créant un environnement sain et aux bénéfices exponentiels, ce qui a rajouté de la puissance à ce que nous avions déjà : la certitude d’être rapides sur l’eau et l’envie d’enchaîner un maximum de bons résultats. 

Qu’est-ce qui va rester ? Le succès d’une bande de potes ou le fait que vous ayez réussi votre transition dans le monde professionnel ?

Q.D. : Ce que je trouve beau, c’est que notre équipe est une bande de potes qui a su trouver l’énergie de se dire les choses quand il le fallait, sans jamais masquer les problèmes qui pouvaient survenir. Des bandes de potes, il y en a plein qui ont fait le Tour, mais on a su rester soudés après s’être dit la vérité, et c’était bien ça le chemin. On n’a pas oublié tout l’investissement et l’engagement qu’ont mis Spindrift et Groupama, l’an dernier, dans leur course à la victoire : une simple bande de copains ne peut pas gagner autre chose : il faut se sentir investi d’envie et de méthode à chaque instant, pour gagner ».

Le réveil de Crédit Mutuel de Bretagne

Le 27 juillet 2016

Victoire de Crédit Mutuel de Bretagne dans le raid côtier de Hyères

Après une interminable période de disette, Crédit Mutuel de Bretagne a signé sa troisième victoire, mercredi, en s’imposant dans le raid côtier de Hyères. Deuxième, Grandeur Nature Véranda a trouvé l’énergie pour limiter les dégâts au classement : deuxième du jour, il reste le dauphin de Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan pour un tout petit point.  


Tour de France Voile 2016, Hyeres le 27 Juillet 2016
Photo © Jean Marie Liot / ASO
Tour de France Voile 2016, Hyeres le 27 Juillet 2016 Photo © Jean Marie Liot / ASO - Jean Marie Liot / ASO

Baissière depuis le doublé à Roscoff, la valeur de Crédit Mutuel de Bretagne revient à la hausse. Voici un moment que les équipiers de Nicolas Troussel n’avaient pas renoué avec le podium d’une manche et, quand une spirale de ce type s’installe, il faut changer soit les hommes, soit le système. « Mais on n’a aucun doute sur les hommes, qui sont tous d’excellents navigateurs, explique Fred Guilmin. Alors on a changé de fonctionnement, en revenant à une matrice proche de celle qui existait sur la précédente version du Tour. A Mathieu Richard la stratégie, à moi la tactique. Cela a soulagé Mathieu de son stress et ça a cassé la spirale de ces derniers jours ». 
 
Trois vents et une bulle
 
 
Il fallait, ce jour, se déjouer des pièges typiques de la baie de Hyères. Sur le plan d’eau, existait un conflit entre un vent de sud ouest qui voulait rentrer, face à du vent de sud et un zest d’est qui poussait derrière. Un mélange détonnant qui créa une bulle de dévent sur le Cap Esterel, par lequel la flotte est passé à deux reprises, en quittant Hyères, puis en y retournant avant de mettre le cap vers le fort de Brégançon. C’est autour de ces deux bulles de vent que CMB, bien lancé et maître de ses choix, a forcé le passage pour se glisser en tête sous le nez de Grandeur Nature Véranda, qui avait eu bien plus à faire.  
 
Sanctionné par un rappel individuel, le trio « Kinou » Mourniac, Corentin Horeau et Valentin Bellet passe la bouée de dégagement en dernière position puis remonte, pas à pas, vers la tête du classement, où se situait déjà CMB.  Fred Guilmin raconte : « Au retour d’Esterel, la même bulle s’étendait devant nous et il a fallu faire un choix à cet endroit là : passer en dessous ou au-dessus ? On choisit d’abord le large, puis on sent qu’il faut complètement basculer vers la côte. Les gens du large se voyaient beaux, et ça se joue à pas grand-chose, mais c’est l’option côte qui passe en tête, et c’est là qu’on passe devant Grandeur Nature Véranda. Il ne restait après la bouée qu’un concours de vitesse, qu’on a gagné ». 
 
« On a très bien navigué »
 
 
Kinou Mourniac confirme : « Crédit Mutuel de Bretagne nous passe devant à Brégançon avec un tout petit peu de réussite. Sur le bord entre Hyères et Brégançon, la flotte s’est scindée en deux groupes, on a choisi la côte, mais on n’a jamais été à l’abri que ça paie pour les bateaux du large. On a très, très bien navigué. Après être passés derniers à la marque après notre rappel individuel, nous avons serré le jeu et gagné du terrain un peu partout. On a toujours été là où on voulait être, on a toujours manœuvré au bon moment. » 
 
Avec quelque cinq cents mètres d’avance, Fred Guilmin, Mathieu Richard et Damien Iehl coupent la ligne d’arrivée devant Grandeur Nature Véranda et Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan. Sans conséquence pour les leaders, quasiment assurés d’être sacrés à Nice samedi prochain, ce podium du jour offre à CMB l’occasion de recoller au plus près des Cow-boys pour la deuxième place : seul un point les sépare.  
 
Quatre tournées pour Mojito  
 
Le match pour le classement Jeunes et Amateurs bat aussi son plein. En terminant 5e, Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan s’offre quatre points d’avance sur Team France Jeune, 9e. A noter également qu’Aymeric Arthaud a signé sa meilleure performance depuis le début du Tour, en terminant 7e. 
 
Demain, la flotte des 24 Diam 24 disputera le stade nautique devant la plage de l’Ayguade avant de partir pour Nice où sera jugée la Grande Arrivée de ce Tour de France à la Voile 2016, samedi 30 juillet. 

ILS ONT DIT

Le 27 juillet 2016

Fred Guilmin, Crédit Mutuel de Bretagne :
«
L’opération aurait été vraiment bonne si Grandeur Nature Véranda avait fait moins bien, mais on est vraiment content de nous ! Ce raid a été bien compliqué et, jusqu’à présent, nous avons eu du mal à gérer ces situations. On n’était pas vraiment content de ce qu’on a produit en Méditerranée et, cette fois-ci, on a super bien bossé. On a modifié notre fonctionnement : on est plus dans une configuration qui rappelle l’ancien Tour de France, avec Mathieu à la stratégie et moi à la tactique. Ça a soulagé Mathieu (Richard) de son stress et ça a cassé la spirale de ces derniers jours. On avait deux solutions après nos contre-performances : changer les bonshommes ou changer le fonctionnement. Or, les hommes sont très bons. Il y a eu des transitions entre le Mistral, au début et à la fin du raid avec, au milieu, le thermique qui est venu se mêler à la lutte, pour créer une bulle de dévents à hauteur de Cap Esterel, qu’on a dû négocier à l’aller et au retour. Il y a eu deux phases cruciales : le dévent d’Esterel, avec un groupe de tête qui reste en tête, mais qui profite à Grandeur Nature Véranda qui passe de 24e à 6e en un rien de temps en faisant le tour du dévent. Nous avions suffisamment d’avance pour accepter de traverser cette zone. Puis, au retour d’Esterel, la même bulle s’étendait devant nous et il a fallu faire un choix à cet endroit là : passer en dessous ou au-dessus. On choisit d’abord le large, puis on sent qu’il faut complètement basculer vers la côte. Les gens du large se voyaient beaux, et ça se joue à pas grand-chose, mais c’est l’option côte qui passe en tête, et c’est là qu’on passe devant Grandeur Nature Véranda. Il ne restait après la bouée qu’un concours de vitesse, qu’on a gagné » 

Tour de France Voile 2016, Hyeres le 27 Juillet 2016
Photo © Jean Marie Liot / ASO
Tour de France Voile 2016, Hyeres le 27 Juillet 2016 Photo © Jean Marie Liot / ASO - Jean Marie Liot / ASO



Jean-Christophe Mourniac, skipper de Grandeur Nature Véranda : « Quelle belle manche ! On aurait préféré que l’ordre soit inversé, mais ça promet un final palpitant. On a très, très bien navigué. Après être passés derniers à la marque après notre rappel individuel, nous avons serré le jeu et gagné du terrain un peu partout. On a toujours été là où on voulait être, on a toujours manœuvré au bon moment. Sur le plan d’eau, on était dans le conflit entre un vent de sud ouest qui voulait rentrer, face à du vent de sud et un peu d’est qui poussait derrière. Cela a créé une grosse zone de molle. Il y avait des choix importants à faire. Il fallait bien viser pour passer devant à Brégançon parce que, après, ce n’était plus qu’une course de petits chevaux et il n’y avait plus de solution pour passer. Crédit Mutuel de Bretagne nous passe devant à Brégançon avec un tout petit peu de réussite. Sur le bord entre Hyères et Brégançon, la flotte s’est scindée en deux groupes, on a choisi la côte, mais on n’a jamais été à l’abri que ça paie pour les bateaux du large. Corentin Horeau a fait les bons choix et Valentin et moi avons bien amené de la vitesse. Corentin est super fort, et Valentin est un équipier qui excelle dans les réglages, surtout dans les zones un peu foireuses. En Atlantique, on a trouvé un trio qui marchait très bien, avec Tim et Pierre-Yves – ils naviguent souvent ensemble – et, là, on a un très beau trio aussi, qui est en phase sur l’eau. 
 
Kevin Péponnet, Team Lorina Limonade - Golfe du Morbihan :
« On est resté avec nos adversaires tout au long du côtier. On a eu quelques difficultés dans la descente vers Brégançon et un piège aussi du côté de la colline de l’Esterel, donc au final on e
st content de conforter notre première place. Maintenant jusqu’à Nice, on va surtout éviter la casse parce que ce serait 25 points perdus bêtement, et garder un œil sur nos deux poursuivants. On est assez confiant et on a la pression qui diminue par rapport au début du tour, donc on prend beaucoup de plaisir en Méditerranée, surtout avec les paysages des magnifiques parcours côtiers."

 
Aymeric Arthaud, skipper de Réel – PGO Réseau Entreprendre :
« 
Oh, cette 7e place soulage ! On a enfin pu chasser quelques frustrations nées de contre-performances parfois pas vraiment acceptables et, en naviguant aux sensations, on se retrouve à la place qu’on devrait occuper. Ça va mieux ! On a remarqué que, sur cette partie méditerranéenne, le jeu est très ouvert. Le thermique est en conflit avec le synoptique, ce qui ouvre plusieurs systèmes, avec des bulles. Je suis content car on a été dans les bons coups du début à la fin. On n’est pas loin de remporter le départ, puis on respecte notre plan de jeu. On va vers la gauche tandis que Limonade va à droite, mais on se positionne rapidement. On est bien entre Hyères et Porquerolles, puis il y a ce portant crucial vers Brégançon. On a bien fait de faire confiance à la gauche, où nous avons navigué avec le « beau monde » de la flotte. On a fini en levant le pied : les écarts étaient de un mille entre nous ».  

 

« Je suis un produit local »

Le 27 juillet 2016

Focus sur Jean-Christophe Mourniac

Né à Sainte-Maxime, Jean-Christophe Mourniac a bien souvent traversé la baie de Hyères avec son Tornado olympique. Le skipper de Grandeur Nature Véranda raconte son Tour.

L’an dernier, vous aviez pris un départ tonitruant, avant de lâcher en bout de Tour et, cette année, vous ne cessez de monter en puissance…

Jean-Christophe Mourniac, skipper de Grandeur Nature Véranda : « Oui, on monte en puissance au fil du Tour, contrairement à l’an dernier. On s’est préparé différemment, pour cela, avec la volonté de viser le classement général. Malgré quelques difficultés, on a bien traversé l’Atlantique, dont on sort en 3e position, et on progresse en Méditerranée. Il reste deux étapes décisives, parce que c’est très serré entre la 2e et la 6e places. Je ne regarde pas les écarts et je ne regarde pas derrière non plus : c’est très difficile de faire un bilan pour le moment.

Tour de France Voile 2016, Hyeres le 27 Juillet 2016
Photo © Jean Marie Liot / ASO
Tour de France Voile 2016, Hyeres le 27 Juillet 2016 Photo © Jean Marie Liot / ASO - Jean Marie Liot / ASO

Est-ce que la nécessité de protéger vos deux points d’avance sur Crédit Mutuel de Bretagne vous pousse à vouloir contrôler la flotte ?

J.-C.M : C’est très difficile de le faire en multicoque. Je pratique ce type de supports depuis 20 ans et, à chaque fois que j’ai essayé de le faire, ça ne s’est pas révélé positif. On va continuer à attaquer. Nous allons continuer à nous occuper de nous, à protéger l’alchimie qui s’est installée, et ça devrait bien se passer.


Comment est organisée votre équipe navigante ?

J.-C.M : A bord, nous avons deux ossatures : l’une, qui a fait l’Atlantique, avec Pierre-Yves Durand, mon fils Tim et moi. L’autre est composée de Valentin Bellet, Corentin Horeau et moi. On essaie de préserver ces équilibres, parce que c’est important, parce que les changements sont certes bien pour se reposer, mais ils cassent un équilibre, à chaque fois. Pour deux jours d’arrêt, il faut deux jours pour se remettre dans le coup. Je ne suis sorti qu’une seule fois parce que c’est moi qui ai la plus grande expérience et il est nécessaire d’en avoir à bord pour préserver tout le monde de la pression extérieure.

Vous connaissez bien le plan d’eau ?

J.-C.M : Je le connais très bien ! Je suis né à Sainte-Maxime, j’y ai couru une dizaine de SOF au cours de ma carrière en Tornado – j’ai dû y faire quatre ou cinq podiums - et je m’y suis beaucoup entraîné avec Yves Silvestro, une légende de Hyères. J’ai aussi pas mal travaillé avec Hobie Cat. L’Ayguade, c’est ma maison et, à Hyères, il y a mes beaux-parents, chez qui on passe les vacances. J’ai beau m’être installé depuis 20 ans en Bretagne, je suis un produit local ».

Hyères, Acte 8 scène 1

Le 27 juillet 2016

Départ du raid côtier à 12h45 à l’Ayguade

A quatre journées de la fin du Tour de France à la Voile, les Diam 24 sont installés sur la plage de l’Ayguade, à Hyères, où sont mouillées les lignes de départ et d’arrivée, et où se courront les régates en stade nautique demain.


Le programme
Départ à 12h45 du raid côtier depuis la plage de l’Aygade. Au menu, 40 milles sur un circuit qui passera par Porquerolles, Cap Esterel, Brégançon, la batterie des Maures. Le vent, qui s’annonce plus installé ce jour, a permis de rallonger le parcours.

La météo
Grand soleil, vent de sud virant ouest dans l’après-midi, il s’établit à 10-15 nœuds avec des rafales à 22.


Nice
L’étape niçoise est maintenue, les 29, 30 et 31 juillet. Directeur du Tour de France à la Voile, Jean-Baptiste Durier confirme que « Nice nous a communiqué hier soir sa volonté de maintenir l’arrivée du Tour de France dans sa ville. Cette arrivée, dont le maître mot sera la sobriété, rendra hommage aux victimes et à leurs proches vers lesquels se tournent nos pensées ».


ILS ONT DIT

Erwan Fischer-Guillou, co-skipper de Team France Jeune :
« On est super content de naviguer ici, sous le soleil, et cette étape nous plaît déjà beaucoup. Jules Bidegaray, qui est le local de l’étape, va bien sûr naviguer avec nous. Il va y avoir une vraie belle bagarre. On a l’habitude, dans notre préparation olympique en 49er, de venir naviguer ici à l’occasion de la Semaine Olympique Française, devenue la World Cup de Hyères. C’est un plan d’eau qu’on apprécie vraiment. En plus, il va y avoir du vent, et on aime ça. Nous sommes 9e, les pros sont bien partis devant, mais le classement Jeunes et Amateurs est très serré. C’est très agréable de naviguer avec les pros, ils nous poussent vers l’avant, nous offrent de belles confrontations, et on va tout faire pour rebondir."

Thierry Douillard, co-skipper de Oman Airports by Oman Sail :
« Cette année est celle du retour d’Oman sur le Tour de France à la Voile. Oman a toujours été impliqué en multicoque, d’abord en Extrem40, puis désormais en GC32. Le Tour est pour nous une filière de formation : deux jeunes marins omanais naviguent en alternance sur le bateau, à chaque étape. Ce sont de vrais compétiteurs. Ali, par exemple, a deux saisons de Extrem40 derrière lui. Pour eux, le Tour est long, ils sont loin de chez eux, mais ils s’en sortent plutôt bien. Le problème de l’équipe, c’est moi, qui me suis blessé au dos à Dieppe, j’ai été contraint au repos. Comme j’ai eu l’autorisation de prendre l’avion et de conduire un petit peu, je suis de retour pour gérer l’équipe, à terre. Il me manquera trois ou quatre jours de repos pour pouvoir remonter sur le bateau. Une de nos contraintes est la communication, et je reviens pour mettre un peu de liant de tout ça ».

Francis Roux, premier adjoint au Maire de Hyères, conseiller communautaire et conseiller départemental :
« Je suis séduit, ravi de ce que le Tour a fait de cette magnifique plage d’Aygade, avec sa flotte féérique, qui restera à coup sûr une des plus belles images de l’été hyérois. Je regrette que Toulon Provence Méditerranée n’ait pas pu inscrire un bateau sur le Tour cette année, j’espère que ça sera le cas bien vite. J’espère aussi qu’il y aura encore une étape sur cette belle plage, qui est au patrimoine des Hyérois et où le Tour va avoir beaucoup de spectateurs ». 

Edith Audibert, adjointe au Maire en charge des ports, des plages et des îles :
« Nous avons beaucoup de plaisir à accueillir le Tour pour la première fois sur une plage puisque, précédemment, c’est le port qui hébergeait les bateaux du Tour. C’est une belle expérience, à renouveler chaque fois que le Tour viendra nous voir : la plage de l’Aygade s’y prête parfaitement. »

 



Derniers matches en Méditerranée

Le 26 juillet 2016

Le Tour de France à la Voile a connu ses sept premiers Actes, dont trois en Méditerranée. A quelques encablures de la fin de l’édition 2016, si la victoire semble promise à Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan de gros matches maintiennent le peloton sous pression.

Tour de France à la Voile 2016, étape de Marseille, le 25 juillet 2016. Crédit photo : Jean-Marie LIOT / ASO
Tour de France à la Voile 2016, étape de Marseille, le 25 juillet 2016. Crédit photo : Jean-Marie LIOT / ASO - Jean-Marie LIOT / ASO

La victoire

A moins d’un nervous breakdown ou d’une crise de tremblote du mouton comme peuvent en connaître les tennismen sur une balle de match, ou les golfeurs sur le dernier putt, la victoire semble acquise pour Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan. Les Limonadiers ont connu, hier, leur plus mauvaise journée depuis le début du Tour… et ont terminé 6e. Du haut de leur petit nuage situé 55 points au-dessus de la flotte, les Morbihanais contemplent leurs adversaires. Ils pourraient, dans l’absolu, se permettre de passer totalement au travers d’un Acte. Dans le relatif, ils sont supérieurs dans tous les domaines : vitesse, manœuvres, stratégie, et n’ont plus besoin de prendre de risques pour gagner, sinon pour le panache. Bref, la victoire se dessine pour Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan.


Qui pour le podium ?

En regain de performance, Grandeur Nature Véranda a pris la deuxième place à Crédit Mutuel de Bretagne, qui marque le pas depuis Baden. Les hommes de Nicolas Troussel ont été les seuls à inquiéter les Limonadiers en début de Tour, jusqu’à leur doublé à Roscoff. Deux contre-performances à Baden ont bloqué la machine, puis la Méditerranée ne leur a pas vraiment souri : à l’exception d’une 4e place sur le raid côtier de Roses, les Bretons n’ont pas émergé des rangs, se laissant notamment surprendre trois fois par des départs anticipés. Jean-Christophe Mourniac et les siens, en revanche, y ont signé de jolis coups, notamment sur les raids, tout en limitant la casse en stade nautique, qui n’est pas leur terrain de prédilection : ils ne se sont qualifiés pour la Super Finale qu’à deux reprises avec, pour meilleur résultat, une deuxième place à Dieppe.

Grandeur Nature Véranda et Crédit Mutuel de Bretagne, que deux points séparent, ne sont pas à l’abri d’un retour de Team Coved, 4e à 10 points de la deuxième place et à 8 points de la troisième. Même lorsque Aurélien Ducroz est contraint de céder son poste à Eric Péron, Olivier Backès et Laurent Voiron maintiennent le team dans des performances identiques. Trésors de Tahiti n’est pas disqualifié de la course au podium mais, avec 20 points de retard sur « Kinou » Mourniac et 18 sur Nicolas Troussel, Teva Plichart et son armée devront réaliser un sans-faute pour grimper sur la boîte.

 

Le Top 5

Ils sont six à pouvoir y prétendre : 20 points séparent Trésors de Tahiti et Natixis – Yacht Club de Saint-Lunaire. Intercalés entre la 6e et la 9e place, Oman Airports by Oman Sail, Installux Aluminium, Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan, Team France Jeune restent de sérieux prétendants à une place d’honneur très convoitée.


Classement Jeunes et Amateurs

Voici un match des plus palpitants, qui oppose Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan à Team France Jeune, avec Natixis – YCSL en juge de paix. Un point sépare les deux premiers dont les équipiers sont issus, comme les p’tits gars de la Limonade, de l’Ecole Nationale de Voile de Quiberon. Si les Mojitos alternent l’excellence et le convenable, en termes de résultats, Team France Jeune paie deux très grosses erreurs de parcours sur deux raids côtiers. Quant à l’équipage de Benoît Champanhac, purement amateur, il  aura réalisé un Tour de France épatant, que la victoire au classement amateur soit là ou pas.



ILS ONT DIT

Le 25 juillet 2016

Mathieu Souben, Cardinal-FenêtréA :
« Quel casse-tête ! Il y avait des bascules dans tous les sens, le vent était faible, c’était vraiment compliqué de bien lire tout ça. C’est l’anniversaire de Julien Villion, c’est bien agréable de pouvoir lui offrir le champagne à l’heure du goûter ! On monte en puissance depuis le début du tour, et ça a même été le cas sur les manches du jour : on termine 5e, 4e, 3e, 1er en qualification et on gagne la Super Finale. Je pense qu’on a trouvé les clés, et on a eu de la réussite. On est deuxième à la première marque, puis on profite d’une erreur de Team Coved pour nous glisser devant. On a eu besoin de temps pour progresser puisque, un mois avant le Tour, on ne savait pas qu’on en serait. On commence à gommer nos erreurs et on avance positivement. Le Tour est un long apprentissage et, désormais, on évolue sans la pression du résultat, contrairement aux équipes qui jouent pour le podium. Notre envie de gagner est notre seul moteur et, plus les navigations seront difficiles, plus on sera à notre avantage, puisqu’on a l’esprit libéré ».

Robin Folin, Team France Jeune :
« Cette journée a été un beau casse-tête pour tout le monde, même pour l’organisation de course qui a dû bouger les bouées toute la journée. Le jeu était d’être le plus régulier possible et on commence par trois belles manches (1, 3, 1), mais la dernière a bien failli nous coûter la place en Super Finale. On avait besoin d’être 8e pour nous y qualifier et je crois qu’on aborde la chose de manière un peu trop légère, et on passe ric-rac. C’est notre 3e podium en stade nautique, on peut compter sur nous pour être bons dans cet exercice, mais c’est plus compliqué sur les raids, que nous découvrons à peine. On a encore un peu de mal à aller chercher la première place, mais tout n’est pas perdu. On fait un super Tour, mais on est un peu loin de nos objectifs à cause de deux erreurs, justement, sur ces raids, avec deux grosses boulettes de navigation qui nous collent en fond du classement deux fois, et on y perd au moins trente points au classement ».

Olivier Backes, Team Coved :
« C’est tellement une belle journée ! Si on nous avait dit ça ce matin, on aurait signé tout de suite pour la troisième place, vu comme ça se présentait. On a couru avec Eric Péron, remplaçant d’Aurélien. Eric est un super marin, mais il fait 7 ou 8 kilos de plus qu’Aurélien, ce qui était un handicap aujourd’hui, compte tenu de la faiblesse du vent. A chaud, on se dit qu’on aurait dû gagner cette Super Finale, mais on ne va pas bouder notre plaisir. On sort 2e des qualifications, on prend la tête de la Super Finale et on termine 3e à cause d’une erreur du local de l’étape – moi. Au lieu de contrôler Cardinal-FenêtréA, on s’est emballé à bord et on est parti en surchauffe. Ça reste une journée riche pour le classement : on met tous nos adversaires directs derrière nous, un peu comme hier, sinon qu’on a laissé s’échapper Grandeur Nature Véranda sur le raid côtier, encore à cause d’une boulette de navigation : au lieu d’abattre, on lofe. Et on laisse passer du monde sur ce coup-là. On est 4e depuis le début du Tour – on a même été troisième -, ce qui est très largement dans nos objectifs chiffrés, qui étaient de terminer dans le top 5. On n’a pas à se plaindre ».


Maxime Garbay, skipper de Pays de l’Or- Hérault :
« Cette 4e place en Super Finale fait tellement plaisir que j’ai presque envie de dire qu’on a gagné notre Tour ! On a longtemps peiné à cause de nos problèmes techniques et du temps et de l’énergie qu’on a pris à les gommer. On a enfin navigué propre de manière constante, sans commettre ces erreurs qui nous pénalisaient très fort jusqu’à présent. La journée de repos forcé à Gruissan nous a sans doute fait du bien, on a eu le temps de respirer, tout comme le fait d’être en Méditerranée. La pression du nord est retombée, on est chez nous et on bénéficie de l’assistance et de l’amitié de nos proches. Ça ne paraît pas fondamental, mais ça l’est : on veille sur nous, et ça nous aide à rester zen ».


Fred Guilmin, Crédit Mutuel de Bretagne :
« On a eu un problème de communication très bête, sur le départ de la Super Finale. Matthieu Richard était à la barre, moi à la tactique – un schéma nouveau – et, presque sur la ligne, je dis « tôt », mais il entend « go » et on vole le départ pour une seconde. Une toute petite question de timing. On s’était pourtant bien qualifié. »

Jour de premières

Le 25 juillet 2016

Cardinal-FenêtréA s’impose à Marseille

Cardinal-FenêtréA remporte le stade nautique de Marseille, ce lundi, devant Team France Jeune et Team Coved. Pays de l’Or – Hérault est la belle surprise, tandis qu’une lettre a poussé Crédit Mutuel de Bretagne à la faute, en Super Finale.

Tour de France à la Voile 2016, étape de Marseille, le 25 juillet 2016. Crédit photo : Jean-Marie LIOT / ASO
Tour de France à la Voile 2016, étape de Marseille, le 25 juillet 2016. Crédit photo : Jean-Marie LIOT / ASO - Jean-Marie LIOT / ASO

Bien peu d’air en ce lundi devant la plage du Petit Roucas. Et le peu qui soufflait a pris la fâcheuse tendance de varier en cap et en force au fil de la journée, jusqu’à ce qu’une brise thermique apporte un peu de consistance à la Super Finale. Ce lundi fut un casse-tête, oui, mais le système de qualification fait qu’il n’y a jamais trop de hasard sur le nom des élus de la Super Finale. Et si des noms apparaissent pour la première fois depuis le début du Tour, ce n’est pas que par le simpliste alignement de Diam en coup de chance.

Pour se hisser en Super Finale, Maxime Garbay et Pays de l’Or – Hérault ont cumulé deux 6e places, une 4e et une 2e, pour terminer à la 4e place de la manche ultime. « Elle fait tellement plaisir que j’ai presque envie de dire qu’on a gagné notre Tour, lâche le skipper. On a enfin navigué propre de manière constante, sans commettre ces erreurs qui nous pénalisaient très fort jusqu’à présent. On est chez nous et on bénéficie de l’assistance et de l’amitié de nos proches. Ça ne paraît pas fondamental, mais ça l’est : on veille sur nous, et ça nous aide à rester zen ».

L’autre belle nouvelle du jour, c’est évidemment cette victoire de Cardinal-FenêtréA, qui a plusieurs fois eu de belles cartes en main, mais qui tardait à faire sauter la banque. Il aura fallu quinze jours de course aux hommes d’Erwan Le Roux, tout juste revenu de la Transat Québec-Saint Malo qu’il a courue à bord de Spindrift, pour trouver ces petites choses qui font la différence entre une course bien entamée mais mal achevée et une performance constante. « On a eu besoin de temps pour progresser puisque, un mois avant le Tour, on ne savait pas qu’on en serait, dit Mathieu Souben. On commence à gommer nos erreurs et on avance positivement. Le Tour est un long apprentissage et, désormais, on évolue sans la pression du résultat, contrairement aux équipes qui jouent pour le podium ».

A retenir également la deuxième place de Team France Jeune pour son troisième podium en stade nautique. Les jeunes pousses de Groupama Team France reviennent à un point de Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan, leaders du classement Amateurs et Jeunes. Ne pas omettre également la 3e place de Team Coved, deuxième des qualifications, leader de la Super Finale jusqu’à une petite erreur de précipitation qui a ouvert la porte aux deux premiers. L’opération est bonne : au classement, l’équipe d’Aurélien Ducroz a 8 points de retard sur Crédit Mutuel de Bretagne, éliminé de la Super Finale pour un « black flag » sur une incompréhension de consignes : Fred Guilmin à la tactique a dit « Tôt » et Matthieu Richard à la barre a compris « Go ». Une lettre qui vaut une seconde d’avance sur la ligne de départ… Enfin Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan a terminé 6e de la Super Finale. Une contre-performance pour les leaders ? Ils n’ont en tout cas jamais fait pire.

Be.Brussels, une histoire d’amour

Le 25 juillet 2016

Pour la 23e fois, un équipage belge court le Tour de France à la Voile

Plus qu’un projet, c’est une histoire de cœur que vit Mady Fobert, à l’origine de l’aventure.

Tous les matins depuis le premier jour à Dunkerque, Mady Fobert promène sa bonhommie discrète sur le village, se glisse dans le paddock pour veiller sur ses protégés jusqu’à ce que le bateau s’éloigne, puis vient caler à l’ombre de la tente presse le carré gris qui l’habille de sagesse. Mady dort parfois sous la tente, pas loin de ses marins, sur le village de toiles et de camping-cars qui se forme à chaque étape du Tour de France. Mady est la team manager de Be.Brussels, mais elle est aussi administratrice du Bruxelles Royal Yacht Club, chargée aujourd’hui de la compétition après avoir animé pendant douze ans l’école de voile bruxelloise. Elle est aussi capitaine du port de plaisance de Bruxelles, petit havre de paix niché au cœur de la capitale.
Mady a 68 ans et mille présents.

Tour de France à la Voile 2016, étape de Dieppe, le 12 juillet 2016. Crédit photo : Jean-Marie LIOT / ASO
Tour de France à la Voile 2016, étape de Dieppe, le 12 juillet 2016. Crédit photo : Jean-Marie LIOT / ASO - Jean-Marie LIOT / ASO

La dame belge a découvert le Tour de France à la Voile en rendant visite à son fils, Jean-Marc, qui jouait les équipiers sur un des bateaux de l’édition 1992. Certes, c’est dans le milieu de l’aéronautique que Mady a construit sa culture, mais son marin de mari avait su la convaincre des plaisirs de la vie sur l’eau. « En allant voir notre fils, on en profite pour rencontrer Bernard Decré, qui était le directeur du Tour à l’époque, et on lui propose de l’aider à envisager une étape en Belgique ». Il ne faudra pas deux ans pour que ce projet un peu fou prenne pied. En 1994, Blankenberge et son port au cœur de la ville offre l’hospitalité au Tour. La ville récidivera en 2011, tandis qu’Ostende sera l’occasion d’une étape en 1999 et ville hôte en 1997.

Entretemps, l’AS Bel-Yachting a mis un bateau à l’eau dès 1993. « Depuis, nous avons inscrit 23 bateaux sur le Tour de France, avec la volonté de faire naviguer de jeunes marins, explique l’institutrice de métier. Il faut bien les aider à mettre le pied à l’étrier. Nous avons eu 400 navigants en 23 ans ». Le projet belge n’a fait que de courtes infidélités au Tour. En 2015, puisqu’il n’y avait plus de Diam24 en location, Bel-Yachting est parti faire un tour dans la série Class40. « Je n’étais pas sûre non plus que les jeunes formés au monocoque soient capables de faire du multicoque, prolonge Mady Fobert. Quelques entraînements ont suffi pour comprendre que ces navigateurs comprenaient vite. Et puis nous avons aussi quelques spécialistes du catamaran ».

A bord, depuis Marseille, l’équipage est composé de Patrick Demesmaeker, champion d’Europe de F18 cette année, de son fils Henri, 15 ans, champion du monde de F16 depuis une poignée de jours, et d’Olivier Gagliani, qui a notamment la Saint-Barth Cup à son palmarès. L’équipage est joli, mais l’équipe manque, malgré le soutien indéfectible d’une foule de petits partenaires, des ressources pour envisager plus qu’une présence sur le Tour. « Notre première victoire est d’être là, la deuxième sera de finir le Tour. Avec les ressources dont nous disposons, nous devons rester prudents sur l’eau, pour éviter de casser ».

Mady espère retrouver dès l’an prochain le soutien du Bruxelles Royal Yacht Club. Le BRYC, fort de ses 500 membres, a prudemment dressé un mur face au choix du multicoque. Mady Fobert ne désespère pas de trouver les mots pour partager la capacité de séduction du Tour. Elle rêve aussi d’un retour du Tour en Belgique, sur ses terres, pourquoi pas en 2018 ?


Contenu




Marseille, Acte 7 scène 2

Le 25 juillet 2016

Stade nautique dès 11 heures

C’est devant la plage du Petit Roucas que se dérouleront les régates en stade nautique, ce lundi à Marseille. La Super Finale est prévue pour 15h45.

La météo :

Journée d’été à Marseille : 29 degrés dans l’air, ressentis à 42° C. Un ressenti de température pas vraiment atténuée par le petit vent de nord ouest de 8 à 12 nœuds, qui virera ouest aux alentours de 12h30, en prenant un peu de force (10-14 nœuds).

L’enjeu :

Si Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan paraît intouchable, juché sur ses 53 points d’avance au classement, les autres places sur le podium sont désormais très chèrement vendues. Personne ne les possède encore vraiment : Grandeur Nature Véranda a 3 points d’avance sur Crédit Mutuel de Bretagne, qui en compte 10 sur Team Coved. 13 points séparent donc le 2e du 4e et le 5e, Trésors de Tahiti, est à 20 points de la 3e place. Le moindre départ anticipé risque de coûter bien cher désormais.

Une limonade force 8

Le 24 juillet 2016

Les leaders écrasent le raid côtier de Marseille

Avec 17 minutes d’avance, Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan a remporté le raid côtier de Marseille, sa huitième victoire sur le Tour 2016. Deuxième, Grandeur Nature Véranda prend la 2e place du classement général tandis que Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan, 3e, conforte sa place de leader du classement amateur.

Tour de France à la Voile 2016, étape de Marseille, le 24 juillet 2016. Crédit photo : Jean-Marie LIOT / ASO
Tour de France à la Voile 2016, étape de Marseille, le 24 juillet 2016. Crédit photo : Jean-Marie LIOT / ASO - Jean-Marie LIOT / ASO



Il n’y a pas tant de cadres plus prestigieux en France que la rade de Marseille pour courir un raid côtier. Quitter la plage du Petit Roucas pour rejoindre les calanques en naviguant autour des îles Maire et de Jarre, couper par le large pour faire une révérence au port autonome et revenir régater autour du Frioul, ça ne s’invente pas, ça se vit, et ça se déguste. Même chez Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan, où l’on se repaît de l’île aux Moines à longueur d’entraînement, les marins ont pris le temps de jeter par la fenêtre un coup d’oeil sur le paysage. Pourtant, à la vitesse à laquelle Quentin Delapierre, Quentin Ponroy et Kevin Péponnet ont englouti les 25 milles de ce raid, l’air devait un peu piquer les yeux.

Partis dans le premier bloc, les Limonadiers engloutissent vite fait be.Brussels, boosté par l’arrivée d’un nouvel équipage expert du F18 et du F16, et les filles de Helvetia Purple by Normandy Elite Team, reines de ce départ, respectivement 2e et 3e à la bouée de dégagement. Leader échappé, Natixis – YC Saint-Lunaire donnera bien plus de fil à retordre aux fusées du Morbihan, qui ne les grignoteront que mille après mille sur le bord de portant vers le port autonome, avant de s’échapper.

Entretemps, il s’est passé au moins autant de choses dans leur dos. La double pénalité pour Trésors de Tahiti qui a doublement touché (2 fois 360 égal 720), mais qui remonte pour prendre la 13e place du jour ; Crédit Mutuel de Bretagne collé sur la ligne de départ, puis sanctionné  pour refus de priorité à la bouée du port autonome, et qui,  9e du jour, lâche sa 2e place au général ; Team Coved, avec Eric Péron à la barre et qui termine 6e, juste devant les Sudistes de Pays de l’Or - Hérault, qui se sont régalés de la Méditerranée…

Sur un parcours raccourci – c’était dimanche aussi pour la brise thermique, et le vent fut  erratique -, Team Lorina Limonade finit par mettre une grosse gifle au reste de la flotte… avant de stopper net à 50 mètres de la ligne d’arrivée, située sous la corniche. Gennaker, foc ou rien du tout ? En bricolant les leaders de ce Tour finissent par franchir la ligne d’arrivée en vainqueurs. Cette bulle, qui colle les arrivants, n’aura pas servi les intérêts de Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan, qui a pris la décision d’attaquer la bouée par le haut. Elle sert en revanche Grandeur Nature Véranda, qui passe par en bas, grignote son retard, tombe dans le tampon, crie sa déception et repart au petit pas pour prendre la deuxième place du jour… 17 minutes après les vainqueurs. Les Mojitos troisièmes, ce sont les amateurs de Natixis – YCSL qui prennent la 4e place, suivis par Pays de l’Or – Hérault, Team Coved, Team France Jeune et Dynamique Homkia… sans que personne n’ait trop à se plaindre de la loterie organisée sur la ligne d’arrivée.  

Stamm : « Ca se joue à rien »

Le 24 juillet 2016

Le mag du jour

8e à Dunkerque, 5e à Baden, 7e à Gruissan… Bernard Stamm et Cheminées Poujoulat ont trouvé le trousseau de clé qui permet de bien gérer les raids côtiers. Si le trio tarde à s’épanouir en stade nautique, c’est avant tout parce que la préparation a été trop courte pour établir des habitudes communes.

Tour de France Voile 2016, Dunkerque le 07 Juillet 2016
Photo © Jean Marie Liot / ASO
Tour de France Voile 2016, Dunkerque le 07 Juillet 2016 Photo © Jean Marie Liot / ASO - Jean Marie Liot / ASO


Quelles sont vos bonnes satisfactions ?
« On a fait trois top 10 sur les raids côtiers, c’est une vraie belle performance. Ils font du bien parce que nous avons parfois fait des erreurs idiotes, parfois très frustrantes sur les stades nautiques, mais on maîtrise mieux les choses sur les raids côtiers.

Quelle est votre problème sur le stade nautique ?
J’ai l’habitude de prendre des départs au près et, là, ce sont des départs vent de travers. C’est vraiment différent et, pour l’instant, on a plutôt eu du mal. Ce qui est moins acceptable, c’est qu’on fasse des erreurs et qu’on parte au contact.

En quoi est-ce difficile de partir vent de travers ?
Tu te lances plus franchement sur la ligne en cherchant à ne pas te faire couvrir. Quand tu pars au près généralement, il faut prendre ce pli, qui n’est pas si simple. J’ai l’habitude de devoir faire le cap, gérer la vitesse, chercher comment partir lancé… un départ, quoi ! (il rit)

C’est là que tout se joue ?
Une bonne partie : les bateaux sont tellement proches, il y a 12 000 décisions à prendre dans le même instant, les pénalités à gérer… Si tu rates ça, tu es déjà loin.

La communication à bord reste évidemment essentielle ?
Il faut être coordonné pour faire avancer ce bateau. On se connaît peu, Hugues Puimatto, Marie Soler et moi. Une bonne communication vient de la confiance, et on ne l’a pas encore totalement établie, parce qu’il faut du temps pour ça.

Vous étiez sur le Tour en 2015 et vous avez reconstruit une nouvelle équipe…
Oui, on est reparti de zéro. On a juste fait quelques courses d’avant-saison, où on commettait un peu les mêmes erreurs. Il faut qu’on gomme ça, parce qu’on est vraiment capable de faire mieux.

C’est toute une histoire à reconstruire ?
Voilà. Tant que tu travailles sur des fondamentaux de la voile, que tu cherches à progresser sur ces essentiels, tu ne peux pas te consacrer à tous ces petits détails qui font la différence : la quête de vitesse, le coup de patte à la manœuvre qui te fait couper la route pile au bon moment…  Par exemple, on a encore du mal à stopper net. Parfois, on est bien parti, on approche de la bouée et, au lieu de freiner d’un coup, on perd des longueurs et on ressort derrière les mecs qui étaient derrière nous.

Vous sentez vos progrès ?
Oui ! Chaque jour ! Mais ce qui est pénible, c’est que parfois le doute s’installe. Parfois, tu attaques une journée en te disant que tu ne sais plus naviguer. Or, la réalité, c’est que tu sais toujours le faire, et de mieux en mieux, mais il y a une grosse partie de la flotte qui connaît le bateau bien mieux que nous et qui s’est beaucoup plus entraînée. La réalité, c’est que ça se joue à rien ».

Marseille, Acte 7, scène 1

Le 24 juillet 2016

Raid côtier à partir de 12h45

38 milles autour des calanques, des îles du Frioul et Vieux-Port… C’est un parcours princier qui va servir de cadre au raid côtier de Marseille. Il n’est pas beau, ce dimanche, franchement ?

Le parcours :
38 milles nautiques qui vont longer les adresses mythiques de la rade de Marseille. La flotte ira jusqu’à l’entrée de Cassis, poussera à l’opposé vers le Vieux-Port et reviendra faire le tour du Frioul.

La météo :
Un peu souple ce matin, le vent prendra de la force au fil de la journée. La brise thermique se lèvera, venant d’ouest et poussant jusqu’à 15 nœuds pour une arrivée toute en rythme.



ILS ONT DIT

Dimitri Deruelle, Trésors de Tahiti :
« Vous connaissez tous les plans d’eau du monde ? Le meilleur est ici. Marseille est un plan d’eau fantastique et très varié. On a une rade semi-ouverte avec les îles du Frioul, qui est un terrain de jeu extraordinaire, et qui reste intéressant quels que soient les vents. Aujourd’hui, nous aurons un vent d’ouest, ce qui signifie que le jeu sera ouvert et qu’on ne sera pas trop perturbé par la côte. Il y aura sans doute un peu de houle d’ouest, et la levée du thermique dans l’après-midi. On va avoir de super conditions quand ça va entrer, environ 15 nœuds, mais ça va mettre un peu de temps, parce que c’est tranquille ici, le matin. L’organisation a prévu un parcours le long des côtes. On va aller vers Cassis, derrière le cap Croisette et l’île Maire, jusqu’à l’île de Jarre. Des endroits magnifiques. Puis on fera le traditionnel tour des îles du Frioul, un tour vers le port autonome et les terrasses du port, où se massent énormément de Marseillais. C’est bien de montrer l’événement là-bas. J’organise des événements à Marseille, c’est important de stimuler l’intérêt des spectateurs. Sur le site de l’hélice, il y a cette tribune qui est un site parfait pour suivre les régates.

Olivier Backès, Team Coved :
« C’est une belle étape dans la rade qui s’annonce. J’aurais été très content d’accompagner Aurélien aujourd’hui dans cette rade superbe, mais décidément, ça ne veut pas. L’an dernier, on a eu une collision qui nous a privés de course et, cette année, Aurélien est légèrement blessé et il ne naviguera pas aujourd’hui ».

Fabrice Wahlain, skipper de Columbus Café – Idtgv :
« J’ai navigué une fois ici, pour un National F18. On est un équipage amateur qui, un jour, a vu des images du Tour de France à la télé et qui s’est dit : ‘’Pourquoi pas nous ?’’ On a acheté un bateau, trouvé de fantastiques partenaires et l’émulation a pris tout de suite. On apprend tous les jours sur l’eau, et on s’accroche au classement en apprenant au contact des pros. On est plus à l’aise, logiquement, sur les raids et, aujourd’hui, ça va être un régal ».

Aurélien Ducroz, skipper de Team Coved :
« On arrive dans de bonnes conditions, talonnés par Tahiti. Il va y avoir une guerre de Marseillais, entre Dimitri Deruelle et Olivier Backès, ça va être passionnant ! Tout est à jouer dès maintenant entre la 2e et la 7e place, il y a de bons points à prendre. Je me suis légèrement blessé à un genou, j’ai besoin de le laisser se reposer quelques jours et je reviendrai à Hyères. C’est Eric Péron qui me remplace à bord, où j’ai déjà eu l’occasion de le faire venir. On est super content de ce qu’on vit, c’est au delà de ce qu’on espérait en termes de résultats, avec le peu d’entraînement qu’on a eu. Mais j’ai tenu à compenser en repartant avec le même équipage que l’an dernier – on est les seuls à repartir avec la même équipe – et plus ça va, plus on progresse, même s’il y a quelques boulettes de temps en temps. Mais je vis une aventure formidable dans une superbe ambiance ».

Teva Plichart, Trésors de Tahiti :
 "On a eu un début de Tour un peu difficile, lié au manque d’entraînement. Dimitri nous a rejoints le jour du départ du Tour, on a enchaîné avec quelques déboires, dont une coque cassée, et depuis Baden, on enchaîne les bons résultats. On a découvert un petit quelque chose qui nous fait bien avancer, vite, et on veille à préserver ça ».

Didier Réault, Vice-Président du Conseil Départemental 13, Adjoint au Maire de Marseille :
« La tradition nautique est extrêmement ancienne, elle change, se modifie. C’est maintenant l’heure d’attirer des régates en bord de littoral, au près des spectateurs, et surtout d’aider les spectateurs à comprendre ce monde de la voile. Si on ne comprend pas, on ne peut pas apprécier. Dans les événements au large des côtes, on attire un monde d’initiés appliqués. Aujourd’hui, et c’est la tendance du CIO et de la FFVoile, il faut avoir du public qui assiste aux régates. Marseille est lancée dans cette stratégie depuis 7 ans. Le Tour s’est aussi renouvelé, il a modifié sa formule depuis quelques années. On se met au plus près, avec village sportif qui a vu sur la course. Ici, c’est l’endroit qui a été choisi (La plage du Petit Roucas), c’est aussi celui qui est pressenti pour les JO de Paris 2024, avec cet outil qu’est le stade nautique. Le village partenaires est sur le Vieux-Port, qui est un lieu d’appel, pour que les gens viennent assister en direct. Sinon, il y a aussi des grands écrans, et c’est une nouveauté. On fera pareil pour les GC32 en septembre où, depuis trois ans, on assiste à un vrai spectacle et une sacrée compétition depuis le littoral. La voile est le troisième sport à Marseille en termes de licenciés, après le foot et le tennis. On ne va pas oublier que la moitié des marins qui vont à Rio 2016 sont issus de Marseille Olympique : on travaille pour que ceux qui s’intéressent à la voile puissent progresser. Avec Dominique Thian et Patrick Padovani, nous avons fait un beau travail sur le sport handicap, pour augmenter nos standards et crédibiliser notre candidature pour accueillir la voile si Paris était déclarée ville olympique en 2024 ».

Dominique Tian, 1er adjoint au Maire de Marseille :
« Marseille, c’est le 50e anniversaire de la Snim, c’est l’ensemble des régates, c’est 16 000 licenciés sur les Bouches-du-Rhône. Si ce plan d’eau n’était pas animé, on n’aurait pas été choisi pour 2024. Il y a une très grande solidarité des organisateurs et des clubs, qui joignent aussi leur enthousiasme autour du Tour de France à la Voile, bien qu’ils soient face à un type de voile qui est moins leur quotidien. On ne va pas oublier le championnat de France de glisse, dans trois semaines, qui réunira 400 participants ».

Patrick Padovani, Délégué à l'Hygiène et Santé, aux Personnes Handicapées :
« Il fallait que personne ne reste sur la berge, que tout le monde puisse participer aux activités nautiques. Elles sont rendues accessibles à énormément de monde, grâce à associations motivées, par exemple ‘Voile au large, Voile impulsion, La vie sourire, des structures associatives actrices du monde du handicap. Partout, le Tour attribue aux villes des équipements. On a été doté d’un tire à l’eau l’an dernier, cette fois-ci c’est un tapis qui permet de faire rouler ces éléments jusqu’à la mer. Le regard sur le handicap a changé pour acteurs sportifs, les partenaires et les gens qui se sensibilisent et changent leur regard sur le handicap. C’est le cas aussi dans toute la vie de la cité.

Contenu

37 nœuds le matin

Le 23 juillet 2016

Le stade nautique de Gruissan annulé

La Tramontane, qui souffle sur Gruissan, aura eu raison de l’envie de naviguer des marins. Depuis cette nuit, ce vent de nord nord-ouest typique du Languedoc souffle à 28 nœuds constants, avec des rafales à 35. Impossible dans ces conditions de faire régater des Diam24. La caravane du Tour met donc le cap en fin d’après-midi sur Marseille, où se courra demain le raid côtier.


La Tramontane aura soufflé fort, ce samedi, au point d’inspirer Dimitri Deruelle (Trésors de Tahiti) qui parlera fort joliment de « 37 nœuds le matin », référence subtile au film qui a construit une bonne partie de la légende de Gruissan. « Si seulement elle s’était contentée de souffler à 20 nœuds, soupire Pierre Pennec, le barreur de Trésors de Tahiti. Naviguer sous ce vent dans le Golfe du Lion est un vrai régal. Mais, là, cela aurait été dangereux de nous envoyer à l’eau ».

Depuis hier, en effet, le vent n’a cessé de monter en puissance et, en ce samedi, elle secoue le village de Gruissan. A 25 nœuds constants ce matin, à 28 sur la côte cet après-midi, avec des rafales à 35 nœuds (45 à 50 au large), les petits trimarans se révèlent des cibles bien trop faciles. « Il était envisageable que le phénomène météo se décale légèrement et nous permette de lancer des régates, mais c’était un vain espoir, explique Christophe Gaumont, le directeur de course. On ne travaille pas pour annuler une course, mais il faut savoir rester raisonnable. C’est une question de sécurité et d’équité sportive : lancer une course avec des bateaux qui ne cherchent qu’à survivre pour rester à l’endroit n’a pas de sens ».

Cap donc sur Marseille, pour deux jours de course. Le raid côtier sera lancé depuis les îles du Frioul, jusqu’à l’île de Jarre, pour un aller-retour de 32 milles le long de la côte. 


« Vivre l’expérience du Tour »

Le 23 juillet 2016

Sophie de Turckheim

L’idée de rejoindre une équipe du Tour de France à la Voile lui a été suggérée par Franck Citeau, son coach lors de sa préparation olympique en Nacra 17 avec Franck Cammas. Sophie de Turckheim est donc équipière à bord du tout jeune projet sudiste du Tour : Pays de l’Or – Hérault. Si les résultats ne sont pas forcément là, la jolie navigatrice s’éclate et apprend.


Comment se passe votre Tour avec Pays de l’Or – Hérault ?

Sophie de Turckheim « On apprend tous les jours. Aucun membre de l’équipe n’avait jamais fait le Tour auparavant, et on prend chaque jour conscience du plaisir que c’est de le courir. Le format de course, avec cette alternance d’exercices, est vraiment chouette, et on trouve aussi ce qu’on était venu chercher : le haut niveau. On régate vraiment contre les meilleurs équipages de Diam 24.

Où se situe le plaisir, pour vous qui êtes une indécrottable compétitrice ?

S. d. T. : Notre plaisir vient de notre progression. On s’éclate plus dans la brise que dans le petit temps, où il faut vraiment maîtriser le Diam24, qui est très lourd quand il n’y a pas de vent.

Quel bilan pouvez-vous tirer après cinq Actes ? 

S. d. T. : On a connu un avant tour assez difficile : on s’est très vite mis dans le rouge. On a eu pas mal de soucis techniques qui nous ont énormément sollicités, et on a commencé le Tour, à Dunkerque, en étant déjà sur les rotules. Franck Citeau nous a poussés à remettre des priorités dans notre manière de faire, il nous a obligés à souffler un peu. Sa grande phrase était : « Le Tour est un marathon, que vous avez commencé par un sprint, respirez ! » On a fini par prendre le pli organisationnel entre Dieppe et Roscoff. Ça va mieux depuis. 

Vos résultats suivent ?

S. d. T. : Nos performances sont un peu décousues en stade nautique. On est capable de faire de superbes choses, mais il y a parfois un ou deux grains de sable dans la machine. Je n’ai pas toujours été d’accord avec les décisions d’arbitrage, également, mais il faut faire avec. Notre niveau réel doit se situer entre la 10e et la 15e place et puis, parfois, on passe complètement à travers. Notre contre-performance à Baden (22e en stade nautique) est inadmissible. Il ne fait aucun doute qu’on sait régater, mais il faut qu’on prenne le bateau en main, et ça demande du temps. Mais tous nos efforts pourraient payer rapidement. 

Qu’est-ce qui vous a attiré dans ce projet ? 

S. d. T. : Je suis venue sur ce projet par vivre l’expérience du Tour et tenter de domestiquer ce bateau, que je ne connais pas. Je ne sais pas ce que me réserve le futur et ça sera toujours ça de pris pour l’avenir. Je navigue aussi avec une équipe super sympa. Ils sont tous plus jeunes que moi, mais on se régale, on sait faire les choses sérieusement sans se prendre au sérieux. 

Qu’espèrent de vous Maxime Garbay, le skipper, et ses équipiers ? 


S. d. T. :
Je pense que je peux leur apporter mon expérience des phases autour des bouées, la rigueur que m’a apporté ma préparation olympique et ces petits détails qui permettent de bien aborder les manches. Je suis plutôt dédiée à la tactique et aux réglages, mais je vais peut-être prendre la barre à Marseille ».



Gruissan dans la Tramontane

Le 23 juillet 2016

La tramontane souffle fort depuis la nuit sur le village de Gruissan. Impossible pour l’heure de lancer les régates de stade nautique. La direction de course attend de voir l’évolution des conditions pour lancer les courses.

Ce ne sont pas moins de 23 à 28 nœuds de nord-ouest, avec des rafales à 45 nœuds en bord des côtes, 50 à 55 au large, qui sont attendus sur le plan d’eau de Gruissan. Largement au-dessus, donc, des plages de vent acceptables par les Diam24. La direction de course a invité la flotte à rester à quai, en attendant une possible accalmie, plutôt annoncée en fin d’après-midi. Un point sera fait à 13h30 si les régates n’ont pas débuté avant.




Les rois de la bulle

Le 22 juillet 2016

7e victoire de Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan

Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan renoue avec la victoire ce vendredi en remportant le raid côtier de Gruissan. Vainqueur hier, Trésors de Tahiti illustre sa nette montée en puissance en terminant deuxième devant l’équipage Mojito du team morbihannais.

Tour de France à la Voile 2016, étape de Gruissan, le 22 juillet 2016. Crédit photo : Jean-Marie LIOT / ASO
Tour de France à la Voile 2016, étape de Gruissan, le 22 juillet 2016. Crédit photo : Jean-Marie LIOT / ASO - Jean-Marie LIOT / ASO

On ne voit plus très bien ce qui pourrait désormais freiner les Limonadiers dans leur conquête du Tour. Si la voile reste un sport mécanique, laissant les équipes à la merci du moindre souci technique un peu long à réparer, Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan confirme chaque jour sa domination sur le reste du peloton.

Thermique ou Tramontane ?

Ce vendredi de raid côtier de 33 milles au pays de la Tramontane et du Défi Wind n’a pas fait que des cadeaux. La journée, qui a commencé par des orages et des grains, a fini par trouver son rythme de croisière avec un vent de nord-ouest d’une quinzaine nœuds, offrant aussi quelques claques et des dévents nés de la magie des effets de site, telle cette poche de molle à l’attaque de la plage de Valras Sud, où beaucoup se sont fait piéger.

Pour Quentin Delapierre, à la barre de Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan, le schéma était limpide : « Le raid était dessiné pour qu’on évite d’aller au large, où soufflait le plus gros du vent. Dans ces cas-là, c’est un aller-retour au portant qui se dessine et, dans ce schéma-là, il faut très vite se porter en tête de la course pour bénéficier du vent frais. » Vite fait bien fait : après un sage départ, les Bleus se porteront en tête dès la bouée de dégagement, et ne cesseront d’accentuer leur avance, cinq minutes quasiment à l’arrivée.

La bulle qui sourit

Lancés sur le même schéma de course, Team Lorina Mojito - Golfe du Morbihan (la famille) et Trésors de Tahiti, barré par Pierre Pennec. Coïncidence ? Je ne crois pas. Ici, l’an dernier, dans des conditions de navigation assez semblables, Quentin Delapierre et Pierre Pennec, respectivement à la barre de Vannes Agglo et Groupama, avaient pris un départ au cordeau, puis misé sur la montée du thermique… avant de se faire piéger dans la même zone de molle. Pas étonnant donc que les trois équipages aient favorisé la navigation à la côte, au plus près de la zone des 300 mètres. « Je m’étais juré de ne pas me faire avoir à nouveau et on a misé sur la Tramontane, se réjouit Quentin Delapierre. On a eu la chance de traverser cette molle en souplesse, ce qui n’est pas le cas de tout le monde, puisque Crédit Mutuel de Bretagne et Team France, dans une position intermédiaire ou plus au large, se sont fait coincer. Je suis très content qu’on ait réussi à effacer le mauvais souvenir de l’an dernier ». Il ne fait pas de doute que Pierre Pennec avait en tête, lui aussi, le fantôme de ce « maudit » raid côtier lors duquel Groupama avait perdu le Tour…

La montée en puissance de Tahiti

Pour Crédit Mutuel de Bretagne, le coup est dur. 16e du raid, les Morlaisiens ont encore cumulé du retard sur le leader. Et si, comme Nicolas Troussel l’explique, le team ne fait plus des Limonadiers son point de référence, c’est aujourd’hui sous la menace de Grandeur Nature Véranda, Team Coved et Trésors de Tahiti que le « banquier » devra vivre les derniers Actes de ce Tour.

Vainqueur hier du stade nautique de Roses, Trésors de Tahiti monte très clairement en puissance. Avec Pierre Pennec à la barre, Teva Plichart aux réglages et Dimitri Deruelle, pour la tactique et la pointe d’accent du sud, le trio évolue à un niveau remarquable depuis Baden. Les Tahitiens se sont imposés une fois et ont pris trois fois la deuxième place. De quoi effacer pratiquement la contrariété de cette 9e place concédée lors du raid côtier de Roses, qu’ils avaient pourtant mené…  « C'est une belle deuxième place pour Trésors de Tahiti, apprécie Pierre Pennec. On se fait plaisir, on discute beaucoup. Je pense que, tandis que ça chauffait un peu à bord des autres bateaux avec toutes ces décisions tactiques à prendre, nous discutions au calme. On a même rigolé un peu. C'est vraiment sympa d'être devant quand la flotte fait l'élastique ».




ILS ONT DIT

Le 22 juillet 2016

Quentin Delapierre, co-skipper de Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan :
« Le raid était dessiné pour qu’on évite d’aller au large, pour éviter le plus gros du vent. Dans ces cas-là, c’est un aller-retour au portant qui se dessine et, dans ce schéma-là, il faut très vite se porter en tête de la course pour bénéficier du vent frais. On prend une nouvelle fois un départ très sage, parce qu’on n’a pas l’obligation de prendre des risques sur cette phase, puis on parvient à se glisser en tête dès la première bouée, le scénario idéal pour qu’on déroule le fil de notre stratégie. Il y a de gros écarts à l’arrivée, mais c’est trompeur : on était cinq à pouvoir prétendre à la victoire aujourd’hui. »

Jules Bidegarray, Team France Jeune :
« On a mal analysé la situation. On a beaucoup misé sur le thermique, qu’on espérait trouver juste à la sortie de la zone de molle, et c’est la Tramontane qui est rentrée depuis la terre. Ça a coupé la flotte en trois groupes, au bénéfice de celui qui naviguait à la côte. On était côté opposé, on a fait un choix, on assume ».

Riwan Perron, co-skipper de Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan :
« On savait qu’il fallait partir vite devant pour aborder dans les meilleures conditions le long bord vers Valras, puisque la course était, en gros, un aller retour au portant. On est dans le groupe de tête dès le tour de chauffe, ce qui favorise la tactique d’Achille (Nebout), et ça a payé. On est à pas grand-chose de passer les Lorina Bleus, puis on adopte la même tactique sur le retour : aller chercher la Tramontane près de la côte. On perd la deuxième place en se prenant dans un casier, mais ça change peu de choses : on a vécu une super belle après-midi. Cette troisième place nous permet de reprendre la tête du classement Amateurs et Jeunes, mais on se dit qu’on a peut-être mieux à aller chercher encore : on a fait trois podiums, on est souvent dans le top 6. L’objectif est désormais d’aller chercher le Top 5 sur chaque course. »

Pierre Pennec, Trésors de Tahiti :
« C'est une belle deuxième place pour Trésors de Tahiti. On se fait plaisir, on discute beaucoup. Je pense que, tandis que ça chauffait un peu à bord des autres bateaux avec ces décisions tactiques à prendre, nous discutions au calme. On a même rigolé un peu. C'est vraiment sympa d'être devant quand la flotte fait l'élastique. L'année dernière avec Groupama, c'est nous qui étions dans la molle et les autres qui se sont échappés avec les risées, donc c'est bon d'inverser la tendance. Nous aurons une autre ambiance sur le stade nautique, parce que les parcours sont plus petits et il y aura plus d'intensité. Il y a vraiment une belle progression depuis le début, avec une équipe technique qui apprend aussi, et Manutea à bord sur les Stadium. Dimitri a beaucoup d'expérience de la Méditerranée et des parcours côtiers, et c'est calme à bord, et très constructif. A l’inverse, je suis « chaud bouillant » pour ce qui est de la vitesse du bateau, mais je sais ne pas mettre trop de pression sur le tacticien. Et l’ensemble marche bien ».

Gruissan, Acte 6 scène 1

Le 22 juillet 2016

Raid côtier à partir de 12h45

Une fois avalée la route entre Roses et Gruissan, les 24 équipes du Tour de France à la voile ont remonté les bateaux en fin de soirée, pour être prêts pour le raid côtier. Au menu du jour, des orages, du vent et la tramontane en fin de journée.

Le programme :

43 milles nautiques au programme de ce raid côtier, dessiné en fonction des conditions de vent, qui vont se muscler au fil de la journée. Les Diam24 mettront dans un premier temps le cap vers le large, où ils trouveront moins de vent, avant de revenir vers la bande côtière au moment où commencera à poindre la tramontane. La direction de course sera particulièrement vigilante sur la levée de cette dernière. Le parcours pourra ainsi être, à tout moment, raccourci pour permettre aux équipes de rejoindre le port aux alentours de 15h30, avant que les conditions se musclent trop. Prise d’un ris obligatoire.

La météo :

Les orages du matin s’atténuent au fil de la matinée, avec une extinction des phénomènes électriques. Les Diam24 partiront sur le raid dans 10 – 12 nœuds de nord ouest, avec des rafales à 16 nœuds, sur une mer peu agitée. La tramontane devrait se lever vers 16-17 heures, provoquant un retour précoce au port pour les équipages.
Demain, c’est dans 22-24 nœuds établis que les équipes pourraient être amenées à naviguer, avec des rafales à 38 nœuds. Trop, sans doute, pour mettre un Diam dehors.


 Julien villion, Cardinal – FenêtréA :
« Ça va, physiquement : on a une équipe qui tourne. Avec Matthieu Souben, on tourne à la barre, on s’économise et on maintient entre nous une saine compétition entre barreurs. La tramontane va entrer dans la soirée mais, pour la journée, on va surtout se heurter aux vents aléatoires, avec les orages. La tramontane sera sans doute trop forte demain pour qu’on puisse naviguer en Diam24, mais on ira faire du kite surf ! Pour nous, c’est un début de Tour en dents de scie. On est capable de faire de belles choses, mais les résultats sont pour l’instant en dessous de ce qu’on pouvait espérer. Il nous reste une petite moitié de Tour pour progresser en termes de résultats. Le classement n’est pas très flatteur, mais on traîne depuis Dunkerque au moins 20 points de trop, avec une disqualification dès le premier jour. Ça ne cache pas le fait qu’on ne s’est entrainé que trois jours avant de débarquer à Dunkerque. Même si tout le monde est compétent, il manque des petites choses pour faire mieux en termes de résultats, des réglages et de la vitesse à Roscoff et Baden, par exemple, où on a mené une partie du parcours. Il nous a manqué un peu de chance aussi, puisque, coincé avec le reste de la flotte à la bouée La Escala à Roses, on est sorti très tardivement de la zone de molle. Ce n’est pas très agréable, mais ce n’est pas dur psychologiquement : Daniel Souben, qui pilote le projet, a suffisamment gagné le Tour de France pour savoir que la préparation est essentielle, je l’ai gagné aussi, et il n’y a pas de mystère : quand on voit comment fonctionne le bateau des leaders, il est évident que le travail paie ».

Benoît Champanhac, skipper de Natixis – Yacht Club de Saint-Lunaire :
« Nous ne sommes pas fatigués : nous sommes en vacances ! Et notre équipe à terre, qui gère parfaitement les transitions et les montages du bateau, nous soulagent vraiment. Nous voici à Gruissan, où la tramontane va se lever. Je ne connais pas du tout ce vent, je sais juste qu’il est parfait pour les véliplanchistes. Team France Jeune a pris le large au classement Amateurs et Jeunes ? C’est un sport mécanique, ce n’est jamais fini. Mais cette équipe est très fort : c’est le métier de ses équipiers. Sur les raids côtiers, les jeunes ont fait deux belles fautes, ils pourraient en faire encore, même si je ne le leur souhaite pas. On va faire ce qu’on peut, naviguer propre, et on verra bien ».

Maxime Garbay, skipper de Pays de l’Or Hérault :
« Je suis natif de Narbonne, je connais bien ce plan d’eau. La tramontane est un vent de nord-ouest qui souffle et, quand ça souffle, ça ne fait pas semblant. Elle soulève un clapot court un peu casse bateau. ça peut faire de belles image, si ça se lève vraiment. On est au tout début de l’aventure Tour de France, on découvre pas à pas. Chaque jour, on fixe des axes de travail, on valide des réglages. On a envie de faire quelque chose de joli à Gruissan, devant la famille et les amis ».

Jean-Claude Méric, Président Directeur Général de la station de Gruissan :
« La tramontane, c’est le vent sur Gruissan 300 jours par an. Ça permet d’aller très vite sur un plan d’eau qui est relativement plat,. C’est ce qui permet aux 1500 planchistes présents pour le Défi Wind de se régaler. Gruissan est une petite station touristique de 4 500 habitants à l’année, 75 000 lits touristiques et 1 600 anneaux. J’aime cette station, j’essaie de la faire pousser et je susi toujours heureux d’accueillir le Tour de France à la Voile, qui est vecteur d’image dynamique. Cette deuxième édition avec le nouveau format apporte encore plus de visibilité, parce qu’il donne plus de pêche à la voile. Plus on s’approche du public, plus c’est aisé de profiter du spectacle, plus ça donne envie aux gens. C’est arbitré en direct, et c’est un format qui permet un essor important du Tour. Ça ne serait pas idiot que les jeux Olympiques regardent d’un œil attentif ce genre de formats de course, ça pourrait relancer l’image olympique de la voile… »


Un trésor pour Tahiti

Le 21 juillet 2016

Teva Plichart, Pierre Pennec et Manutea Mahai ont remporté le Stade Nautique de Roses, ce jeudi. Trésors de Tahiti s’impose devant Team France Jeune et Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan, qui profite de la contre-performance de Crédit Mutuel de Bretagne pour prendre 33 points d’avance en tête du classement général. Quant à l’Acte, il a été remporté par Helvetia Blue by Normandy Elite Team, vainqueur hier du raid côtier et 4e du stade nautique.  


Soudain, Crédit Mutuel de Bretagne a craqué. Après avoir bien géré les quatre premières régates de qualification, le trio est parti à la faute deux fois de suite. Deux départs anticipés consécutivement valent à Nicolas Troussel, Damien Iehl et Mathieu Richard deux disqualifications, et l’élimination de la course à la Super Finale. « On n’a pas encore débriefé, grimace au paddock Nicolas Troussel, mais on est particulièrement déçu. On fait deux grosses bêtises coup sur coup, alors qu’on avait bien commencé. Il va falloir oublier ces deux erreurs très rapidement, parce que la course n’est pas terminée ». Certes, mais cette 12e place à Roses vient se cumuler aux 11e et 10e places à Baden et, à peine freiné sur le raid côtier catalan, hier (6e), Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan caracole en tête en caressant l’idée que ce Tour 2016 est bien le sien, un peu plus chaque jour. 33 points séparent désormais le leader de son dauphin.

L’option doublement payante

Dans cette Super Finale d’où sont absents Crédit Mutuel de Bretagne, Team Coved (9e) et Cardinal-FenêtréA malgré une victoire dans la 5e manche de qualification, c’est une option audacieuse qui, par deux fois, distribue les bons points. « Quentin Ponroy prend une belle option avec Kevin Péponnet, raconte Matthieu Salomon, le co-skipper des Limonadiers, finalement troisièmes. On passe au-dessus, entre la zone interdite et la digue. On est premier en bas, et on cherche à creuser l’écart, mais Trésors de Tahiti prend la même option que nous sur le second tour et, une seconde fois, c’est payant. Les Tahitiens font un beau bord de portant et jouent bien en bloquant notre jibe. On décale pour rester dans leur route, et Team France Jeune joue un beau coup à son tour en allant chercher de l’air à la droite du plan d’eau ».

Teva Plichart : « Je pourrais m’y habituer… »

Cette victoire a le goût d’une madeleine de Proust pour Teva Plichart, qui n’avait plus gagné sur le Tour depuis l’étape Port Bourgenay – Royan en 2007, remportée après une trentaine d’heures de mer devant Elcimaï – Ville de Marseille, skippé par Dimitri Deruelle… aujourd’hui tacticien tahitien. « Le goût de la victoire, je pourrais m’y habituer très rapidement, sourit le skipper, qui avait terminé 2e du Tour en 2007. C’est un petit hold-up qu’on réalise, parce qu’on sort in extremis 6e ex-aequo des qualifications, mais on a très bien navigué pour remonter jusqu’à la tête, sur la Super Finale. Elle efface aussi la déception de notre 9e place hier  ».

Team France Jeune, qui avait décidé de se retirer du raid côtier hier après avoir manqué par deux fois la même porte, a trouvé l’occasion de se racheter sur un parcours dessiné devant la plage, couru dans un vent qui venait de forcir. « Ce parcours était particulier, parce qu’il était rallongé et qu’il y avait une zone interdite avec un jeu possible entre la zone et la digue. On se gave et on remonte de la 5e à la 2e place sur ce coup-là. Il nous manque un rien pour battre Trésors de Tahiti sur le dernier virement, quelques mètres à peine ».

Un leader, des matches

Des matches, il en reste à foison dans ce Tour de France. Pour la 2e place, déjà : 10 points séparent Crédit Mutuel de Bretagne de Grandeur Nature Véranda, 7e de la Super finale de Roses. Team Coved, à 9 longueurs, n’a pas dit son dernier mot pour le podium et, avec sa victoire du jour, Trésors de Tahiti pointe à 20 points de la troisième marche. Et ils sont quatre en six points pour la 5e place. 8e, Team France Jeune compte deux points d’avance sur son rival Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan au classement Jeunes et Amateurs, malgré son retrait du classement du raid côtier, hier. Les limonadiers s’envolent ? Il reste de sacrées empoignades à venir, rythmées dès demain par la tramontane qui souffle fort à Gruissan.


 

Tour de France virtuel

Le 21 juillet 2016

La victoire pour canard 44

On pourra dire que ça s’est joué à peu de choses, peut-être simplement à l’occasion d’une régate nocturne sans merci à travers le Détroit de Gibraltar, lorsqu’au petit matin un groupe a pris la tangente…

Et dans ce groupe, il y en a eu un qui a prolongé son bord plus que les autres, puis a su astucieusement jouer avec les brises faibles autour des Baléares pour prendre une minuscule avance qui l’a amené en vainqueur jusqu’à Nice.
 
En 10j 4h et 27 mn, canard 44 s’est imposé devant les meilleurs skippers  de Virtual Regatta, à commencer par le leader du classement VSR, Freizh Volante TPN qui termine à 2 minutes tandis que speedouone TPN prend la 3e place, 4 minutes plus tard.
 
Deux « Avaloniens » complètent le Top 5, avec herve Avalon et dino45 AVL-A3V qui auront tout tenté  sans succès pour revenir sur le vainqueur, tandis que Touladi_31, soriak et essor50 ont réussi une très belle course. Mais Mare Nostrum et ses vents légers n’ont pas offert suffisamment d’options dans les derniers jours pour espérer revenir sur les échappés de Gibraltar !
 
Bref, la Méditerranée n’a pas été une marre aux canards, mais plutôt un océan de réussite pour canard 44 qui obtient là sa première victoire et auquel nous adressons nos plus chaleureuses félicitations.






ILS ONT DIT

Le 21 juillet 2016

Teva Plichart, skipper de Trésors de Tahiti : 
« Le goût de la victoire, je pourrais m’y habituer très rapidement. C’est un petit hold-up qu’on réalise, parce qu’on sort in extremis 6e ex-aequo des qualifications, mais on a très bien navigué pour remonter jusqu’à la tête, sur la Super Finale. Elle efface aussi la déception d’hier : sur le raid côtier, on a très bien navigué avant de se retrouver collé dans le peloton dans la molle ; on sort dernier ou presque de ce piège et on termine 9e à l’arrivée. Au bilan, on prend la 6e place du classement à Oman Airports, et il reste plein de coups à jouer. Ce qui a changé, c’est qu’on a décidé de ne plus se mettre de pression. On favorise le plaisir de la navigation et ça marche très bien. Il ne nous manque pas grand-chose pour faire encore mieux. Manutea a fait des progrès incroyables – s’il continue à ce rythme, il sera meilleur que moi dans deux ou trois ans -, mais il lui en reste à faire pour nous permettre d’être en permanence dans les bons coups. C’est normal : il découvre à peine la régate en trimaran et ce qu’il fait sur l’eau est déjà incroyable ».

Matthieu Salomon, co-skipper de Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan :
« C’est une bonne journée pour nous : nous sommes dans nos objectifs, qui sont de terminer dans les cinq premiers à chaque course. On ne peut que se réjouir de notre troisième place. C’était la première fois que Kevin Péponnet prenait la barre depuis les entraînements de début de saison et, manifestement, il n’a pas perdu la main ! Je ne suis pas surpris de voir Trésors de Tahiti gagner : on connaît très bien le talent à la barre de Pierre Pennec et l’équipage a pris de la bouteille au fil des manches, comme tous les autres bateaux d’ailleurs. L’adversité grandit, ça va être de plus en plus la bagarre sur l’eau ».

Erwan Fischer Guillou, co-skipper de Team France Jeune :
« Ce que nous faisons bien ? Nous ne prenons pas de risques sur les départs, ce qui nous permet d’être réguliers et de nous qualifier pour la Super Finale. L’autre point très positif, c’est qu’on a su monter notre niveau de jeu pour la dernière manche. Ce parcours était particulier, parce qu’il était rallongé et qu’il y avait une zone interdite avec un jeu possible entre la zone et la digue. On se gave et on remonte de la 5e à la 2e place sur ce coup-là. Il nous manque un rien pour battre Trésors de Tahiti sur le dernier virement, quelques mètres à peine. On progresse et on sent que la victoire se rapproche. Elle nous fait très envie, nous qui sommes amateurs : ce serait beau de battre des pros ! Cela pourrait venir assez vite, j’espère : quelques équipiers viennent de la Méditerranée et on va pouvoir s’appuyer sur leur connaissance du terrain ». 

Guillaume Pirouelle, co-skipper de Helevetia Blue by Normandy Ellite Team
« On a pris beaucoup de plaisir à naviguer ici. On n’a pas une énorme expérience du bateau, pas beaucoup d’entrainement non plus. Au fur et à mesure des étapes, on arrive à faire de moins en moins d’erreurs. Ça paye. On n’a rien lâché et on est récompensé pour ça. Quand on voit notre départ, à la Super Finale, nous sommes 300 mètres derrière tout le monde et pourtant on arrive à revenir petit à petit. C’est ça la Combativité : ne jamais rien lâcher à aucun moment ! C’est ce qu’on a fait ici ! ».

Fondation FDJ, l’heure de la revanche

Le 21 juillet 2016

La Méditerranée pour recommencer

Damien Seguin et les siens attendaient mieux d’eux-mêmes. L’arrivée en Méditerranée est l’occasion de prendre un nouveau départ pour le skipper paralympique, qui s’est remis d’une petite entorse des cervicales – il a stoppé la chute du mât de Fondation FDJ – Des pieds et des mains avec la tête à Roscoff – et pour Pierre Le Clainche, l’autre barreur du team.

Tour de France à la Voile 2016, étape de Roses, le 20 juillet 2016. Crédit photo : Jean-Marie LIOT / ASO
Tour de France à la Voile 2016, étape de Roses, le 20 juillet 2016. Crédit photo : Jean-Marie LIOT / ASO - Jean-Marie LIOT / ASO

« On efface tout et on recommence ». Pierre Le Clainche dresse d’emblée l’humeur du moment. Effacer de la mémoire collective ce « mauvais début de Tour de France », et reprendre la course sur de nouvelles bases.

Jusqu’à présent, l’équipe avait adopté un fonctionnement par actes. Tour à tour, Damien Seguin et Pierre Le Clainche prenaient la barre, ville après ville. « On a noté que j’étais plus à l’aise sur les raid côtiers que sur les stades nautiques, où Damien s’exprime bien. On va donc tester, sur deux actes, ce fonctionnement en alternance. Ce qui est bien, c’est qu’on se « tire la bourre » de manière positive. Il n’y a pas de rivalité malsaine, mais au contraire une stimulation entre nous ».

Le bon air de la Méditerranée

Rien de mieux pour gommer les frustrations que l’ambition. Fondation FDJ – Des pieds et des mains vise le top 5 sur les raids et la Super Finale pour les journées de stade nautique. « C’est important de convaincre notre sponsor qu’on a les moyens de bien faire, mais c’est encore plus importants pour nous de vouloir terminer ce Tour sur des notes positives », ajoute le barreur. Truffé de pièges, le raid côtier de Roses aura été une réussite partielle. 12e, les Blue boys y ont enregistré leur deuxième meilleur résultat du Tour, après la 9e place sur le raid de Baden.

Entretemps, l’équipe a un peu changé. Eric Flageul a cédé sa place et l’équipage est désormais constitué, outre de Damien Seguin et Pierre Le Clainche, de Mathieu Bourdais, Mathieu Renault et Antoine Joubert, l’équipier de Le Clainche en F18. « Perdre Eric est un petit coup pour l’équipe, parce qu’on s’entend super bien, mais je récupère mon équipier, avec qui j’ai beaucoup d’automatismes. L’équipe va continuer à tourner dans un bon esprit ».

« S’entraîner deux semaines par mois l’an prochain »

Dans ces performances en demi-teinte se dessinent aussi les solutions à adopter pour l’édition 2017.
« Il n’y a pas de mystère, assure Pierre. Quand on voit naviguer le Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan, on voit tous les bienfaits d’un hiver d’entraînement. Le Diam24, c’est leur maison, et ils mettent plusieurs mètres à tout le monde sur chaque manœuvre. Si on parvient à s’entraîner deux semaines par mois en Diam24 en début d’année prochaine, on aura la capacité à rivaliser avec les meilleurs, c’est une évidence. Damien aura plus de disponibilités après son année paralympique et, moi, je ménagerai du temps dans ma saison de D35 ».

Roses, Acte 5 scène 2

Le 21 juillet 2016

Régate en stade nautique à partir de 11h30

Derniers bords en Catalogne avant de reprendre la route en direction de Gruissan, dans la soirée. Au menu du jour, les régates en stade nautique dans des vents légèrement hésitants.

Le programme :

Début des qualifications devant la plage à 11h30
Super Finale à 15h45

La météo :

Au très léger souffle du nord qui habille la matinée, contré par la levée du thermique, succèdera un vent d’est-sud est de 7 nœuds environ en début d’après-midi. Le vent tournera sud à l’heure de la Super Finale, s’annonçant à 12 nœuds avec des rafales à 14.

Ils sont forts ces Bleus !

Le 20 juillet 2016

Helvetia Blue by Normandy Elite Team s’impose magistralement dans le raid côtier de Roses, ce mercredi. Efficaces et opportunistes, Guillaume Pirouelle, Valentin Sipan et Mathieu Corruble sont les premiers vainqueurs amateurs de ce Tour 2016, devant Grandeur Nature Véranda et Team Coved. Longtemps leader, Cardinal-FenêtréA s’est fait coincer par le peloton et termine 22e.

Tour de France à la Voile 2016, étape de Roses, le 20 juillet 2016. Crédit photo : Jean-Marie LIOT / ASO
Tour de France à la Voile 2016, étape de Roses, le 20 juillet 2016. Crédit photo : Jean-Marie LIOT / ASO - Jean-Marie LIOT / ASO

Cette baie de Roses, gorgée de vent 330 jours par an, a encore joué de drôles de tours au Tour. Des bons, pour certains, des moins bons pour d’autres. Il fallait un sacré coefficient de réussite pour faire tourner en sa faveur les soubresauts des éléments. La chance, c’est bien ce qui a manqué à Cardinal-FenêtréA. En tête aux deux tiers du long bord de portant à l’entrée du golfe, où le vent hésitait déjà en force et en direction, l’équipage de Julien Villion mena la danse avec Team Coved, Crédit Mutuel de Bretagne, Trésors de Tahiti, Grandeur Nature Véranda et Helvetia Blue by Normandy Elite Team.

Puis, d’un coup, tout est devenu compliqué et aléatoire. Dès la bouée de Torre Mongo, le vent bascula à 90°, provoquant une remontée en escalier vers la bouée posée à l’entrée de L’Escala. A 5 nœuds, Trésors de Tahiti menait la danse à son tour, avec Lorina-Golfe du Morbihan et Cardinal-FenêtréA. Et puis… plus rien. Plus le moindre souffle d’air pour secouer une flotte réduite à avancer à 1 nœud et quelques brouettes sur près d’un mille.

Du bol dans la molle 

Survint alors le regroupement général, le coup de l’accordéon essoufflé, la mistoufle asthmatiforme. Les premiers à la bouée se retrouvèrent coincés à 300 mètres de la plage, en apnée, à attendre que rentre le vent, depuis le large. Collée serrée, la flotte vit finalement revenir un filet d’air qui, en bon garde barrière, laissa passer les équipages au compte-gouttes, en commençant par les derniers arrivés à la bouée, les seuls à pouvoir manœuvrer vers le large.

Helvetia Blue by Normandy Elite Team, qui avait jusqu’à lors joué une partition de très belle facture, s’envola en premier, et en solo, tandis que les autres Diam24 attendaient la réouverture du péage. Team France Jeune, puis Pays de l’Or – Hérault, Techneau, Trésors de Tahiti et les favoris du classement repartaient tour à tour, largués par les Normands, mais en position de postuler pour le podium… à l’exception de Lorina Limonade – Golfe du Morbihan, collé en fond de flotte (18
e).

470 et nez au vent


Ni l’aller-retour entre la bouée de San Pedro et l’Escala, ni le long bord vers la ligne d’arrivée ne briseront la marche triomphale de Helvetia Blue, premier vainqueur amateur de ce Tour 2016. Les choses n’arrivent pas par hasard : Guillaume Pirouelle et Valentin Sipan ont été sacrés champions du monde de 470 juniors l’an dernier, ils sont d’ailleurs les remplaçants officiels de l’équipage olympique Sofian Bouvet et Jérémie Mion. Mathieu Corruble, lui, a été vice-champion de France Espoirs de 420 et champion d’Europe de match-racing. Les trois savent très bien naviguer le nez au vent pour sentir les bons coups.

Tandis que Lorina Limonade-Golfe du Morbihan limitait les dégâts sur sa seule vitesse (6e), Jean-Christophe Mourniac (Grandeur Nature Véranda) et Aurélien Ducroz (Team Coved) complétaient le podium devant Crédit Mutuel de Bretagne et Oman Airports by Oman Sail. Loin, très loin derrière, Cardinal-FenêtréA clôturait pratiquement la marche d’une course qu’il avait pourtant prise par le bon bout.

Bouleversement chez les amateurs

Au classement général, Grandeur Nature Véranda (2e) reprend deux points à Crédit Mutuel de Bretagne (4e), qui reprend deux points à Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan. La grosse info du jour, c’est la décision prise par Team France Jeune de se retirer de cette course, après avoir manqué par deux fois le passage à la bouée de San Pedro. Ce retrait prive les jeunes pousses de Groupama Team France de la 5e place au classement général, et de la place de leader au classement amateur. Les voici 9e, et 2e, derrière Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan.



ILS ONT DIT

Le 20 juillet 2016

Guillaume Pirouelle, skipper de Helvetia Blue by Normandy Elite Team : 
« On était dans le groupe de tête depuis le départ, mais cela s'est joué à la deuxième bouée. Il n'y avait vraiment pas d'air et on a réussi à prendre une petite risée et à partir devant les autres. Ensuite on a pris l'option du large et ça a payé. Et à partir de là, on a creusé l'écart. Nous sommes vraiment très contents de cette victoire en côtier parce que nous venons de la régate en dériveur et nous sommes plus à l'aise en stade nautique que sur les raids au large. C'est notre dernier Acte : le bateau change d'équipage, ça fait plaisir de terminer comme ça ».


Jean-Christophe Mourniac, skipper de Grandeur Nature Véranda :
« Pour décrocher ce podium, on s’est battu place après place, tous ensemble. On était un peu déçu par ce gros coup de molle qui, à l’autre bout de la baie, a scotché toute la flotte. On avait bien travaillé jusqu’alors et cette poche sans vent avait annihilé tout le boulot qu’on avait effectué. Dans ces cas-là, généralement, mieux vaut aller chercher la bouée, sauf aujourd’hui. Avec le regroupement général, on se retrouve derrière le peloton pour l’enrouler de bouée, mais ça nous permet de mettre le cap tout de suite vers le large, pour toucher du vent en premier, tandis que le paquet n’arrive pas à relofer. Et, là, on s’est bien battu. Corentin (Horeau) a trouvé sa place, il nous a fait une bonne navigation qui nous a bien servi ».

Aurélien Ducroz, skipper de Team Coved :
« On attaque très bien le raid, puis on se pose plein de questions sur le départ, par rapport aux casiers à huîtres, mais on profite de quelques degrés pour partir avec Cardinal-FenêtréA. La question d’après : est-ce que le vent allait rentrer ? Mollir ? On revire au large, avec Julien Villion, Trésors de Tahiti et Crédit Mutuel de Bretagne. On fait un bon bord de portant jusqu’à la bouée de Torremirona, puis on lofe jusqu’à la Escala et, au bout, c’est un nouveau départ. On est sous les bateaux, à la bouée, à l’arrêt. On fait confiance à Laurent (Voiron), qui sait par où va revenir le vent et, d’un coup, ça rentre et on repart. Helvetia Blue était déjà reparti comme une balle. On fait le portant avec CMB, qui lofe et lofe encore et on préfère décrocher, puis on fait le remontée avec Grandeur Nature Véranda, qui voit la poche de molle qui se profile et s’échappe vers la 2
e place. Sur le portant, on revient sur Crédit Mutuel de Bretagne, et on prend la 3e place. Ils sont bons, ces deux équipages, ils sont bons ! »

Dimitri Deruelle, tacticien de Trésors de Tahiti :
« On fait bien le boulot jusqu’à la première bouée, en allant chercher du large et on garde la pression jusqu’à La Escala avec Crédit Mutuel de Bretagne. Et, là, on est empétolé comme jamais, tout le monde revient et la redistribution des rôles se fait. On voulait aller chercher le large, mais on ne pouvait pas : toute la flotte était collée, et ceux qui sont arrivés en dernier ont pu éviter le bouchon pour repartir plus vite. On a attendu que se relève notre passage à niveau, en regardant les autres partir. Puis on fait une belle remontée. On a finalement peu de regrets : vu les circonstances, on ne pouvait guère faire mieux ».

Julien Villion, skipper de Cardinal- FenêtréA :
« Nous sommes les dindons de la farce. On fait un super début de course, on se sort bien de la première « mistoufle » et on se fait piéger à La Escala. A la bouée, tous les bateaux se collent dans la pétole, en dérivant vers la côte. Et, là, on est les plus proches de la côte et les derniers à repartir. Le temps de repartir, après le dernier bateau devant nous, on a plusieurs minutes de retard. Il ne nous restait plus qu’à essayer de se faire plaisir sur le dernier bord de portant. Ça fait partie du pansement à mettre sur une journée comme celle-là. Mais rien n’est grave. On peut être déçu, mais ce n’est que de la voile, on a la chance infinie de faire ce qu’on aime. Il ne faut pas oublier ce que vivent bien des gens aujourd’hui, on aurait bien tort de se plaindre. »

Roses, Acte 5 scène 1

Le 20 juillet 2016

Raid côtier dès 12h45

Le Tour de France se remet au boulot ce mardi avec, au programme, un raid côtier qui promet du spectacle : c’est ici, l’an dernier, que les Diam 24 avaient offert leur premiers dessalages spectaculaires.

La météo : 15 à 20 nœuds de sud-est, avec des rafales à 25 nœuds. Ça, c’est pour le fond de baie. A l’entrée, le vent sera plus soutenu, avec des rafales jusqu’à trente nœuds et beaucoup de mer.

Le parcours :
Compte tenu de la météo, le parcours a été légèrement modifié, pour favoriser la navigation dans le fond de baie. 46 nœuds sont prévus plus au large, les bateaux évolueront plus près des côtes. Une prise de ris obligatoire est plus que probable.

ILS ONT DIT


Charles Hainneville, skipper de Installux Aluminium :
« C’est toujours un plaisir de revenir en Méditerranée, surtout à Roses. Il y fait toujours beau et chaud, on est super bien accueilli. En tant que bon Normand, la chaleur est un défi pour moi, mais c’est bien. Il y a toujours du vent, qui permet de faire de superbes parcours et de prendre du plaisir à naviguer. L’arrivée en Méditerranée est un nouveau départ : on n’est pas encore à la moitié du Tour, et on recommence une aventure assez compliquée, avec des vents que je ne connais pas vraiment bien. Cela va demander de la concentration. Ça avait été musclé, l’an dernier, avec des dessalages explosifs, et les conditions sont réunies pour ça cette année aussi. Mais on ne freine pas avec le frein à main, on va continuer à s’amuser. C’est en mettant le frein à main qu’on « cabane ». Il faut naviguer avec du feeling et rester détendu. J’espère qu’on va s’amuser. Pour l’heure, le bilan est satisfaisant : on a couru deux Super Finales. On avait fait un coup, l’an dernier, en stade nautique, ça pourrait se reproduire, on verra bien. On serait ravi de faire un petit hold-up en Super Finale. On est une bande de copains qui aiment naviguer ensemble, avec un partenaire qui s’est déclaré assez tard mais qui s’est très vite pris au jeu : il compte monter en puissance au cours des deux années à venir. Je parle beaucoup de plaisir ? Le peu d’expérience que j’ai m’a appris qu’on navigue toujours mieux quand on prend du plaisir, c’est fondamental pour moi ».

Thomas Tiffon, skipper de Marie et ses frères :
« C’est ma première en Méditerranée, à peu de choses près : je n’ai fait que quelques régates près de Barcelone. Mais il y a des vagues et c’est une bonne nouvelle : ça me rappelle la maison. Pour le reste, je ne connais pas trop la mer, ici, mais on va profiter de l’expertise de Dimitri Deruelle, qui est Marseillais, qui nous a donné pas mal d’infos. Il y a des risques de dessalages ? Ça pourrait faire de belles images… Vu qu’on ne connaît pas encore bien le bateau, on va continuer à attaquer en essayant de ne pas se mettre au tas. Notre projet est un projet familial : Je navigue avec mes deux grands frères et ma petite sœur. On n’avait pas prévu de faire le Tour, mais on a été invité à passer des tests pour faire du Diam24. On a trouvé ça sympa et on a réalisé que des jeunes de notre âge le font. C’est un projet porté par notre père, le bateau est sympa et toute expérience est bonne à prendre ; l’idée est de prendre du niveau en voile. On va prendre le temps de découvrir comment ça se passe et on essaiera de revenir avec plusieurs projets. On n’a pas encore parlé d’objectifs sportifs, mais seulement de travailler ce qui ne va pas. L’idée est de naviguer propre et on verra bien comment exprimer notre tempérament de compétiteurs… »

Montserrat Mindan Cortada, Maire de Roses :
« Pour Roses, c’est important de recevoir le Tour de France à la voile. A chaque fois, c’est un peu différent, les courses et les bateaux sont différents et, cette année, on va essayer de faire plus de navigations sur le front de mer de la ville. On espère que les gens qui sont là vont s’amuser du spectacle et du village qui est installé cette fois-ci en centre-ville. Le retour médiatique pour la ville est essentiel. Grâce au Tour de France à la Voile, les gens peuvent nous situer dans le monde nautique ».

Miquel Gotanegra, Président de la Station nautique de Roses :
« C’est un honneur de pouvoir accueillir le Tour, et je remercie la ville et le port d’avoir fait l’effort financier pour continuer cette belle aventure, essentielle pour nous. Le retour de cet événement est extraordinaire pour les entreprises de la ville que nous représentons. J’ai été séduit par le Tour en 2006, en allant voir une étape à Saint-Cyprien. C’est un moment important pour les passionnés de nautisme et de voile à qui nous nous adressons : nous pouvons démontrer que nous avons un spot fantastique pour naviguer, avec une baie magnifique et 330 jours de vent par an. Un événement comme le Tour est un coup de projecteur international salutaire. Il nous reste un rêve à accomplir : mettre à l’eau un bateau qui porterait, sur le Tour, les couleurs de Roses et de la Costa Brava. On a essayé ces dernières années, mais le contexte économique ne s’y prêtait pas. On n’a pas oublié pour autant : ici, on aime dire que, dans la vie, il faut se coucher avec un rêve et se lever avec une proposition ».

Hola Catalunya !

Le 19 juillet 2016

La caravane du Tour de France à la Voile a rejoint Roses, hier

Pas de course ce jour : cette journée de repos devrait aider les équipes à récupérer de leurs efforts cumulés sans relâche depuis le raid côtier de Dunkerque, le 8 juillet.

Tour de France a la Voile 2016; etape de Roses; le 19 juillet 2016. Credit photo : Jean-Marie LIOT / ASO
Tour de France a la Voile 2016; etape de Roses; le 19 juillet 2016. Credit photo : Jean-Marie LIOT / ASO - Jean-Marie LIOT / ASO


La route fut longue, lundi, entre Baden et Roses, cité balnéaire espagnole située à une trentaine de kilomètres de la frontière franco-espagnole. Presque 1000 kilomètres de transfert, un incendie sur l’autoroute A9 entre Perpignan et l’Espagne ayant encore rallongé le parcours.

Le programme de ce mardi s’annonçait plus ou moins chargé, certains équipages ayant décidé de passer la matinée à la préparation physique. Tous ne devaient avoir accès au paddock situé sur la grande plage de Roses qu’à partir de 16 heures.

Tempête de soleil et levée du vent thermique dès midi… Rien n’a changé en Catalogne, ce qui promet un sacré spectacle pour le raid côtier, ce mercredi à partir de 12h45, et pour les régates en stade nautique jeudi, dès 11h30. Pour mémoire, c’est ici que les Diam24 avaient, pour la première fois du Tour, offert de spectaculaires dessalages. 

 

Le bilan après l’Atlantique nord

Le 18 juillet 2016

C’est Team Lorina Limonade le patron

Après une étape en mer du nord, deux en Manche et une dans le Golfe du Morbihan, et tandis que se profilent cinq étapes en Méditerranée, l’heure a sonné d’établir un premier bilan du Tour de France à la Voile 2016, archi dominé par Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan. Les équipages font route ce lundi vers Roses (Espagne), où ils prendront une journée de repos mardi, avant la reprise des courses avec un raid côtier dans 48 heures.

Tour de France à la Voile 2016, étape de Baden, le 17 juillet 2016. Crédit photo : Jean-Marie LIOT / ASO
Tour de France à la Voile 2016, étape de Baden, le 17 juillet 2016. Crédit photo : Jean-Marie LIOT / ASO - Jean-Marie LIOT / ASO

 

Les Morbihanais tout-terrain

Un doublé à Dunkerque, un autre à Dieppe, même engagement et mêmes résultats à Baden, dans leur golfe du Morbihan… Quentin Delapierre, Matthieu Salomon, Quentin Ponroy et Bruno Mourniac ont survolé cette première partie du Tour de France. Le bateau va très vite, les équipiers manœuvrent au cordeau sans avoir besoin de se parler, les options sont certaines et assumées, et les stratégies développées à terre par Hervé Gautier, une légende du Tour, se révèlent redoutables. Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan n’a marqué le pas qu’à Roscoff – et encore. Tandis que Crédit Mutuel de Bretagne, avec Nicolas Troussel, Damien Iehl et Mathieu Richard à l’affût de la moindre opportunité depuis Dunkerque, remportait le raid côtier et le stade nautique en baie de Morlaix, les Morbihanais terminaient deux fois deuxièmes, ne concédant que deux de leurs points d’avance. Ceux qui les espéraient friables dès que le vent tomberait en sont pour leurs frais : hyper rapides dans la brise, ils sont aussi les moins lents dans le petit temps.

La stat qui tue

Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan a remporté 13 des 21 manches qualificatives en stade nautique, et 3 Super Finales sur 4. Ils signent un Grand Chelem à Dieppe. Les Morbihanais n’ont pas volé le moindre départ – ils sont les seuls parmi les prétendants à la victoire finale.

La stat qui tue (bis)

27 black flags (départs anticipés et disqualification) ont été distribués en 21 manches, zéro en Super Finale. Répartition : 1 à Dunkerque, 14 à Dieppe, 4 à Roscoff, 8 à Baden.

Des miettes à se partager

Longtemps Crédit Mutuel de Bretagne a tenu le tempo, ne terminant qu’à un, deux ou trois points des leaders à chaque Acte. Et puis il y eut Baden, un tour de l’île dans un filet d’air et quatre nœuds de courant en guise de raid côtier, conclu dans le pare-choc arrière de Oman Airports by Oman Sail qui venait de prendre un arrêt buffet sur un caillou et une douloureuse 11e place. Il y eut deux victoires de manche en qualification, mais aussi une 12e place et un drapeau noir comme l’humeur avant de partir en Méditerranée. Troisièmes du classement général, les cow-boys de Grandeur Nature Véranda. Pour Jean-Christophe Mourniac, son fils Tim, Pierre-Yves Durand et Valentin Bellet, les résultats sont tantôt presque parfaits, avec deux deuxièmes et deux troisièmes places, tantôt honorables. Manque encore une victoire pour le team qui avait éclaboussé de classe le début du Tour 2015 en empochant le raid côtier de Dunkerque. Corentin Horeau, qui peaufinait la rééducation d’un genou va embarquer dès Roses. Il devrait constituer un apport non négligeable sur les raids côtiers.

Les Montagnards sont là

Aurélien Ducroz, Olivier Backès et Laurent Voiron portent à eux trois Team Coved en 4e position du classement général. Le double champion du monde de freeride est en train d’écrire une nouvelle fois une bien jolie histoire : « Quatrièmes en partant de Baden ? On m’aurait dit cela au début, j’aurais signé tout de suite ! Le niveau est très homogène. C’est hyper serré, on fait encore des bêtises, mais on progresse tous les jours. L’expérience du Tour 2015 nous permet de mieux maitriser le bateau. Du coup, on s’amuse encore plus, parce qu’on anticipe davantage. Une image en tête qui m’a marqué particulièrement sur ce début de Tour ? Le raid côtier de Dunkerque ! On a fini 5ème et ça nous a permis de bien nous lancer dans le tour. »

C’est jeune et ça sait déjà (presque) tout

Team France Jeune est 5e du classement général, et 1er du classement amateur. La poussinière de Groupama Team France est riche de talents, mais il manque encore aux « babies Cammas » un coup d’éclat pour rendre fier le patron. A leurs trousses, pour la tête du classement jeunes et Amateurs, les jeunes pousses de Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan pointent à 10 points, à la 6e place. Natixis – YC de Saint-Lunaire est 10e.

L’œil de Bernard Stamm

Le skipper de Cheminées Poujoulat, 14e du classement général après quatre Actes, n’est pas forcément très satisfait des résultats de son team. « Ça n’avait pas mal démarré pour nous mais le deuxième jour, on s’est fait rentrer dedans. On perd deux manches, du coup, on est un peu tombé dans le classement. Nous faisons de bonnes choses et des mauvaises, pour un bilan globalement mitigé ». Le coureur au large est impressionné par le niveau général de la flotte : « Je pense que le niveau est plus élevé que l’année passée. C’est monté un peu. Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan est visiblement au-dessus du lot. Quand ils manœuvrent ou quand il y a plus de place, ils sont tout de suite devant ».

ILS ONT DIT

Le 17 juillet 2016

Solune Robert, co-skipper de Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan :
« 0n est content d’avoir traversé si bien cette journée très dure nerveusement. Il y avait tellement de tension pendant la phase de qualification ! C’est la première fois qu’on se qualifie si facilement, puisqu’on sort deuxième. C’est un vrai plaisir de placer les deux bateaux du Golfe du Morbihan sur le podium du jour. C’était vraiment des conditions aléatoires. Il fallait une bonne part de réussite pour se qualifier, mais aussi tenir ses options jusqu’au bout. C’est d’ailleurs ce qui a permis à Quentin Delapierre de s’imposer en Super Finale, quand deux autres bateaux ont hésité et viré trop tôt. Il fallait aussi pas mal de confiance en soit tellement c’était aléatoire. La règle du drapeau noir a fait des ravages aujourd’hui, mais c’était si compliqué de ne pas griller le départ, avec ce courant dans le dos… »

Bruno Mourniac, équipier de Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan :
« Quel plaisir d’offrir cette victoire à Quentin Delapierre pour son anniversaire ! On se qualifie pour la Super Finale en déjouant les aléas du vent. Nos résultats prouvent que c’était aléatoire : on finit aussi facilement 1er que 10e. La journée a été spéciale pour Quentin (Delapierre), c’était difficile pour lui de ne pas penser à autre chose, avec ses proches sur les bateaux accompagnateurs. Il y avait bien une dizaine de bateaux d’amis, et quelle folie après la victoire ! Sur la Super Finale, on prend un départ parfait – avec un peu de réussite parce qu’on part pile dans le bon timing – et on va tirer un long bord le long de la côte. Kevin (Péponnet), qui avait le nez à ras de l’eau, a senti le premier la petite « bouffe » qui est entrée et qui nous a permis de creuser l’écart. La règle du drapeau noir, nouvelle sur le Tour, nécessite qu’on s’y acclimate. On a beaucoup travaillé cette phase cet hiver, pour éviter de se faire disqualifier. Mais c’est un piège tendu en permanence ».

Pierre Pennec, barreur de Trésors de Tahiti :
« 
C’est la première fois qu’on entre en Super Finale, après avoir pris la 2e place hier sur le côtier. C’est vraiment très satisfaisant. Ça fait du bien à toute l’équipe : on sent qu’on progresse. Il y a toujours des aléas et on ne sait pas ce que la Méditerranée va nous réserver, mais en tout cas on a bien progressé en vitesse et Manutea apprend encore à bord, à une vitesse assez hallucinante. Il ne fait du multicoque en régate que depuis 20 jours, et on gagne déjà une manche avec lui ! Je pense que notre équipe s’était fixée des objectifs un peu trop élevés au départ : Manutea apprend la voile, on a couru ensemble seulement deux régates en début de saison, et Dimitri est arrivé seulement deux jours avant le début du tour. On s’est dit les choses hier, on a recadré et, du coup, on a moins de pression puisqu’on accepte le fait qu’on est en apprentissage ».

Jules Bidegaray, régleur de Team France Jeune :
« Les conditions étaient vraiment très difficiles, on est super content d’avoir réussi à se qualifier en Super Finale. On a bien assuré nos quatre premières manches, mais la dernière était une catastrophe : on a écopé d’une pénalité pour un refus de tribord. Sur la Super Finale, on fait un très bon « start ». On est les seuls à avoir vu que le vent avait chuté, mais on était entre deux secteurs de vent… Notre avance au classement Jeunes et Amateurs est bonne à prendre, mais le Tour est encore long. On est content d’arriver en Méditerranée : on est quelques uns à en venir. Je suis de Hyères et les autres sont soit du Var, soit des Alpes Maritimes. Et j’ai fait deux Tours de France avec Toulon Provence Méditerranée. Le petit break à Roses va faire du bien : ce début de Tour a été dur physiquement et psychologiquement ».







Magie noire en Morbihan

Le 17 juillet 2016

Champagne pour les limonadiers

Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan remporte le stade nautique de Baden, sa sixième victoire en huit courses. Les Morbihanais comptent désormais 26 points d’avance sur Crédit Mutuel de Bretagne, privé de Super finale pour un drapeau noir. Un gouffre alors que le Tour va lever le pied deux jours, le temps de descendre à Roses et de prendre une journée de repos.


Tour de France à la Voile 2016, étape de Baden, le 17 juillet 2016. Crédit photo : Jean-Marie LIOT / ASO
Tour de France à la Voile 2016, étape de Baden, le 17 juillet 2016. Crédit photo : Jean-Marie LIOT / ASO - Jean-Marie LIOT / ASO

C’était une de ces journées où il valait mieux ne pas être trop près de la ligne de départ à deux minutes du coup de trompette. Dans les airs faibles et instables de la baie de Kerdelan, Crédit Mutuel de Bretagne, Grandeur Nature Véranda et Helvetia Blue by Normandy Elite Team, notamment, se sont faits piéger par la terrible équation appliquée depuis le début du Tour comme dans le stade nautique de Baden : pas de vent + courant dans le dos -  absence de marge à la ligne de départ = « black flag », drapeau noir, sanction et donc élimination sur la manche.

Huit vainqueurs de manches

Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan ne s’est pas fait prendre par la « magie noire », mais le coup est passé près et le début de journée n’a pas été si simple. Après deux victoires et une deuxième place dans les trois premières manches qualificatives, le trio a marqué le pas. Dixièmes de la quatrième, septièmes de la dernière, les leaders du classement général ont craint, un très bref instant, de ne pas être qualifiés pour la Super Finale. C’est que le classement, qualification après qualification, ne cessait d’évoluer. Il y a eu pas moins de huit vainqueurs de manche, cet après-midi, un record de ce Tour. A la régularité, les Limonadiers ont fini par décrocher leur ticket pour la manche ultime, face à leur public et familles.

« On se qualifie pour la Super Finale en déjouant les aléas du vent, raconte Bruno Mourniac. Nos résultats prouvent que c’était aléatoire : on finit aussi facilement 1er que 10e. La journée a été spéciale pour Quentin (Delapierre) qui fêtait son anniversaire, c’était difficile pour lui de ne pas penser à autre chose, avec ses proches sur les bateaux accompagnateurs. »


Une super Finale qui pétille

La Super Finale n’aura pas échappé aux Limonadiers, qui fêtaient ce jour le 24e anniversaire de Quentin Delapierre. Royal à la barre, le co-skipper prenait un départ magistral, plaçait une merveille d’option et terminait  les deux boucles en vainqueur devant Trésors de Tahiti et Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan, plus malins sur le plan d’eau. Il restera aussi de cette Super Finale l’image de Team Coved, meilleur du jour en qualifications, scotché pendant près de deux minutes juste avant la ligne de départ et incapable de bouger faute de vent, tandis que le peloton s’échappait. Aurélien Ducroz et les siens parviendront – ô miracle – à grignoter une place pour terminer cinquièmes de la journée.

Gros débit pour Crédit Mutuel de Bretagne

Après la 11e place sur le raid côtier, Nicolas Troussel et son team traversent une mauvaise passe. Dixièmes ce jour, ils cumulent ce dimanche 26 points de retard sur les Lorina’s Boyz, et 17 d’avance sur les cow-boys de Grandeur Nature Véranda, troisièmes du général. 26 points de retard, c’est plus que le nombre de bateaux engagés (24) sur ce Tour. Outre le fait qu’il a su démontrer qu’il savait aussi naviguer à la perfection dans le tout petit temps, Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan pourrait se permettre de terminer dernier d’une journée sans perdre son leadership sur la flotte. La transition vers la Méditerranée s’annonce plutôt plaisante.

Les ambassadeurs de Saint-Lu

Le 17 juillet 2016

Des amateurs sur le Tour

Le Diam 24 de Natixis – Yacht Club de Saint-Lu, c’est l’histoire d’un club de la côte de la Bretagne nord qui aimerait grandir et qui se montre sur le Tour de France à la Voile pour séduire. Et il séduit.

Tour de France à la Voile 2016, étape de Dieppe, le 11 juillet 2016. Crédit photo : Jean-Marie LIOT / ASO
Tour de France à la Voile 2016, étape de Dieppe, le 11 juillet 2016. Crédit photo : Jean-Marie LIOT / ASO - Jean-Marie LIOT / ASO

Si Saint-Lunaire vit les volets ouverts l’été, les grandes maisons bourgeoises des Parisiens et des Lillois ont les yeux clos, sitôt la saison terminée. Calée rive gauche de la Rance quand Saint-Malo rythme la rive droite, la cité de Saint-Lunaire a pour voisins Saint-Cast-le-Guildo et Matignon. Ni ministre ni ministe, Nicolas Hulot y vit. Gamin, il conduisait le tracteur qui amenait les bateaux à l’eau. Faire exister un yacht club ou un club nautique à l’année en ne comptant que sur les Parisiens n’est pas chose aisée. Le YCSL a décidé de prendre son destin à deux mains. Avec la volonté de fédérer les talents de la voile, et plus spécialement les surdoués du multicoque – le créateur du Flying Fantom, Alex Udin, est d’ici – le Yacht Club de Saint-Lu s’est réengagé sur le Tour de France à la Voile 2016 après une année « pour voir ». Les résultats n’avaient pas forcément été au rendez-vous : le principe était en effet de faire tourner les équipes, acte après acte.

L’objectif est plus ambitieux et il se matérialise par le fait qu’une équipe a été déterminée, qui courra toutes les courses, avec quelques rotations en interne. « Nous visons la première place du classement amateur, explique Hugo D’Hallenne. Notre atout, c’est que nous avons beaucoup navigué ensemble en avant saison et que l’équipage ne changera pas beaucoup entre Dunkerque et Nice. Mais il va falloir tenir le rythme pendant trois semaines ».

Ah, le Tour, ses villes étapes et ses journées de ralliement pas tout à fait des journées de repos. C’est pire encore quand, en marge des navigations, des briefings, du coaching, de la tambouille, du montage et du démontage du bateau, il faut encore faire tourner sa boutique. Entre Dieppe et Roscoff, Benoît Champanhac, le skipper de Saint-Lu (ou Seins-Lu si on se réfère au bras de liaison arrière du Diam 24) s’est arrêté à sa boutique, à Miniac, pour réparer le tracteur tondeuse d’un client. Car, oui, Benoît est motoculturiste  - c’est son bon mot.

Après un bon début de Tour, l’équipe de Saint-Lu a légèrement marqué le pas dans les vents mollissants du stade nautique de Dieppe et du raid côtier de Baden. Les voici 11e du classement général, et 3e sur 10 au classement amateur avec, pour lièvres, la pépinière de Team France Jeune, et pour cible directe Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan, le pendant, en un rien plus jeune, des leaders Quentin Delapierre et Matthieu Salomon.


« C’est vrai que les jeunes du Team France sont très bons, mais c’est leur métier », ajoute Benoît Champanhac. « Ils naviguent à longueur d’année avec des entraînements, des coachs, des analyses... et tant mieux d’ailleurs parce qu’ils représenteront sans doute un jour la voile française ! Mais l’objectif c’est quand même de les battre et c’est possible. Nous allons encore progresser. Le Tour est long et tout se joue sur la durée et la régularité. Si on ne fait pas d’erreur, ça va bien se passer ».

L’équipage de Natixis – YC Saint-Lunaire

Benoît Champanhac (skipper).
Palmarès : 11 podiums en 12 régates en 2015, dont la victoire sur la Transaquadra ; Vainqueur de l’Armen Race en Multi 50 avec Loïc Féquet (2013 et 2014) ; Vainqueur du Tour de Belle Ile et vainqueur du Grand Prix Guyader en Multi 50 avec Loïc Féquet (2012), de multiples victoires en F8 et F18.

Equipiers : Hugo D'Hallenne, Marin Jarry et Benjamin Gautier. 
Les équipiers du YCSL à terre : Nina Moulin, Corentin Rivé et Titouan Sessa. A tour de rôle, ces trois jeunes issus de l'école de sport ont participé aux régates d'avant saison. Ils constituent la majorité de l'équipe à terre durant le Tour.  

Baden, Acte 4 scène 2

Le 17 juillet 2016

Régates en stade nautique dès 11h

Dans son jardin, Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan va probablement tout faire pour assurer à Quentin Delapierre, 24 ans aujourd’hui, le plus beau des anniversaires. Les manches seront courues au plus près de la côte, au sud de l’île aux Moines.

. Le programme

Manches de qualification, en deux groupes, à partir de 11 heures
Super Finale à 6 bateau à partir de 15h45

. La météo

Au menu du jour, tempête de soleil sur le golfe du Morbihan, sous un vent synoptique de 12 à 15 nœuds, qui pourrait tomber en fin d’après-midi, et qui ne sera probablement pas remplacé par le thermique. Des conditions suffisantes pour lancer les manches de qualification et assurer une Super Finale équitable. 

. Les invités du live

Yoann Richomme (Skipper Macif), tout frais vainqueur de la Solitaire Bompard le Figaro et Nicolas Lunven (Generali), vainqueur en 2009, animeront le live disponible sur facebook (Tour de France à la voile), sur le site tourvoile.fr et sur le village de la course.







ILS ONT DIT

Le 16 juillet 2016

Jean-Christophe Mourniac, skipper de Grandeur Nature Véranda :
« Ce raid a été lunaire. On fait un raid magnifique, dans des conditions encore plus compliquées quand on fait la course en tête, ce qui a été notre cas. On a constamment buté dans la molle et, malgré ça, on a longtemps tenu en tête. Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan est au-dessus, on le sait, mais on ne va pas à la même vitesse, ils sont vraiment très forts.  On prend un très mauvais départ, mais on ne se désunit pas. Quand on entre dans le courant au début du golfe, on a un peu de réussite. Pour passer, il faut barrer d’une certaine manière, que je connais pour avoir souvent disputé la Catagolf. Puis on prend deux décisions qui nous permettent de remonter la flotte et de passer en tête avec Cardinal FenêtréA, puis on bute dans la molle. On parvient à préserver pendant longtemps notre avantage, mais le peloton revient avec plus de pression (de vent frais) et de vitesse. On se met en travers de leur route, mais ça ne suffit pas. Je crois aussi qu’on avait dépensé énormément d’énergie pour rester devant, et on termine moins bien ce raid. On vire trente mètres trop tôt, on attaque mal pour la deuxième place, et nous voilà troisièmes. On perd deux places à l’approche de la ligne. On aurait dû simplement s’occuper de notre course, mais on s’est précipité et on s’est retrouvé dans la zone de courant, pendant qu’ils passaient devant. C’est vraiment dur de rester devant Team Lorina, mais on a peut-être perdu un peu de sérénité sur la fin. Ce soir, je pense qu’on profitera à fond de notre 3e place mais, pour l’instant, c’est la déception qui prévaut. On réalise un joli coup au classement, avec la 11e place de Crédit Mutuel de Bretagne, ça fera partie des satisfactions du jour… ce soir ».  
 

Teva Plichart, skipper de Trésors de Tahiti :
«
C’était plus que fou ! On pensait que ça n’allait pas être navigable tant le vent était faible, ce fut juste très difficile. On a passé 10 minutes à faire des ronds dans l’eau, pris dans le courant, à ne pouvoir rien faire pour s’en sortir. Puis on a pris une risée et c’est reparti, et plutôt bien : on accroche le bon paquet, on fait des bons choix aussi. Pierre (Pennec) et Dimitri (Deruelle) ont passé leur journée à parler de la manière de sortir de ces pièges, je les ai laissés faire, en gérant seulement la vitesse. A un moment, on va loin chercher le vent frais, c’était audacieux mais ça nous a permis de recoller en 2e position. On a même pris, un court instant, la tête de la course, un peu avant l’arrivée et, au final, on bat tout le monde sauf Lorina Limonade. Ils sont tellement forts, ils naviguent tellement bien qu’on les a presque regardés nous battre avec admiration. Cette 2e place arrive à point nommé après quelques jours un peu désespérants, avec des manques de réussite, une ou deux pénalités et, hier, de la casse. C’était important pour notre moral de faire quelque chose de bien après tous ces coups sur la tête ».  
 
Quentin Delapierre, co-skipper de Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan :
« 
Je commence bien mal, avec une faute sur Crédit Mutuel de Bretagne et Trésors de Tahiti et on débute la course par une pénalité (un 360°). Matthieu et Quentin (Ponroy) n’ont pas lâché. La chance qu’on a eue, sur cette course, a été de bénéficier de cobayes en tête. Nous étions derrière et nous pouvions noter où ils s’empêtraient dans la molle ou le courant. Comme le vent s’est levé tard, nous avons bénéficié de vent frais et c’est pour nous que les portes s’ouvraient, tandis qu’ils restaient scotchés, à devoir chasser les risées. On navigue ici depuis toujours et je crois que notre connaissance de l’île aux Moines a été particulièrement précieuse le long de l’île, entre la Truie et la pointe. C’est à partir de là qu’on a commencé à faire des coups à l’endroit, et il faut absolument saluer Quentin Ponroy qui a fait une stratégie parfaite ! J’ai fait une reconnaissance ce matin, et j’ai pu remarquer que ce n’était pas très franc à certains endroits, notamment là où Crédit Mutuel de Bretagne a talonné. Pour être très honnête, c’est surprenant qu’on gagne aujourd’hui : Grandeur Nature Véranda a formidablement bien navigué, en tête, dans les pires conditions de la flotte et, le bateau n’a cédé la victoire que très, très tard. Pour moi, c’est l’équipe qui va aussi vite que nous, mais on avait manifestement un petit nuage qui ne nous a pas lâchés. Eux ont manqué de vent frais, c’est tout ce qui leur a manqué. Là, ça nous a souri, encore une fois. Il faut en profiter tant que ça dure… »  

 
Damien Iehl, barreur de Crédit Mutuel de Bretagne :
«
C’est une très mauvaise opération pour nous. Avec cette 11e place, nous voilà à 17 points de la course. Le Tour a beau être long, ça va devenir compliqué de gagner. Ça a été très difficile tout au long de la journée, on fait bien le boulot et on remonte aux alentours de la 7e place, puis, alors qu’on est à l’attaque, Oman Airports talonne et stoppe brutalement à la cardinale verte. On était juste derrière, on leur rentre dedans – forcément, on ne pouvait pas s’arrêter aussi vite qu’eux -, on prend une pénalité (360°) qu’on doit réaliser dans le courant. Dès lors, c’était cuit. Heureusement, le bateau va bien ».  

 

 

Et à la fin, c’est le Morbihan qui gagne

Le 16 juillet 2016

Lorina Limonade – Golfe du Morbihan vainqueur à Baden, sa 5e victoire

Revenu de nulle part, Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan remporte le raid côtier de Baden en coiffant au poteau les grands animateurs de la course, Trésors de Tahiti, 2e, Grandeur Nature Véranda, 3e, et aussi Dynamique Homkia, Cheminées Poujoulat et Cardinal-FenêtréA. Un coup de maître pour les Morbihanais qui s’envolent au classement.

Port Blanc le 16 juillet 2016
Photo © Jean-Marie LIOT / ASO
TOUR DE FRANCE A LA VOILE 2016
Port Blanc le 16 juillet 2016 Photo © Jean-Marie LIOT / ASO TOUR DE FRANCE A LA VOILE 2016 - JEAN MARIE LIOT / ASO

Dans le cocon de la baie de Kerdelan, petit bijou du golfe du Morbihan, il y aura ce soir plus de monde au bal des déçus qu’à la parade des prétendants. Quentin Delapierre, Matthieu Salomon et Quentin Ponroy ont, dans cette baie qui a vu naître à la navigation les deux co-skippers, assommé la concurrence. Comment ? En partant mal, en commettant une faute sur Crédit Mutuel de Bretagne et Trésors de Tahiti, en faisant un tour sur eux-mêmes en guise de pénalité, dans le vent mou du début d’après-midi, en ramant encore en 14e position à Penhap avant de grappiller une partie de leur retard entre Arz et l’île aux Moines, de grimper dans le Top 5 à la Truie Arradon, de passer deuxièmes au moment de mettre le clignotant à droite pour rejoindre la baie de Kerdelan… et d’asséner le coup de grâce à 300 mètres de l’arrivée. 
 
Lorina en terrain connu  
 
Il y avait bien un petit quelque chose du Tour de France, oui, à contempler la multiplicité des efforts des cinq échappés soufflés au poteau par le maillot jaune. Vainqueurs de la course à celui qui va le moins lentement, dans l’estival tout petit temps du golfe du Morbihan écrasé par ses premières chaleurs de l’été, Trésors de Tahiti, Grandeur Nature Véranda, Dynamique Homkia, Cheminées Poujoulat et Cardinal-FenêtréA ont réalisé une course magnifique, mais finalement peu récompensée. Il fallait du panache pour continuer à se battre à l’avant, dans la molle tandis que les poursuivants allaient forcément toucher de l’air frais avant eux, à l’arrivée du thermique de l’après-midi. Sur leur terrain de jeu, les Limonadiers auront bien exploité, au bon moment, leur connaissance parfaite du parcours. 
 
« On navigue ici depuis toujours et je crois que notre connaissance de l’île aux Moines a été particulièrement précieuse le long de l’île, entre la Truie et la pointe, raconte Quentin Delapierre. C’est à partir de là qu’on a commencé à faire des coups à l’endroit, et il faut absolument saluer Quentin Ponroy qui a fait une stratégie parfaite ! » La petite reconnaissance matinale a permis au co-skipper de Team Lorina limonade – Golfe du Morbihan de repérer que certains cailloux affleuraient encore le long de l’île aux Moines. Et c’est bien là, tandis que Crédit Mutuel de Bretagne heurtait Oman Airports, que les Limonadiers ont consacré leur remontée.  
 
Tahiti ravi, Crédit Mutuel de Bretagne encastré  
 
Un rien de lucidité en moins – assez logique après tant d’effort – et du vent moins frais dans les voiles condamneront Jean-Christophe Mourniac et les siens à lâcher prise à 300 mètres de l’arrivée devant les autres grands heureux du jour, Trésors de Tahiti, mené par Teva Plichart, Pierre Pennec et Dimitri Deruelle. « C’était plus que fou, raconte le skipper tahitien. On pensait que ça n’allait pas être navigable tant le vent était faible, ce fut juste très difficile. On a passé 10 minutes à faire des ronds dans l’eau, pris dans le courant, à ne pouvoir rien faire pour s’en sortir. Puis on a pris une risée et c’est reparti, et plutôt bien : on accroche le bon paquet, on fait des bons choix aussi. Cette 2e place arrive à point nommé après quelques jours un peu désespérants, avec des manques de réussite, une ou deux pénalités et, hier, de la casse. C’était important pour notre moral de faire quelque chose de bien ». Mention bien pour Bernard Stamm : Cheminées Poujoulat, qui a passé la journée en tête de course, prend une encourageante 5ème place.  
 
Parmi les grands déçus, Crédit Mutuel de Bretagne, 11e de cette étape après avoir bien remonté un retard à l’allumage. Nicolas Troussel et les siens gâchaient tout en s’encastrant dans Oman Airports by Oman Sail, qu’ils coursaient depuis un moment, lorsque les « Omanais » talonnaient brutalement au ras de la cardinale verte. Le temps de s’en dépêtrer et de réaliser la pénalité, la tête de flotte s’était échappée. Toujours deuxième du classement général, Crédit Mutuel de Bretagne termine 11e du jour et se retrouve, désormais, à 17 points des leaders, exactement à mi-course de ce Tour. Tous les espoirs de victoire ne sont pas perdus, mais certains espèrent secrètement que la limonade s’évente un peu…  

Baden, Acte 4 scène 1

Le 16 juillet 2016

Raid côtier à partir de 12h45

Grand soleil et petits airs, l’été est installé sur le golfe du Morbihan pour le raid côtier de Baden. Au menu, le mythique tour de l’île aux Moines.

Le parcours :
16 milles nautiques autour de l’île aux Moines, en passant par les côtes de l’île d’Arz avec, Baden pour lignes de départ et d’arrivée.

Le temps :
Petit vent d’est qui prendra de la droite avec la montée du thermique, pour finir en vent d’ouest légèrement plus soutenu. 27 degrés annoncés dans l’après-midi.

ILS ONT DIT

Quentin Delapierre, co-skipper de Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan :
« On va naviguer juste devant la Cata school, dans la baie de Kerdelan, là où on a appris à faire de la voile. C’est assez fort de revenir là en Diam24. Aujourd’hui, pour le raid côtier, on va faire le tour de l’île aux Moines, qui est le cadre d’une régate mythique le 15 août, avec une discipline reine : la plate en V (la gazelle). On l’a souvent courue, avec Matthieu (Salomon), mais cela ne veut pas dire qu’on sera intouchable. On ne va pas être déçu par le public : à Vannes, il n’y a que des voileux. L’équipe de Spindrift, qui a gagné l’an dernier, venait quasiment exclusivement du Golfe du Morbihan, qui est un vivier de la voile française. Même ce matin, à l’hôtel, les gens nous demandaient à quelle heure commençait la course. Ici, le Tour crée une ferveur particulière. La pression, on l’a depuis qu’on s’est fixé pour ambition de gagner le Tour, elle n’est pas plus forte ici. Nous avons des entraîneurs fantastiques qui nous ramènent au calme et qui nous aident à chasser les humeurs négatives ».

Matthieu Salomon, co-skipper de Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan :
« Le Tour de l’île aux Moines est piégeux, il y a pas mal de courant, des vents et dévents autour des îles. Il faut être vigilant parce qu’il y a aussi des cailloux ».

Riwan Perron, co-skipper de Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan  :  
"On ne vient pas exactement d’ici, mais on connaît la baie presque par cœur. On a fait le tour de l’île, nous aussi, en cata 18 pieds et on est très heureux d’y revenir en Diam 24. Ça va être une étape assez compliquée avec, à mon avis, pas mal de retournements de situations. Le temps s’y prête aussi : le vent d’est va tourner à droite avec la chaleur, avec le thermique qui va se lever, pour finir en ouest. Il faudra faire un bon mix entre vent et courant, qui est la spécialité locale : le courant du golfe est un des plus forts d’Europe
».

Pierre Le Clainche, équipier de Fondation FDJ – Des pieds et des mains :
« On s’était mis comme objectif de terminer dans les 10 premiers. Nos calendriers respectifs ont fait qu’on s’est très peu entraîné cette année et, du coup, c’est assez compliqué pour nous en ce début de Tour. On est sous notre objectif, on a des soucis de vitesse à régler, mais Baden arrive à point nommé : il n’y a que des locaux à bord. On va jouer la victoire d’étape : c’est maintenant ou jamais ! »

Damien Seguin, skipper de Fondation FDJ – Des pieds et des mains :
«  C’est un tour qui débute de manière spéciale pour nous : l’équipe n’était pas au complet puisque j’ai rallié le groupe à Roscoff seulement. C’est compliqué en termes de résultats, mais on va redresser la barre, on sait qu’on a les qualités pour le faire. Il faut aborder l’avenir de manière positive, qui est notre attitude générale. Le bateau FDJ est un projet global, avec un programme de jeunes espoirs en situation de handicap à qui on fait découvrir le trimaran tout au long de l’année. Le but est d’élever leur niveau sur le trimaran dans l’espérance de leur faire intégrer l’équipe Diam 24 l’an prochain. Ange, qui vient de Nouvelle-Calédonie et Matthieu, qui est Golfe du Morbihan, ont 17 et 18 ans et ils ne naviguent pas qu’en paralympique. Quant à moi, je savais que j’avais un gros calendrier à tenir et je suis ravi de revenir sur le Tour qui m’avait beaucoup plu l’an dernier. Il faut que je gère la fatigue de mes courses d’avant saison, le Tour et les Jeux paralympiques à venir. Puis j’ai eu un petit souci hier : en démontant le bateau, j’ai pris le mât sur la tête. J’ai une petite entorse des cervicales, mais ça va aller mieux rapidement ».

Crédit Mutuel de Bretagne récidive

Le 15 juillet 2016

Deuxième victoire consécutive à Roscoff

Déjà victorieuse du raid côtier de Roscoff, hier, l’équipe skippée par Nicolas Troussel a remporté le stade nautique, ce vendredi, devant les deux bateaux de Team Lorina – Golfe du Morbihan. Crédit Mutuel de Bretagne compte encore six points de retard sur les leaders.

Tour de France Voile 2016, Roscoff le 15 Juillet 2016, Stade nautique, Photo © Jean-Marie Liot / ASO
Tour de France Voile 2016, Roscoff le 15 Juillet 2016, Stade nautique, Photo © Jean-Marie Liot / ASO - Jean Marie Liot / ASO

La troisième fut la bonne. Pour la première fois depuis Dunkerque, la Super Finale s’est disputée entre les six meilleurs équipages du jour. A Dieppe comme à Dunkerque, des égalités de points avaient propulsé sept bateaux sur la ligne de départ de la manche ultime de ces journées de stade nautique. Une fois la ligne d’arrivée mouillée à l’entrée du port de plaisance de Bloscon, dans un vent d’une douzaine de nœuds qui venait de nord ouest, le spectacle pouvait commencer.

Des airs de match racing

Avec Damien Ielh à la barre, Fred Guilmin aux réglages et Mathieu Richard en tacticien, l’équipage de Crédit Mutuel de Bretagne prend le meilleur départ, dans des conditions qui ne lui sont pas étrangères.
« Je crois que les conditions nous ont servi, soutient Damien Iehl : elles ressemblent à ce qu’on a l’habitude de rencontrer en match race, où on navigue aussi très près des côtes ». Sous gennaker, tandis que Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan tentait le pari de partir sous foc, CMB creusait très rapidement un écart conséquent. « Quand Damien Iehl te fait prendre un si bon départ, c’est plus facile ensuite de placer tes empannages à l’endroit que tu as choisi, au moment que tu as choisi, sourit Fred Guilmin. Le vent de terre était instable et il a fallu chasser les risées. C’est Mathieu Richard qui s’y est collé, en plus du reste, et il les a détectées de façon magistrale ! »

Team Lorina Mojito sur le podium du jour

Avec une confortable avance, les Bretons du nord s’imposent devant les deux équipages de Bretons du golfe du Morbihan. Neuvièmes du classement général, Solune Robert, Gaulthier Germain et Achille Nebout ont pris la troisième place du stade nautique du jour. De bon augure dans la course à la victoire du classement jeunes  et amateurs by FInagaz, pour l’heure dominée par Team France Jeune et Natixis – Yacht Club de Saint-Lunaire.

Au classement général, et à la veille du raid côtier de Baden, dans le golfe du Morbihan qui leur est cher, les Limonadiers conservent six points d’avance sur Crédit Mutuel de Bretagne et 28 sur Grandeur Nature Véranda qui, en se qualifiant pour la Super Finale (6e), arrache à Team Coved la 3e place du podium.

Les équipages du Tour de France à la Voile solidaires des Niçois

Stupeur et compassion, ce vendredi matin dans le village du Tour de France à la Voile, quelques heures après la nuit insensée qui a frappé Nice. Une profonde minute de silence a été respectée sur les pontons du port de Bloscon. Directeur du Tour de France à la Voile, Jean-Baptiste Durier a fait part « de toute notre affection à Nice et ses habitants, aux victimes et à leurs proches. Le Tour de France à la Voile, le Tour de France et Amaury Sport Organisation sont très proches de la ville de Nice, avec qui s’est construite une histoire d’amitié au fil des événements qui y ont été organisés ».

ILS ONT DIT

Le 15 juillet 2016

Fred Guilmin, Crédit Mutuel de Bretagne :
« Que ce fut intense ! Ah, ça nous a rappelé nos belles heures de match racing, où nous vivions la même tension. On est chez nous, dans cette Bretagne nord, et il était important de marquer notre territoire. Les petits jeunes avaient huit points d’avance avant d’arriver à Roscoff, ils ne leur en reste plus que six, c’est important pour nous de répondre du tac au tac. Nous avons rencontré des conditions particulières, car le vent est rentré tard et il venait de terre. Cela signifie qu’il était instable et qu’il fallait donc chasser les risées. C’est Mathieu Richard qui s’y est collé, en plus du reste, et il les a détectées de façon magistrale ! Et puis on a bien géré cette journée de stade nautique : il n’est pas nécessaire de chercher à tout à gagner, mais de passer le cut pour accéder à la Super Finale. On a fait ce qu’il fallait pour se qualifier tout en gardant de l’influx pour le match décisif. Parfois, on gagne sans parvenir à tout expliquer. Je pense qu’il y avait un petit quelque chose de facile aujourd’hui, peut-être parce qu’on avait vraiment très envie de gagner. Et puis, quand Damien Iehl te fait prendre un si bon départ, c’est plus facile ensuite de placer tes empannages à l’endroit que tu as choisi, au moment que tu as choisi ».

Damien Iehl, barreur de Crédit Mutuel de Bretagne :
« On a bien débuté la journée avant de connaître un petit souci de gennaker, qui s’est heureusement résolu bien vite. Je n’ai pas pris que des bons départs, mais ça a été parfait en revanche sur la Super finale. Je crois que les conditions nous ont servi : elles ressemblent à ce qu’on a l’habitude de rencontrer en match race, où on navigue aussi très près des côtes. La bonne nouvelle, c’est que Fred était à bord à la place de Nicolas (Troussel). Du coup, tout le monde a gagné sa course et, ça, c’est bon pour le moral. 0n a repris deux points au leader, il ne nous en reste que six de retard et c’est bon pour le Tour et pour le spectacle. Et puis c’est bon pour nous parce que, il faut bien l’avouer, on aime gagner… Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan régate vraiment bien et, quand l’équipage ne gagne pas, il termine deuxième. Rien n’est joué et on sait parfaitement que la route est longue jusqu'à la dernière course. Pour gommer nos points de retard, les raids côtiers ne seront pas forcément la meilleure des solutions : plus on va avancer dans le Tour Voile, plus les équipages qui ont peu navigué avant juillet vont progresser, pour se mêler à la lutte. Ça sera vrai aussi en stade nautique, où on devra rester agressif sans faire (trop) de fautes ».

Quentin Delapierre, co-skipper de Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan :
« Bravo à Crédit Mutuel de Bretagne qui fait une superbe étape à Roscoff. Sur la grande finale, aujourd’hui, ils prennent une meilleure option en choix de voile en déroulant le gennaker au départ, c’était plus risqué, mais ça a payé. Tant pis pour nous. A Baden on va être chaud, c’est chez nous ! C’est le Golfe qui nous a formés, Matthieu et moi, et ça va faire plaisir de courir dans la baie de la Cata School ».

Solune Robert, barreur de Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan :
« On est super content de notre troisième place. Jusqu’à présent, on avait réussi à être assez régulier entre le 5e et la 10e place. On s’est arraché pour se qualifier en super finale, en gagnant la dernière manche de qualification. Ensuite, on fait une belle super finale, où il y avait un niveau très élevé et beaucoup d’intensité. Le bateau n’allait pas très vite, car il était réglé pour du petit temps. On a eu du mal sur les bords de près, mais on a réussi à tenir et à avoir un peu de réussite pour décrocher cette troisième place. Notre objectif sur ce Tour est la victoire au classement amateur, mais on a tardé à être dans le coup à cause d’une petite bêtise sur le raid côtier de Dunkerque, où on enroule mal une bouée. On est disqualifié alors qu’on était 5e. On a encore pas mal de points de retard sur nos petits amis Natixis et Team France Jeune qui sont très bons aussi, mais il reste de la route ».

Roscoff, Acte 3 scène 2

Le 15 juillet 2016

Stade nautique dans le petit temps

Après le raid côtier remporté hier par Crédit Mutuel de Bretagne, place au stade nautique. Face à la jetée du port de Bloscon, les Diam 24 disputent les qualifications à partir de 11h30, la manche de la Super finale étant prévue à 15H45.

Stupeur et compassion, ce matin, dans le village du Tour de France à la Voile. La caravane du Tour a débuté la journée par une profonde minute de silence. Directeur du Tour de France à la Voile, Jean-Baptiste Durier a fait part « de toute notre affection à Nice et ses habitants, aux victimes et à leurs proches. Le Tour de France à la Voile, le Tour de France et Amaury Sport Organisation sont très proches de la ville de Nice, avec qui s’est construite une histoire d’amitié au fil des événements qui y ont été organisés ».

Le programme du jour
Manches de qualifications : les deux groupes, bleu et jaune, s’élanceront à la conquête des six premières places à partir de 11h30. Avec les deux bateaux de Team Lorina, Team Coved, Oman Airports by Oman Sail et Trésor de Tahiti notamment, le groupe bleu sera particulièrement relevé.

Super Finale : les six meilleurs (et ex æquo) courront une seule manche, qui déterminera les places de 1 à 6 du jour.

La météo
Beau temps, vent faible de 5 à 8 nœuds de sud-ouest le matin, puis une brise de nord-ouest montera dans l’après-midi, qui poussera jusqu’à 12-18 nœuds en fin de journée. Mer plate. 

ILS ONT DIT

Le 14 juillet 2016

Nicolas Troussel, skipper de Crédit Mutuel de Bretagne : « On est ravi de gagner notre première course, et je suis ravi que ça se passe chez moi, dans cette baie de Morlaix qui est si belle ! C’est une bonne chose de faite pour notre partenaire, pour l’équipe : le travail qu’on fait depuis un bon moment a fini par payer. On avait encore très bien préparé le coup sur la lecture des cailloux, pour aider Matthieu Richard, qui est notre tacticien, à tracer la bonne route. Est-ce que ça peut déclencher quelque chose ? On verra bien d’ici la fin du Tour ! Ce qui est sûr, c’est qu’on est régulier dans le top du classement et c’est bien le plus important. Les erreurs coûtent bien cher, certains de nos principaux adversaires l’ont malheureusement pour eux expérimenté à leurs dépens aujourd’hui.

Mathieu Richard, tacticien de Crédit Mutuel de Bretagne :
« On a bien navigué, je crois, aujourd’hui. On prend un bon départ, on sent qu’on va vite, et on a bien navigué dans les cailloux. La stratégie était la bonne également. C’est super agréable de tout bien faire et de terminer avec une confortable avance (2’11). On part dans le groupe de tête dès le début, mais pas vraiment en tête. On a trouvé une belle vitesse sur le long bord de portant qui nous envoyait vers Carantec, sous gennaker. On joue des coudes et, au relof pour partir au près, on vire en tête. On est content encore de la vitesse qu’on a eu à cette allure dans ce vent petit médian. Ce n’est pas une surprise dans ces conditions, comme dans le vent plus fort : on est placé à chaque manche et dans chaque course depuis le début ».

Quentin Delapierre, co-skipper de Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan :
« On est super content de notre deuxième place ! Ça se joue à pas grand-chose, notamment à hauteur de la bouée de dégagement. Cardinal – FenêtréA devant nous, un tout petit peu décalé, et on passe en 7e ou 8e position. Puis on perd encore 3 ou 4 places, on a du mal à sortir du paquet, mais on sort 3e à la deuxième bouée, parce qu’on est vraiment bien en vitesse. Au fil du parcours, on a réussi à grignoter notre retard pour venir prendre la deuxième place. Gagner n’était pas vraiment possible aujourd’hui, du fait de notre démarrage un peu difficile, et puis Crédit Mutuel de Bretagne, qui avait pris la tête bien avant, avait tout le champ pour faire sa vitesse. Une fois encore, on peut se réjouir de la cohésion du groupe : Kévin (Péponnet) a eu une journée difficile, à surveiller tous les cailloux. Oui, c’était chaud, notamment dans la sortie du chenal entre le continent et l’île de Batz, ou au château du Taureau, mais on est passé sans dommage technique, c’est une bonne chose de faite ».


Matthieu Souben, skipper de Cardinal – FenêtréA :

« On ne part pas si bien que ça, mais on se met rapidement aux avant-postes. On avait bien préparé la navigation, qui n’était pas simple avec les cailloux de l’île de Batz, mais on a pu faire ce qu’on voulait y faire, ce qui nous a permis de mener pendant un long moment. Heureusement qu’il fallait faire un bord tout droit à Batz, d’ailleurs… C’est sur le tour du château de Taureau qu’on a réalisé qu’on manque d’entraînement : il y a un mois, on ne savait pas qu’on allait le Tour de France. Du coup, on manque de repères à certaines allures et, dans les dévents, on l’a senti. Au château, il fallait absolument aller jouer avec les cailloux pour éviter le gros du courant et Didier le Vourc’h, qui a déjà beaucoup à faire à l’avant avec son épaule qui souffre, a gardé la tête au ras de l’eau pour nous guider. Mais on a réussi à monter dans les wagons de tête et on a tenu le tempo jusqu’à l’arrivée, pour une cinquième place qui nous ravit ! »

Benoît Champanhac, skipper de Natixis YC de Saint-Lunaire :
« C’est passé à la côte après le départ. On était bien placé et on est allé virer la bouée de Batz en deuxième position derrière Cardinal FenêtréA. En ressortant du chenal, on est passé au large, mais ce n’était pas vraiment payant. Les grandes équipes pro qui ont été plus rapides que nous et qui nous ont doublés. On est super content d’avoir bataillé jusqu’à la fin avec Team Coved. Je pense qu’on est à notre place, et c’est satisfaisant d’entrer dans le top 5 du classement général en reprenant la tête du classement Amateurs ».

Aurélien Ducroz, skipper de Team Coved :
« Ça a été une magnifique journée, c’est la première fois cette année que nous terminons sur le podium. On se sent beaucoup plus à l’aise avec le bateau. On arrive à trouver les bonnes vitesses, notamment au près. Il y a encore quelques petites choses à faire au portant, mais on est content. Nous visons le top 5 du classement et, ce soir, nous prenons la troisième place. On est bien dans le jeu ! ».

Stevie Morrison, skipper de Oman Airports by Oman Sail :
« Journée un peu difficile pour nous aujourd’hui. Nous avons pris une bonne option à la côte à un moment et nous sommes revenus à la 5e ou 6e place, ce qui n’était pas mal, compte tenu de notre départ. Ensuite, le vent est revenu de l’île et nous n’étions pas du bon côté. La côte est vraiment magnifique, ici ! Normalement, Thierry est avec nous sur les côtiers parce que son anglais est un peu meilleur que celui de Pierre, mais il s’est blessé au dos lors du raid côtier de Dieppe. Il lui faudra quelques séances de kinésithérapie avant qu’il puisse revenir à bord avec nous. C’est frustrant, mais c’est la vie (en français !) ».

Troussel en son jardin

Le 14 juillet 2016

Crédit Mutuel de Bretagne remporte le raid côtier de Roscoff

Crédit Mutuel de Bretagne a signé sa première victoire sur le tour, jeudi, en remportant le raid côtier de Roscoff. Le trio de Nicolas Troussel efface un point de son retard au classement sur le leader, Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan qui, quand il ne joue pas gagnant, joue donc placé. Excellente troisième place pour Team Coved et non moins superbe quatrième place pour les amateurs de Natixis YC de Saint-Lunaire.

Avoir tiré des bords en baie de Morlaix toute son enfance, franchement ça aide. Sur ce parcours de 23 milles nautiques qui a mené la flotte du port de Bloscon à Carantec en passant par le chenal de l’île de Batz et le château du Taureau, il fallait bien connaître les cailloux pour s’arracher des courants sans se griffer les coques sur ces morceaux de Bretagne qui affleurent et qui ont de tout temps envoyé quelques unités par le fond. Dunkerque Voile, qui a talonné à Batz avant de renoncer, peut en témoigner.

Habitué aux lieux depuis ses années Optimist, Nicolas Troussel a ouvert la route à la flotte. Oh, pas tout le temps car, dans le gruppetto de tête, le skipper de Crédit Mutuel de Bretagne, accompagné des deux as des as Damien Ielh à la barre et Matthieu Richard à la tactique, a dû attendre de faire route au portant vers Carantec pour tenter une bordure - dans un vent quand même pas très nerveux. Tout en vitesse, CMB grignotera alors le peu de retard qu’il lui restait, avant de lofer en tête à la Pierre Noire, à l’entrée du chenal de Carantec, puis d’enrouler le château du Taureau, pour attaquer le bord de près après avoir creusé un écart encourageant.

Pas de champagne pour les limonadiers

« On est content encore de la vitesse qu’on a eue à cette allure dans ce vent petit médian, sourit Mathieu Richard, le tacticien du bord. Ce n’est pas une surprise dans ces conditions de petit médian, comme dans le vent plus fort : on est placé à chaque manche et dans chaque course depuis le début. » Commencera alors la remontée au près sur laquelle Crédit Mutuel de Bretagne et les siens s’assureront 2’11 d’avance sur le deuxième à l’arrivée.

C’est tout sauf une surprise : Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan ne gagnera pas toutes les courses de ce Tour de France à la Voile. Pas très bien partis, les Vannetais ont passé la journée à écoper, minute après minute, un retard qui se serait révélé incommensurable si les Morbihanais n’avaient pas prouvé qu’ils avancent comme la patrouille de France. Les limonadiers perdent, certes, le monopole qu’ils exerçaient sur la victoire depuis le début du Tour, mais ils ne concèdent qu’un point à leur dauphin, dont le retard n’est « plus » que de sept points.

Le show des montagnards et de Saint-Lu’

Longtemps Natixis Yacht Club de Saint-Lunaire, Team Coved et Cardinal FenêtréA ont animé la tête de la course. En tête à l’abord de la bouée de Pierre Noire avant de se faire « déposer » par un Nicolas Troussel maître en son jardin, les trois rivaux ont signé une course formidable, finalement remportée par Aurélien Ducroz, Laurent Allais Voiron et Olivier Backès, troisièmes devant les amateurs de Saint-Lu’ menés par Benoît Champanhac.

Tous n’auront pas eu la chance de jouer devant. Privé de Thierry Douillard, touché au dos, Oman Airports a terminé 14e de ce raid, et rétrograde à la 8e place du général. Le coup est dur aussi pour Grandeur Nature Véranda. Sans la science de Jean-Christophe Mourniac resté à terre, le trio ne s’est jamais totalement remis d’une traversée du chenal de Batz hasardeuse et termine 12e du raid côtier après avoir même été pointé en 23e position à Carantec. Grandeur Nature Véranda quitte la troisième marche du podium, chassé par Aurélien Ducroz qui, en bon montagnard, aura été particulièrement à l’aise dans l’ascension du mont vent doux.

 

Roscoff, Acte 3 scène 1

Le 14 juillet 2016

Raid côtier dès 12h45

Après une journée de transfert depuis Dieppe, la caravane du Tour de France fait halte à Roscoff, pour deux jours. En ce 14 juillet, place au raid côtier, 23 milles en baie de Morlaix.

Le parcours :
La flotte de Diam 24 va dessiner un joli croissant de lune en baie de Morlaix depuis le port de Bloscon, où se situe la ligne de départ. Au menu, 23 milles avec sur la route le chenal de l’île de Batz, le château du Taureau et un clin d’œil au Trégor, si cher à Nicolas Troussel, le skipper de Crédit Mutuel de Bretagne.

La météo :
Grand soleil, vent de nord nord est à 10 nœuds, faiblissant dans l’après-midi.


Ils ont dit :

Nicolas Troussel, skipper de Crédit Mutuel de Bretagne :
« Il va falloir bien faire attention aux courants et aux cailloux mais, vu la météo, ça va être une superbe journée. Nous sommes prêts à affronter une journée semée d’embûches. Il faudra être très bon dès le départ : ce n’est pas parce que je suis d’ici que ça va forcément bien se passer. Il y a des souvenirs qui reviennent, mais il faut que je reste dans la compétition : une victoire ici nous ferait du bien.
Jusqu’à présent, on n’a pas perdu trop de points, et c’est une très bonne chose. Nous allons courir dans un peu moins de vent que ces derniers jours et, à conditions différentes, événements différents. Team Lorina – Golfe du Morbihan a dominé les débats, et je crois que nous sommes aussi à l’aise qu’eux dans ce petits temps. Nous avons eu le temps de faire un débrief des deux premiers jours et, entre nous, nous avons réfléchi à pas mal de solutions pour les prochaines journées avec de l’air ».

Aymeric Dary, skipper de Dynamique Homkia :
« Je suis très content de retrouver mon équipe ! J’ai jusqu’à présent tout vécu de loin, l’œil sur la cartographie, en me demandant pourquoi ils viraient ici ou là. Mais je sais bien que la réalité du terrain impose les choix. Tout ça me donne encore plus envie de me donner, alors qu’on traverse une période un peu difficile : sur une manche de stade nautique, notre tacticien Julien Lebrun s’est fracturé une omoplate. Sur un planté, il est parti vers l’avant et a heurté le mât. Il a terminé le stade nautique courageusement en se demandant pourquoi il avait si mal. La radio a révélé sa blessure. Ça nous fait mal au cœur. »

Jean-Luc Prat, vice-Président de la CCI de Morlaix :
« La démarche de la CCI de Morlaix, c’est d’accueillir dans le port de Bloscon une très belle course à la voile. J’en profite pour féliciter ASO qui organise tous les ans un événement parfait en termes d’organisation, et on en accueille, des événements. C’est un véritable plaisir que d’accueillir le Tour dans ce port neuf, mais qui a déjà une belle histoire. La CCI aime avoir des ambassadeurs de ce rang au cœur d’un weekend très chargé puisque, entre les Vieilles Charrues et Brest 2016, l’actualité est particulièrement chargée. Mais le sport, c’est à Bloscon que ça se passe, et nulle part ailleurs. Tout le wekeend, il y aura du monde sur l’eau et sur la côte pour admirer les marins ».  





Les trois léopards

Le 13 juillet 2016

Journée de transition ce mercredi entre Dieppe et Roscoff

Les 24 équipages de Diam 24 ont mis le cap sur la Bretagne avant l’aube pour la plupart, histoire d’être prêts à courir le raid côtier autour de l’île de Batz jeudi, dès 12h45. Parmi eux, trois bateaux sont frappés des léopards normands et des couleurs de Normandy Elite Team.

Tour de France à la Voile 2016, étape de Dieppe, le 12 juillet 2016. Crédit photo : Jean-Marie LIOT / ASO
Tour de France à la Voile 2016, étape de Dieppe, le 12 juillet 2016. Crédit photo : Jean-Marie LIOT / ASO - Jean-Marie LIOT / ASO

Depuis les années 90, la Normandie a commencé à organiser son activité nautique par le biais de la création de la Ligue de Voile, avec pour ambition de favoriser la formation des jeunes navigants âgés de la vingtaine. Le temps structurel allant moins vite que l’évolution des jeunes pousses, un certain nombre de talents véliques a renoncé à entrer en carrière sportive, préférant les études (allez savoir pourquoi), quand d’autres ont préféré changer de ligue pour armer de moyens leurs ambitions. Cédric Château explique ainsi l’ambition de son Normandy Elite Team : « On essaie de mettre du ciment sur la formation plutôt que de se focaliser sur l’élite, ce qui est toujours plus facile. En 2013,  on a monté une équipe apte à accompagner les jeunes dans leur bascule entre le monde amateur et le monde professionnel. C’est là que se cache le plus gros besoin d’assistance ». C’est vrai en voile comme dans la majorité des sports individuels.


Normandy Elite Team s’est donc fixé l’objectif de rassembler les meilleurs navigateurs normands de la course au large, de match racers et de prétendants olympiques. « Le projet Tour de France à la Voile est, pour nous, l’occasion de faire le trait d’union entre nos différents marins. On les rassemble sur les trois Diam 24, on favorise les échanges entre disciplines pour que chacun se nourrisse du savoir-faire de l’autre ».


Les trois léopards

Normandy Elite Team, financé par des fonds publics et privés via son club de partenaires, intervient en soutien logistique et financier des jeunes talents normands de la course au large, du match racing et de l’olympisme. « Nous avons trouvé des partenaires qui ont envie de défendre les couleurs de la Normandie. Nous avons, jusqu’ à présent, travaillé sur des soutiens hauts-normands, mais la réunification des deux Normandie va aussi nous permettre de passer un cap ».

Trois Diam 24 portent donc dans la grand-voile les « treis cats », les trois léopards normands. Ou lions, tout dépend du temps historique auquel on se réfère. Peu importe finalement puisque le Tour est un merveilleux prétexte à l’union des compétences.  A bord d’EMCC by Normandy Elite Team, les match racers côtoient le large, représenté par Alexis Loison ou Sophie Faguet. Chez Helvetia Blue by Normandy Elite Team, ce sont les équipages olympiques qui s’éclatent sur de nouveaux jouets : Guillaume Pirouelle et Valentin Sipan, champions du monde jeunes de 470 sont les remplaçants de Sofian Bouvet et Jérémie Mion – un autre Normand aidé par NET.

« On a aussi l’équipage Helvetia Purple by Normandy Elite Team, qui est très important pour nous, assure Cédric Château. Le développement de la voile féminine nous tient à cœur. A bord, il y a des filles de Match in Pink, une équipe de match racing qui brille au haut niveau mondial. Elles partagent leur savoir-faire de navigantes avec des filles de l’olympisme ». 

« Les filles sont très importantes pour nous »

Depuis sa création, Normandy Elite Team, présidé par Paul Adam et dirigé par Francis Le Goff,  a soutenu du monde, à commencer par Charlie Dalin en 2013, année où il a terminé à la 3e place de la Solitaire du Figaro, juste avant d’être sélectionné par le programme Skipper Macif. Alexis Loison, Sophie Faguet, Claire Pruvot chez les coureurs du large, Jérémie Mion, Charles Hainneville et les match racers de Match in Pink, Paprec Espoir (avec Victor Migraine) ou Maxime Mesnil trouvent dans l’équipe un certain nombre de ces soutiens si précieux au moment de quitter le monde merveilleux de la voile amateur pour l’univers impitoyable de la professionnalisation.

Bon, et les résultats ? Pour l’heure, les équipages de Normandy Elite Team n’ont su trop se faire remarquer sur les raids côtiers de Dunkerque et Dieppe. Ils ont en revanche été bien plus inspirés par le stade nautique : les Helvetia Blue ont accédé à la Super finale de Dunkerque, et EMCC en a fait autant à Dieppe. Au classement général, les premiers sont 12e, EMCC by Normandy Elite Team est 17e, et les filles sont 23e sur 24. Purple traîne ? Oui, mais on fait le pari que ça va vite changer.

Demain, les trois équipages Normandy Elite Team se présenteront comme leurs 21 adversaires sur la ligne de départ du troisième Raid Côtier de ce Tour de France à la Voile, à Roscoff avant de disputer vendredi le stade nautique au pied du château du Taureau.


Les équipages :

Helvetia Blue by Normandy Elite Team 
- Skippers : Victor Migraine et Guillaume Pirouelle ; équipiers : Mathieu Corruble, Pierre Michel, Sébastien Riot, Valentin Sipan 

Helvetia Purple by Normandy Elite Team - Skippers : Pauline Courtois et Jennifer Poret ; équipiers : Claire Berthoux, Noémie Bessec, Juliette Le Friec, Lucie Scheiwiller.

EMCC by Normandy Elite Team – Skippers : Alexis Loison et Cédric Château ; équipiers : Benjamin Bon, Cédric Château, Baptiste Choquenet, Sophie Faguet, Yves-Marie Pilon.



Acte 3 : Roscoff

Le 13 juillet 2016

Journée de transfert pour les 24 équipages

Après les deux premiers Actes à Dunkerque et Dieppe, c’est Roscoff qui se prépare à accueillir le Tour de France à la Voile. Les bateaux sont en transfert aujourd’hui pour rejoindre le port du Bloscon.

L’année dernière, la flotte avait régaté autour de l’île de Batz pour un raid exceptionnel qui compte parmi les plus beaux souvenirs du Tour de France à la Voile 2015. Dès demain, les Diam 24 vont retrouver ce superbe plan d’eau pour un nouveau raid côtier avant les régates de stade nautique vendredi. 

Le village sera également ouvert pour accueillir le public breton avec de nombreuses animations dont l’émission Live quotidienne entre 15h30 et 16h30.

La tournée des patrons

Le 12 juillet 2016

4 sur 4 pour les Vannetais

Incroyables Vannetais de Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan, qui réalisent le Grand Chelem en remportant non seulement leur quatrième victoire en autant de courses sur ce Tour de France à la Voile, mais aussi toutes les manches en stade nautique ce mardi à Dieppe, qualifications comme Super Finale. Les autres bonnes opérations du jour sont à l’actif de Grandeur Nature Véranda, qui grimpe sur le podium du classement général après deux Actes (3e), et de Team France Jeune, leader du classement amateur, et 4e du général.
 

Tour de France à la Voile 2016, étape de Dieppe, le 12 juillet 2016. Crédit photo : Jean-Marie LIOT / ASO
Tour de France à la Voile 2016, étape de Dieppe, le 12 juillet 2016. Crédit photo : Jean-Marie LIOT / ASO - Jean-Marie LIOT / ASO

Problème de maths. En deux journées de stade nautique, à Dunkerque dimanche puis à Dieppe ce mardi, 24 manches de qualification ont été courues par une flotte scindée en deux groupes de 12. Sur ces 24 manches, 10 ont été remportées par Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan, qui a également survolé les deux Super Finales auxquelles, deux fois consécutivement, 7 bateaux ont participé au lieu de 6. Question : est le pourcentage de victoires des Vannetais, sachant qu’ils ont en outre remporté les deux raids côtiers ? Vous avez la journée de transfert, ce mercredi, pour y répondre - l’âge du (des) capitaine(s) est déjà connu, ne vous fatiguez pas : 23 ans pour Quentin Delapierre et 24 pour Mathieu Salomon.

Les statistiques affichées par les équipiers du Golfe du Morbihan sont sidérantes, presque autant que la qualité des prestations qu’ils donnent sur l’eau dans des vents toujours soutenus. Contrairement à Dunkerque, où ils avaient manqué quelques départs avant de revenir comme des balles sur la tête de la course, les Vannetais ont touché à la perfection ce mardi. « C’est une incroyable journée, s’extasie Kevin Péponnet, le régleur du trio. On a pris manche après manche, en soignant les départs et, quand on partait moyennement, on avait encore la hargne pour revenir. Je crois qu’on avait envie de marquer notre territoire. La confiance appelle la confiance et, manche après manche, on se sentait plus sûr de notre force. Quentin (Delapierre) a pris un magnifique départ sur la Super Finale et, ensuite, on n’avait plus qu’à travailler la vitesse et les manœuvres, sur un bateau préparé aux petits oignons ».

Grandeur Nature Véranda monte en puissance

La résistance est là, pourtant, et bien là. Car, quand Crédit Mutuel de Bretagne ne prend « que » la 4e place et qu’Oman est contraint à l’abandon après un bris de safran, c’est Grandeur Nature Véranda, sur le podium l’an dernier à Nice, qui prend le relais et donne la réplique aux gamins. « Je suis ravi d’avoir disputé la Super Finale, dont on a été privé à Dunkerque, se délecte Jean-Christophe Mourniac, le skipper. C’est d’autant plus encourageant qu’on a pris un « drapeau noir » (une disqualification pour départ anticipé) dès la troisième manche. Est-ce que cela nous a énervés ? Au contraire, on a fait l’effort de rester concentrés sur l’objectif et de rester précis sur nos manœuvres. Je pense que l’expérience du Tour nous a aidés aussi à maîtriser l’ambiance ». Bingo : tandis que les Vannetais avaient survolé le groupe jaune, les Mourniac père, fils et camarade de jeux (Pierre-Yves Durand) ont éreinté la concurrence dans le groupe bleu en remportant quatre manches de qualifications, avant de signer une très belle 2e place en Super Finale.

Team France Jeune, qui s’est entraîné tout l’hiver avec les deux bateaux de Team Lorina, peine encore à répondre au tempo. Troisièmes de la Super Finale, les jeunes pousses du défi de Franck Cammas ont repris à Natixis – Défi Yacht Club de Saint-Lunaire la place de leader du classement amateur, et occupent la 5e place du classement général, juste derrière Team Coved. 

ILS ONT DIT

Le 12 juillet 2016

Kevin Péponnet, régleur de Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan :
« Ça ne se voit pas, mais la journée a été éprouvante, dans le vent. On est rincé, mais la préparation physique qu’on a effectuée cet hiver nous permet de garder toute notre lucidité, même dans le dur. On tire sans doute notre force du moment au fait que c’est quasiment le même équipage que l’an dernier, et nous sommes un des rares groupes à avoir su rester ensemble : d’une année sur l’autre, les équipages fusionnent pour en constituer de nouveau. Et, si on ajoute à ça le fait qu’on a passé l’hiver à se préparer et qu’on a tout couru ensemble au printemps, on n’a même plus besoin de se parler pour envoyer une manœuvre, un simple geste suffit. Le vrai apport dans le groupe, qui est majoritairement constitué de marins de l’olympisme et qui est rôdé aux exercices des bouées, c’est Quentin Ponroy qui nous apporte un vrai plus sur les raids. Est-ce qu’on va continuer comme ça ? On a l’exemple de Groupama l’an dernier pour nous rappeler à la prudence : en Méditerranée, tout peut arriver, même perdre 20 points sur un seul raid. Alors on essaie d’augmenter l’épaisseur de notre matelas. »

Jean-Christophe Mourniac, skipper de Grandeur Nature Véranda :
« L’équipage, avec Tim (Mourniac, son fils) et Pierre-Yves Durand a passé un cap au fil des manches, aujourd’hui. Ça commence à rentrer. L’autre bonne nouvelle est que, dans cette journée très exigeante physiquement, on est à l’aise. Mon cas me surprend très agréablement. L’autre projet que je mène, un projet en D35 qui est piloté presque comme un projet Coupe de l’America, me permet de travailler avec un préparateur physique extraordinaire, qui m’a notamment bien fait travailler la diététique. Et, bizarrement, j’ai la forme toute la journée ! Tim, lui, est en formation constante au Pôle France et Pierre-Yves travaille de son côté. C’est aussi une avancée importante par rapport à l’an dernier ».

Jules Bidegaray, régleur de Team France Jeune :
« On a pour objectif de courir toutes les Super Finales en stade nautique et, pour l’instant, on est dans notre tableau de marche. C’est bien. On fait mieux à Dieppe qu’à Dunkerque, puisqu’on n’a pas connu de souci technique cette fois-ci. Pour y parvenir, nous n’avons pas pris de risques lors des qualifications, nous voulions assurer notre place en finale, où nous terminons troisièmes, ce qui n’est pas si mal. Nos partenaires d’entraînement (Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan) vont vite, oui. On les accrochait en début de saison, on était parfois mieux, mais ils sont pour l’instant intouchables en ce début de Tour. Mais, même si on semble avoir un petit déficit au portant, on est confiant dans notre vitesse ».

Ali Al Balushi, régleur à bord d’Oman Airports by Oman Sail :
« On a pris de bons départs et vécu quelques jolis moments de tactique, ce qui nous a permis de remplir l’objectif du jour, à savoir se qualifier pour la Super Finale. Mais dès que le safran a lâché, on savait que c’était terminé pour nous, dans cette Super Finale. C’est une petite déception, mais on est quand même parmi les 7 meilleurs du jour. »

Benoît Champanhac, skipper de Natixis – Défi Yacht Club de Saint-Lunaire :
« C’est la première fois qu’on accède à la Super Finale et on en est très content. On a navigué propre toute la journée, mais on aurait pu mieux faire dans la première manche. Je suis mal parti et j’ai eu du mal à revenir. Les jeunes du Team France sont très bons, mais c’est leur métier, ils ne font que ça à longueur de temps avec des entraînements, des coachs, des analyses… et tant mieux d’ailleurs parce qu’ils représenteront sans doute un jour la voile française ! Mais l’objectif c’est quand même de les battre, ce qui c’est possible s’ils refont une erreur de parcours sur un côtier, comme à Dunkerque ». Nicolas Troussel, skipper de Crédit Mutuel de Bretagne : « On aurait aimé finir dans les trois premiers mais l’objectif était avant tout de se qualifier pour la Super Finale, et nous avons réussi. On connaît nos lacunes sur cette journée, mais dans l’ensemble c’était une belle journée. On s’est bien amusé. Grandeur Nature Véranda fait aussi une belle journée et montre qu’il est totalement dans le match. Je suis content de faire une petite pause demain pour prendre la route, direction Roscoff, la maison ! »

 

Dieppe, Acte 2 scène 2

Le 12 juillet 2016

Régates en stade nautique dès 11 heures

C’est dans un vent plus léger qu’hier, mais avec plus de mer, que les régates en stade nautique sont lancées, ce mardi dès 11 heures. L’occasion de déstabiliser Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan ?

Au menu de la flotte des Diam 24, du vent d’ouest de 13 à 16 nœuds avec des rafales à 21 nœuds. C’est presque une promenade après les conditions musclées qui ont rythmé le raid côtier de Dieppe, hier. La petite gourmandise du jour viendra de la mer : venant d’ouest, le vent va lever la houle.

Les qualifications vont permettre à deux groupes de 12 Diam 24, le jaune et le bleu, de s’opposer sur un maximum de six manches. Les six meilleurs du classement général du jour, déterminés aux points marqués, se retrouveront à 15h45 pour la Super Finale. Courue en une seule et unique manche – à suivre en direct sur le site tourvoile.fr et sur la page Facebook – elle déterminera l’attribution des 6 premières places du jour.


ILS ONT DIT

Charles Hainneville, skipper d’Installux  Aluminium : « On a plutôt pas mal débuté ce Tour. On est d’autant plus content que l’équipage n’avait jamais navigué ensemble avant Dunkerque. Le petit point décevant, c’est qu’on a connu quelques petits soucis mécaniques les uns après les autres sur notre bateau, qui est le premier à être sorti des chantiers ADH Inotec ; des choses à réparer dans l’instant, mais ça nous fait faire le yoyo entre la tête et la queue de la flotte. J’espère qu’on va rapidement réussir à fiabiliser tout ça pour enfin envoyer les chevaux ! Pour l’instant, on se régale avec tout ce vent et j’espère que ça sera comme ça jusqu’au 31 juillet. Ce sont des conditions dans lesquelles on est à l’aise, et elles correspondent au bateau : il réagit comme un trimaran quand il y a du vent, et comme un monocoque dans les airs faibles. Et comme je suis définitivement multicoque… » 

Pierre Leboucher, tacticien d’Oman Sail : « On aura un peu moins de vent qu’hier, mais quand même une quinzaine de nœuds et plus à droite, ce qui veut dire plus de vagues sur le plan d’eau. Hier, on a eu une petite casse matérielle qui nous a fait perdre des places. C’est une écoute qui a lâché alors que nous étions assez bien placés. On a perdu du temps à réparer et, au lieu de jouer dans le paquet de 5, on a joué dans le paquet de 10. Depuis le début du Tour, j’ai navigué à bord uniquement sur la manche de coefficient 0 donc je suis content de régater. Après le côtier assez musclé d’hier, il est nécessaire de tourner pour laisser les équipiers se reposer. la clé aujourd’hui sur les manches du stade nautique va être de bien gérer tous les croisements. Et il faut soigner les départs et les manœuvres. La vitesse joue un peu moins. Tactiquement il y a aussi pas mal de choses à faire pour bien se positionner par rapport aux autres bateaux. L’année dernière je pensais que la tactique était moins importante sur ce format, mais je me suis rendu compte que ça jouait beaucoup et c’est génial !"

Programme du jour à Dieppe

Le 12 juillet 2016

Stade Nautique

Ouverture du Village : 10h

Départ des courses en stade nautique : 11h

Emission Live quotidienne : 15h30 - 16h30

Remise des prix : 18h

Fermeture du Village : 20H

Ça gaze au Morbihan

Le 11 juillet 2016

Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan poursuit son cavalier seul

Lundi, les Vannetais ont remporté le raid côtier de Dieppe, leur troisième victoire consécutive en autant de courses à disputer. Grandeur Nature Véranda prend la deuxième place, Crédit Mutuel de Bretagne est troisième.

Tour de France à la Voile 2016, étape de Dieppe, le 11 juillet 2016. Crédit photo : Jean-Marie LIOT / ASO
Tour de France à la Voile 2016, étape de Dieppe, le 11 juillet 2016. Crédit photo : Jean-Marie LIOT / ASO - Jean-Marie LIOT / ASO

Trois courses, trois victoires, en s’accordant même le luxe de gérer leur effort une fois l’écart creusé… Les deux Quentin, Delapierre et Ponroy, et Matthieu Salomon sont d’une folle insolence en ce début de Tour. Tout leur sourit et il faut dire que le Team Lorina – Golfe du Morbihan, constitué de deux bateaux, a mis toutes les chances de son côté. 17 personnes composent une équipe dans laquelle Hervé Gautier est chargé de préparer la navigation du jour. Et c’est bien aux précieux conseils de cette figure du Tour de France que tout le monde s’arrache que les Vannetais rendent hommage ce lundi. Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan, qui avait pourtant un peu manqué son départ, a profité de la descente vers la bouée de Penly pour recoller à la deuxième place au bénéfice d’un petit coup tactique signé Quentin Ponroy puis, dès le bord de près, les Vannetais ont suivi les consignes de Hervé Gautier : « On reprend près de la côte pour éviter le gros courant, raconte Mathieu Salomon. La contrepartie, c’est qu’il a fallu enchaîner les virements de bord, mais on savait que ça allait payer, d’autant qu’on va vite dans le vent de près ».

Dès lors, l’écart n’a cessé de se creuser. C’est donc derrière que le plus gros match eut lieu, dans un vent soutenu avec des bouffes assez violentes, au point que la direction de course avait exigé de la flotte la prise d’un ris, pour réduire les risques le long de la côte d’Albâtre. Au fil de la journée, cette contrainte se révélera vraiment opportune, d’autant que la mer était bien formée. Le match du jour, c’est Grandeur Nature Véranda qui l’a emporté. Pas à pas, l’équipage qui avait flambé lors des débuts du Tour de France l’an dernier, avant de s’épuiser notamment dans les transferts de ville en ville, est en train de monter en puissance malgré l’absence de Corentin Horeau qui, opéré d’un ménisque, ne pourra naviguer qu’à partir de Roses. Les Mourniac père et fils et Pierre-Yves Durand prennent la deuxième place du jour après avoir été privés de Super Finale hier suite à un contact avec le Diam 24 de Marie et ses frères, ce qui les a privés d’une manche, et d’une « redresse » puisque les compensations ne sont plus incluses dans les instructions de course.

Les Mourniac aux affaires, Tahiti dans le coup

Deuxième, Grandeur Nature Véranda a réussi à devancer Crédit Mutuel de Bretagne, dont l’équipage est plus typé pour le vent moyen. « On mange notre pain noir, le blanc arrive bientôt », assure Fred Guilmin. Mais l’autre fait du jour, c’est sans doute la superbe quatrième place de Trésors de Tahiti. Pas très bien partis, un peu en retrait sur les premiers longs bords, les Tahitiens de Teva Plichart (Pierre Pennec et Dimitri Deruelle…) ont progressivement trouvé la bonne carburation. En manque de navigations communes, les trois hommes ont progressé bord après bord, jusqu’à venir taquiner Grandeur Nature Véranda, avant de lâcher prise pour préserver leur 4e place.

Après trois jours de course, Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan est leader avec 150 points, devant Crédit Mutuel de Bretagne (145 points) et Team Coved (139). Réaliser un sans-faute confère quelques privilèges, dont celui de savoir se faire redouter. Mais la perfection a aussi ses défauts : les voici chassés par une meute qui ne cesse de s’étoffer.

ILS ONT DIT

Le 11 juillet 2016

Mathieu Salomon, co-skipper de Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan :
« Ce fut un côtier compliqué, avec des vagues et de grosses bouffes de vent. Ce fut très physique. On commence par se mettre en difficulté, en manquant un peu le départ, puis Quentin (Ponroy) fait un petit coup tactique qui nous a permis de remonter dans le bus et, ensuite, on a déroulé la navigation dessinée ce matin par Hervé Gautier. Cela nous aide beaucoup, on n’avait plus qu’à chercher de la vitesse. On passe en deuxième place à la bouée sous le vent et, en suivant le plan d’Hervé, on reprend près de la côte pour éviter le gros courant. La contrepartie, c’est qu’il a fallu enchaîner les virements de bord, mais on savait que ça allait payer, d’autant qu’on va vite dans le vent de près, dans ces conditions musclées. Par la suite, on a géré notre avance et nos efforts, en remettant un coup d’accélérateur quand c’était nécessaire ».

Frédéric Guilmin, équipier sur Crédit Mutuel de Bretagne :
« Qu’est-ce que c’était venté ! Il y a eu du bien et du moins bien, pour nous. Le bien, c’est la troisième place et le fait qu’on ne perd que peu de points sur les gamins, qui vont très vite dans ces conditions. Le moins bien, c’est qu’on est quand même moins rapide au près dans ces conditions de vent. On sait qu’on est en train de manger notre pain noir, le pain blanc ne devrait pas tarder à arriver. Notre équipage a été conçu pour le vent médium, pas pour ces conditions qu’on croise peu au mois de juillet. Il y a des chances que nous trouvions les conditions qui nous plaisent à Roscoff et à Baden avec, peut-être, un retour des airs soutenus à Roses et Gruissan. Team Lorina Limonade « rentrent dedans » parce qu’ils se connaissent très bien et qu’ils sont très entrainés. Je me souviens de l’époque où, sur mon dériveur, je pouvais vraiment pousser les gaz parce que j’étais très à l’aise sur mon bateau. Nous sommes
encore un équipage « jeune ».

Nicolas Troussel, skipper de Crédit Mutuel de Bretagne :
« Encore une belle journée bien sportive. Le parcours était mouillé dans l’axe du vent et c’était un beau côtier à tirer des bords le long des falaises et au portant ça allait vite, voire très vite dans le petit grain qu’on a eu. Avec ces conditions intenses, c’est bien tonique pendant trois heures, il n’y a pas de temps mort. On a fait trois podiums depuis le début de ce Tour donc on est dans le match, maintenant il va falloir concrétiser mais le tour est long donc on a un peu le temps. On connaît les points que l’on doit encore travailler, mais il y a plein de choses de positives. C’est vrai que ce n’est pas très agréable de voir Lorina revenir comme ça si vite car on avait pris un super départ et fait un très bon bord de portant. On était bien devant. Et c’est un peu frustrant de les voir passer au près. Ils ont une bonne vitesse. Mais on s’est accroché et on est content de notre performance, parce qu’on aurait aussi pu perdre d’autres places. Le Tour est parti sur les chapeaux de roue parce que depuis le début de ce Tour nous avons régaté avec du vent donc c’est bien tonique physiquement, mais on a un équipage qui a l’expérience du Tour de France et on tourne pas mal. Il faut savoir se reposer avant d’être fatigué. Et on sait faire ».

 

Jean-Christophe Mourniac, skipper de Grandeur Nature Véranda :
«  Ce qui nous est arrivé hier avec le redresse peut très bien leur arriver. Pour l’instant ils gagnent mais nous sommes en train de monter en régime. Je pense que sur la partie Méditerranée, on sera mieux armés que l’année dernière. On a vraiment misé sur cette partie là cette année. On aura toutes nos forces vives alors que pour l’instant on a toujours un blessé à bord, Corentin Horeau. Et puis on fait partie de ceux qui n’ont pas beaucoup navigué en avant-saison donc nous prenons le rythme maintenant. L’année dernière, on avait aussi pas mal perdu en fatigue parce que l’équipe à terre était plus petite alors que cette année, nous avons anticipé et nous avons plus de monde à terre. Il ne faut pas perdre trop de points mais la route est longue ». 

 

Dimitri Deruelle, équipier de Trésors de Tahiti :
« Nous prenons un départ moyen, nous passons dans le bon paquet à la bouée sous le vent, mais nous ratons une manœuvre par ma faute. Sur le grand bord de près, nous tenons la cadence en 5 ou 6e position, même si c’était moyen. Et puis nous nous sommes accrochés, nous avons trouvé des petites choses au niveau des réglages. C’était assez positif ! Sur la dernière boucle avant la ligne d’arrivée, nous sommes bien revenus au contact de Crédit Mutuel de Bretagne et Grandeur Nature Véranda. Nous étions content de cette remontée car nous les avons eu au physique. On sentait que devant ils étaient fatigués et ça devenait un peu long. Puis sur le dernier bord de spi, Crédit Mutuel nous passe et nous avons préféré assurer notre position sur Coved qui revenait. Nous ne sommes pas encore complètement calés sur les manœuvres, ce qui est dû à un manque criant d’entraînement en commun. Mais, question vitesse, à certains moments, nous étions plus à l’aise que les autres, c’est encourageant. Ça remet de la confiance dans l’équipage ».

Julien Lebrun, Dynamique Homkia :
« C’était sportif ! On a dû puiser dans nos réserves pour terminer cette course, en 13e position. On a commencé dans le dur, en termes de vitesse, puis on a réussi à se caler sur la fin, pour terminer avec un très bon bord qui nous a beaucoup plus, ça glissait bien. Ces journées sont importantes pour nous car, même si nous avons tous des palmarès intéressants, nous n’avons navigué ensemble que deux ou trois fois avant le Tour. Tout est à construire, mais l’objectif reste de terminer dans les 12 premiers du Tour. Le Diam24 est un bateau difficile dans les fortes conditions : il a tendance à passer sous la vague et il faut une énorme technique pour ne pas enfourner à chaque vague ».

Dieppe, Acte 2 scène 1

Le 11 juillet 2016

Dieppe, Acte 2 scène 1

En transit dimanche soir, la flotte des Diam 24 était déjà en rangs serrés ce lundi matin sur les galets de la plage de Dieppe. Au menu du jour, un raid côtier de 32 milles, dans des conditions soutenues. Départ : 12h45 !


Tour de France à la Voile 2016, étape de Dunkerque, le 10 juillet 2016. Crédit photo : Jean-Marie LIOT / ASO
Tour de France à la Voile 2016, étape de Dunkerque, le 10 juillet 2016. Crédit photo : Jean-Marie LIOT / ASO - Jean-Marie LIOT / ASO

Le plus costaud, ce ne sera pas la mise à l’eau des Diam 24, bien qu’elle reste un moment d’intense concentration pour les équipages et l’organisation. A Dieppe, comme à Fécamp l’an dernier, il faut de la méthode pour propulser les trimarans à l’eau en maîtrisant le clapot. Mais les conditions de navigation qui s’annoncent dans l’après-midi seront sans aucun doute le gros défi du jour. Dans un vent de sud-ouest établi à 13-16 nœuds, ce sont surtout les rafales qu’il faudra dominer, qui pourront pousser à 24-29 nœuds dans les moments les plus fougueux. Et puis, il faudra également jouer avec la houle, entre 1,5 et 2 mètres, le courant et les effets de site générés par les falaises de calcaire. Bref, les 24 équipages ne vont pas chômer !
Le raid, dont le départ sera donné à 12h45, emmènera la flotte sur des allers-retours d’environ 32 milles sur un parcours modulable afin que l’arrivée ait lieu aux alentours de 15h45 et sera visible en direct dans le live prévu entre 15h30 et 16h30.

ILS ONT DIT

Cédric Château, skipper de EMCC Normandy Elite Team et capitaine de Normandy Elite Team : « On prend nos marques. Nous ne sommes pas aussi prêts que les équipes professionnelles, mais nous arrivons à nous caler depuis Dunkerque, et à mettre en place notre organisation. Nous sommes moins entrainés, mais nous n’avançons pas si mal sur l’eau. Les garçons de Helvetia Blue by Normandy Elite Team ont fait 4ème sur les qualifications en stade nautique hier, et 6e de la Super Finale. L’équipage de Purple des filles a encore à progresser un peu pour arriver à niveau de l’équipage de Guillaume Pirouelle. Tout le monde est venu nous demander les secrets du plan d’eau de Dieppe et j’avoue avoir eu un peu de mal à répondre. Nous n’y venons que lors du Tour de France à la Voile, qui a ses marques ici, mais nous nous y entraînons rarement ».

Guillaume Pirouelle, co-skipper de Helvetia Blue by Normandy Elite Team : « Nous avons fait de très belles qualifications en réussissant la totalité de nos départs. Et ça aide pour  jouer devant… Les conditions du stade nautique à Dunkerque étaient idéales, avec du vent et une mer plate, nous nous sommes régalés. Se qualifier en Super Finale, c’était une très bonne nouvelle, mais il faudra penser à faire moins d’erreurs pour faire mieux qu’une 6e place. A 7 bateaux, et pire encore à 6, la moindre erreur t’envoie en queue de peloton. Nous avons retenu la leçon et c’est un exercice que j’aime bien : ça ressemble à une medal race en dériveur. Mais nous n’avons pas une grosse expérience en trimaran. Ça viendra… »

Pauline Courtois, co-skipper de Helvetia Purple by Normandy Elite Team : « Ce tour m’a attiré parce que le projet est attirant, parce que la flotte est d’un super niveau et parce que la voile glisse globalement vers le multicoque. C’est même le cas pour la discipline que je pratique, le match-racing. Les hommes courent déjà en multi, ça devrait être le cas d’ici quelques années chez les femmes également. Côté compétition, nous n’avons eu le bateau qu’en février, nous avons encore beaucoup de choses à apprendre, à caler, mais nous progressons ».

Dominique Garçonnet, président de la Chambre de commerce de Dieppe : « Entre le Tour de France à la Voile et Dieppe, la ville aux quatre ports, c’est une longue histoire d’amour. Comme toutes les longues histoires, elle s’est peut-être un peu essoufflée et, dans ces cas-là, il faut prendre un peu de distance pour effacer la lassitude et mieux revenir. C’est le cas donc cette année après un an d’éloignement. Dieppe est la ville du Tour de France à la Voile et de la Solitaire du Figaro. Nous accueillons le Tour pour la 27e fois ! J’espère que nous connaîtrons autant de succès qu’il y a deux ans, où 80 000 personnes s’étaient déplacées pour venir voir le spectacle ».

Appelez-les Super !

Le 10 juillet 2016

Team Lorina Limonade - Golfe du Morbihan survole Dunkerque

Vainqueurs du raid côtier de Dunkerque, vendredi, vainqueurs de quatre manches de qualification en stade nautique dimanche et également vainqueurs de la Super Finale au terme d’un scénario renversant…

Les Vannetais de Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan ont survolé l’Acte 1 du Tour de France à la Voile. Cardinal – FenêtréA et Crédit Mutuel de Bretagne, deuxième du classement général, complètent le podium du jour. A la régularité, Team Coved est troisième du classement général. 

Tour de France à la Voile 2016, étape de Dunkerque, le 10 juillet 2016. Crédit photo : Jean-Marie LIOT / ASO
Tour de France à la Voile 2016, étape de Dunkerque, le 10 juillet 2016. Crédit photo : Jean-Marie LIOT / ASO - Jean-Marie LIOT / ASO

 

Les « gamins » ont bien grandi. Vainqueurs du classement amateur l’an dernier, Quentin Delapierre, Matthieu Salomon et leurs équipiers ont manifestement franchi un cap. Certes, Franck Cammas et Pierre Pennec ne pilotent pas le Diam 24 de Groupama cette année et Xavier Revil et Thierry Douillard ne sont plus ensemble sur le Tour avec Spindrift, mais les jeunes Vannetais avaient déjà démontré l’étendue de leur répondant en prenant la 4e place du Tour de France à la Voile l’an dernier. Et puis, les empoignades du jour, notamment lors de la Super Finale, sont là pour témoigner du niveau relevé de ce plateau 2016 et des objectifs de victoire de plusieurs teams.

Depuis vendredi, les Limonadiers survolent les débats. Intouchables sur le raid côtier, qu’ils ont remporté avec 8’14 d’avance sur Nicolas Troussel et Crédit Mutuel de Bretagne, ils ont encore apposé leur marque à plusieurs reprises ce dimanche, en remportant quatre des six manches qualificatives du groupe Jaune (avec une 2e place et une 3e en guise de contre-performance), puis en signant un retour renversant sur une Super finale qui semblait bien mal embarquée.

Les 6 Super qui étaient 7

Il faut avoir un certain sens du panache pour inaugurer une règle par son exception. La flotte n’en manqua pas en proposant à la Super Finale une intronisation hors-cadre. Au lieu de six bateaux comme le dictent les instructions de course, ce sont sept Diam 24 qui se sont qualifiés pour la manche ultime, Team Coved et Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan terminant les qualifications à égalité de points à la 6e place.

Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour comprendre tout ce que cette Super Finale allait proposer en termes de suspense, de renversement de situation et aussi, finalement d’équité sportive. Dans un vent d’ouest - sud ouest forcissant, les sept qualifiés allaient signer une merveille d’œuvre hitchcockienne. D’abord, c’est le leader du classement général provisoire qui manque son départ.

Team France Jeune et la loi de Murphy

Dans la foulée, son dauphin, Team France Jeune, joue avec le bord de ligne et perd son safran bâbord contre la bouée côté viseur. Dans la réalisation de l’empannage, c’est l’autre safran qui cède avant que l’Arthur de mât (système qui permet de limiter la rotation du mât) lâche à son tour. Rien pourtant dans les instructions de course n’oblige à subir à plein la loi de Murphy… Team France Jeune finira la course en boitant, histoire de ne pas prendre un point de pénalité pour ne pas avoir terminé une course.

En tête du peloton, Cardinal – FenêtréA, piloté par un Julien Villion déchainé, et Crédit Mutuel de Bretagne secouent durement le club des Cinq sur le chemin de la bouée sous le vent. Une « petite erreur » de Crédit Mutuel de Bretagne scotche une partie de la flotte au plan d’eau et… pendant ce temps, Team Lorina Limonade, qui n’a pas bullé en queue de peloton, s’engouffre dans la brèche pour

venir coiffer sur la ligne d’arrivée Cardinal – FenêtréA et Crédit Mutuel de Bretagne, et parachever leur domination sans partage sur les côtes de Flandre !

5+4 = 3 pour Team Coved

Au classement général, les limonadiers ont fait carton plein. Avec 100 points, ils devancent Crédit Mutuel de Bretagne, 2e du raid et 3e du stade nautique… et le Team Coved d’Aurélien Ducroz, qui grimpe sur le podium en misant placé : cinquièmes vendredi, le double champion du monde de freeride et son équipe terminent quatrièmes ce jour. Avec, en prime, le Prix Finagaz de la Combativité. Enfin, 6e du classement général, Natixis – Défi YC Saint-Lunaire est leader du classement Jeunes et Amateurs by Finagaz.

 

ILS ONT DIT

Le 10 juillet 2016

Quentin Delapierre, co-skipper de Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan : « On aime être dans le vent, on l’a démontré sur le début de la saison de Diam 24. J’ai complètement raté le départ de la Super Finale et heureusement que Kevin (Péponnet) et Bruno Mourniac ont tout fait pour récupérer ma boulette ! Kevin a très bien lu le plan d’eau. »

Tour de France à la Voile 2016, étape de Dunkerque, le 10 juillet 2016. Crédit photo : Jean-Marie LIOT / ASO
Tour de France à la Voile 2016, étape de Dunkerque, le 10 juillet 2016. Crédit photo : Jean-Marie LIOT / ASO - Jean-Marie LIOT / ASO



Kevin Péponnet, équipier de Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan : « Après ce départ, on était libre. Les autres finalistes ont fait peut-être une petite erreur en allant un peu loin sur un bord et on s’est engouffré dans la brèche ».

Bruno Mourniac, équipier de Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan : « C’est très dur de si mal partir, mais on s’est tout de suite convaincu qu’on avait des chances de revenir. On s’est battu, on s’est appliqué sur nos manœuvres et ça a payé ».

Nicolas Troussel, skipper de Crédit Mutuel Bretagne : « Ce fut une journée très sportive dans un vent qui n’a cessé de monter. Il était un peu instable, il fallait être réactif en tactique et très appliqué dans les manœuvres. Dans notre groupe, le niveau était très élevé et ce n’était pas facile d’en sortir. On n’a pas fait que des bonnes manches, mais la moyenne du tout nous a permis de nous qualifier, en 3e position du classement général après qualification. La manière de se qualifier pour la Super finale importe peu, pourvu qu’on y soit. On était plutôt bien parti, mais une petite erreur de notre part a bloqué la flotte et c’est ainsi que les Limonadiers ont repris la tête. J’ai adoré le principe de la Super Finale : tu es fatigué par les qualifications, mais il faut à nouveau donner le maximum… tout peut arriver. Et courir le stade nautique à six – sept – est très différent des courses en flotte qui ont précédé ».

Aurélien Ducroz, skipper de Team Coved : « C’était une journée incroyable de régates intenses ! On est ravi ! On termine 5e sur le raid côtier, 4e aujourd’hui : on ne pouvait pas rêver mieux pour un début de Tour. La difficulté des stades nautiques, c’est la régularité. Ça se joue à vraiment rien, la moindre erreur te fait perdre cinq places. Il faut être super régulier pour atteindre la Super finale. On manque encore d’entraînement, mais on progresse tous les jours et l’ambiance à bord est super bonne. Et l’envie est là. La suite ? On verra sur la durée. »

Erwan Fischer-Guillou, co-skipper de Team France Jeune : « Nous avons très bien géré les qualifications, en sortant deuxièmes du classement général provisoire, mais ça s’est moins bien passé lors de la Super Finale. Nous cassons le safran bâbord sur la bouée de départ côté viseur – c’était le jeu de tenter sa chance -, parce qu’il nous a manqué juste un mètre. Nous prenons une pénalité et, en empannant pour la réaliser, le safran tribord casse à son tour parce qu’il était de travers. Par chance nous le récupérons, mais nous cassons aussi l’Arthur du mât (un système qui permet de limiter la rotation du mât, ndlr). Ça s’est bien enchaîné, mais nous tenions à ne pas abandonner : ça coûte un point de pénalité au classement. Le très bon point ? Nous avons remporté six départs sur autant de manches de qualification. »

Vivement la Super Finale !

Le 10 juillet 2016

DUNKERQUE ACTE 1, SCÈNE 2

La journée en stade nautique du Tour de France à la Voile se conclura par une Super Finale, à Dunkerque, où seuls seront admis les six premiers du classement général du jour, à l’issue de la phase de qualification. Pour les 24 équipages, ce dimanche est aussi une prise de marques dans un exercice qui compte autant que les raids côtiers.

Tour de France à la Voile 2016, étape de Dunkerque, le 09 juillet 2016. Crédit photo : Jean-Marie LIOT / ASO
Tour de France à la Voile 2016, étape de Dunkerque, le 09 juillet 2016. Crédit photo : Jean-Marie LIOT / ASO - Jean-Marie LIOT / ASO

Le bulletin météo  
 
Vents d’ouest - sud ouest, à 11-13 nœuds avec des rafales à 21-24 nœuds 
Beau temps, mer peu agitée : 1 à 1,5m de houle  
 
Le format de course 
- La flotte est scindée en deux groupes équitables : dans le jaune, le leader ; dans le bleu, les 2e et 3e du classement général, les 4e et 5e intégrant le jaune, et ainsi de suite, deux bateaux par deux bateaux.  
- Leader, Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan est dans le groupe jaune. Crédit Mutuel de Bretagne et Grandeur Nature Véranda sont dans le groupe bleu. 
- De 11h30 à 15 heures, six manches par groupe devraient être disputées 
- Les six meilleurs (aux points) sur l’ensemble des deux groupes sont retenus pour la Super finale.  
- Le coup de corne de la Super finale est donné à 15h45. Une seule manche est courue. Les six finalistes jouent pour les places de 1 à 6 du jour, sanctionnées respectivement de 50 et 45 points.  
 

ILS ONT DIT
 
 
Maxime Garbay, skipper de Pays de l’Or - Hérault: « Le raid côtier de vendredi ne s’est pas super bien passé pour nous, nous avons connu quelques soucis techniques. La journée de samedi, à coefficient zéro, nous a permis de recaler tout ça, et nous sommes prêts pour le stade nautique. C’est un exercice que j’aime bien, c’est sympa de naviguer au contact. J’ai couru un peu sur le Tour l’an dernier, où la flotte est assez dense, et je fais aussi du 470. C’est génial d’avoir Sophie de Turkheim comme équipière. Elle est « facile » à naviguer, elle est au top physiquement et on sait tout ce qu’elle a à nous apporter. Le reste de l’équipage s’est constitué en février dernier et Pieter (Tack), qui est notre Belge, est un proche de ma famille. Nous faisons tout ensemble : du ski, de la voile… Et Caroline Vandame et Mathieu Claveau sont dans le même esprit sportif que moi. L’ambition du jour ? Aller chercher le top 10, au moins. Malgré nos soucis techniques à résoudre, samedi, j’ai l’impression que nous avons bien tiré notre épingle du jeu. Mais ça bascule vite : les régates sont si courtes que la moindre erreur est fatale pour le résultat ».  

Pauline Courtois, skipper de Helvetia Purple by Normandy Elite Team : « Nous n’avons pas mal commencé le Tour, avec une 16e place sur le raid côtier, malgré le fait que nous n’avions pas encore nos nouvelles voiles. Elles sont arrivées, elles sont décorées, nous sommes prêtes à passer à l’attaque ! Nous avions eu un peu de mal sur le bord de portant et, progressivement, nous sommes montées en puissance sur la remontée au près. L’équipe est constituée de deux groupes qui se mélangent très bien : les spécialistes du match racing - dont je fais partie – et qui affectionnent le contact, et des filles qui viennent de l’olympisme et du J80. C’est hyper enrichissant de croiser les mondes et les expériences. On a tout à gagner de ces échanges de points de vue. L’objectif du jour est de prendre du plaisir. Si nous prenons du plaisir, c’est que nous aurons bien navigué. »  
 
Marie Tiffon Terrade, équipière de Marie et ses frères : « Notre première victoire est d’être ici pour disputer le Tour, ce fut un peu compliqué. Nous avons pris un bon départ, vendredi, avec une 15e place et, surtout, le fait que nous n’ayons pas eu de casse, alors que quelques bateaux ont souffert des premiers bords. Du coup, nous étions contents de notre raid. Les cinq Tiffon Terrade qui forment l’équipe découvrent le Tour de France à la Voile. C’est vraiment génial de pouvoir naviguer si près du public. Notre ambition est avant tout de ne rien casser et de s’amuser. Nous faisons du Nacra 17 (âgée de 16 ans, Marie a couru la Sailing World Cup de Hyères sur le catamaran olympique avec son frère Thomas en avril dernier, ndlr) et du Hobie Cat 16, et le Tour nous permet de découvrir le trimaran. L’équipage est constitué de mes trois grands frères et moi, ainsi que de trois amis de Chatelaillon. Notre quête ? Le fun ! »  

Cardinal FenêtréA, un samedi de gala

Le 9 juillet 2016

Un samedi de stade nautique à coefficient 0


Fidèle à l’hospitalité de la Flandre flamingante, Dunkerque a rendu un bel hommage au Tour de France à la Voile, qu’elle accueille pour la 31e fois, la 30e en tant que ville de départ. Avant la présentation des skippers, les 24 équipages ont profité de la journée à coefficient zéro pour embarquer des invités, faire découvrir le potentiel des Diam 24 et réviser leurs gammes avant de renouer avec la compétition ce dimanche. 

Tour de France à la Voile 2016, étape de Dunkerque, le 09 juillet 2016. Crédit photo : Jean-Marie LIOT / ASO
Tour de France à la Voile 2016, étape de Dunkerque, le 09 juillet 2016. Crédit photo : Jean-Marie LIOT / ASO - Jean-Marie LIOT / ASO

Sous un grand soleil et dans un vent d’une douzaine de noeuds, la flotte de 24 Diam 24 a répété en conditions réelles les procédures de départ et les enroulés de bouée en stade nautique… la pression en moins : si tout le monde a joué le jeu, ce samedi de course était à coefficient zéro. Avec Julien Villion aux manettes, Cardinal FenêtréA s’est révélé le meilleur pour tirer des bords à blanc devant Team France Jeune et Dunkerque Voile.
De bon augure pour les régates en stade nautique de dimanche ? Dès 11h30, les 24 équipages joueront la scène 2 de l’Acte 1 de ce Tour de France 2016. Entre 15h30 et 16h30, les six meilleurs teams de la journée s’engageront dans un tout nouvel exercice : La Super Finale. Au départ de cette course, les compteurs seront remis à zéro. Un premier enjeu de taille pour les six teams sélectionnés.

Et, puisque les runs comptaient pour des prunes, l’occasion était belle de revenir sur le Tour 2015 avec Thierry Douillard, vainqueur au terme d’un final haletant qui a vu Spindrift fondre sur Groupama, égaliser en nombre de points et de victoires en remportant le raid côtier de Nice… et s’imposer au nombre de deuxièmes places.
Coskipper cette année de Oman Airports by Oman Sail, Thierry Douillard raconte le Tour, qu’il a remporté quatre
fois.

Quels souvenirs gardez-vous du Tour de France à la Voile 2015 avec Spindrift ?

Thierry Douillard : « Il était génial, vraiment super ! On était arrivé après avoir tout gagné. Même si on avait fait une courte avant-saison, avec Groupama, Spindrift était le grand favori du Tour. On avait bien marché à Dunkerque, puis on s’était pris les pieds dans le tapis à Fécamp, avec une 11e place sur le raid côtier, ce qui nous avait obligé à faire la course derrière. Nos navigants étaient très expérimentés, mais ils ne connaissaient pas le tour. J’ai pu leur rappeler que tout s’y joue à la fin à condition de ne jamais lâcher un point en route. Ça a réussi, on a gagné quatre côtiers sur huit, pour terminer à égalité de points avec Groupama. C’était épique ! Surtout, ce fut une belle aventure d’équipe, un travail d’abnégation, une guerre menée point après point avec François (Morvan), Xavier (Revil), Mathieu (Vandamme) et Fred (Moreau), de super mecs. Et notre victoire était finalement justice ».

Il est resté l’impression que Spindrift avait  fait une montée en puissance irrésistible…

« L’équipe avait un gros programme, avec la préparation du Trophée Jules Verne pour moi par exemple, du D35, du GC32. On était super en forme jusqu’à fin mai, mais il nous avait été impossible de naviguer jusqu’au Tour, tandis que les autres étaient montés en puissance. Il nous fallait repartir dans une démarche de progression et l’échec du raid côtier de Fécamp nous a permis de faire une grosse remise en cause. Le petit « clash » que les autres ont connu en fin de course, nous l’avons connu à ce moment là. Ce qui nous a permis de repartir très vite de l’avant.

Qu’est-ce qui vous lie si fort au Tour ?

« J’ai couru une dizaine de fois le Tour de France. Mon premier date de 1992 ou 1993, j’en ai gagné quatre, un en Jod 35, deux en Mumm et un en Diam 24, l’an dernier, après onze ans d’absence. Ce que j’aime, c’est que c’est un exercice très particulier. Peu d’épreuves te proposent trois semaines de course comme ça. J’adorais le format régate côtière. Le nouveau format est sympa, assez proche de ce que j’ai pu connaître en Extrem 40. J’ai hésité à revenir, mais le projet Oman Sail est sympa, parce qu’il est international, avec un Anglais et deux Omanais. C’est vraiment ce qui m’a stimulé ».

Quel est votre rôle au milieu de cette équipe polyglotte ?

« Les Omanais sont bons, il leur reste encore beaucoup