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Duel au sommet dans la brise


En Méditerranée, il faut savoir patienter ! Cette journée de régate devant Saint-Cyprien a commencé par un farniente forcé sous les palmiers, le manque de vent forçant le comité de course à retarder le départ des pontons. Puis un vent thermique s'est levé vers 13 heures, et les équipages ont pu courir les deux premières manches dans sept à dix nœuds de vent de Sud Est. Mais ce n'était qu'un hors d'œuvre en comparaison de la brise qui s'est levée lors de la troisième manche, atteignant jusqu'à 27 nœuds dans les rafales. Un signe précurseur du coup de Tramontane annoncé pour demain à Port-Barcarès.

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En Méditerranée, il faut savoir patienter ! Cette journée de régate devant Saint-Cyprien a commencé par un farniente forcé sous les palmiers, le manque de vent forçant le comité de course à retarder le départ des pontons. Puis un vent thermique s’est levé vers 13 heures, et les équipages ont pu courir les deux premières manches dans sept à dix nœuds de vent de Sud Est. Mais ce n’était qu’un hors d’œuvre en comparaison de la brise qui s’est levée lors de la troisième manche, atteignant jusqu’à 27 nœuds dans les rafales. Un signe précurseur du coup de Tramontane annoncé pour demain à Port-Barcarès. C’est dans ces conditions très variées que se sont affrontés Courrier Dunkerque et TPM – COYCH, respectivement premier et deuxième au classement général. Les deux favoris se sont disputés les trois manches de la journée. TPM – COYCH remporte les première et dernière courses alors que Courrier Dunkerque les termine en deuxième position. Le vainqueur 2008 s’est quant à lui imposé sur la deuxième manche, immédiatement suivi par l‘équipage de Fabien Henry. Un jeu de chassé-croisé qui n’est pas sans rappeler la spécialités des barreurs Sébastien Col (TPM – COYCH) et Pierre-Antoine Morvan (Courrier Dunkerque) : le match race.
Si le duel entre les deux équipages est à souligner, il ne faut pas négliger pour autant les très belles performances de la journée. Côtes d’Armor, barré par Stéphane Letertre, signe notamment deux jolies 3e et 5e places. Normal Sup – Lagardère, qui participe pour la première fois au TFV, a fait la preuve de ses capacités en terminant 10e et 5e des deux premières courses.
Après une telle bataille au sommet, le podium du classement général n’en est que renforcé. Courrier Dunkerque mène au classement général Honda, suivi de TPM – COYCH qui distance de 15 points Nouvelle Calédonie, lui-même mieux installé à sa troisième place. Purflo – Les Thermes Marins – Saint-Malo (6e au général à quatre points du 5e Elcimaï – Ville de Marseille) garde le spi Malongo du leader amateur. Pas d’échange de spi non plus du côté des étudiants, puisque CSC – HEC – Ecole Navale (9e au général) mène toujours le classement CSC.
L’escale à Saint-Cyprien prend fin ce soir. Les équipages partent pour Port-Barcarès à 19 heures, et ce convoyage de 13 milles se fait au moteur.

Récit de la première manche 11.1 :
La première course de la journée est lancée à 13 heures 13. Cette banane à deux tours est mouillée au 115° et est distante de 1,3 milles – le parcours sera ensuite modifié au 105°. La flotte, bien répartie sur la ligne, prend un très beau départ. TPM – COYCH part à la bouée et mène dès le premier bord. Le Farr 30 barré par Sébastien Col marque scrupuleusement Courrier Dunkerque et passe la ligne d’arrivée en tête, une longueur devant le voilier nordiste. Elcimaï – Ville de Marseille complète le podium. Maxime Dolet, embraqueur à bord de Nantes Saint-Nazaire – Centrale Nantes, s’est blessé à la cheville et est remplacé après la manche.

Extrait des résultats : 1 – TPM – COYCH ; 2 – Courrier Dunkerque ; 3 - Elcimaï – Ville de Marseille ; 4 – Manche – Basse Normandie ; 5 – Brest Grandes Ecoles

Récit de la deuxième manche 11.2 :
A 14 heures 40, une banane au 105° de 1,5 milles est lancée. Rappel général : les voiliers prennent un nouveau départ à 14 heures 48 sous pavillon noir. Courrier Dunkerque prend la tête dès la première bouée au vent, suivi par Côtes d’Armor et Val Thorens. TPM – COYCH leur enlève leurs places et termine deuxième derrière l’équipage de Daniel Souben. Côtes d’Armor prend la troisième place.

Extrait des résultats : 1 - Courrier Dunkerque ; 2 – TPM – COYCH ; 3 – Côtes d’Armor ; 4 - Nouvelle Calédonie ; 5 - Normale Sup - Lagardère

Récit de la troisième manche 11.3 :

Brise et clapot se lèvent pour cette dernière manche. Le dernier parcours de la journée est mouillé à 1,5 milles dans le 100°, avant d’être modifié au 120° en cours de régate. Le vent souffle entre 15 et 20 nœuds ; les rafales atteignent 27 nœuds. L’équipage étudiant de Nantes Saint-Nazaire – Centrale Nantes, qui a cassé sa drisse de grand-voile, s’aligne tout de même au départ. T. Brussels est, lui, contraint d’abandonner après avoir cassé son tangon de spi. Côtes d’Armor mène un temps mais est doublé sur le deuxième bord de près par TPM – COYCH, Courrier Dunkerque et Nouvelle Calédonie. Les trois leaders du classement général prennent respectivement les première, deuxième et troisième places de la manche.

Extrait des résultats : 1 – TPM – COYCH ; 2 – Courrier Dunkerque ; 3 – Nouvelle Calédonie ; 4 – Val Thorens ; 5 – Côtes d’Armor

Interview de Sébastien Col, barreur de TPM – COYCH :


Une très belle journée pour TPM – COYCH. Quelle est l’ambiance à bord ?
« L’ambiance est toujours positive avec TPM – COYCH, c’est toujours un plaisir de les retrouver sur le TFV. Quand en plus, les résultats sont bons, c’est un double plaisir. »

Qu’est-ce qui a fait la différence aujourd’hui ?

« L’adaptation. Les conditions ont vraiment évolué toute la journée. Au début, nous avons eu une mer plate, et ensuite nous avons eu 20 – 25 nœuds avec du gros clapot. La Méditerranée peut nous réserver beaucoup de changements dans la même journée : la force de l’équipe est de s’adapter à toutes ces conditions. Entre les manches, nous nous sommes remis en question au niveau des réglages et du choix des voiles. Le tacticien Erwan Israël a fait du super boulot, il était vraiment en phase avec le vent. Nous avons aussi fait des départs corrects, ce qui nous a permis de mettre en place la stratégie. »

Votre duel avec Courrier Dunkerque a-t-il tourné au match race dans la brise ?
« Oui ! La dernière manche surtout. Nous nous sommes retrouvés dès le départ avec exactement le même objectif : partir à gauche du plan d’eau. Ils sont repassés devant sur la fin du premier bord de près et nous avons dû mobiliser toute notre énergie pour les repasser sur le premier bord de portant. Nous avons dû les contenir jusqu’à la ligne d’arrivée, et nous vraiment fait du match race pour nous détacher du reste de la flotte. Le match race en Farr 30 sur le TFV dans 20 à 25 nœuds de vent, ça envoie ! Nous allons bien dormir ce soir. »

Interview d’Eric Brezellec, skipper du bateau Normale Sup – Lagardère (première participation au TFV)

Aujourd’hui vous terminez 5, 10 et 14e des trois manches. C’est plutôt un bon résultat ?

« Oui, même si on a fait une petite « galipette » dans la dernière manche qui nous coûte quatre places. Mais c’est un nouveau projet sur le TFV avec un équipage qui n’avait jamais navigué dans ces conditions. C’est une découverte et on progresse tout au long de l’épreuve. L’équipage est jeune et l’objectif était de bien faire et s’amuser. On y arrive, et en plus on régate vraiment, parfois avec les meilleurs.
Moi, ce n’est pas mon premier tour, mais l’équipage, si. Je trouve que c’est une bonne cuvée. Je suis content d’être avec eux. On prend les manches après les autres sans se soucier du classement, on fera les comptes à l’arrivée. »
Agathe Armand / Effets Mer

16/07/2009