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C'est parti pour la plus grande étape du Tour de France à la Voile 2009 !


Bréhat sera la première île à saluer le passage des 23 Farr 30 ce matin. Le début d’une longue liste qui va donner du fil à retordre aux navigateurs et aux équipiers du Tour de France à la Voile. Car cette manche, si elle est la plus longue de cette édition 2009, est certainement aussi l’une des plus tactiques. Et elle va surtout se disputer dans des conditions météo musclées!

PARCOURS

Bréhat sera la première île à saluer le passage des 23 Farr 30 ce matin. Le début d’une longue liste qui va donner du fil à retordre aux navigateurs et aux équipiers du Tour de France à la Voile. Car cette manche, si elle est la plus longue de cette édition 2009, est certainement aussi l’une des plus tactiques. Et elle va surtout se disputer dans des conditions météo musclées ! « Le vent pourrait se révéler assez soutenu au passage de la pointe Bretagne en Mer d’Iroise entre le chenal du Four et la pointe du Raz. On nous annonce une bascule du vent de Sud Ouest à Ouest avec des vents de force 4 à 5 avec possibilité de rafales à 6 » annonce William Borel, directeur de course. « On va vraiment tout avoir sur cette étape ! » résume Alexis Littoz, le skipper de Val Thorens, 11ème du classement général. « Ca va être une étape difficile je pense. 60 milles de près sur ces bateaux, c’est un peu dur ! Ensuite dans le chenal du Four, il y a pleins de cailloux, ce ne sera pas une étape de tout repos. Elle est costaud celle là ! » renchérit Romain Attanasio, navigateur de TPM COYCH, 4ème du classement général.
La flotte a quitté Saint-Quay Portrieux à 10h15 dans un vent de 5 à 6 nœuds de Sud Ouest et devrait d’abord longer la côte au près. Une entrée en matière qui va obliger les régleurs à un maximum de vigilance car la vitesse pourra déjà faire la différence. Les navigateurs ne seront pas non plus au repos car la côte nord de la Bretagne, avec ses cailloux, sa côte découpée et ses courants est truffée de pièges. Or, cette première partie de course sera décisive pour la suite de la manche. Les premiers à la pointe Bretagne auront en effet un avantage certain puisque la bascule de vent à l’ouest annoncée pour la fin de journée devrait permettre à la flotte d’envoyer les spis, dès le chenal du Four ou la pointe du Raz. Il leur restera alors à filer à vive allure vers La Trinité sur Mer, ville d’arrivée de cette 4ème manche de ralliement. Là, l’enjeu sera encore la vitesse mais aussi la préservation du matériel. Dans 20 nœuds, avec probablement des rafales à 25, il faudra faire le bon choix entre spi de tête et spi de capelage.
Les conditions météo nous réservent donc une étape haute en couleurs qui semble convenir parfaitement aux spécialistes du Farr 30. Ce matin, en quittant les pontons, les sourires et l’ambiance détendue de certains équipages comme les leaders Courrier Dunkerque, en disaient long sur leur envie de bien faire. Sur cette étape, c’est sans nul doute l’expérience qui devrait payer alors, quand on a gagné le TFV l’an dernier, forcément, on part serein !

Récit du départ :
Les 23 Farr 30 ont quitté le ponton ce matin à 9h après le traditionnel briefing. Le départ a été donné à 10h15. Le comité de course a annoncé un rappel individuel pour T Brussels qui a tout de suite réparé. C’est le bateau Côtes d’Armor qui était le premier à quitter « sa » côte de Goëlo. Manche Basse Normandie franchissait en deuxième position la bouée de dégagement tandis que les hollandais de TU Delft se présentaient en troisième position.

Interview Alexis Littoz Baritel, skipper de Val Thorens : « Ca va aller vite. Le début sera un peu calme puis nous aurons un long bord près des côtes. Ensuite, on devra tourner à gauche et on enverra les spis. Il faudra être devant quand les spis vont sortir vers le Four car après on sera un peu à la queuleuleu. Cela signifie qu’il faudra être aux avants postes quand on sera au près dans les cailloux. Ce matin, il n’y a pas beaucoup de vent mais cela devrait forcir dans la journée pour atteindre les 20 nœuds en début de soirée ou de nuit. La journée d’aujourd’hui va être très importante. Au début, cela va certainement se jouer sur les manœuvres, les relances puis, la vitesse au près sera très importante. On aura aussi des changements de voiles entre le petit et le grand spi. Nous finirons certainement sous grand spi dans 15 nœuds avec un peu de houle. On va vraiment tout avoir sur cette étape ! »

Interview de Benoît Charon, skipper de Manche Basse Normandie : « La manche va être musclée. On va avoir une nuit assez physique au rappel, au près jusqu’à la pointe de Bretagne. Après on va virer de bord, ça va adonner rapidement et on passera sous spi. On peut arriver vers 18-19 heures demain. Ca peut être rapide. Heureusement car ça va être fatiguant ! La manche va être difficile jusqu’à la pointe Bretagne pour jouer avec les effets locaux. A priori, on devrait presque être en route directe. Il y aura des coups à jouer avec le courant. Il va peut être falloir aller un peu dans les cailloux mais a priori ce sera de jour donc ce sera moins dangereux. Après, ça déroulera au portant donc il n’y aura pas trop de questions à se poser. »

Interview de Romain Attanasio, navigateur sur TPM COYCH :
« On va arriver sur les Héaux de Bréhat face au vent. On va aller jusqu’à la pointe Bretagne avec du vent dans la figure forcissant de 10 à 15 – 20 nœuds. Le plus fort sera en début de nuit entre 22 heures et 3 heures du matin. Ce sera en plus à l’endroit le plus difficile, c'est-à-dire à l’entrée du chenal du Four ! Ca va être une étape difficile je pense. 60 milles de près sur ces bateaux, c’est un peu dur ! Ensuite dans le chenal du Four, il y a pleins de cailloux, ce ne sera pas une étape de tout repos. Elle est costaud celle là ! »

Interview de William Borel, directeur de course : « J’appelle cette étape le col du Galibier car ce sera 240 milles autour de la Bretagne. Ca risque d’être une étape décisive pour deux raisons : c’est une étape de coefficient 3, c’est la seconde course de coefficient 3 et la dernière. Tous les points vont être essentiels. Et la seconde raison, c’est que les conditions météos pourraient se révéler assez soutenues au passage de la pointe Bretagne en Mer d’Iroise entre le chenal du Four et la pointe du Raz. On nous annonce une bascule du vent de Sud Ouest à Ouest avec des vents de force 4 à 5 avec possibilité de rafales à 6. Cette étape devrait plaire aux gros bras de la compétition. A partir de la pointe du Raz, les bateaux devraient être sous spi. Et là, on devrait avoir une course assez folles car les bateaux pourraient surfer entre 15 et 20 nœuds régulièrement. Ca risque d’être à la fois rapide, très musclé.»
Agathe Armand / Effets Mer

05/07/2009