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Doublé pour TPM - COYCH avant le départ, ce soir, de la première étape de ralliement


C'est ce soir à 20 heures que les 23 Farr 30 quitteront Dunkerque pour rallier Dieppe, deuxième ville étape du TFV 2009. Pour cette dernière journée nordique, le parcours banane classique a été remporté de façon magistrale par les vainqueurs d'hier, Toulon Provence Méditerranée - COYCH.

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C'est ce soir à 20 heures que les 23 Farr 30 quitteront Dunkerque pour rallier Dieppe, deuxième ville étape du Tour de France à la Voile 2009. Pour cette dernière journée dans la ville dans le Nord Pas de Calais , le comité a lancé une banane classique dans une zone de course proche du port, à 2,5 milles. Le courant était de deux nœuds et le vent soufflait de six à huit nœuds au Ouest - Nord Ouest. Dans ces petits airs, une brume épaisse a parfois limité la visibilité à moins de 200 mètres. La manche a été magistralement dominée par Toulon Provence Méditerranée - COYCH, déjà vainqueur hier. Deuxième à couper la ligne, les amateurs de Purflo - Les thermes marins - Saint Malo. C'est Courrier Dunkerque qui complète le podium.
Au classement général, Toulon Provence Méditerranée - COYCH reste en tête. Le projet sudiste, vainqueur du TFV en 2005 et en 2007, conserve donc le spi Honda rouge du leader. Le classement amateur Malongo est dominé par Purflo - Les thermes marins - Saint Malo, également quatrième du général. Le spi CSC revient quant à lui au premier équipage étudiant et dixième au général, Normale Sup - Lagardère.
Des places que ces trois équipages remettront en jeu dès ce soir, lors du ralliement entre Dunkerque et Dieppe. Premier test au large du TFV 2009, les 90 milles du parcours devraient être particulièrement techniques. Entre le courant du cap Griz-Nez et les « molles » de la baie de Somme, le directeur de course William Borel promet une étape « très stratégique », servie par un vent faible d'Ouest - Nord Ouest. Interview à suivre.

Récit de la manche :
12 heures 45 : le signal d'avertissement retentit, précédant de cinq minutes le départ de la manche. La bouée au vent est mouillée à un nautique, au 280°. Dans des conditions de vent et de mer très calmes, le courant ramène la flotte sur la ligne mais personne ne vole le départ. Toulon Provence Méditerranée - COYCH prend immédiatement la tête de la course et ne la lâchera plus jusqu'à l'arrivée. La brume s'épaissit au cours de la manche tandis que la flotte reste très compacte derrière le leader.
A l'arrivée, c'est, comme hier, l'équipage de Fabien Henry qui remporte la manche, 200 mètres devant Purflo - Les thermes marins - Saint Malo. Auteur d'une belle performance, cet équipage amateur est suivi de Courrier Dunkerque, troisième.

Décryptage de l'étape de ralliement par William Borel, directeur de course
« Une étape stratégique, et non pas une étape pour les gros bras »

« C'est un parcours très classique puisqu'en Manche, le rail de séparation de trafic pour les cargos ne nous laisse pas beaucoup de latitude. Jusqu'au cap Gris-Nez, la flotte tracera plus ou moins une ligne droite entre le rail, en milieu de Manche, et la côte. Ce cap est aussi significatif de changement de conditions météorologiques. Le point est crucial car c'est un goulot d'étranglement où le courant peut être plus fort, surtout avec le fort coefficient de marée actuel (96).
Le jeu s'ouvrira après le cap Gris-Nez, une fois la bouée Ophélie passée. Les concurrents pourront alors tirer à terre pour s'abriter du courant, au risque de manquer de vent, ou partir plus au large. Les zones de « molle » (vent très faible) qui pourraient apparaître de nuit vers la Somme sont un des risques du parcours.
Pendant la course, le vent devrait être faible (force deux de secteur Nord à Nord Ouest). Du petit temps donc, alors que le courant pourrait être de trois nœuds. Ce sera donc une course stratégique et non pas une course de gros bras ! A bord, les navigateurs vont primer. »


Fabien Henry, skipper (Toulon Provence Méditerranée - COYCH)

« Comme hier, c'étaient des conditions de petit temps. Nous avons pris un très bon départ en exploitant le bon côté de la ligne, au viseur, et en virant de suite pour partir à droite. Ça nous a donné un bon avantage par rapport au courant et nous nous sommes retrouvés devant. Ensuite, nous n'avons fait aucune erreur tactique et stratégique, ce qui nous a permis de rester en tête. L'équipe bosse bien, il faut que ça dure !
L'étape de ce soir risque d'être difficile et aléatoire, dans des conditions molles. L'équipage change un peu puisque notre numéro un, notre tacticien et notre piano actuels partent. Ils sont remplacés par François Gabart, Clément Giraud et Adrien de Belloy. »

L'interview d'un bizuth
Mathieu Aveline, régleur de grand-voile (Supelec Dauphine)

« Je n'ai jamais fait d'étape de ralliement sur le TFV. Il va surtout falloir gérer la fatigue pour ne pas finir trop crevé. Selon les témoignages que nous avons eu, ces étapes se jouent vraiment sur la fin. Il peut y avoir des renversements de situation, les moins fatigués grappillent des places... C'est ce que nous appréhendons le plus. Nous savons gérer le bateau, mais est-ce que ce sera le cas sur une longue distance ?
Dunkerque -Dieppe, ce n'est pas un très grand ralliement : nos deux barreurs devraient suffire et nous tournerons un peu au rappel en fonction du vent. A bord, nous sommes au rappel par créneaux de 15 à 30 minutes.
C'est l'assistance qui prépare la nourriture : des féculents, pas mal de barres vitaminées et des thermos.
Notre objectif serait d'accrocher le milieu du classement étudiant. L'équipage a bien marché pendant l'offshore de l'épreuve de Pornichet. Nous espérons concrétiser ça ici et relever notre niveau. Notre équipe est neuve mais nous voulons être un peu plus compétitifs. »
Agathe Armand / Effets Mer

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27/06/2009