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L'arrivée des bateaux au ponton à Royan


19h00 : les marins arrivent au ponton à Royan. Le public qui les a attendu toute la journée est encore nombreux pour accueillir les 23 équipages. Une chaleureuse récompense pour la flotte qui s'est battue toute la nuit et une bonne partie de la journée contre des vents évanescents et piégeurs.
A leur arrivée, les marins portent les marques d'une étape difficile nerveusement. Tous refont la régate à terre et les récits en disent long sur l'éternité des heures qu'ils viennent de passer en mer aux aguets, sans jamais relâcher leur concentration....


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Morceaux choisis :
Dimitri Deruelle, skipper d'Elcimaï Ville de Marseille :
« A l'île de Ré, tous les bateaux le long de la côte ont continué à avoir du vent et nous ont mis 2 ou 3 milles. Nous, on s'est attaché à être en tête de notre groupe le long de l'île de Ré. On a du faire 60 empannages ! (...) Arrivés à la bouée au milieu de la rade de la Rochelle, le vent s'est écroulé. On a passé deux heures au mouillage pour ne pas reculer à cause du courant mais on était revenu sur le paquet de devant. Ca a resserré les écarts. Après on est reparti avec de l'Est Nord Est très léger sous spi. On est arrivé péniblement à la bouée RW au large. On passe 6ème donc on a pu rattraper une partie de notre retard. Puis après, la course a continué même si cela ne compte pas pour le classement avec un très beau bord de louvoyage. Tactiquement, c'était passionnant, on s'est régalé. On a privilégié la terre et cela a été avantageux pour nous sur la fin. On s'est retrouvé en tête mais il n'y avait pas assez de temps pour finir la course donc elle a été logiquement annulée. On fait une modeste 6ème place alors qu'on a le sentiment d'avoir fait une belle manche. On est un peu déçu. »

Ronan Guérin, tacticien de Nantes Saint Nazaire :

« C'était une bonne manche parce que nous finissons deuxièmes de ce ralliement jusqu'à Royan, même si ça a été un peu réduit. Nous avons commencé par partir dès le début avec quatre, cinq bateaux sur une option différente de tout le reste de la flotte. Nous sommes partis avec quelques navigateurs confirmés que je connais bien, donc ça nous a un peu rassuré sur cette option. Pratiquement de suite, quelques heures après le départ, ça s'est révélé la bonne, nous avons créé un bon écart avec le restant de la flotte. Nous avons joué toute la première partie à régater à quatre, cinq bateaux le long de l'ile de Ré, entre autres, où nous avons vraiment eu une régate hyper dynamique, très proche du match racing, le long des cailloux pour nous protéger du courant. Tout l'équipage est resté bien éveillé sur cette partie-là parce que ça motive tout de suite d'être au devant du peloton.
Nous nous en sortons bien, nous passons le pont de l'ile de Ré toujours avec un gros écart avec le reste de la flotte. Après, le vent est bien tombé, nous avons mouillé pendant plusieurs heures. On passe deuxième à la bouée. Nous regrettons un peu que ce soit annulé car nous étions en tête ! Ca a été une super manche car jusque là, nous n'avions pas eu trop de réussite. Il n'y a plus qu'à continuer dans ce sens-là ! »

Benoît Charon, skipper Manche Basse Normandie :

« On était bien content que ça s'arrête car on commençait à serrer les fesses ! Le vent tombait, ça devenait de plus en plus compliqué, ça passait dans tous les sens. On essayait de sauvegarder notre petite avance et on avait de plus en plus de mal. On est très mal parti en fait, on était plus de 20ème à la bouée de dégagement mais j'avais fait une stratégie à l'avance et on a finalement été que quatre bateaux à choisir cette option à notre grand étonnement. C'est par là que c'est passé et à un moment on s'est retrouvé avec vraiment beaucoup d'avance. Pendant la nuit, le vent est tombé. On a mouillé au milieu du chenal des cargos. Des trucs énormes passaient à côté de nous, on se demandait s'ils nous avaient vus ! Il a fallu larguer le mouillage ce matin, on avait mouillé plus de 100 m de bout. On a du tout remonter à toute vitesse pour profiter des premières bouffées de vent. Et puis on a réussi à s'échapper un tout petit peu. Après, c'était assez facile jusqu'à la marque où il y a eu le pointage. C'était stressant quand même ! On va aller dormir un peu car demain, il y a école ! C'était fatiguant nerveusement. »

Pierre Yves Harlé Méchin, INSA Sopra :

« C'était intéressant. On a eu de bonnes conditions au début. On s'en tire bien au début, on passe trois à la bouée de dégagement. Au pont de l'île de Ré, on passe 5. Et après, pétole complète. On s'est complètement posé, c'était un peu chaud car le paquet de derrière a réussi à revenir. Finalement, au dernier pointage, on est 18ème. Tactiquement, c'était vraiment intéressant. On a plutôt bien géré. »

Benoît Le Bars, Défi SEP Arts et Métiers :
«C'était sympa. Peu de vent, conditions difficiles et très changeantes. C'est dommage qu'il n'y en ait pas eu un peu plus pour finir car pour notre part, on avait réussi à bien se placer. On avait fait un beau rattrapage ; Pas mal d'algues sur le chemin donc des beaux coups d'arrêts mais c'était sympa. »

Alan Le Calvez, Brest Grandes Ecoles :
« Nous prenons un bon départ puisque nous étions en tête à la bouée au vent. Après, on est resté plus au large du côté d l'île de Ré et on a vu que ce n'était pas bon du tout. On est passé dernier au dernier pointage. Donc on a bien rétrogradé ! Cela ne doit pas être très bon pour le classement, on est un peu dans notre mauvaise phase. On a des petits problèmes de vitesse qu'on va essayer de solutionner rapidement.»

Retrouvez l'intégralité des interviews dans la rubrique "audios" sur www.tourvoile.fr

11/07/2009