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Les « bobos » du Tour de France à la Voile


Sur un mois, et dans un évènement sportif aussi intense que le Tour de France à la Voile, les blessures et douleurs sont courantes. Pour s’occuper des marins, et s’assurer de leur bonne santé, une équipe de spécialistes les suit tout au long du parcours. On distinguera deux professions présentes sur le Tour de France à la Voile 2009 : le médecin de l’organisation et les ostéopathes engagés par les équipages.

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Sur un mois, et dans un évènement sportif aussi intense que le Tour de France à la Voile, les blessures et douleurs sont courantes. Pour s’occuper des marins, et s’assurer de leur bonne santé, une équipe de spécialistes les suit tout au long du parcours. On distinguera deux professions présentes sur le Tour de France à la Voile 2009 : le médecin de l’organisation et les ostéopathes engagés par les équipages.

Fabrice Brion, traumatologue – réanimateur, est le médecin officiel du Tour de France à la Voile. Il s’occupe à la fois des marins mais aussi des organisateurs et visiteurs du Tour de France à la Voile. Equipé pour toutes les urgences, il soigne le plus souvent les petites blessures des concurrents : « Je traite majoritairement des entorses de chevilles et des plaies aux mains dues aux bouts. On pourrait penser que dans les temps chauds comme on a eu cette année, les insolations et cas de déshydratation se seraient multipliés, mais ce sont des bons marins et ils gèrent bien la chaleur et le soleil. »

Aux soucis de santé s’ajoutent les douleurs musculaires liées à la course et à l’endurance qu’elle exige. C’est là que les ostéopathes prennent le relais et soulagent les marins. Ils sont six cette année à prendre soin des dos, bras et autres parties endolories. Guillaume Rospade, jeune diplômé d’Idhéo – Nantes, est l’un d’entre eux. Ostéopathe de l’équipage leader, Courrier Dunkerque, il soigne les lombaires abîmées par des heures de rappel dans les filières. « Je suis un plus pour l’équipage. Je ne dirais pas que leur réussite vient de mon travail mais toute l’équipe est d’accord sur le fait que les manipulations effectuées améliorent le confort et la condition physique, éléments cruciaux de la performance ». En effet en un mois de navigation s’alternent courses au contact et longues manches de ralliements. Des conditions à la fois stressantes pour les nerfs et usantes pour les muscles. Même ceux des plus jeunes souffrent, comme en témoigne la présence de Norman Philip, étudiant ostéopathe à l’IPEO, dans l’équipage étudiant Brest Grandes Ecoles : « La compétition est intense. Cette année, je n’ai pu rejoindre l’équipe qu’à Saint-Cast, et déjà, ils étaient cassés avec des contractures au dos et aux cervicales. » Plus que du préventif, l’ostéopathie intervient ici comme un élément curatif de la douleur. Mais pas seulement comme nous l’explique Alan Le Calvez, navigant de Brest Grandes Ecoles : « Même si à la première manipulation, on est tendu, on apprend à faire confiance et on y gagne beaucoup : les douleurs disparaissent mais en plus, les séances de manipulations sont pour nous un moment de détente et de repos. Cela nous aide à récupérer, chose pas toujours évidente lorsqu’on navigue presque tous les jours et que l’on vit sous la tente pendant un mois ».

En plus de Courrier Dunkerque et Brest Grandes Ecoles, les équipages de Nouvelle-Calédonie, BRED, TPM – COYCH et Côtes d’Armor ont eux aussi des ostéopathes dans l’assistance. Bien qu’ils s’occupent en priorité de leurs équipages, les ostéopathes du Tour de France à la Voile soignent volontiers les membres des autres équipes. Le temps d’une séance, le bien-être remplace un peu la compétition.
Solène Rennuit

18/07/2009