L'envers du décor
L'organisation du Tour de France à la Voile, ce sont cinquante personnes réparties en une dizaine d'équipes. T-shirts rouges et voitures Honda, la caravane tourne autour de la France au rythme de la course pour en assurer le bon fonctionnement. Une épreuve itinérante, longue d'un mois et forte de plus de 500 marins a forcément besoin d'une logistique bien rôdée. C'est l'un des rôles des Editions Larivière, et de Larivière Organisation, leur service opérationnel.

L'organisation du Tour de France à la Voile, ce sont cinquante personnes réparties en une dizaine d'équipes. T-shirts rouges et voitures Honda, la caravane tourne autour de la France au rythme de la course pour en assurer le bon fonctionnement. Une épreuve itinérante, longue d'un mois et forte de plus de 500 marins a forcément besoin d'une logistique bien rôdée. C'est l'un des rôles des Editions Larivière, et de Larivière Organisation, leur service opérationnel.
Le village de 700 m2 est installé par une équipe paire et une impaire qui alternent. Le même système d'alternance est prévu pour la promotion de chaque étape, l'arrivée de la course se faisant trois jours avant dans chaque ville d'accueil.
Sur place, le village est divisé en un village d'animation et un village officiel. Ce dernier comprend la direction de course, le centre de presse, les relations publiques et l'organisation. Six titulaires et 25 stagiaires s'y activent, sans compter les équipes de montage et autres techniciens. Un autre type d'équipage !
Interview de Pascal Auberty, directeur de Larivière Organisation :
Quel est ton rôle au sein du TFV ?
« Je m'occupe de toute la partie opérationnelle qui concerne la mise en place de l'évènement. Je gère la compétence « terre ». Au cours de l'année, je vais faire les repérages dès que le parcours sportif est établi et que les conventions sont signées avec les villes : repérages de la capacité d'accueil, du placement des villages et de l'assistance. Il s'agit de concilier l'intérêt sportif, l'intérêt commercial et l'intérêt de l'organisation générale.
Et pendant le TFV, je fais du gamelle-bidon en permanence. On m'appelle pour des toilettes bouchés ou pour un problème internet ! »
Comment s'organise cette compétence « terre » ?
Un gros travail commence à partir du mois d'avril : ce sont toutes les déclarations administratives et préfectorales de la course et de l'organisation générale - c'est-à-dire la partie réceptive, d'organisation et d'accueil du public. Ces dossiers doivent être envoyés à chacune des onze villes. Pendant l'épreuve, on retrouve les parties régie, promo, fléchage, relations publiques (VIP et journalistes), embarquements, technique, montage, installation des tentes, internet et coordination générale. »
Du point de vue de l'organisation, qu'est ce qui fait la spécificité du TFV ?
« Le seul changement, c'est l'aspect itinérant ! La voile a des contraintes comme la météo ou la proximité de l'eau, mais il pleut aussi sur une course de moto ! C'est William Borel (directeur de course) qui gère la partie nautique, la compétence « mer ». Il y a des impératifs nautiques : les problèmes de profondeur, l'accès aux bassins, ... »
Une anecdote ?
« Cette année à Talmont-Saint-Hilaire, le chariot élévateur a été retiré trop tôt. J'ai dû négocier avec le stand catamaran du village d'animation pour lui emprunter sa machine et démonter le village. Par contre, à Saint-Cast, à trois heures du matin, le chariot était crevé et on a dû tout monter à la main. Ca m'a couté un resto avec les garçons ! »
Agathe Armand / Effets Mer